/medias/customer_28/photos/FRGNQ_PH_002_026/FRGNQ_PH_002_026_147_jpg_/0_0.jpg
35 médias

Noura

1960-1990  

De son vrai nom Fatma Zohra, Noura est née en 1942 à Cherchell en Algérie. A la séparation de ses parents, elle doit abandonner ses études et trouver un travail. Elle devient animatrice d'une émission enfantine à Radio Alger. Par la suite, elle interprète des pièces de théâtre et des opérettes dans lesquelles elle chante sous la direction du chef d'orchestre Mustapha Skandrani. Encadrée par le maître Mohamed Jamoussi et Mahboub Bati, elle s'impose très vite comme l'une des plus grandes chanteuses algériennes de l'époque.

En 1959, elle part pour Paris pour une série d'enregistrements. La même année, elle épouse l'auteur compositeur interprète Kamel Hamadi rencontré à Radio Alger. Noura commence alors à collaborer avec différents musiciens dont El Habib Hachelaf qui adapte pour elle Ya rabi Sidi (Oh, mon dieu), dont Kamel Hamadi compose la musique.

Celle qui se veut la chanteuse de tous les Algériens interprète les thèmes traditionnels : le mariage avec Mebrouk el aêrs (Félicitations pour le mariage), l'amour avec Houa Houa (lui lui), mais aussi l'exil avec Gal el Menfi (le banni) et des préoccupations plus actuelles. Ahmed Wahby lui compose du moderne oranais (Asri) et son mari des chansons kabyles qu'ils chanteront ensemble. Noura et Kamel Hamadi incarnent le duo de la chanson algérienne des années soixante.

Après 1962, Noura retourne vivre en Algérie, mais vient fréquemment à Paris où elle côtoie beaucoup d'artistes français dont Juliette Gréco.

En 1965, elle sort un album entièrement en français où elle interprète Une vie de Michel Berger, et Paris dans mon sac de Kamel Hamadi.

En 1971, elle reçoit, en compagnie de Slimane Azem, un disque d'or qui couronne la vente de plus d'un million de disques chez Pathé Marconi, première distinction, à ce titre, d'artistes maghrébins en France.

Bouziri, Saïd (fonds d'archives)

1967-2006  

Le fonds retrace le parcours d'un homme engagé dans la lutte menée depuis les années 1960 contre toutes les formes de discriminations, les inégalités et les injustices. Il témoigne ainsi de ses engagements militants multiples: Premiers engagements fondateurs au sein des Comités de soutien à la révolution palestinienne, des Comités Palestine et du Mouvement des travailleurs arabes ; Militance associative, syndicale et des droits de l'Homme, action au sein d'organismes publics : FAS, CNIPI, FONDA, LDH, Conseil national de la vie associative (CNVA), Conseil des associations immigrées en France/en Europe (CAIF/CAIE), Troisième collectif des sans-papiers ; Droits de l'Homme dans son pays d'origine, la Tunisie, et dans les associations de l'immigration tunisienne; engagements locaux dans le quartier Barbès, Goutte d'Or, Château Rouge, Clignancourt, LDH 18e, association de quartier ; Droit de vote des étrangers : du Collectif pour les droits civiques (années 1980) à la Votation citoyenne (années 2000).

Le fonds est constitué majoritairement d'un ensemble de documents issus- ou produits dans le cadre des mouvements, collectifs et divers organismes auxquels Saïd Bouziri a participé (comités, commissions, groupes de travail). Il comprend également une part non négligeable de dossiers thématiques. Enfin, si quelques documents iconographiques sont recensés, le fonds ne comprend pas de supports audiovisuels. Pour l'ensemble du fonds, la typologie documentaire est la suivante:

Plateforme, organigramme, texte de réflexion, projet, avis, bilan d'actions menées, analyse de projet de loi, ordre du jour, convocation et compte rendu de réunion, notes manuscrites, note d'opportunité, note de synthèse, note méthodologique, rapport, étude, dossier juridique, texte réglementaire, règlement intérieur, récit-témoignage-entretien, enquêtes, questionnaire, correspondance.Tracts, appels, communiqués, lettres de soutien.Liste nominative, dossier individuel, fiche grévistes et sans-papiers, fiche de questionnaire individuel, lettre d'engagement de travailleurs, demande de régularisation, carte de séjour, attestation employeurs.Document comptable et financier (commande, reçu, facture, carnet d'adresse, demande de subvention, budget, rapport financier) et de personnel (bulletins de paie, attestation employeurs, lettre de licenciement).Publications (journaux, bulletins, périodiques, brochures), coupures de presse, dossiers de presse.Documentation sur/par des organismes et manifestations (liste, statuts, programme, dépliant, retranscription d'interventions, compte rendu, procès-verbal, budget, bibliographie, actes, guide d'accompagnement ou de formation, matériel pédagogique).Affiches, flyers-tracts, autocollants.

