Electric and Musical Industries (EMI) - Catalogue arabe Pathé Marconi (collection numérisée d'affiches)

4000-4027 , [194]- ?]  

Le catalogue arabe de Pathé Marconi

À l'instar de Pathé Marconi, les grandes entreprises d'édition discographique, qu'elles soient basées en France ou en Algérie, pressent leurs disques à Paris pour bénéficier des technologies d'enregistrement les plus avancées. Dès l'entre-deux guerre en France, il se forme alors des circuits de production musicale spécifiques à la chanson maghrébine, qui poursuivent leur activité jusqu'à la fin des années soixante-dix. Le marché du disque d'expression arabe et berbère se divise entre plusieurs grandes maisons de disques françaises concurrentes de Pathé, soient Philips, Barclay, Decca mais également des sociétés algériennes telles Safi ou Oasis.

Le catalogue arabe de Pathé Marconi propose autant les chanteurs moyen-orientaux comme Mohamed Abdelwahab et Oum Kaltoum que les chanteurs de l'immigration comme Slimane Azem et Oukil Amar. Il est fondamental d'analyser l'influence moyen-orientale sur le répertoire maghrébin : la rumba de Cheikh El Hasnaoui avec Bnat essohba (Les filles de compagnie), le Chachacha d'Abdelwahab Agoumi avec Malek Haïrana (Pourquoi es tu inquiète?) ou lejazzde Mohamed El Kamal avec Tictac qui domine aux cours des années trente et quarante disparaissent au profit de l'influence de la musique égyptienne. Ce courant favorise l'introduction d'orchestres orientaux dans la chanson de l'exil. Au cours des années cinquante, cette rupturestylistique est favorisée par le succès du cinéma égyptien composé de nombreuses comédies musicales diffusées dans les cinémas communautaires en France et certainement par la réappropriation des modes musicaux andalous par les chanteurs kabyles de l'exil adaptés à la poésie de Si Mohand U Mhand, grand poète kabyle de la fin du XIXème

Le catalogue arabe de la maison Pathé Marconi est composé aujourd'hui selon les estimations de Génériques de plus de 2000 titres sur support 78 tours et de plus de 3000 titres sur support analogique (bandes).

Illustrations et photographies :

Les affiches des années 1950-1960 sont principalement signées Gaston Girbal (1888-1978), affichiste pour spectacles et revues musicales dans son atelier du 27 rue Piat à Paris. D'autres ont été dessinées par Alain Carrier (né en 1924 à Sarlat), illustrateur et publiciste. Une affiche (Salim Halali) est signé Badia-Vilato, affichiste espagnol exilé en France pendant la Guerre d'Espagne. Certains portraits ont été réalisés au studio de photographie Harcourt (Paris), connu pour ses portraits en noir et blanc au jeu d'ombre et de lumière, de personnalités du monde artistique. Le Studio Vallois, studio spécialisé dans les portraits, est également mentionné. Dans les années 1960, c'est le photographe tunisien Abdelhamid Kahia (Tunis, 1926-2008) qui immortalise la chanteuse Niama. Enfin pour les années 1970-1980, les portraits de Karim Kacel et Rachid Bahri ont été réalisés par des photographes Bernard Leloup et Benjamin Auger, ayant débuté dans les années yé-yé (et au magazine Salut les copains).

Musée français de la photographie (Essonne, Ile-de-France, France) (fonds d'archives)

XVIIIe-XXe siècles  

Le musée conserve des clichés de photographes étrangers ayant vécu et travaillé en France, comme le Britannique Robert Jefferson Bingham (1825-1870) qui établit son studio au 58, rue Laroche-Foucault à Paris au milieu du XIXe siècle, l'Américain d'origine hongroise André Kertesz (Budapest 1894-New York 1985), l'Allemande Germaine Krull (Wilda 1897-1985), le Néerlandais Joris Ivens (Nimègue 1898-Paris 1989) ou encore Sabine Weiss (née en Suisse en 1924).

Le musée possède notamment des portraits réalisés par Sabine Weiss, installée à Paris en 1946, de peintres et sculpteurs étrangers dans leurs ateliers parisiens comme le Russe Ossip Zadkine (1958), le Suisse Alberto Giacometti (1954), l'Américain Robert Rauschenberg (1964), le Russe naturalisé français Ivan Pugny (1952), le Japonais Foujita (1954), l'Allemand Jan Voss (1988), le Polonais Lasdislas Kijno (2000).

Emmanuel Sougez (1889-1972) a photographié des artistes étrangers en France comme le peintre belge Kees Van Dongen en 1958, le sculpteur russe Ossip Zadkine en 1960, ou encore le clown suisse Grock.

Signalons également les portraits de célébrités d'André Reybas (1897-1972), photographe employé chez Pathé (1926) puis à la Paramount (1930), qui ouvre son studio à Châtillon-sous-Bagneux: l'actrice mexicaine Maria Félix (Alamos, Sonora 1914-Mexico 2002), le pianiste arménien Raffi Pétrossian, le danseur et chorégraphe russe Serge Lifar (Kiev 1905-Lausanne 1986), l'actrice américaine Pearl Fay White (Green Ridge, Missouri 1889-Neuilly-sur-Seine 1938).

Citons enfin un ensemble de photographies des pavillons de l'Exposition universelle de 1900.

Archives départementales de Seine-et-Marne (Seine-et-Marne, Ile-de-France, France) (fonds d'archives)

1793-1981  

Lorsque le Directoire créa le réseau des archives départementales

La loi du 5 brumaire an V (26 octobre 1796), " ordonne la réunion dans les chefs-lieux de département de tous les titres et papiers acquis à la République ". Bulletin des lois de la République française, n° 85, Paris : Imprimerie de la République, 1796, p. 8-9, réf. 810.

, il entendait que ces nouveaux services devinssent garants de la mémoire du nouveau ressort dont la Nation s'était dotée depuis 1790

Le décret décidant la division de la France en départements fut voté par l'Assemblée constituante le 9 décembre 1789, mais il fallut toutefois attendre, pour voir leur nombre et leurs limites clairement définis, les décrets des 15 janvier et 16 février 1790, annexés à la séance de l'Assemblée nationale du 26 février et officiellement entrés en vigueur le 4 mars. Archives parlementaires de 1787 à 1860, Paris : Paul Dupont, 1880, t. 11, p. 716-724.

. Quatre notions, déjà anciennes pour certaines ou toutes récentes pour les autres, présidèrent ainsi à cette création : d'abord le souci de la continuité administrative, incarné par la mission de conservation des actes officiels ; ensuite l'exigence de transparence administrative, garantie par le libre accès aux documents ainsi conservés ; en outre la souveraineté du citoyen, assurée par l'ouverture à tous des dépôts d'archives ; enfin l'affirmation du ressort départemental, encore jeune en 1796 mais appelé à se pérenniser grâce à l'adaptation sur cette trame départementale

La loi du 22 décembre 1789, consécutive au décret décidant la division de la France en départements, prescrivait dans chacun la création d'une assemblée locale composée de 36 membres élus au suffrage censitaire : le conseil de département. Supprimé par la loi du 14 frimaire an II (4 décembre 1793) parce que la politique locale semblait mettre la République en péril dans le contexte troublé de la Terreur, il ne fut rétabli que tard sous le Consulat par la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), sous le nom de conseil général. Mais cette loi modifiait profondément la structure administrative de ces ressorts : les districts étaient remplacés par des arrondissements, moins nombreux et donc d'autant plus étendus, le nombre des cantons fut aussi diminué. La création la plus significative fut celle qui consista à faire du département une circonscription administrative de droit commun, avec à sa tête un préfet assisté de sous-préfets basés aux chefs-lieux d'arrondissement. L'État prenait pied, de façon directe et durable, dans chacun de ses échelons départementaux. Jusqu'à la loi de décentralisation du 2 mars 1982, dite loi Defferre, le préfet de département était à la fois le représentant de l'État dans le département et l'exécutif départemental, tandis que le rôle du président du conseil général consistait seulement à présider l'assemblée départementale. Depuis lors, le préfet demeure le chef des services déconcentrés de l'État tandis que le président du conseil général dirige les services décentralisés du département. Un recensement des " ouvriers agricoles étrangers et immigrés " travaillant

des cartes administrative, judiciaire, académique et même ecclésiastique.

Après un peu plus de deux siècles d'existence, les archives départementales n'ont cessé de se trouver au cœur du rapport privilégié que les populations - héritières des citoyens de 1790 - ont entretenu et entretiennent encore avec le territoire sur lequel elles vivent. Ces rapports sont souvent purement administratifs, inscrits dans des ressorts formels et en cela contestables ; mais ces cadres solides ont du moins le mérite de fournir des repères stables, aptes à jalonner les allées et venues d'une vie humaine de moins en moins statique au gré des évolutions des moyens de transports et de communication. En dépit de différences régionales, on a vu naître un réel attachement des populations pour le territoire qu'elles occupent.

La Seine-et-Marne, en tant que territoire, est le théâtre des mêmes enjeux que tout territoire, à proportion de ses dimensions, tandis que les Archives départementales sont dépositaires de la mémoire individuelle et collective des citoyens qui y ont toujours vécu autant que de ceux qui y l'ont traversée ou y ont séjourné suffisamment longtemps pour laisser leur trace. Au-delà de la mémoire familiale transmise de génération en génération et qui échappe pratiquement à tout encadrement, les Archives départementales conservent des documents aptes à éclairer la destinée des Seine-et-Marnais, principalement du point de vue des administrations qui y avaient et y ont toujours leur siège. Les populations demeurées provisoirement ou bien arrivées récemment sur le territoire n'en sont pas exclues.

