Actuels (collection numérisée de périodiques)

1980-1982  

Actuel est une publication trimestrielle éditée en Haute-Savoie consacrée à la peinture, l'écriture et le théâtre, parue entre 1966 et 1985, avec une interruption entre 1969 et 1976.

Les numéros présentés ici sont en rapport avec la lutte pour les Droits de l'Homme au Maroc. La revue consacre en effet, dans le cadre de l'exposition "peinture de prison" qui s'est tenue dans différentes ville de France en 1980, son numéro 14 au peintre Abdellatif Derkaoui, prisonnier politique incarcéré à la prison centrale de Kénitra au Maroc depuis 1972.

Pour ce numéro, les responsables de cette publication s'étaient rapprochés de ceux de Liberté Maroc, périodique édité à Lyon consacré à la défense des Droits de l'Homme au Maroc. Ces derniers sont à l'origine de la publication d'un numéro coédité par les deux titres et paru en juin 1982 (n°20 de Actuels). Ce numéro spécial est également consacré à Abdellatif Derkaoui ainsi qu'aux expressions artistiques et témoignages des prisionniers détenus à la prison de Kénitra au Maroc.

Immigration en questions

vendredi 08 décembre 1989  

Grand débat-événement d'actualité présenté par Patrick Poivre d'Arvor et qui oppose Bernard Tapie (majorité présidentielle) à Jean-Marie le Pen, président du Front national, sur le thème, brûlant à ce moment-là, de l'immigration. En plus de ces deux hommes politiques, un panel de sept personnes, représentatif de la France est présent sur le plateau : un chirurgien immigré ayant obtenu la nationalité française par mariage et devenu maire-adjoint de la ville de Roubaix ; un électeur de la ville de Dreux où le Front national a obtenu de très bons scores électoraux ; un rapatrié d'Algérie ; un immigré ouvrier au chômage qui n'arrive pas à obtenir la nationalité française ; le porte-parole d'une association qui lutte contre la création d'une mosquée à Lyon ; le proviseur d'un lycée de banlieue parisienne où les jeunes immigrés sont présents à hauteur de 60% et un parent d'élèves qui a scolarisé ses enfants dans une institution privée pour leur éviter le contact avec les enfants d'immigrés. A l'origine, les principaux leaders de la majorité au pouvoir (François Léotard, Alain Juppé, Pierre Mauroy, Georges Marchais, Pierre Méhaignerie) étaient prévus comme invités mais lorsqu'ils ont appris que Jean-Marie le Pen devait y participer, ils ont tous annulé et c'est Bernard Tapie qui s'est présenté.

L'émission alterne les échanges en plateau (avec en arrière-plan un paysage de village où trône un clocher d'église mais aussi une jeune fille voilée) et les reportages qui suscitent des réactions. Le plateau est petit, austère, les participants sont proches les uns des autres, Jean-Marie le Pen et Bernard Tapie étant sur des chaises hautes avec Patrick Poivre d'Arvor. Les reportages concernent tour à tour les chiffres de l'immigration, l'immigration clandestine, l'impact des immigrés sur l'économie, la question du foulard islamique, de l'intégration par l'école pour les enfants immigrés, les crispations autour de la construction d'une mosquée à Marseille, la communauté turque de Saint-Dié (Vosges), la relation entre délinquance et immigration, les droits et les devoirs des immigrés et enfin l'apport culturel, artistique et sportif des immigrés à travers quelques figures comme Alain Mimoun, Isabelle Adjani ou encore Tahar Ben Jelloun.

Contexte :
Télévision > Emissions spéciales

Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) (1942-1943)

Entre le 1er janvier 1942 et le 31 décembre 1943  

Le groupe des Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) est créé en 1942 en région parisienne. Il regroupe une partie des résistants étrangers menant la lutte armée durant la Seconde Guerre mondiale. A sa création, le groupe est dirigé par Boris Holban, Karel Stefka et Olaso Piera, puis en 1943 par Missak Manouchian dit Georges. Il se développe ensuite et se répartit en différents groupes dont le bataillon Liberté (Grenoble), la 35e brigade (Toulouse), le bataillon Carmagnole (Lyon-Villeurbanne) et le groupe Manouchian (Paris).