Le fonds reflète les multiples engagements de Saïd Bouziri dans les domaines socio-politique, associatif, culturel et citoyen (fondateur du MTA, des journaux Sans Frontière et Libération, inspirateur de collectifs des sans-papiers, administrateur du Fonds d'action sociale (FAS), du Conseil national pour l'intégration des populations immigrées (CNIPI), militant et responsable de la LigueDH, la FIDH, de syndicats, etc.) ont pour fondement le respect de la dignité humaine et l'accès aux droits civiques. Ce combat, à la lumière des événements récents, est plus que jamais d'actualité. Pour Saïd, l'étranger, l'immigré et toute personne - au-delà de toute appartenance et de toute frontière - devaient être reconnus comme citoyens. Son itinéraire de combat était étroitement lié à la figure de l'étranger, de l'immigré confiné dans le transitoire. La préservation des traces, des mémoires et de l'histoire de l'immigration permettent ainsi aux chercheurs et aux historiens d'enrichir un récit national au plus proche du réel. Ces archives contribuent aussi à nous alerter et à nous éclairer sur la manière d'appréhender les inéluctables migrations futures qui seront, à n'en pas douter, d'une ampleur sans précédent. Ainsi, à titre d'exemple, qu'elles qu'en furent leurs limites d'action, le rôle innovant qu'ont pu jouer les dispositifs institutionnels tels que le FAS ou le Conseil national des populations immigrées, ont été des espaces d'échanges riches d'enseignement pour apporter des réponses au défi actuel de l'accueil et l'accompagnement des migrants. A travers les archives de militants et de structures associatives de l'immigration, ce sont des pans entiers de l'histoire des oppositions démocratiques, bien souvent contraintes dans les pays d'origine, qui se révèlent. Ainsi, l'exploitation et la diffusion de ces sources primordiales s'avèrent, aussi bien dans les pays d'accueil que d'origine, contribueront à l'écriture objectivée de l'Histoire. La conservation de l'histoire et des mémoires de l'immigration ainsi que des luttes et mobilisations était importante pour Saïd Bouziri comme en atteste la création de l'association Génériques en 1987. Investi dans la défense des droits des immigrés et dans la défense plus large des droits de l'Homme, Saïd Bouziri aura tenté de créer des ponts entre ces combats.

Africultures : La revue des cultures africaines / Africultures. 1997-..

1997-..  

Bibliothèque Abbé Grégoire de Blois: {mar-2003 -.}

Bibliothèque municipale d'Angers: cote DL BP840{no. 82, 2010 -....}

Bibliothèque municipale de Bordeaux: cote P 4039 {no. 1, oct-1997 -....}

Bibliothèque municipale de Lyon: cote 955096 {no. 1, 1997 -....}

Bibliothèque municipale de Reims: cote PER XIII 42 {2003 -....}

Bibliothèque municipale de Toulouse: cote P1517 {2003 -....}

Bibliothèque nationale de France Tolbiac (BNF): Haut-de-jardin - Littérature et art - Salle G - Périodiques

GENE Afri cult {n°24 (2000, janv.)-...}

Bibliothèque nationale et universitaire (Strasbourg): cote A.503.654 {no. 62, 2005 -....}

Bibliothèque Sainte Geneviève (Paris):cote 8 AE SUP 7073 {no. 1, 1997 -....}

Bibliothèque universitaire Les Cerclades (Cergy Pontoise): cote P0934SH {no. 1, 1997 -....}

Bibliothèque universitaire d'Evry:cote 700 AFR{no. 74, 2009 -....}

Bibliothèque universitaire de Lille 1: cote XP101 {1998 -....}

Bibliothèque universitaire centrale de RennesII : cote RP 363 [Fonds luso-africain] {no. 1, 1997 -....}