Un sujet de société

Longtemps boudées par l'historiographie traditionnelle qui ne savait quelle place leur accorder, ces populations demeurées provisoirement ou bien arrivées récemment sur le territoire ont commencé à faire l'objet d'études dans les années 1970 et l'attention dont elles ont bénéficié ne s'est pas démentie, bien au contraire, au point que la place des populations immigrées dans l'histoire de France est désormais mieux connue.

En matière d'accès à la nationalité française, la Révolution française et la période napoléonienne marquèrent une rupture nette par rapport à l'époque monarchique. Ainsi, à la décision prise par le roi d'accorder des lettres de naturalité à tel ou tel de ses serviteurs zélés né sujet d'une couronne étrangère, succéda une procédure administrative moins subjective. La fidélité en un homme incarnant seul l'État, qui conditionnait l'accès à la condition de sujet du roi de France sous l'Ancien Régime, fut profondément bouleversé lorsque la Nation souveraine, notion politique nouvelle, fut créée, et surtout lorsque la nationalité fut officiellement et explicitement régie par le Code civil. Devenue la Patrie des Droits de l'Homme, la France représentait pour tous les opposants politiques étrangers un idéal de liberté pour l'expression.

C'est pourquoi cette époque de rupture dans la définition même de Français coïncida avec les premières grandes vagues d'immigration en France. Les XIXe et XXe siècles virent leur nombre et leur masse s'accroître, selon la situation économique et politique des pays voisins, des anciennes colonies, et même de l'ensemble du globe. L'élargissement des contrées d'origine des personnes ayant choisi la France comme pays d'accueil est un fait indéniable. Les services préfectoraux, dont les archives attribuaient sous Napoléon les noms d'" étranger " et d'" immigré " à toute personne née hors du département

Un recensement des " ouvriers agricoles étrangers et immigrés " travaillant dans le département en 1809 dénombre les travailleurs saisonniers originaires du Limousin et même de la Champagne. [Archives départementales de Seine-et-Marne, M 9215, dernière p. de la liasse.]

, prirent acte de cet élargissement de la géographie migratoire, et réservèrent rapidement cette terminologie aux seules populations originaires de pays étrangers

Une lettre de renseignements datée de février 1841, adressée en réponse par le sous-préfet de Meaux au préfet de Seine-et-Marne, traduit l'évolution sémantique après une vague d'immigration polonaise dans le département. [Archives départementales de Seine-et-Marne, M 10041.]

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Au fur et à mesure que des ressortissants étrangers pénétraient sur le territoire national et briguaient la nationalité afin d'être pleinement considérés comme des citoyens français, les conditions d'accès à ce statut furent précisées, tantôt durcies tantôt simplifiées

La lettre au préfet de 1841 fait déjà mention du statut de " réfugié " (cf. note précédente). On conserve en outre un grand nombre de demandes de naturalisation, dont la mise en perspective historique permet de suivre l'évolution chronologique. Citons par exemple la lettre de déclaration d'intention datée de 1874 dans laquelle Johann Weller, jeune prussien, sollicite du préfet, dans un français parfait, l'obtention de la nationalité française au lendemain du traité de Francfort (1871). [Archives départementales de Seine-et-Marne, M 9893.]

. En outre, bien des personnes ayant immigré en France n'entendaient pas quitter leur pays d'origine pour toujours et gardaient l'espoir d'y retourner sitôt la situation politique ou économique rétablie. Selon les cas, on créa pour ces populations le statut de demandeur d'asile, de réfugié, de travailleur étranger. Chacun de ces mots correspond à une réalité distincte, et on veillera bien à ne pas les confondre

Afin d'éclairer les nuances propres à tous ces termes, on consultera le glossaire dressé en annexe du présent guide des sources. Il a semblé superflu de signaler à chacune de leur occurrence les mots qui constituent ce glossaire.

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Dans l'histoire de l'immigration en France, comme dans tout phénomène humain, une véritable géographie s'est dessinée. Paris, capitale de la première puissance politique européenne au Grand siècle puis principal centre culturel de l'Europe au siècle des Lumières, devint à partir de la Révolution française un lieu de pouvoir symbolique. Versailles ne brilla guère plus que par intermittence, tandis que tout ce que le pays comptait de beaux esprits réformateurs se retrouvait à Paris. Les Trois glorieuses et la Commune confirmèrent aux yeux des États européens que Paris était la véritable capitale politique et intellectuelle de la France sinon de l'Europe, titre que lui disputèrent les non moins cosmopolites Londres et Vienne. Paris, donc, capitale des arts, exerça une puissante attraction sur les opposants politiques éclairés et les artistes en rupture avec le pouvoir officiel dans l'Europe en cours d'industrialisation.

Cette industrialisation, justement, attirait également une population étrangère plus nombreuse quoique plus discrète : la masse des travailleurs fuyant la misère, et trouvant en France le travail nécessaire pour subvenir à leurs besoins. Le sol riche des vastes plaines de l'Île-de-France et son réseau de petites villes industrieuses aux portes de la capitale fit du bassin parisien une zone d'accueil privilégié des populations migrantes. Par ailleurs, le développement économique, compromis par un malthusianisme relativement précoce, rendait cette immigration également souhaitable pour les patrons locaux. La place tout à fait particulière de l'Île-de-France dans la géographie migratoire française ne s'est guère démentie après la Première Guerre mondiale, bien au contraire. Si l'on excepte les régions périphériques directement au contact des frontières permettant une immigration de proximité l'Île-de-France est la seule région intérieure à avoir accueilli des populations migrantes dans de telles proportions. Elle figure ainsi avec le Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine, Rhône-Alpes, la Provence et l'agglomération toulousaine, parmi les zones les plus cosmopolites du pays. Un regain de migrations, originaires du Maghreb, de l'Afrique noire mais également de l'Asie du sud-est et de l'Amérique centrale a été constaté dans la seconde moitié du XXe siècle, entraînant la multiplication des associations de soutien au fur et à mesure que des problèmes sociaux en lien avec cette immigration semblaient apparaître sur le territoire.

La Seine-et-Marne ne peut se vanter de disposer sur son territoire d'un grand centre d'immigration comparable à Paris ou à Marseille. Pourtant, sa population a doublé en 40 ans, et son seul solde naturel n'explique pas cette explosion démographique

Soit près d'1,3 millions d'habitants en 2010, contre près de 650 000 vers 1970.

. La proximité de la frange occidentale du département avec la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne explique en partie que 80 % de la population seine-et-marnaise soit urbaine, car un grand nombre de modestes villages se sont brusquement retrouvés au rang de villes moyennes. Ainsi le contraste s'est nettement accusé, depuis quelques décennies, entre cette partie très urbanisée, quoique ne comptant aucune très grande ville

Le chef-lieu, Melun, ne dépasse guère 40 000 âmes et son agglomération dépasse à peine le chiffre symbolique de 100 000 alors qu'elle compte deux villes de 20 à 25 000 habitants : Dammarie-lès-Lys et Le Mée-sur-Seine. Les deux unités urbaines principales, Chelles et Meaux, se situent aux alentours de 50 000 habitants chacune, pour des agglomérations de 75 à 80 000 habitants.

, et la moitié méridionale et surtout orientale du département encore très rurale. Ces deux parties du département, assez distinctes, permirent au siècle dernier une immigration de main d'œuvre, en partie industrielle vers Noisiel et Torcy, en partie agricole dans les plaines briardes.

Par conséquent, tracer l'histoire des populations étrangères et immigrées en Seine-et-Marne aux XIXe et XXe siècles, c'est aussi dresser un portrait des prisonniers de guerre capturés dans les conflits internationaux, des travailleurs polonais, italiens, belges et portugais, des optants alsaciens et mosellans de la fin du Second Empire, des réfugiés espagnols carlistes puis antifranquistes, des ouvriers de la Reconstruction. On retrouvera toutes ces populations au fil des documents d'archives présentés dans ce guide des sources.

Un sujet d'actualité

Un sujet si profondément ancré dans la société française ne pouvait demeurer longtemps réservé à une " élite " d'historiens avertis. Ainsi un véritable intérêt populaire pour l'immigration est apparu depuis quelques années, accompagné d'une considération accrue de la part des personnalités politiques.

De nombreuses initiatives sur le territoire, surtout dans les zones de forte immigration, illustrent cet intérêt populaire et cette considération politique actuels. La bibliographie rassemblée en annexes n'est qu'un échantillon de l'abondante production sur ce sujet, preuve que les travaux historiques ont vocation à bénéficier au plus grand nombre. La Seine-et-Marne n'entend pas demeurer en dehors de ce vaste mouvement, comme en témoignent l'exposition présentée au musée des pays de Seine-et-Marne à Saint-Cyr-sur-Morin de l'automne 2010 à l'été 2011 et au colloque organisé aux Archives départementales à Dammarie-lès-Lys au printemps 2011.

Un signe fort de cet intérêt populaire et de cette considération politique a été donné à l'échelle nationale par la création en juillet 2004 du groupement d'intérêt public de préfiguration pour un musée de l'immigration, transformé en établissement public en janvier 2007. La Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI) fut symboliquement installée au Palais de la Porte Dorée, palais mis en chantier en 1928 en vue de l'Exposition coloniale internationale de 1931

et pour accueillir après la clôture de l'exposition le " musée permanent des colonies " et marquer ainsi l'apogée de l'empire colonial français. + de 7 000 m, plusieurs espaces spécialisés dont une médiathèque de 700 m, 100 places, 20 000 références pour être à la fois musée et lieu de rencontre et de réflexion1 sur 200 ans d'histoire de l'immigration, cf. le Mémorial de Caen)

. Il convient de rappeler que ce projet pédagogique et culturel était souhaité par un comité d'historiens depuis le début des années 1990, mais que plusieurs des rapports remis aux ministres successifs étaient demeurés sans suite. La CNHI fut inaugurée et ouverte au public au mois d'octobre 2007.