Chaque groupe suit une répartition par détachements. Sont représentés les Hungaro-Roumains (1er détachement), les Juifs (2e détachement), les Italiens (3e détachement), les dérailleurs (4e détachement) complétés par deux équipes de Bulgares et d'Espagnols. Les FTP-MOI disposent également d'un service de renseignement préparant les actions armées en amont par la recherche d'objectifs et le repérage des lieux. Le groupe déploie sur le territoire des offensives armées suivant la stratégie dite « boule de Mercure ». Cette technique vise à organiser une offensive selon l'action simultanée de différents petits groupes extrêmement mobiles afin de faire croire à une organisation de grande importance. L'une de leur action la plus connue est l'assassinat, le 28 novembre 1943, du général SS Julius Ritter qui supervisait les réquisitions d'ouvriers français pour l'industrie allemande par le biais du Service du travail obligatoire (STO).

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1 média

Orquestra Juvenil Lá-Mi-Ré / Associação cultural Lá-Mi-Ré. Arcos[-sd]

4122 , [-sd]  

Orquestra Juvenil Lá-Mi-Ré. Única no género a nível nacional. Dia......de......ás.....,.....horas. Em.......... Convidada para representar Portugal em ""O Grove"" (Pontevedra) e ""Manzaneda"" (Orense), Espanha. Selectionada para representar a província do Minho em Lisboa. Obtendo estrondoso êxito nos teatros Vasco Santana, São Luís, Maria Matos e Pavilhão da Estufa Fria [de Lisbonne].

Orchestre juvénile La-Mi-Ré. Unique dans son genre au niveau national. Jour......de......à.....,.....heures. A.......... Invité pour représenter le Portugal a O Grove (Pontevedra) et Manzaneda (Ourense), Espagne. Sélectionné pour représenter la province du Minho à Lisbonne. A obtenu un retentissant succès dans les théâtres [...].

Michèle Vibert, première partie.

1AV 254 , 2008 - 2008  

Michèle Vibert raconte son arrivée à l'école du Plateau à la rentrée 1960-1961 après 4 années de formation à l'école normale. Elle y reste 8 ans jusqu'à la fermeture de l'école. Habitant le bas de Champigny, elle découvre le bidonville à la rentrée scolaire 1960. Elle décrit l'école, l'équipe, les enfants venant du bidonville et des quartiers alentour les difficultés d'enseigner à 42 enfants de différents niveaux, ne parlant pas français. Elle parle de la présence des travailleurs portugais dans l'autobus. Elle raconte qu'elle n'avait aucun contact avec les parents et qu'elle n'est jamais entrée au bidonville par peur de gêner ses élèves. Elle évoque les visites aux bains douche et des séances de coupes de cheveux avec ses élèves.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le bidonville de Champigny-sur-Marne > Enseignants à l'école du Plateau > Michèle Vibert, entretien sur le bidonville de Champigny-sur-Marne. Enseignante à l'école du plateau à Champigny-sur-Marne de 1961 à 1968 : enregistrement filmé (2008).

Khanh Hoi Nguyen, témoignage sur son parcours de migrant : enregistrement filmé (2009).

1AV 377-380 , 2009 - 2009  

Né en 1931 à Saigon, il arrive en France en 1948 à l'âge de 17 ans. Accueilli par son oncle, interprète dans l'armée. Il assiste à des réunions politiques avec des Vietnamiens trotskistes rue Grégoire de Tours et donne des cours de soutien en mathématiques aux ONS (ouvriers non spécialisés) fréquentant le lieu. Il raconte le sort des ONS venus du Vietnam réquisitionnés par le gouvernement français pour remplacer les ouvriers partis au front. En 1949, après le baccalauréat, il s'inscrit à l'école de radio télévision ORT à Montreuil. Il suit des cours d'économie au conservatoire national des arts et métiers puis en 1952, l'école nationale d'aviation civile à Orly. Il fait toute sa carrière de 1962 à 1991 à IBM.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Parcours de migrants > Migrants d'originie vietnamienne