Centre de documentation du cinéma (Clermont-Ferrand): {no. 1, oct-1997}

Centre interculturel de documentation (Nantes): {no. 1, 1997 - no. 25, 2000 ; mq 1998 (n°8 et 11), 1999 (n°15)}

Maison des Sciences de l'homme d'Aquitaine. Bibliothèque (MSHA) (Pessac): {no. 24, 2000 -....}

Médiathèque Raphaël Barquissau (Saint-Pierre, La Réunion): {no. 1, 1997-....}

Médiathèque Benoîte Boulard (Le Port, La Réunion):{no. 1, 1997 -....}

Université de Metz. Service commun de la documentation. Direction et services centraux: cote WP162 {no. 82, 2010 -....}

Université de la Réunion. Service commun de la documentation. Droit-Lettres-Sciences humaines (Saint-Denis): cote 39(0)AFR {no. 1, 1997 -.... ; mq n° 2,3 (1997)}

Contexte :
1991-2000 > 1997

« Un auteur, un livre », rencontre avec Jean-Louis Serrano, romancier, pour la présentation de son livre Immigrés en Val d'Oise : le chemin des hommes, conférence et débat organisés avec la participation de l'ACBVO le samedi 8 juin 2002 à la Bibliothèque de l'Horloge [in Ah ! les bibliothèques de Cergy, programme des actions culturelles de la direction du développement culturel (avril à juin 2002) ].

2002  
Contexte :
Publications de l'Association de Culture Berbère du Val d'Oise > Tracts, plaquettes, articles et revue relatives aux manifestations organisées par l'association (avec ou sans le concours de partenaires)

Armenia. Marseille1971-1978

1971-1978  

BDIC : 4 P 8732 { n° 1, 1974 - n° 6, 1975 ; n° 8, 1975 ; n° 10, 1975 - n° 26, 1977 ; n° 29, 1977 - n° 36, jul-1978 [Lac. 2%] }

BnF, site François-Mitterrand : Rez-de-jardin - magasin FOL- JO- 16735 { n° 1, déc. 1971 - 2e série, n° 36, 1978 }

Contexte :
1971-1980 > 1974
/medias/customer_28/videos et audios/FRFACEEF_V_001/FRFACEEF_V_001_045_video_/FRFACEEF_V_001_045_poster.jpg
1 média

Entretien de Gloria López Dueñas (épouse García) par Eva Léger

17 mars 2012  

Principaux sujets évoqués :

Le tabou politique au temps du franquisme le parcours migratoire d'une femme espagnole qui part un peu au hasard en France et qui s'y installe. Son intégration dans la société française tout en conservant ses « racines » espagnoles.

Contexte :
Mémoires du réseau associatif espagnol > Mémoires du réseau associatif espagnol en régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur

Mémoires du réseau associatif espagnol en régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur

2012  

Présentation des témoins de la campagne de la région Rhône-Alpes

Entretiens réalisés par Maëlle Maugendre et Aurélie Denoyer.

Sur les 21 personnes engagées dans le mouvement associatif en Rhône-Alpes, 18 ont, suite aux entretiens téléphoniques, accepté de livrer leur témoignage. De ce fait, seulement 15 personnes, représentant douze associations, ont pu faire le déplacement. Les entretiens ont eu lieu à Villeurbanne au siège de la fédération régionale de la FACEEF, haut lieu de lutte des associations espagnoles pour faire reconnaître leur présence dans la région et leur importance sociale auprès des autorités espagnoles.

La plupart des associations ont vu le jour dans les années 1960 et 1970, période à laquelle sont arrivés également une grande partie des Espagnols que nous avons pu interroger. Il n'est pas à douter que la création d'un réseau associatif dans la région Rhône-Alpes a accompagné la migration espagnole dite "économique" dans cette même région.

Les 15 témoins espagnols interviewés sont tous venus en France durant la décennie 1960-1970 et étaient soit des enfants accompagnant leurs parents, soit de jeunes adultes à la recherche d'une meilleure situation professionnelle. Nombreux sont ceux qui percevaient alors la France comme un eldorado où ils pourraient faire des économies avant de rentrer, trois ou quatre années plus tard, dans leur pays. La majorité a franchi la frontière munie d'un visa touristique, avant d'être régularisée après l'obtention d'un travail. Pour la totalité, cette migration, qui dans un premier temps devait être provisoire, s'est avérée définitive.