À la même période, la création dans notre pays d'un ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire, en mai 2007, illustra de nouveau la considération du gouvernement pour ces questions. L'existence critiquée de ce ministère et plusieurs controverses sur l'identité nationale et les mesures d'éloignement des Roms de nationalité étrangère montrèrent à quel point elles étaient controversées au sein de la société. Ce ministère a été supprimé en novembre 2010.

Un sujet délicat

Ces controverses sur le plan politique montrent bien que le sujet est délicat sur le plan idéologique, mais cela ne doit pas être une raison suffisante pour s'empêcher de le traiter, bien au contraire. Il faut cependant prendre la pleine mesure des débats qui se posent pour adopter la prudence nécessaire au chercheur. Dans les documents d'archives des années 1800-1975, l'attitude des autorités à l'égard des populations migrantes est assez ambivalente, entre l'accueil chaleureux et le rejet parfois strict, entre l'hébergement généreux et la surveillance qui conduit parfois à des expulsions. De plus, la relative froideur des documents administratifs, où les agents s'attachent à décrire une situation de façon objective, peut sembler choquante pour un lecteur contemporain sensible à la charge émotionnelle que suscite l'histoire personnelle. On ne doit pas juger des qualités humaines de ces agents à l'aune des termes qu'ils emploient dans les archives. Ce serait commettre là un grave contresens historique. Les documents valent pour ce qu'ils sont, des sources, et ce qui pourrait apparaître comme de la froideur ne doit pas être interprété comme autre chose qu'un souci de neutralité administrative. De même, l'emploi de certains termes aujourd'hui inusités voire péjoratifs doit toujours être lu à la lumière des usages de l'époque. Ils ne constituent ni plus ni moins que des témoignages sur leur temps. Les archivistes s'efforcent donc d'aborder ce sujet de façon dépassionnée, ni froide ni indifférente, mais de façon rationnelle et mesurée. C'est à cette condition seulement que les archives que nous avons reçues peuvent conserver leur valeur historique.

Sur le plan sémantique

-définition d'étranger, d'immigré (depuis quel moment et jusqu'à quel moment ?)

-question des réfugiés

-question des nomades (pourquoi les a-t-on inclus ?)

-question des rapatriés (pourquoi les a-t-on inclus ?)

-absence des émigrés (pourquoi les a-t-on exclus ?)

-absence des Juifs (pourquoi les a-t-on exclus ?) seulement si Juifs étrangers Les populations juives ne sont pas au cœur de ce guide des sources en tant que telles, en tant que communauté fondée sur la pratique du culte judaïque

On consultera par ailleurs à ce sujet les références suivantes : Viey (Frédéric), Le livre mémorial des Juifs de Seine-et-Marne durant la seconde guerre mondiale (1940-1945), Bussy-Saint-Georges : Conseil des communautés juives de Seine-et-Marne / Éditions la Plume et l'Écran, 2008, 347 p. {8°7024 et 8°7024/A}. Viey (Frédéric), Histoire des juifs en Seine-et-Marne : du Moyen Âge à nos jours, Le Mée-sur-Seine : Lys Éditions Amattéis, 2005, 223 p. {8°6246}.

; elles sont néanmoins envisagées lorsqu'il s'agit de populations juives d'origine étrangère, mais c'est alors parce qu'elles sont étrangères et non pas parce qu'elles sont juives qu'elles figurent dans ce guide des sources

À cet égard, cf. les cotes SC 26346 et M 3456, réf. [&] et [&].

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La colonisation est davantage une émigration qu'une immigration, et elle n'entre en ligne de compte que dans la faible mesure où des indigènes des colonies sont venus en métropole pour s'y installer. Et dans la mesure où ceux-ci n'ont plus été considérés comme des citoyens français.

Quelle orientation pour dépasser les obstacles susmentionnés, pourquoi de telles bornes chronologiques (que faire de la date-pivot de 1940 ?) et spatiales (le simple argument du ressort départemental des AD-77 risque de sembler un peu léger, quelle incidence de ce ressort sur l'immigration et les étrangers, et quels rapports avec les départements voisins ?) Ressort cohérent parce que coïncide avec celui de l'action préfectorale, des tribunaux et/ou sous-préfectures de Melun, Meaux, Fontainebleau, Provins (etc. ?)

Constituer un guide des sources

Histoire des institutions concernées par ces questions (préfecture, puis divers services de l'État, la Police, la Justice, etc.) et histoire des textes réglementaires fixant les sous-séries du cadre de classement ; histoire des grands textes réglementaires relatifs au statut des étrangers et à la régul(aris)ation de l'immigration. L'économie générale de la sous-série 6M réglementaire.

Histoire propre des fonds des AD-77, des classements successifs, et de l'empreinte laissée par tel archiviste ou tel service versant (SC, PF, CA, Mp). Séries continues donc dans l'ordre chronologique non pas des affaires traitées par les différents services, mais des versements aux AD-77.

Historique de la conservation : Correspondance de juillet 1979 (avec la DAGR) : dossiers des mariages des étrangers porteront désormais explicitement ce nom dans le bordereau ; Courriel de 2003 : Service de préarchivage de la Préfecture : 2 personnes, 6kml, surtout archives de la Direction de la réglementation et des libertés publiques.

Élaborer un instrument de recherche

- Identification des sources (puis reclassement) puis reconditionnement puis recotation puis inventaire

- Identification des sources puis inventaire raisonné

- Choix opéré pour des raisons pratiques : stage en durée limitée et dédié à une observation globale du service donc souci d'éviter le " ni fait ni à faire ", qui a conduit à fixer un calendrier exigeant mais raisonnable, donc impératif absolu de réversibilité, état stable (fini en soi) mais perfectible (à moindres frais). Au-delà du stage, correspond à la politique globale du service (inventaires raisonnés) avec traitement matériel dans un second temps.

Mentionner ici les documents d'abord sélectionnés puis finalement abandonnés, justifier ces choix.

Guide des sources permet de s'affranchir de la numérotation des cotes, quand l'ordre de celle-ci apporte plus de confusion qu'il n'en dissipe : par exemple : les cotes M 9971 à M 9975 sont toutes relatives aux échanges d'actes d'état civil concernant les étrangers dans le département (1872-1931), mais d'une part la numérotation des cotes ne respecte pas l'ordre chronologique (les dossiers cotés M 9973 et M 9975 sont antérieurs à ceux cotés M 9971 et M 9972), d'autre part surtout la cote M 9974 est intercalée dans ce groupe cohérent alors que son contenu est tout à fait étranger à ces questions et ne s'y rapporte ni par sa date (1828) ni même par son sujet (État récapitulatif du papier timbré nécessaire pour le confection des registres d'état civil). En revanche, la cote M 9980 n'est pas immédiatement consécutive au groupe, mais elle contient des dossiers similaires produits à une date similaire.

- Quels délais de communicabilité pour les données personnelles ?

- " instructions " signifie parfois " enquêtes ", à ne pas confondre avec " instruction " au sens de " directive de l'autorité de tutelle "&

Société historique et littéraire polonaise - Bibliothèque polonaise de Paris (Paris, France) (fonds d'archives)

XIXe-XXe siècles  

La Bibliothèque possède des ouvrages, manuscrits, cartes, fonds d'archives privés, œuvres d'art et photographies de l'émigration polonaise en France aux XIXe et XXe siècles. Quatre ensembles muséographiques ont été constitués: le musée Adam Mickiewicz ouvert en 1930, le salon Frédéric Chopin, le musée Boleslas Biegas et la collection Camille Gronkowski à partir de 1955.

Soucieux de préserver le patrimoine culturel polonais à l'étranger, des émigrés polonais, ont légué, dès le début du XIXe siècle, des collections artistiques à la Bibliothèque: 163 estampes de Wladyslaw Zamoyski (1803-1868), 800 dessins et gravures du général Karol Kniaziewicz (1762-1842), 40 000 gravures de Maciej Wodzinski (17831848). Au XXe siècle, la richesse des dons ne tarit pas: collection personnelle du bibliophile et collectionneur Wladyslaw Dabrowski (1884-1970), tableaux, dessins et estampes du publiciste et homme politique Kazimierz Woznicki (1878-1949), du poète et peintre Jan Winczakiewicz (né en 1921), et de bien d'autres encore dont les conservateurs de la Bibliothèque.

À sa création, la Bibliothèque a également reçu de nombreux dons de manuscrits, papiers personnels, archives d'organismes issus de l'émigration, dons qui se poursuivent au XXe siècle.

