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14 médias

Ahmed Hamza

1960-1990  

Artiste tunisien, auteur-compositeur, chanteur et luthiste

Né en 1930 et originaire d'une famille musicienne de Sfax Ahmed Hamza débute très jeune la musique en accompagnant au luth les artistes qui se produisent dans le cabaret de son père. Il participe à plusieurs orchestres et troupes en tant que chanteur et luthiste en Tunisie puis en Algérie : orchestre de Ouanès Kraïem, de Mohamed Aloulou puis il intègre la troupe « Ahbab Elfen » (Les amis de l'art), et celle de la troupe d'Abdelhamid Ababsa avec laquelle il tourne trois ans. A 18 ans, repéré par Mohamed Hefni, il enregistre trois chansons : Zitoun fi Laghssan, Kam samma el fen et Fine el yemine elli heleftou. En 1955, il compose la musique du film anglais Le Condor. Il participe à plusieurs tournées d'artistes maghrébins en France, puis crée son propre groupe de chant chorale sous la direction de Abdelhamid Benaljia. De 1961 à 1965, il dirige l'orchestre de la radio Sfax ce qui lui permet de se faire connaître en Tunisie. Il intègre par la suite l'Orchestre national de la Radiodiffusion Télévision Tunisienne et participe à des tournées en France et au Maroc. En 1967, il tient le rôle principal dans le film « Elfajr » premier long métrage sur la guerre d'indépendance tunisienne. Ambassadeur de son pays lors du festival panafricain d'Alger en 1969, il est engagé en 1968 par le Théâtre national algérien pour participer à sa grande tournée algérienne. Il se produit à Paris en 1974 aux côtés de Abdelhalim Hafez. Il décède à Tunis en 2011.

Mouvement des résidents des foyers Sonacotra

 

La Sonacotral, SOciété NAtionale de COnstruction de logements pour les TRavailleurs ALgériens, a été créée en 1956, pour répondre à deux problèmes. Le premier était celui de la construction et de la gestion de foyers pour les travailleurs migrants. Le second était celui de la résorption des bidonvilles. Après l'indépendance de l'Algérie en 1962, l'organisme deviendra la Sonacotra, SOciété NAtionale de COnstruction de logements pour les TRAvailleurs.

A partir de 1975, une « grève des loyers » débuta au foyer Romain-Rolland de Saint-Denis. Elle se propagera en 1976 à l'ensemble de la région parisienne puis aux autres régions françaises. Protestant contre la hausse généralisée des loyers qu'ils jugent alors indécentes en comparaison avec la qualité de vie qu'offrent ces foyers, les résidents grévistes dénoncent également l'état de délabrement précoce des structures ainsi que les méthodes de répression utilisées contre leur mouvement, comme les recours auprès des ambassades de leurs pays d'origine et les expulsions du territoire français. La lutte perdure jusqu'en 1979, date d'aboutissement des négociations entre les grévistes et la Sonacotra.

Les affiches de la collection du GISTI témoignent des différents temps forts de ce mouvement en région parisienne (appels à manifestations, photographies de cortèges manifestant) et exposent les principales revendications des grévistes. Ces documents témoignent aussi de la solidarité revendiquée entre les travailleurs immigrés et français et de la volonté d'insérer cette lutte dans le mouvement plus traditionnel de la lutte ouvrière.

D'un point de vue législatif et politique, ces revendications s'associent aux luttes contre les lois sur le séjour et l'expulsion des travailleurs immigrés. La fin des années 1970 marquent en effet une volonté des autorités françaises de ""maîtriser"" les flux migratoires dans un contexte de crise économique. Une série de lois et décrets est ainsi adoptée sur l'initiative tout d'abord de Lionel Stoléru secrétaire d'Etat au travail manuel sous les gouvernements de J. Chirac et R. Barre (1974-1978) : circulaires instaurant des aides au retour et le non-renouvellement des autorisations de travail qui signifie dans les faits une perte du droit de séjour. Puis la loi Bonnet adoptée le 10 janvier 1980 qui limite les conditions d'entrée en France et fait du séjour irrégulier un motif d'expulsion au même titre que la menace sur l'ordre public. Elle prévoit aussi la reconduite des étrangers expulsés à la frontière et leur détention dans un établissement pénitentiaire pendant un délai pouvant aller jusqu'à sept jours s'il n'est pas en mesure de quitter immédiatement le territoire.

Herrero, Christiane (collection numérisée d'affiches)

Sans date  

Le fonds témoigne des manifestations culturelles soutenues par le FASILD et reflète les activités et les partenariats développés par la Direction de la Culture et de la Communication du FASILD. Ces événements culturels, en lien avec l'immigration et les banlieues, s'inscrivent dans le dispositif de la politique culturelle d'intégration, de promotion de la diversité et de lutte contre les discrimininations mis en place par l'État depuis la fin des années 1970. Le FASILD, placé au coeur de ce dispositif, avait développé des initiatives avec des organismes ayant des missions de service public, tels que Banlieues 89 ou le Conseil national des villes, et des partenariats avec des associations et des institutions culturelles publiques ou privées. On retrouve ainsi dans ce fonds des affiches émanant de l'association ICEI, qui produisait l'émission Mosaïque, du Théâtre de l'Est Parisien ou de la Compagnie Black Blanc Beur.