Si la motivation première était, pour la plupart, économique, la migration est bien souvent également politique. Parmi les 15 témoins qui ont été filmés, 5 signalent l'engagement républicain de leurs parents pendant la Guerre d'Espagne, et les conséquences que cela a pu avoir sur leur famille (première émigration au Maghreb par exemple, exil en France pour d'autres). Saluant la liberté d'expression française alors réprimée en Espagne nombre de ces émigrés espagnols ont choisi de profiter de ce droit et se sont engagés dans le milieu associatif espagnol en France et, parfois, dans les partis politiques et notamment au sein du Parti communiste espagnol en exil. Pour certains, cet engagement est antérieur à leur migration, et explique en partie celle-ci, pour d'autres, il date de leur arrivée en France et coïncide avec leur fréquentation des milieux associatifs espagnols émigrés. En l'occurrence, sur les 15 personnes interviewées, 10 ont milité ou militent dans des organisations de gauche (principalement communistes).

Présentation des témoins de la campagne de la région PACA

Entretiens réalisés par Federica Luzi et Éva Léger.

La campagne de Marseille a permis de recueillir la parole de 13 personnes, pour la plupart des émigrés dits "économiques". Seulement quatre femmes figurent parmi les témoins, ce qui ne reflète pas le caractère familial et mixte des associations de la région PACA. Deux d'entre elles sont de la deuxième génération.

L'association représentée la plus ancienne est le Cercle Català, créé en 1918, dont Francesc Panyella, son président depuis 1981, a décrit les nombreuses activités fortement imprégnées par l'histoire de l'Espagne, la culture et la lutte antifranquiste. La plupart des personnes interrogées ont adhéré, plus jeunes, au Cercle Català de Marseille où ils ont côtoyé des réfugiés politiques.

Dans les années 1970, l'envie est née pour les émigrés espagnols de créer un centre où ils pouvaient se réunir, transmettre la langue et la culture espagnoles à leurs enfants, d'où la naissance du Centro Español en 1978. Trois autres associations espagnoles sont représentées à travers ces témoins : le Hogar Español d'Aubagne, aujourd'hui disparu, représenté par José Lozano Tamarit; le Centro Andaluz de Marseille, association interne au Centro Español et la Casa regional de la Cultura de Castilla-la-Mancha, créée en 2004 à Châteaurenard.

Ces divers témoignages nous renseignent sur la complexité du réseau associatif en région PACA, les difficultés rencontrées par les migrants et notamment les militants politiques - pour créer des espaces associatifs d'échanges et de transmission.

En effet, l'influence de l'expérience des réfugiés politiques espagnols et des batailles politiques qu'ils ont menées est importante dans l'imaginaire que les interviewés ont des luttes. De plus, l'engagement politique individuel des interviewés semble déterminer clairement la façon dont les témoins pensent leur engagement associatif.

Ces récits rendent compte donc de l'investissement de chacun dans ces associations qui, pour la plupart, sont confrontées au problème du vieillissement des membres.

Festivals et catalogues

1er janvier 1985-23 août 1986  

Le dossier contient des documents concernant des festivals que Mustapha Idbihi n'a pas organisé, comme les Journées de musiques arabes ou les Francofolies. Il présente également un catalogue de l'association Information Culture et Immigration (ICEI) qui regroupe les contacts d'artistes.

Contexte :
Documentation

Les Yeux ouverts / Association des femmes maghrébines immigrées «Les Yeux ouverts» Paris1984-

1984  

Parmi les questions abordées dans les deux numéros de la revue : l'accès au travail et la réglementation du droits de séjour des femmes immigrées en France et leur droit à la formation ; les statuts juridiques des femmes dans les pays d'origine; mais aussi des questions concernant la contraception et la condition des filles issues de la seconde génération.

Travaux, fonctionnement...

[1980-1989]  

[Convention avec le FAS ; états des résidents par nationalités ; contrats de location, loyers ; équipement, permis de construire, suivi des chantiers, plans…. ].