Ministère de l'Agriculture (fonds d'archives)

1808-1992  

Le ministère de l'Agriculture, créé à la fin du XIXe siècle, et les administrations qui l'ont précédé - souvent au sein d'autres ministères - ont produit des archives de premier plan pour l'histoire des migrations dans les campagnes françaises. En effet, les migrations liées au monde agricole et plus largement à l'espace rural depuis la Révolution française n'ont cessé de gagner en importance pour culminer dans la période 1920-1950. L'intervention de l'État pour stimuler, contrôler ou limiter ces mouvements se fait surtout sentir à partir de la Première Guerre mondiale. Jusqu'au dernier tiers du XIXe siècle, seules les affectations aux travaux agricoles de prisonniers de guerre ou de réfugiés et le contrôle des travailleurs saisonniers aux frontières font réellement l'objet d'une production administrative significative. L'intensification de l'exode rural et de l'immigration dans les années 1880-1890 puis les conséquences de la Guerre 1914-1918 conduisent l'État à accroître son intervention dans le domaine des migrations agricoles (ravitaillement, pénurie de main-d'œuvre, dépeuplement des campagnes...). Cette implication accrue des pouvoirs publics est perceptible dans les archives produites par l'administration. Dans les années 1920, le ministère de l'Agriculture participe à l'élaboration des traités bilatéraux avec les pays d'émigration et ses services favorisent la prospection, notamment en Europe orientale, pour le recrutement de candidats à l'émigration pour les campagnes françaises. Cette volonté de contrôler les migrations de travail - qui pendant l'entre-deux-guerres se transforment dans certaines régions du Sud en migrations de repeuplement (comités de retour à la terre) - se concrétise avec la mise en place du service de la main-d'œuvre agricole (introduction de travailleurs étrangers, contrôle des contrats de travail et des vaccinations...) et à la participation du ministère de l'Agriculture aux différentes instances en charge de l'immigration (Commission interministérielle permanente de l'immigration, Conseil national de la main-d'œuvre...). Dans les années trente, l'agriculture reste d'ailleurs relativement épargnée par les lois de limitation de la main-d'œuvre dans l'économie française et demeure un secteur "refuge" pour les étrangers sans travail dans l'industrie. Les services de l'État incitent aussi le "reclassement" des réfugiés dans les campagnes : Arméniens et Russes dans les années 1920, apatrides et Espagnols dans les années 1930 (voir par exemple les archives du Comité pour l'étude de l'intégration des réfugiés espagnols dans l'agriculture française) puis réfugiés français et étrangers en 1939-1940 (ce mouvement "ruraliste" s'intensifie sous le régime de Vichy, notamment avec les chantiers ruraux). Dans les années 1950-1960, le même processus préside à l'orientation des rapatriés vers les terres dépeuplées ou inexploitées du Sud de la France (voir notamment les archives de l'Association nationale de migrations et d'établissements ruraux). Plus largement, après l945, l'immigration dominante de l'avant guerre (italienne, espagnole et polonaise) se poursuit mais rapidement les migrations saisonnières de Portugais puis de Maghrébins dans les exploitations maraîchères et fruitières prennent le relais. Les archives produites par la direction des affaires sociales et par la direction de l'aménagement témoignent de la diversité des statuts des immigrés dans l'agriculture depuis la Seconde Guerre mondiale (exploitants, salariés permanents, saisonniers...).

Les fonds du ministère de l'Agriculture touchant à l'immigration sont beaucoup plus riches que ne l'indiquent les seuls dossiers référencés ici à partir des informations extraites des instruments de recherche des Archives nationales ou des quelques dépouillements effectués. Ces dossiers constituent bien évidemment une première base de repères mais n'ont aucun caractère exhaustif.

Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT) (fonds d'archives)

1900-2001  

Le fonds est composé de 366 boîtes, classeurs et chemises, numérotés selon leur classement dans les armoires.

Les boîtes d'archives ne contenant que des brochures de large diffusion, comme Hommes et migrations et La lettre du FAS, ne figurent pas dans l'inventaire. Elles seront détruites lors de la réorganisation du fonds. Cet inventaire est donc provisoire, ce qui explique l'importance de la rubrique "divers".

Fonds documentaire de l'association Relais 591968-2000 (fonds ouvert)

début 1970-2000  

La description qui est faite, ci-après, du fonds ne concerne, en réalité, qu'une partie documentaire du fonds relative à la formation. Il s'agit, en effet, de l'ensemble du matériel pédagogique ayant servi aux différents cours et formations dispensés par l'association depuis ses débuts ; ce qui en reste tout au moins.

Il est à noter qu'une partie de cette documentation provient d'ailleurs de l'association Solidarité Français Migrants. A la fin des années 1980, en effet, le Centre Social Le Relais 59 avait ouvert, avec cette association ainsi qu'avec Accueil et promotion, une permanence juridico-sociale hebdomadaire pour accueillir et aider toute personne en situation de régularisation ou qui venait d'émigrer en France. En décembre 1992, les bénévoles de ces trois associations ont déposé les statuts d'une nouvelle association, Femmes de la terre, entièrement destinée à une nouvelle permanence « femmes ». Au départ, ce sont le Centre Social Relais 59 et les deux autres associations (Accueil et Promotion et Solidarité Français Migrants) qui ont porté le « bébé » en apportant financement et local

LE COQ (Camille). Femmes de la Terre, association loi 1901, une petite structure active et efficace. Dossier de recherche en Master 1 de Science politique à l'Université Paris I Panthéon Sorbonne, sous la direction de Jérôme Valluy (2005-2006).

.

Cette documentation qui s'avère obsolète pour les activités de formation actuelles requiert sans doute un intérêt secondaire, historique. C'est pourquoi nous avons entrepris d'en dresser l'inventaire.

Ce petit fonds documentaire contient donc essentiellement des anciennes méthodes pédagogiques d'alphabétisation ou d'apprentissage de la langue française, aussi bien pour l'oral que l'écrit.

Au niveau des supports, le fonds comprend des brochures d'information et de communication, des dossiers pédagogiques concernant le champ médico-social (livret animateur, livret stagiaire, planches illustrées, fiches, ...), des ouvrages ainsi que des dossiers documentaires constitués sur des thèmes en particulier (articles de presse, collages-montages, textes...), des cassettes audio et video.

Centre de recherches sur la diaspora arménienne (CRDA) (Paris, France)(fonds d'archives)

XXe siècle  

Le CRDA a rassemblé une documentation importante sur l'Arménie et la diaspora arménienne dans le monde: elle possède un grand nombre de vidéos, plus de 3 000 livres, 25 000 diapositives, des milliers de photographies, des centaines de dossiers thématiques et une grande collection de journaux arméniens publiés en Arménie ou par la diaspora arménienne en France ou dans le monde.

Sayad, Abdelmalek (fonds d'archives)

début 1980-2009]  

Après un premier important travail de tri, les archives sont réparties dans 329 boîtes d'archives, 3 mallettes, 7 boîtes à fiches et une quinzaine de cartons de vrac.

Ce fonds est constitué des notes, des retranscriptions d'entretien et des travaux de recherche, des écrits, des cours, des enquêtes sociologiques et dossiers thématiques élaborés par Abdelmalek Sayad, tout au long de sa carrière de sociologue de l'immigration et d'enseignant. Il se compose également de correspondance échangée avec des chercheurs, des étudiants, des universités, des groupes et centres de recherche, en France comme à l'étranger (en particulier l'Algérie, la Suisse et le Brésil). Dans la plupart des dossiers figurent des travaux universitaires (mémoires, thèses) et des études commanditées par les pouvoirs publics ou par des centres de recherche et des réponses à des appels d'offre. Cette documentation doit être considérée comme partie intégrante du fonds, dans la mesure où la plupart est annotée ou s'inscrit dans des dossiers plus larges.

Les archives contenues dans ce fonds témoignent aussi de l'engagement d'A. Sayad dans la vie associative, notamment auprès d'ABRIDA (Association berbère de recherche, d'information, de documentation et d'animation) ou auprès d'Inter-migrants pour qui il a animé une émission à la Maison de la Radio.

Quatre-vingt-quinze pour cent du fonds sont composés d'archives papier, le reste étant constitué de documents iconographiques ou sonores.

Les documents les plus anciens datent des années 1960, époque à laquelle A. Sayad suivait les cours à l'université d'Alger, où il fait la connaissance de Pierre Bourdieu. A cet égard, il faut souligner que nombre de documents concernent la collaboration entre ces deux sociologues. Le fonds comporte quelques documents antérieurs aux années 1960, collectés par A. Sayad au cours de ses recherches : registres de logeurs et d'hôteliers de la ville de Puteaux (années 1940), reproductions d'ouvrages rares. Enfin, les documents les plus récents, postérieurs à la mort d'A. Sayad, ont été réunis par Rebecca Sayad, à l'occasion d'hommages et de rééditions.

Les thèmes centraux de ce fonds reflètent, bien évidemment, les sujets qu'A. Sayad a développés dans ses publications, les premiers ayant servis à l'élaboration des seconds. Citons pour mémoire : population algérienne, conditions sociales en Algérie, émigration algérienne, logement (bidonvilles, foyers, …), racisme, nationalité, exil, enseignement, altérité, etc.

Centre d'histoire du travail (CHT) (Loire-Atlantique, Pays de la Loire, France) (fonds d'archives)

1905-[?]  

Plus d'une centaine de fonds d'archives de provenances diverses sont disponibles au CHT: fonds de militants ouvriers ou paysans, principalement du département de la Loire-Atlantique ; d'organisations syndicales locales (CGT-FO, CGT, CFDT, FDSEA, Paysans Travailleurs,...) ; d'organisations politiques ou syndicales nationales (Confédération nationale des syndicats de travailleurs paysans, Parti socialiste unifié).

Le CHT gère également le fonds «bibliothèque et périodiques» du Centre de documentation anarchiste (CDA), soit plus de 3500 ouvrages et 500 titres de périodiques.

