Hogar de Los Españoles (fonds d'archives)

1925-2007  

Malgré sa dispersion, le fonds d'archives du Hogar a été préservé depuis ses origines.

Il se compose principalement de trois grands ensembles physiques qui, répartis en deux lieux distincts et allant de 1900 à 2007, témoignent de la vie de l'association depuis sa création et même avant, tant dans ses actions sociales que culturelles :

une partie du fonds est conservée à la Fondation du 1er mai, à Madrid en Espagne (1900-1995) ;

une autre partie est conservée dans les locaux de la FACEEF (1926-1959) ;

une dernière partie des archives se trouve dans les locaux du Hogar (1926-2007).

Quelques difficultés n'ont pas permis de mener le travail de classement à son terme. D'une part, le caractère dispersé du fonds, s'il a aussi permis d'en assurer la sauvegarde, n'en facilite pas moins son exploitation. D'autre part, le travail d'enquête prévu auprès des différents membres de l'association afin de réunir et préserver les archives associatives, n'a pu être mené correctement. Enfin, le travail de description et de classement n'a pu être conduit à son terme.

Par conséquent, l'inventaire, présenté ci-après, consiste plus dans une présentation succincte des archives qu'il ne reflète réellement la richesse du fonds.

Les archives de l'immigration, un défi pour demain. Parcours de Saïd Bouziri (1947-2009) (colloque) (collection audiovisuelle)

FRGNQ_V_001_005 , 2017  

Le colloque « Les archives de l'immigration, un défi pour demain. Parcours de Saïd Bouziri (1947-2009) » a été organisé par l'association Génériques le 19 janvier 2017 au Pavillon Carré de Baudoin à Paris. Les multiples engagements de Saïd Bouziri (fondateur du Mouvement des travailleurs arabes (MTA), du journal Sans Frontière, inspirateur de collectifs des sans-papiers, administrateur du Fond d'action sociale (FAS), du Conseil national pour l'intégration des populations immigrées (CNIPI), militant et responsable de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), de syndicats, etc.) ont pour fondement le respect de la dignité humaine et l'accès aux droits civiques. Pour Saïd Bouziri, l'étranger, l'immigré et toute personne - au-delà de toute appartenance et de toute frontière - devaient être reconnus comme citoyens. Son itinéraire de combat était étroitement lié à la figure de l'étranger, de l'immigré confiné dans le transitoire. La préservation des traces, des mémoires et de l'histoire de l'immigration permet ainsi aux chercheurs et aux historiens d'enrichir un récit national au plus proche du réel. Ces archives contribuent aussi à éclairer sur la manière d'appréhender les migrations futures. Trois tables rondes réunissant des chercheurs, des témoins et acteurs des luttes passées et actuelles permettent d'éclairer la pertinence des angles d'engagement portés par Saïd Bouziri :

Les archives privées de l'immigration, sources essentielles pour une histoire de la démocratie ?À travers les archives de militants et de structures associatives de l'immigration, ce sont des pans entiers de l'histoire des oppositions démocratiques, bien souvent contraintes dans les pays d'origine, qui se révèlent. Comment faciliter l'exploitation et la diffusion, aussi bien dans les pays d'accueil que d'origine, de ces sources primordiales pour une écriture de l'Histoire ?

Comment archiver aujourd'hui ? La conservation de l'histoire et des mémoires de l'immigration ainsi que des luttes et mobilisations était importante pour Saïd Bouziri comme en atteste la création de l'association Génériques en 1987. Alors que le flot d'informations s'est développé exponentiellement depuis la fin du XXe siècle avec le développement des TIC et d'Internet, comment penser aujourd'hui la conservation et la transmission des luttes et mobilisations actuelles ?

À travers les archives, comment faire sens pour les défis actuels ? Investi dans la défense des droits des immigrés et dans la défense plus large des droits de l'Homme, Saïd Bouziri aura tenté de créer des ponts entre ces combats. Comment les archives peuvent, à l'heure actuelle, être mobilisées pour être motrices de mobilisations et permettre de revivifier le lien social ?

L'ensemble des présentations sont mises en ligne dans cet inventaire.

Publications

ABS 15-10 , 1992-1995  

RIM, la Rencontre franco-maghrébine, n°2-3 (novembre 1992). Photocopies de périodiques.

Contexte :
Mouvements en lien avec le Maghreb et les Maghrébins en France > Maghreb

Études et publications

ABS 13-2 , 1992-1993  

Chronique d'un temps difficile », dossier, 108 p., dactyl. (1992). Solidarité algérienne, bulletin de Solidarité algérienne en Europe, n°1-3 (sd et décembre 1993). «.

Contexte :
Mouvements en lien avec le Maghreb et les Maghrébins en France > Algérie et Algériens en France > Solidarité algérienne en Europe

Alice Rodrigues, deuxième partie.

1AV 262 , 2008 - 2008  

Ses parents arrivent au Portugal en 1958. Elle évoque le sentier des pendants en bordure de bidonville, partie qui abrite plutôt des familles. Elle décrit la maison en dur, sans fondations, construite par son père : parpaing, ciment, fenêtre, fosse septique, lessiveuse, eau courante, électricité, télévision. A leur départ en 1967, son père loue la maison qui est détruite en 1971. Son père a servi d'intermédiaire pour faire venir ses oncles en France. Les parents évitaient de fréquenter le bidonville et souhaitaient s'en éloigner. Elle se souvient de l'incident du drapeau portugais dans le bidonville, de la boue en général et des passages fréquents des voitures de police. Elle parle de l'apprentissage de la langue française par ses parents. Elle parlait français avec son père et portugais avec sa mère. Elle parle des difficultés que son frère a connues pour poursuivre sa scolarité.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le bidonville de Champigny-sur-Marne > a011446817195ZSoRz3 > Alice Rodrigues, témoignage sur le bidonville de Champigny-sur-Marne. Née en 1960 en France, elle a vécu avec sa famille, sentier des Pendants jusqu'en 1967 : épreuves de tournage (2008).

Lucienne Scaglia, septième partie.

11AV 292 , 2007 - 2007  

Elle raconte l'histoire de la cafetière offerte par sa mère à sa grand-mère vers 1923 et celle de la valise qui a servi à transporter de l'argent pendant la guerre pour la famille italienne.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Parcours de migrants > Migrants et descendants d'origine italienne > Lucienne Scaglia-Chiaffi, témoignage sur l'immigration italienne : enregistrement sonore (2007).