Contexte :
Sous-fonds du siège social (Espace des Brotteaux) > Service patrimoine (35 ml) > Établissements, dossiers particuliers : création, travaux, fonctionnement, transformations… > Foyer de Chaponnay

Die Neue Front = Le Front nouveau : Organ der Sozialistischen Arbeiterpartei Deutschlands / Sozialistische Arbeiterpartei Deutschlands (SAPD), Auslandsgruppe Paris. Paris1933-1938

1933-1938  

BDIC : GFP 4768 { II-1934 : n° 11-n° 18, n° 21/22, n° 24 ; III-1935 : n° 1-n° 8, n° 10-n° 12, n° 15, n° 17-n° 19, n° 21-n° 23 ; IV-1936 : n° 1-n° 21, n° 23 ; V-1937 : n° 1-n° 16 ; VI-1938 : n° 1-n° 3 } ; 8 P 3402 { 1939, Vol.VII, n°1-8 }

BnF, site François-Mitterrand : Rez de jardin - Magasin - GR FOL-JO-3133 { sept. 1933-nov. 1938 [VI, n° 11], inc. }

Contexte :
1931-1940 > 1933
/medias/customer_28/photos/FRGNQ_PH_002_038/FRGNQ_PH_002_038_219_jpg_/0_0.jpg
1 média

Rimitti

1960-1990  

Saâdia Bedief alias Cheikha Remitti est née le 8 mai 1923 à Tessala, près de Sidi-Bel-Abbès dans la région oranaise en Algérie. Orpheline très jeune, elle rejoint adolescente une troupe de musiciens nomades, les Hamdachis. Elle mène alors une vie d'artiste itinérante, chantant et dansant, animant à la façon de la chanson bédouine les fêtes patronales.

Elle se lance dans la chanson dans les années 40. Sa rencontre avec Cheikh Mohamed ould Ennems, éminent joueur de gasba avec qui elle se met en ménage, est déterminante. Il l'introduit dans le milieu artistique, la faisant enregistrer à Radio Alger. C'est de cette époque qu'elle tient son surnom Rimitti de l'expression "remettez-nous à boire !". Son premier enregistrement date de 1952 chez Pathé Marconi , mais elle connaît son premier succès en 1954 avec Charrak Gattà (déchire, lacère), chanson sulfureuse dans laquelle ses contemporains voient une attaque contre le tabou de la virginité. Chantant l'amour, la femme, l'alcool, le plaisir charnel, la liberté, le féminisme, elle provoque les moralistes et subit après l'indépendance de l'Algérie la censure du FLN. Elle chante comme les hommes, dans le style bédouin, accompagnée de flûte gasba et de tambour guellal. Elle y ajoute un langage cru des meddahates, groupes de musique algériens composés uniquement de femmes qui animait les mariages, baptêmes, et veillées religieuses, mélange aux sources de la musique raï.

Elle émigre à Paris en 1979, où elle anime les soirées dans des cafés communautaires. Elle se produit notamment au festival Raï de Bobigny en 1986. Auteur de plus de 200 chansons, elle est pour les chanteurs de la génération des « Chebs », « la Mère du raï », bien qu'elle leur ai reproché maintes fois de « piller » son répertoire. Elle compte dans ce dernier des titres comme "La Camel" ou "Dabri" devenus des classiques du genre.

Emprunte de modernisme, elle introduit une instrumentation moderne dans ses compositions, la juxtaposant aux bases traditionnelles. Elle connaît le succès aux débuts années 90. En 1994, l'album Sidi Mansour produit à Paris et Los Angeles sur lequel collaborent Robert Fripp, guitariste de King Crimson, et Flea, bassiste des Red Hot Chili Peppers marque son « tournant électrique ». Artiste internationalement reconnue, elle se produit sur tous les continents. En 2000, elle obtient le Grand prix du Disque de l'Académie Charles Cros. Elle continue d'enregistrer des albums et de se produire sur scène jusqu'à un âge très avancé. Son dernier album N'ta Goudami sort en 2005. Elle s'éteint le 15 mai 2006, quelques jours après son concert au Zénith de Paris, dans le cadre du "Festival 100% Raï", aux côtés notamment du chanteur Khaled. Après une cérémonie au cimetière musulman de Bobigny, son corps est rapatrié à Oran où elle est inhumée.

Anemiche, Mohand (collection numérisée d'affiche)

1982-[2009 ]  

Ces affiches ont été collectées par Mohand Anemiche dans le cadre de son activité de gérant de maison de disques et producteur de musique. Ces affiches de nature variée présentent des artistes algériens originaires de Kabylie : on y trouve aussi bien des affiches présentant la sortie d'un film ou d'un disque, que des affiches faisant la promotion d'un concert ou du retour sur scène d'un artiste.