Certains fonds concernent l'immigration en France :

Fonds de l'Association nantaise d'échange avec l'Algérie (AENA) Fonds du Groupement accueil service promotion du travailleur immigré (GASPROM)Fonds de la Ligue des droits de l'Homme -section du pays nantaisFonds du Parti socialiste unifiéFonds du Peuple et culture Loire-AtlantiqueFonds de l'Agence presse libération (APL) - La tribuneFonds du Centre d'histoire du travail (CHT) - DocumentationFonds de l'Union départementale CGT - Loire AtlantiqueFonds de l'Union locale CGT Nantes (Loire-Atlantique)Fonds de l'Union départementale de la CFDT Loire-AtlantiqueFonds de Christophe PatillonFonds de Robert BillouxFonds de Marc BlanchardFonds de René BourrigaudFonds de Jean-Charles CanonneFonds de Chiche ! NantesFonds de Nicolas FaucierFonds de Leroy/JudasFonds de LoiretFonds de Jacques OmnesFonds de Paul MalnoeFonds de la Fédération du parti socialiste de Loire-AtlantiqueFonds de François PreneauFonds de Danièle Rouzière

Associations et groupements

F12/9404-9146 , 1914-1938  

Renseignements et correspondance. 9406.[... ] Comité d'entente économique France-Italie (1930-1933) ; Comité d'entente pour faciliter la participation étrangère aux foires-expositions (1931) ; Comité d'expansion économique franco-chinoise (1934) ; Comité France-Amérique (1934) ; Comité franco-arménien d'études économiques (1932-1933) ; Comité international du commerce de l'automobile (1928) ; Comité international de transactions (1926) ; Comité américain (1927). 9407.[... ] Compagnie générale de l'Amérique latine (1912) ; Compagnie du Moyen-Orient (1924) ; Comptoir franco-hollandais (1920) ; Comptoir italo-français (1934) ; Comptoirs industriels et commerciaux du Proche-Orient (1934) ; Confédération des sociétés belges de France (1937) ; Conseil central du tourisme international (1935-1937). 9408.[... ] Fédération des commerçants et industriels belges de France (1924) ; France-Afrique (1935) ; France-Europe-Orient (1923) ; France-Europe et pays d'Outre-mer (1933). 9409.[... ] Institut international de l'alimentation (1937) ; Journal des étrangers (1929). 9411.[... ] Maison des étrangers à Paris, projet par Mme Balloy (1933). 9412.[... ] Maison de la France d'outre-mer, projet (1924-1934) ; Maison des Nations à Paris, projet (1934-1939) ; Montgomery, directeur de la Centrale économique franco-allemande. 9413.[... ]New Fields, publication en langue anglaise (1927) ; Office commercial et industriel franco-palestinien (1934) ; Office international des échanges commerciaux (1925-1935) ; Paris-Amérique latine (1925) ; Paris-Europe (1934) ; Paris-Orient (1937) ; Paris-World (1938) ; Rosenthal, maison commerciale de Berlin (1926) ; Ranzenhofer, allemand suspect (1935) ; Rassegna economica italo-francese (1925) ; Revue de l'Amérique latine (1930) ; Revue latino-mexicaine (1933). 9414.[... ]Semaine coloniale française (1929) ; propagation des langues étrangères (1933).

.

Triangle bleu (fonds d'archives)

1919-2005  

Réfugiés en France à la fin de la guerre civile, ce sont 450 000

Estimation de l'ambassade d'Espagne à Paris.

Espagnols républicains (militaires et civils) qui passent la frontière entre janvier et février 1939. Mais cet exil a débuté dès le déclenchement de la guerre civile en 1936, au moment où les franquistes ont fermé la frontière française à l'ouest des Pyrénées. Pour faire face à cet exode massif et précipité, les autorités françaises les placent dans des camps dans le sud de la France, appelés “ camps de concentration ”. “ Le terme camp de concentration peut choquer ; il est couramment utilisé dans les documents administratifs de l'époque, et le ministre de l'Intérieur, Albert Sarraut, l'emploie dans un sens “ lénifiant ” lors de sa conférence de presse au début de février 1939 : Le camp d'Argelès-sur-Mer ne sera pas un lieu pénitentiaire, mais un camp de concentration. Ce n'est pas la même chose. ”

Cité par Dreyfus-Armand, Emile Témime, in Les camps sur la plage, un exil espagnol, Autrement, 1995, p.20-21.

Le gouvernement est également favorable aux départs pour d'autres pays, mais qu'ils s'agissent de l'URSS, de la Grande-Bretagne ou des pays d'Amérique latine, ils doivent passer au travers de quotas et de sélections souvent très stricts. Au total, ce sont environ 20.000 Espagnols qui choisissent de quitter la France, dont plus de 15.000 pour l'Amérique latine. Pour sortir des camps, les autorités françaises proposent également aux internés le retour dans l'Espagne franquiste. Ceux-ci lui sont dans la plupart des cas enrôlés dans la Légion, puis plus tard, dans les bataillons de marche ou les Compagnies de travailleurs étrangers (CTE), pour édifier des fortifications du front, comme sur la ligne Maginot.

Faits prisonniers par la Wehrmacht en 1940, ils sont déportés en majorité dès la deuxième moitié de 1940 dans le camp de Mauthausen

Localisé en Autriche, à 20 km de Linz, le camp de Mauthausen est créé le 8 août 1938 et libéré le 5 mai 1945 par la 11ème division blindée US, avec la collaboration de la résistance organisée à l'intérieur du camp. Il compte 49 camps annexes permanents (comme Gusen) et 10 kommandos ayant existé pour quelques semaines seulement.

. D'autres Espagnols sont encore livrés par la police de Vichy, arrêtés comme résistants, et ils sont répartis après 1942 entre différents camps nationaux-socialistes, les femmes étant déportées essentiellement à Ravensbrück

Situé près de Furstenberg, dans le Nord de l'Allemagne, le camp de Ravensbrück est créé en 1938 et libéré le 30 avril 1945, par l'Armée Russe. Il compte 31 camps annexes et kommandos extérieurs.

. Nous savons que plus de 7.000 Espagnols sont déportés à Mauthausen

Fabréguet, Michel, Mauthausen. Camp de concentration national-socialiste en Autriche rattachée (1938-1945), Honoré Champion, 1999. La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) recense 6.737 républicains espagnols déportés à Mauthausen en tant que “ triangle bleu ”.

(2.000 survivront), car ils sont comptabilisés par nationalité. Déchus de leur nationalité espagnole par Franco, ils portent le triangle bleu des apatrides, avec en son centre un S pour Rot Spanier (rouge espagnol). Cependant, tous les Espagnols ne sont pas recensés comme tels, que ce soit à Mauthausen ou dans d'autres camps. Ainsi, les Espagnoles déportées à Ravensbrück portent le triangle rouge des prisonniers politiques. Elles sont en effet considérées comme des résistantes françaises, ce qui rend difficile toute estimation.

D'autres Espagnols sont également enrôlés comme travailleurs forcés par l'organisation Todt, entreprise publique du IIIe Reich

En 1942, après la mort de Fritz Todt, fondateur de l'entreprise, le groupe est retiré du contrôle militaire et devient une partie du gouvernement central , sous la direction d'Albert Speer.

. On estime qu'en 1944, 191.000 étrangers travaillaient en France à la construction du Mur de l'Atlantique pour l'organisation Todt. Au total, 15.000 Espagnols réfugiés en France et livrés par la police française ont été internés dans des camps de travail Todt.

Les évaluations actuelles des historiens espagnols tournent autour de ces deux chiffres : 40.000 Espagnols capturés, 30.000 déportés.

En 2004, Génériques et Triangle Bleu ont décidé de travailler en partenariat afin de reconstituer l'histoire des républicains espagnols déportés de France vers les camps de concentration nazis. Afin de faciliter le travail des chercheurs et la diffusion de cette histoire auprès d'un public plus large, nous avons entrepris le recensement et la sauvegarde des archives privées des républicains espagnols déportés et travailleurs forcés. Nous avons également recueilli les témoignages oraux d'anciens déportés et de leur famille, qui ont été retranscrits et analysés dans un rapport, disponible sur demande. Outre l'édition d'une plaquette d'information sur la trajectoire des déportés espagnols, nous avons réalisé la traduction de Els Catalans als camps nazis, livre pionnier de Montserrat Roig, romancière et journaliste. Publié en 1977 en catalan et l'année suivante en espagnol, ce livre fait depuis l'objet de nombreuses rééditions en catalan et en espagnol, mais il n'avait jamais été publié en français. Ce livre a été écrit à partir d'une cinquantaine de témoignages recueillis entre 1974 et 1976.

Libérés en avril et mai 1945, les déportés de Ravensbrück et de Mauthausen regagnent progressivement leur pays, leur vie. Sauf les Espagnols, dont le retour en Espagne est rendu impossible par la dictature franquiste. Que peuvent-t-ils rapporter de plus de leur captivité que leur nouvelle liberté, chèrement acquise ? Des vêtements, quelques objets, voilà tout ce qu'il leur reste comme traces tangibles, en dehors de leurs séquelles physiques. Le cas des photos de Mauthausen soustraites aux nazis par les Espagnols est un cas unique, que nous développons plus loin.

Le parcours singulier des républicains espagnols transparaît dans la nature de leurs archives. En effet, acteurs des événements, que ce soit pendant la guerre d'Espagne, à la libération du camp ou lors de leur retour en France, ils produisent et possèdent des archives. Au contraire, prisonniers, enfermés dans des camps en France et en Allemagne, tout leur est confisqué, ils ne possèdent plus rien (exception faite de la “ presse des sables ”

Geneviève Dreyfus-Armand, Emile Témime, Les camps sur la plage, un exil espagnol, Autrement, 1995, p.103.

diffusée dans les camps français). Or sans archives, pas d'histoire. Dès lors, comment étudier la déportation des républicains espagnols, sur quels matériaux appuyer les travaux de recherche ?

Cette question a sous-tendu tout le travail de Génériques et Triangle bleu, dont l'essentiel a consisté à repérer et à inventorier les fonds d'archives d'anciens déportés espagnols et de leur famille, ainsi que de documentaristes ayant travaillé sur cette thématique. Nécessaire complément à tout travail sur l'histoire du temps présent, nous avons également procédé à la constitution d'un fonds d'archives orales. Afin d'orienter les recherches du public, nous proposons en outre une liste des sources conservées dans des centres d'archives publiques et privées.

