Sous-fonds du siège social (Espace des Brotteaux)

 

La présentation qui suit correspond plus à un classement intellectuel qu'à un récolement. La localisation des documents reste cependant possible au moyen des plans des bâtiments et des salles. En effet, une codification ou une dénomination arbitraire des différents espaces de rangement y sont données : cette codification est indiquée dans le texte, entre parenthèses (par exemple le dossier « Amitiés africaines » du foyer Joannès-Vallet est situé dans la salle PATRIMOINE, sur le rayon orienté vers le nord de la travée centrale, soit en abrégé TCRN). Une estimation du métrage linéaire est proposée pour chaque ensemble de documents. L'inventaire décrit également le conditionnement des documents afin de pouvoir de pouvoir les identifier physiquement (chemises, cartons, classeurs, « vrac », fichier…).

Pour certains dossiers, l'intitulé donné ici correspond aux informations inscrites par le service producteur sur la tranche du carton ou de la chemise (une vérification rapide de la concordance entre cet intitulé et les documents contenu dans le carton a été faite). Lorsque l'intitulé ne restituait que partiellement le contenu, une nouvelle notice a été rédigée. Dans la mesure du possible, les dates extrêmes sont signalées pour chaque unité. Enfin, plusieurs dossiers anciens de la Salle Patrimoine ont fait l'objet de notices plus détaillées en raison de leur intérêt historique.

Association pour l'Enseignement et la Formation des Travailleurs Immigrés et leurs Familles de Paris (AEFTI 75) (Paris, Ile-de-France, France) (fonds d'archives)

1971-2001  

Le travail présenté ici ne couvre que les «archives historiques» se trouvant dans le local dédié aux archives, soit 8,5 ml sur les 50 ml repérés. Celles-ci avaient été placées dans des cartons de déménagement par l'ancienne comptable au moment de son départ.

Au moment de sa création, l'AEFTI 75 a repris une partie des archives de ses prédécesseurs. On trouvera donc ici traces de l'AEFTI originelle (et de ses composantes) et de l'AEFTI Île-de-France.

Au cours du transfert de l'AEFTI 75 de la rue de Montreuil vers la rue de Belleville, aucune destruction n'a été opérée délibérément, tout comme au cours du présent travail. Par contre, une inondation avait gravement endommagé une partie des archives anciennes, qui furent ainsi éliminées.

On trouvera ici, classiquement, des documents de la gestion administrative, du personnel ou du comptable de l'association. Plus rares sont les archives des différentes structures associatives témoignant de l'insertion des AEFTI dans leur réseaux associatifs et syndicales, ainsi que celles sur la conception et le déroulement de stages, documents parfois «anciens».

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Comité Amelot (1940-1944)

1940-1944  

Le Comité Amelot est une organisation clandestine de secours aux Juifs sous l'Occupation. Elle est créée le 15 juin 1940 par les représentants de divers courants de la Fédération des sociétés juives de France (FSJF) et siège au 36 rue Amelot dans le 11e arrondissement de Paris.

Le comité existe juridiquement sous l'étiquette de la colonie scolaire et de son dispensaire La Mère et l'Enfant. De manière clandestine, l'organisation délivre de faux-papiers d'identité aux Juifs et effectue le sauvetage d'enfants dont les parents ont été victimes de rafles. Le comité cache également des Juifs. A la fin de l'année 1942, les dirigeant du Comité Amelot sont arrêtés. Certains seront fusillés ou déportés, d'autres comme Léo Glaesner parviendront à s'enfuir en zone sud. Le comité continuera malgré tout à fonctionner sous la direction des deux responsables laissés en liberté Abraham Alpérine et Joseph Byl. Ils seront tous deux arrêtés à l'été 1944.