Amicale des Algériens en Europe (collection numérisée de périodiques)

1982-1985  

L'Amicale des Algériens éditait depuis 1962 une revue appellée L'Algérien en Europe. Lors de la X assemblée générale de l'association est décidée une refonte du journal, qui devient ainsi La Semaine de l'émigration. Le constat est que la situation a bien évolué depuis l'indépendance de l'Algérie, que vingt ans ont passé ainsi que les questions posées par l'émigration algérienne. Celle-ci est devenue beaucoup plus familliale, alors qu'elle était auparavant individuelle. De plus "Un régime de gauche arrive au pouvoir"[1].

Les nouveaux objectifs de la Semaine de l'émigration ont été de "sensibiliser [la] communauté aux problèmes de la réinsertion", "de donner "aux travailleurs immigrés une meilleure connaissance des conditions de la réinsertion"[2], et de "continuer la défense des droits des émigrés"[3].

[1], [2] et [3] : L'amicale des Algériens en Europe, La Semaine de l'émigration, n°1, p.3, 1982.

La Voix du travailleur algérien / Fédération de France de l'Union des syndicats des travailleurs algériens. Paris1957-1962

 

Organe de la Fédération de France de l'USTA, La Voix du Travailleur traite de la situation des travailleurs, du syndicalisme et de l'économie algérienne ainsi que celle des émigrés algériens en France. Dans son premier éditorial, le journal se revendique comme attaché à la personne de Messali Hadj, tout en affirmant son indépendance politique. Le journal fournit de nombreuses informations sur l'organisation syndicale, les conditions de vie et de travail des travailleurs algériens immigrés en France.

La Voix du Travailleur algérien paraît tout d'abord mensuellement dans sa première année. Après la décimation du bureau de l'USTA par le FLN en décembre 1957, la parution paraît plus difficilement. Le n°8 de janvier 1958 est réduit à quatre pages et à une photographie. Par la suite, son redressement est difficile, le journal paraît en février à avril 1958 puis de manière plus espacée. A partir de mai 1958, le journal ne paraît qu'une à deux fois par ans (4 numéros pour l'année 1959, puis respectivement un numéro pour les années 1960, 1961et 1962). Sa parution correspond alors à des temps forts de la vie syndicale, ses numéros se limitent essentiellement au mois de mai pour faire un bilan des mobilisations de l'USTA du premier mai.

At Tahir. / Union nationale des forces populaires (UNFP) section des étudiants de Paris. Paris1963

 

Ce titre fait écho au programme politique de l'UNFP dont les principaux axes sont notamment la défense de l'indépendance du pays, la nationalisation des secteurs économiques vitaux et l'instauration d'une démocratie. Ce titre dénonce ainsi la main mise du pouvoir marocain sur le pays ainsi que ses pratiques anti-démocratiques.

Son huitième numéro rend compte des résultats des élections de 1963, dénonce les anomalies du scrutin et donne la liste des élus issus de son parti.

/medias/customer_28/videos et audios/FRGNQ_V_001_002/FRGNQ_V_001_002_002_006_video_/FRGNQ_V_001_002_002_006_poster.jpg
1 média

Les années 2000

2010  

Les années 2000 voient un renforcement de la quête et la conquête des personnages de fiction avec le triomphe de certains acteurs couronnés par des prix prestigieux comme les acteurs du films Indigènes ou Tahar Rahim pour Un prophète.

Contexte :
Interventions des historiens > Introduction > Mouloud Mimoun : l'image des Maghrébins au cinéma, un rappel historique
/medias/customer_28/periodiques/FRGNQ_P0120_1984_001/FRGNQ_P0120_1984_001_001_jpg_/0_0.jpg
52 médias

n° 1 (1984)

1984  

Ce premier numéro offre aux lecteurs une présentation des activités et des motivations de l'ANGI depuis sa création en 1981.

Publié un an après la Marche pour l'égalité et contre le racisme de 1983, dite Marche des Beurs, le numéro propose un bilan sur cette initiative, notamment à travers l'article du père Chrisitna Delorme, à l'aube de la manifestation nationale Convergence 84 pour l'égalité. Les Cahiers font également le point sur les mouvements de revendications du début des années 1980 : Rock Against Police en région parisienne en 1980-1981 et Zaâma d'banlieue en région lyonnaise en 1981. Le journal évoque également le foisonnement du tissu associatif et les Assises nationales des associations de jeunes issus de l'immigration tenues du 9 au 11 juin 1984 à Vaulx-en-Velin et Villeurbanne.