Un contexte tendu : l'affaire Marco

Les témoins directs sont de plus en plus rares et un climat de méfiance et de prudence règne depuis l'affaire Marco, qui a provoqué un scandale international à la suite duquel nous avons dû annuler notre projet de partenariat avec l'Amicale espagnole du camp de Mauthausen et autres camps nazis, dont Enric Marco était président. “ Pendant un quart de siècle, Enric Marco a porté la parole des anciens déportés espagnols. Jusqu'à ce que l'imposture éclate au grand jour : il n'a jamais connu les camps nazis. Un scandale qui secoue un pays où la mémoire de la Seconde Guerre mondiale est largement occultée. ”

François Musseau, Libération, 17 juin 2005

Si ce scandale a ralenti nos travaux pendant une courte période, il a cependant permis de mettre en lumière l'importance des sources d'archives et de leur nécessaire confrontation. Dans chaque fonds de déportés, les photos, les certificats et les courriers ne laissent pas planer de doutes sur la réalité de l'exil et de la déportation des témoins. Ces sources, croisées avec celles conservées dans les centres d'archives publiques et les témoignages oraux que nous avons recueillis apportent les matériaux nécessaires à l'écriture d'une histoire qui est encore à faire. Conscients des enjeux révélés par l'affaire Marco, nous avons ouvert un fonds d'archives sur l'affaire Marco, alimenté par les échanges entre deux anciens dirigeants de l'Amicale espagnole.

La question des témoignages oraux

Ainsi, le contexte de cette recherche doit être lui-même source d'interrogation, d'analyse. “ Le témoin porteur d'une expérience, fût-elle unique, n'existe pas en soi. Il n'existe que dans la situation de témoignage dans laquelle il est placé ”

Annette Wiervorka, L'ère du témoin, Pluriel histoire, Hachette, 2002, p.111

. A ce titre, le fonds de Llibert Tarrago, en tant que fondateur de Triangle bleu, apporte un éclairage précieux sur les origines du présent projet. Une réflexion sur la production même des différents témoignages est nécessaire : certains déportés ont témoigné lors d'émission à la radio ou la télévision, dans des livres, ou ont parfois écrit leur histoire. Des différences peuvent apparaître, par exemple, selon que l'entretien se déroule en français ou en espagnol. Il serait donc intéressant d'étudier la langue de l'échange entre témoins et amis de déportation, avec leur famille, les historiens, dans quelle(s) langue(s) ils tiennent leurs journaux intimes et cahiers de notes.

Il est également nécessaire de s'interroger sur le but de leur témoignage. Il n'est pas inutile de rappeler que témoin et martyr proviennent de la même racine grecque “ martur ”. Un martyr est celui qui “ porte témoignage ”, il porte jusque dans sa chair la preuve de son récit. Il ne faut pas négliger qu'aujourd'hui, “ ce n'est plus la nécessité interne seule, même si elle existe toujours, qui pousse le survivant de la déportation à raconter son histoire devant la caméra, c'est un véritable impératif social qui fait du témoin un apôtre et un prophète ”

Idem, p.171

.

Le chercheur doit user de toute sa rigueur scientifique pour faire l'analyse des archives orales, mais en ne perdant jamais de vue qu'il ne travaille pas sur un document, fut-il “ document vivant ”, mais avec des personnes, à qui il doit un grand respect, car leur plus grande inquiétude est “ celle d'être dépossédé de ?leur? histoire par quelqu'un d'extérieur à l'expérience et qui prétend précisément la raconter ”

Idem, p.132

. Il ne faut pas tomber dans le travers de “ cette catégorie d'historiens qui traque les migrations du témoignage, mesure les écarts avec la “ vérité ”, sans jamais essayer de comprendre à quoi ils correspondent dans l'évolution psychologique du témoin et dans celle de la conscience collective ”

Idem, p.66

.

Archives privées

Nous avons inventorié neuf fonds d'archives privées :

Fonds de déporté-es : Neus Catala, Juan de Diego, José Perlado, Manuel Razola, Joan Tarrago ;Fonds de documentaristes : Mariannick Bellot, Patrick Coupechoux ;Fonds documentaires : Llibert Tarrago et affaire Marco.

Les fonds des déportés sont composés des documents qu'ils conservent depuis la guerre d'Espagne, qu'il s'agisse de photos, de courriers échangés lors de leur retour en France avec leur famille et d'anciens déportés, de leurs écrits sur leur expérience de la déportation ou encore d'objets rapportés de leurs “ pèlerinages ”

Expression employée par les anciens déportés et leur famille

à Mauthausen.

Les fonds de documentaristes comprennent les notes, les rushs d'entretiens et parfois la documentation rassemblée au cours de leur enquête. Le fonds de Mariannick Bellot comprend ainsi une importante documentation, constituée dans le cadre du reportage Les Travailleurs forcés du Mur de l'Atlantique

Radiodiffusé en juin 2003 sur France Culture, dans l'émission “ La fabrique de l'histoire ”

. Cette enquête a pour origine l'expérience de la journaliste dont le grand-père, Juan Somarriba, a été interné dans un camp Todt. Ses interrogations sur les difficultés rencontrées par son grand-père lors de ses demandes de réparation pour son internement dans des prisons et camps de punition de l'organisation Todt (OT) ont été à l'origine de ce travail. Patrick Coupechoux, journaliste également, a publié en 2003 Mémoires de déportés : histoires singulières de la déportation

Editions La Découverte, 2003.

. Au cours de ses recherches, il a rencontré deux Espagnols déportés (Vicente Torres Ruiz déporté à Buchenwald, Mariano Constante à Mauthausen). Il a déposé dans les locaux de Génériques les enregistrements, synthèses et notes des entretiens qu'il a réalisés.

Il nous a paru nécessaire d'offrir aux chercheurs la possibilité de consulter un fonds documentaire dédié à la question de la déportation des Espagnols. C'est pourquoi nous avons inventorié les archives de Llibert Tarrago, fils de déporté et initiateur de Triangle bleu. Ce fonds présente un double intérêt, car il ne s'agit pas uniquement d'un fonds documentaire, mais également du fonds d'un fils de déporté, comportant ses souvenirs, ses interrogations sur son héritage.

Archives orales

“ Bien qu'il n'existe pas de définition légale, les chercheurs en sciences sociales s'accordent à constater que l'appellation “ archives orales ” désigne les témoignages recueillis dans un but de documentation scientifique et/ou dans un souci patrimonial ”

Les “ archives orales ” : rôle et statut, Georgette Elgey, avis et rapports du Conseil économique et social, éditions des Journaux officiels, Paris, 2001.

. Afin de répondre à cette exigence de rigueur scientifique dans la constitution d'un fonds d'archives orales, nous avons défini une problématique, puis sélectionné un échantillon de témoins.

Nous avons souhaité les interroger sur le retour en France des déportés espagnols, leur intégration dans la société française, leurs itinéraires familiaux, le lien qu'ils conservent ou non avec le pays d'origine et la transmission de cette histoire. Nous avons préféré ces thématiques à un simple récit de leur déportation, car si certains ont déjà livré le récit de leur déportation dans différents ouvrages et reportages

Cf. bibliographie

, aucune étude n'avait été entreprise jusque là sur leur parcours global, de la guerre d'Espagne à leur installation en France.

Cet angle de recherche a étonné, parfois même déconcerté, les témoins. Pourquoi interroger les épouses ? Pourquoi se pencher sur leur vie en France ? Si nous ne nous sommes pas limités à leur déportation, c'est que nous pensons que faire le contraire reviendrait à estimer que “ toute l'expérience de l'individu se trouve ainsi nouée autour des années de sa vie qu'il passa en camp ou dans les ghettos, en vertu d'un pur postulat : que cette expérience a été l'expérience décisive d'une vie ”

Annette Wiervorka, op.cit, p.174

. Or, nous ne pouvons pas préjuger de cela. Ce sera aux historiens justement de débattre de cette question.

Ici, c'est à la globalité de leur itinéraire que nous nous intéressons, ne serait-ce qu'en raison de l'impossibilité de comprendre leur déportation si les épisodes précédents sont occultés. Citons pour exemple les luttes communes menées avant la déportation, les liens tissés lors de congrès politiques et qui ont facilité l'organisation de la résistance espagnole à Mauthausen.

L'essentiel de nos entretiens (excepté celui de Neus Catala) porte sur d'anciens déportés à Mauthausen, ayant fait partie de l'organisation de solidarité et de résistance du camp. Cela donne une cohérence indéniable aux témoignages oraux que nous avons recueillies, mais en constitue également une limite, car nous ne pouvons pas déterminer à ce stade si leur parcours est représentatif de celui de la majorité des déportés espagnols. Il serait donc judicieux de poursuivre ce travail en élargissant notre échantillon, aussi bien pour les témoignages oraux que les archives privées.

Nous avons recueilli dix témoignages oraux :

Neus Catala et Mariano Constante, déportés espagnols, respectivement à Ravensbrück et Mauthausen.Pierre Daix, déporté français à Mauthausen en 1944, qui a fait parti de l'organisation de résistance, aux côtés des Espagnols. Il a préfacé le livre Triangle bleu, écrit par Constante et Razola et édité en 1969.Henriette Razola, Marie-Thérèse Constante et Louise Serra, épouses de déportés espagnols.Maggie Perlado, Llibert Tarrago, Yves et Nathalie Serra, enfants de déportés espagnols.

Les archives du projet conservées à Génériques

Sauvegardes effectuées sur CD :

Entretiens audios : seuls 5 sur 10 sont conservés ici (ceux de N. Catala, H. Razola, M-T. Constante, L. Serra et N. Serra) en format wav.

Retranscriptions écrites : les 10 témoignages sont conservés en formats odt et pdf.

Rapport de Linda Amiri sur les archives orales : seule la version provisoire existe en version électronique.

Guide thématique sur les archives privées sous formats doc et pdf.

Présentation du projet et état sommaire du fonds en format odt et pdf.

Tableau de synthèse pour la gestion et la communication des fonds.

Pistes de recherche

Certains des fonds privés que nous avons inventoriés ont déjà été exploités en partie pour des expositions

Par exemple pour l'exposition La Part visible des camps, Paris, 2005.

, des reportages ou des livres, mais leur utilisation est restée pour le moment partielle, se limitant à la mise en valeur de certaines photos et de certains aspects de la déportation. Jamais un inventaire n'avait été réalisé. Très peu d'historiens français et espagnols se sont intéressés à la déportation des Espagnols et nous espérons que le présent guide suscitera des vocations, car comme l'a démontré l'affaire Marco, il est nécessaire qu'un véritable travail scientifique, synonyme de confrontation entre différents travaux et sources, se fasse.

Certains points particuliers du parcours des déportés espagnols mériteraient à eux seuls des monographies : le convoi d'Angoulême

Le 20 août 1940, 927 Espagnols réfugiés à Angoulême sont arrêtés et envoyés par train à Mauthausen. Les hommes restent dans le camp, tandis que les personnes non sélectionnées sont renvoyées en France avant d'être livrées à Irun à la police franquiste. Les plus jeunes hommes de ce convoi ont formé à Mauthausen “ le commando Poschacher ” du nom de l'entreprise qui les exploitait. Grâce à eux, les clichés volés au laboratoire des SS par les membres de la résistance espagnole du camp ont pu être cachés jusqu'à la libération dans la maison de Madame Poitner, résistante autrichienne.

, les itinéraires familiaux des déportés, le lien avec le pays d'origine, .…

Les historiens pourraient également se pencher sur l'organisation Todt en tant que partie intégrante du système concentrationnaire nazi, ainsi que sur l'histoire de l'élaboration, de la parution et de l'impact des livres Triangle bleu

Au travers notamment du témoignages de Mariano Constante et de la correspondance conservée dans les archives de Joan Tarrago et Manuel Razola.

et Els Catalans als camps nazis, tandis que les sociologues et les historiens pourraient étudier la problématique de la transmission de la mémoire au sein des familles de déportés, mais également au sein des sociétés françaises et espagnoles (au travers des monuments commémoratifs, par exemple).

Conservation

Le recensement des fonds d'archives doit s'accompagner d'une réflexion sur leurs conditions de conservation et d'accessibilité. Ainsi, le fonds de Neus Catala a été déposé en novembre 2004 à la BDIC et un tiers des dépositaires des autres fonds envisage également de les déposer dans ce centre. Une convention est en cours de finalisation entre cet organisme et Triangle bleu. La majorité des familles préfèrent pour le moment conserver leurs archives afin de les transmettre à leurs enfants, mais une convention a été signée entre les témoins, Génériques et Triangle bleu afin de les rendre accessibles aux chercheurs.

Compagnie de construction mécanique Sulzer (fonds d'archives)

1920-1960  

Le fonds se compose de fiches cartonnées d'enregistrement du personnel des ateliers de Saint-Denis puis de Mantes. Les fiches présentent les informations suivantes :

– Au recto : n° de catégorie du salarié, n° matricule de l'assuré, n° d'inscription SSM (Société Sulzer Mantes), n° de pointage ou de Son [sic], nom, prénoms, nationalité, lieu et date de naissance, date de délivrance de la carte d'identité (ou carte d'identité d'étranger), lieu de résidence, nature de l'emploi, date d'entrée, situation matrimoniale (avec nom du conjoint et date et lieu de naissance), nom des enfants (avec date et lieu de naissance), tableau des salaires gagnés.

– Au verso : un tableau du décompte des cotisations.

Hogar de Los Españoles (fonds d'archives)

1925-2007  

Malgré sa dispersion, le fonds d'archives du Hogar a été préservé depuis ses origines.

Il se compose principalement de trois grands ensembles physiques qui, répartis en deux lieux distincts et allant de 1900 à 2007, témoignent de la vie de l'association depuis sa création et même avant, tant dans ses actions sociales que culturelles :

une partie du fonds est conservée à la Fondation du 1er mai, à Madrid en Espagne (1900-1995) ;

une autre partie est conservée dans les locaux de la FACEEF (1926-1959) ;

une dernière partie des archives se trouve dans les locaux du Hogar (1926-2007).

Quelques difficultés n'ont pas permis de mener le travail de classement à son terme. D'une part, le caractère dispersé du fonds, s'il a aussi permis d'en assurer la sauvegarde, n'en facilite pas moins son exploitation. D'autre part, le travail d'enquête prévu auprès des différents membres de l'association afin de réunir et préserver les archives associatives, n'a pu être mené correctement. Enfin, le travail de description et de classement n'a pu être conduit à son terme.

Par conséquent, l'inventaire, présenté ci-après, consiste plus dans une présentation succincte des archives qu'il ne reflète réellement la richesse du fonds.

Roudy, Yvette (fonds d'archives)

1929-2001  

Ce fonds est composé essentiellement d'archives papier mais aussi d'objets, de documents audiovisuels, d'affiches et de documentation. Il permet de retracer le parcours militant d'Yvette Roudy. La majorité des documents embrasse la période entre 1965 et 1993.

Comité national pour les musulmans français (CNMF) (fonds d'archives)

1930-2009  

Le fonds porte essentiellement sur le travail quotidien et administratif du CNMF, et peu sur les prises de décisions dont on perçoit surtout les conséquences pratiques. Logiquement, c'est la période suivant l'indépendance de l'Algérie jusqu'à ce qui semble être une départementalisation de l'encadrement étatique des Harkis qui est la mieux représentée ici. Par exemple, on n'y trouve pas de trace d'Alexandre PARODI.

Entre guillemets figurent les titres portés sur les cartons ou chemises par le CNMF lors de ses déménagements successifs. Certains cartons et chemises n'ayant pas été ouverts depuis, d'autres ayant été réutilisés plusieurs fois depuis, nous n'avons laissé que les mentions nous paraissant encore pertinentes.

Dictionnaire historique : notices organismes

1930-2000  

Ces notices restituent l'historique d'organismes ayant marqués l'histoire de l'immigration au XIXème et XXème siècles en France. Mouvements, organisations, institutions publiques, associations et institutions privées sont autant d'ensembles organisés faisant travailler hommes et femmes autour de problématiques liées à l'immigration. En lien étroit avec les notices biographiques mettant en exergue des trajectoires individuelles, ces notices permettent de retracer l'histoire d'organismes marquants, parfois éphémères dans leur durée de vie. Sont évoqués ainsi l'histoire des mouvements de résistance créés sous l'Occupation par des étrangers comme par exemple le Travail allemand (TA), le Comité Amelot ou encore le mouvement des Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) dont est issu le groupe Manouchian.

Comité inter-mouvements auprès des évacués (CIMADE) (fonds d'archives)

1932-1999  

La Cimade conserve au siège national environ 200 mètres linéaires d'archives remontant au début des années 40. Il s'agit aussi bien d'archives papiers, que d'affiches, de vidéo et de photos. Ces archives se répartissent entre la cave, qui regroupe environ 175 mètres linéaires (ml) d'archives et le local de l'équipe archives, qui en contient environ 12 ml. Ces dernières concernent la Seconde Guerre mondiale, la réconciliation France -Allemagne et la guerre d'Algérie. Le guide de recherche présente tout d'abord un état sommaire, constitué par échantillonnage, du fonds entreposé au sous-sol, puis les fonds classés par l'équipe de la Cimade, dont les notices ont été rédigées par Denise Duboscq, en collaboration avec Génériques.

Cour d'appel de Paris (Ile-de-France, France) (fonds d'archives)

DU (D1U9 1 à 958, D3U9 1 à 725, D5U9 1 à 344). - PEROTIN/212. - Série W : 31, 32, 1015, 1019, 1022, 1054, 1055, 1095, 1107, 1156, 1183, 1214, 1348, 1349, 1405, 1434, 1461, 1466, 1468, 1469, 1471, 1479, 1536, 1553, 1558, 1603, 1932, 1939, 1947, 1951, 1955, 1963, 1997, 2011, 2012, 2049, etc. , 1938-1973  

Le fonds se compose de documents émanant de la présidence, du parquet et des archives des chambres civiles (civiles, sociales et commerciales), correctionnelles et d'accusation : arrêts ; répertoires et rôles ; comptes-rendus, plumitifs et feuilletons d'audience ; registres des enquêtes et des oppositions ; pourvois en cassation ; enregistrement des scellés ; ordonnances d'extradition.

Maison du Monde d'Évry (fonds d'archives)

1945-2007  

par Jo et Gy Saintot

L'organisation des archives de la Maison du Monde d'Évry a été décidée par son Bureau début 2006 avec le souci de pérenniser son patrimoine, mais aussi celui de permettre une meilleure organisation du travail.

Un certain classement de documents divers existait répartis dans des boîtes, des dossiers suspendus... à des endroits différents… Sur les conseils de chargées de mission de Génériques, « association qui mène depuis plusieurs années un programme de sauvegarde, de préservation et d'inventaire des archives privées de l'immigration en France », suite à une journée de formation qu'elles animaient sur une proposition du Centre de Ressources Politiques de la Ville en Essonne, nous avons procédé au relevé, tri et classement de tous les documents de la MdM pour aboutir à la constitution de 166 cartons d'archives réduits à 146 après remise de certains d'entre eux à des Associations résidantes, au responsable de l'Éducation au Développement ou simple retrait pour des raisons de confidentialité dues à des informations strictement personnelles.