Contexte :
Cahiers de la nouvelle génération / Association de la nouvelle génération immigrée (ANGI). 1984

Travail allemand (TA) (1941-1943)

1941-1943  

Le Travail allemand (TA) est une organisation mise en place en 1941 par la Main d'œuvre immigrée (MOI) et le Parti communiste français (PCF) ayant pour objectif de s'infiltrer dans l'administration et les forces de l'ordre allemandes afin de renseigner la Résistance. Ce mouvement est dirigé par Arthur London, qui arrêté en 1942, sera remplacé par Otto Niebergall. Le TA regroupe principalement des Autrichiens, des Juifs germanophones originaires des pays d'Europe de l'Est et des militants allemands présents sur le territoire français. A ses débuts, son champ d'action se déploie en zone nord, puis se développe ensuite en 1942 en zone sud. A partir de juillet 1943, les missions du TA sont reprises et développées par d'autres organisations comme le Comité national pour l'Allemagne libre (CALPO).

Nass El Ghiwanne

9 mars 1979-25 février 1982  

Le dossier de l'artiste Nass El Ghiwanne est divisé en deux pochettes. La première rassemble tous les documents de type administratif : un contrat d'engagement par l'intermédiaire de l'Association de soutien aux travailleurs migrants (ASTM), un décompte de TVA émis par le Théâtre du Chêne noir d'Avignon et divers courriers de l'Association départementale pour l'accueil des travailleurs immigrés (ADATI), de la Maison des cultures d'Angers, du Centre d'animation Le Donjon, du Festival de la chanson de Rennes, du Centre culturel de Montreuil et des "Jongeren Tegen Racisme" d'Amsterdam. La seconde pochette concerne tout ce qui a rapport à l'activité de l'artiste, comme des affichettes de promotion, un petit dossier et des coupures de presse.

Contexte :
Carrière en tant qu'agent d'artistes et organisateur de spectacles > Artistes

Fonctionnement

24 octobre 1986-20 septembre 1990  

Ce dossier contient diverses pièces administratives, notamment les attestations du président de l'association Jean Nassara, qui confèrent à Monsieur Idbihi le droit de représenter Dialogue... Plus... "dans tous les contacts et démarches administratives". Figure également une réponse de Jack Lang à une invitation que lui avait adressée Dialogues... Plus...

Contexte :
Carrière en tant qu'agent d'artistes et organisateur de spectacles > Associatif > Dialogues... Plus...

Centre d'histoire du travail (CHT) (Loire-Atlantique, Pays de la Loire, France) (fonds d'archives)

1905-[?]  

Plus d'une centaine de fonds d'archives de provenances diverses sont disponibles au CHT: fonds de militants ouvriers ou paysans, principalement du département de la Loire-Atlantique ; d'organisations syndicales locales (CGT-FO, CGT, CFDT, FDSEA, Paysans Travailleurs,...) ; d'organisations politiques ou syndicales nationales (Confédération nationale des syndicats de travailleurs paysans, Parti socialiste unifié).

Le CHT gère également le fonds «bibliothèque et périodiques» du Centre de documentation anarchiste (CDA), soit plus de 3500 ouvrages et 500 titres de périodiques.

Certains fonds concernent l'immigration en France :

Fonds de l'Association nantaise d'échange avec l'Algérie (AENA) Fonds du Groupement accueil service promotion du travailleur immigré (GASPROM)Fonds de la Ligue des droits de l'Homme -section du pays nantaisFonds du Parti socialiste unifiéFonds du Peuple et culture Loire-AtlantiqueFonds de l'Agence presse libération (APL) - La tribuneFonds du Centre d'histoire du travail (CHT) - DocumentationFonds de l'Union départementale CGT - Loire AtlantiqueFonds de l'Union locale CGT Nantes (Loire-Atlantique)Fonds de l'Union départementale de la CFDT Loire-AtlantiqueFonds de Christophe PatillonFonds de Robert BillouxFonds de Marc BlanchardFonds de René BourrigaudFonds de Jean-Charles CanonneFonds de Chiche ! NantesFonds de Nicolas FaucierFonds de Leroy/JudasFonds de LoiretFonds de Jacques OmnesFonds de Paul MalnoeFonds de la Fédération du parti socialiste de Loire-AtlantiqueFonds de François PreneauFonds de Danièle Rouzière