Le récolement terminé, en juillet 2007, une ébauche de plan de classement a été proposé au Président (élu) et à la Coordinatrice (administratif) qui l'ont finalisé. Présenté aux chargés de mission de Génériques, ce plan fut discuté, « des ensembles ont été redistribués, le cadre de classement modifié et certains choix et titres explicités ».

Il est bon de rappeler ce qu'écrivent les personnes de Génériques au sujet de l'élaboration du plan : « La logique adoptée par la MdM consiste, volontairement, à classer les archives en fonction, d'une part, de l'implication de l'Association dans les projets et, d'autre part, de la récurrence et de la régularité des actions entreprises. Plutôt que de prendre en compte le cadre institutionnel dans lequel les archives prennent place, il s'agit davantage de mettre en valeur les activités de l'Association, ce qui facilite aussi le travail quotidien ». Les conséquences de ce choix se reflètent ainsi dans le plan de classement. S'il distingue classiquement les documents de la vie associative de ceux de l'activité administrative, le plan établit une distinction originale au sein des dossiers d'action : les « partenariats » regroupent plutôt les relations institutionnelles avec les membres du réseau, distinguées des « activités » de l'association qui parfois s'inscrivent dans ce cadre. La séparation n'étant ainsi pas totalement étanche entre ces deux aspects de la vie de l'association, il conviendra de consulter les deux parties pour en avoir une vue d'ensemble.

Le classement comprend 4 parties :

1. Création et vie de l'association.2. Administration.3. Partenariats.4. Activités.

Afin de permettre d'intégrer de nouveaux dossiers, le choix de la cotation des cartons s'est fait sur un système évolutif à 4 éléments maximum : les premiers correspondant aux parties et sous-parties du plan de classement et le dernier, se trouvant séparé par une barre oblique pour signifier qu'il s'agit d'un numéro d'ordre du carton au sein d'une même partie logique.

Les dates mentionnées pour chaque carton sont celles du document le plus ancien et du document le plus récent composant ce carton et, en cas de rupture, figurent la /les date(s) intermédiaire(s).

On trouvera également, dans cet inventaire, une dernière partie consacrée à l'iconographie. Il s'agit là plus d'un récolement que d'un classement mais le but était de pouvoir identifier et localiser les affiches, banderoles, tableaux, photographies et autres panneaux disponibles à la MdM.

Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) (collection numérisée de périodiques)

01/01/48-01/09/52  

La présente collection du journal Droit et liberté ne commence pas exactement au premier numéro. En effet, bien que le premier numéro de la série consultable sur le catalogue Odysséo soit non daté, puis suivi d'un numéro un, il s'agit en fait d'une nouvelle série. Les numéros exacts sont ceux indiqués entre parenthèses. A partir du numéro 34 de septembre 1949, Droit et liberté devient un organe du MRAP.

L'instrument de recherche est structuré de la manière suivante :

Le premier niveau de l'arborescence contient les numéros publiés avec le sous-titre le grand hebdomadaire de la vie juive. Les numéros paraissent alors les premiers et quinze de chaque mois. Ceux contenus dans le deuxième niveau ont été publiés avec la même fréquence et avec le sous-titre fondé dans la clandestinité.

A partir du numéro du 29 octobre 1949, la parution devient hebdomadaire. Le sous-titre du journal devient contre le racisme et l'antisémitisme, pour la paix. Les documents sont séparés dans l'arborescence par année.

Association des Marocains en France (AMF) (fonds d'archives)

1950-2009]  

Les archives de l'Association des Marocains de France, première association maghrébine à Paris, reflètent la vie de l'association depuis ses origines tant du point de vue de son organisation que de son fonctionnement.

Le fonds comprend, dans une première partie, les archives produites par les trois organes qui composent la direction de l'AMF : le congrès, la commission administrative et le bureau directeur (1955-2004), sachant que les archives conservées pour la période 1960-1975 sont, généralement, assez rares.

Dans une seconde partie, le fonds se compose des archives relatives aux activités de l'AMF. Celles-ci témoignent de l'évolution de l'association et de sa maturité conquise progressivement en s'identifiant à la scène politique et sociale française ; les revendications des populations issues de l'immigration s'orientant notamment sur l'intégration, l'égalité, le logement, la solidarité avec le peuple marocain, la culture et l'éducation. Ainsi, l'AMF initie de nombreuses actions socio-culturelles, associe logement et intégration, débat sur le thème de l'interculturel et sur le rôle de l'école, instrument de développement social et humain, et de l'éducation, facteur d'intégration et d'insertion sociale. Des séminaires pédagogiques et de formation sont organisés pour valoriser les acquis. Enfin, l'AMF assure une permanence d'aide administrative et juridique.

Une autre partie du fonds est consacrée aux relations qu'entretient l'association avec ses sections mais aussi avec d'autres organismes. L'AMF essaie, en effet, d'organiser et de maintenir des relations durables avec les associations d'immigrés et de solidarité, les syndicats et les associations issues des pays du tiers-monde. Des relations existent également avec les syndicats marocains depuis le pays d'origine, essentiellement fondées sur la défense des droits de l'homme au Maroc.

Centre France-Asie (CFA) (Paris, Ile-de-France, France) (fonds d'archives)

1950-2003  

Les archives les plus anciennes conservées au siège datent de 1954 et se composent pour l'essentiel de dossiers d'étudiants, classés par pays d'origine. Outre ces 12 mètres linéaires de dossiers individuels, les archives comprennent également 9 mètres linéaires d'archives de fonctionnement dont les comptes rendus de réunions (assemblées générales, conseil d'administration, &) et la comptabilité constituent l'essentiel.

Amana (fonds d'archives)

1952-1997  

AMANA produisait des dossiers documentaires sur ses thèmes de travail. Les plus anciens furent donnés, par la main de Philippe Dewitte, successeur du père Ghys, peu après son décès en 1991.

L'origine semble confirmée notamment par les nombreuses pochettes portant le sigle de l'organisme, ainsi que par la présence importante de la presse catholique dans cette collection.

Comme la médiathèque de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration détient la revue de presse d'AMANA depuis 1986, et que se trouvent dans les dossiers documentaires ici décrits des revues de presse ultérieures à cette date, nous pouvons penser que les dossiers constitués par AMANA ont été repris et enrichis par d'autres sources, et notamment par les dossiers des rédactions des journaux Sans-frontière et Baraka, ainsi que de l'association GENERIQUES. En effet, les dossiers étaient mélangés au sein de mêmes cartons à des archives de ces organismes.

Un dossier est le plus souvent constitué d'une revue de presse composée de coupures ou de copies de journaux. Elle est souvent complétée par des tracts et publications d'organismes en lien avec l'immigration, des publications et rapports officiels, de la littérature grise d'organisations publiques ou privées, ou encore de notes, d'autocollants, d'affiches, ....

Parmi les journaux fournissant la revue de presse, et outre les revues spécialisées pour chaque thème (par exemple, sur la santé des migrants, la presse professionnelle des médecins est passée en revue) et les revues des organismes de soutiens aux travailleurs immigrés, de syndicats et de bailleurs sociaux, nous pouvons citer les quelques titres suivants : Migration santé, Le Monde, Libération, Viva, Faim et soif des hommes, Actualités migrations, Actualités sociales, Le Matin, le Journal Officiel, Liaisons sociales, La Croix, Témoignage Chrétien, Jeunes Afriques, parfois Hommes et migrations. Bien sûr cette liste n'est pas complète. Et nous ne pouvons pas assurer que ces titres aient été dépouillés systématiquement, pas même sur une période donnée.

Association Rhône-Alpes pour le logement et l'insertion sociale (ARALIS) (Métropole de Lyon, Rhône-Alpes, France) (fonds d'archives)

1953-2000  

Les fonds du siège social proviennent de différents services: Direction générale (54 ml), Personnel (34 ml), Finances et Comptabilité (100 ml), Patrimoine (35 ml) et Affaires sociales (30 ml).

Les archives de la Direction générale concernent tous les secteurs de la vie administrative de l'Association et des établissements des années 1960 à nos jours ainsi que les relations avec les pouvoirs publics et d'autres organismes privés. Les archives du service Patrimoine sont constituées de dossiers relatifs à l'acquisition de terrains, à l'aménagement ou à la restructuration de foyers ou de logements sociaux en secteur diffus. Les archives du secteur Patrimoine donnent également de précieuses indications sur la vie des foyers et sur les résidents.Les Archives du Service du Personnel révèlent la diversité de profils des salariés d'Aralis (intervenants sociaux, chargés d'opérations immobilières, surveillants de foyer&). Elles sont constituées de dossiers de gestion, de fiches individuelles, de contrats de travail et de correspondance avec les instances représentatives du personnel.Les archives du service de l'action sociale témoignent des différents moyens mis en œuvre auprès de publics spécifiques afin de lutter contre les problèmes d'insertion et de logement: animations de loisirs, actions socioéducatives, suivi individualisé... Ces archives concernent aussi les relations avec les associations ou institutions partenaires, notamment au sein de l'UNAFO et dans le cadre de groupes de travail mis en place à l'échelle départementale ou régionale.

Les fonds conservés au Centre Dauphiné sont constitués, d'une part, par quelques archives administratives et documents du service animation du foyer (entreposés au sous-sol) et, d'autre part, des dossiers des usagers du Centre d'accueil, d'information et d'orientation des étrangers (conservés dans les bureaux du rez-de-chaussée). Le CAIO, créé en 1974 par convention entre la MTE et les pouvoirs publics, était chargé de l'accueil des étrangers dans le département. Outre ses missions de renseignements et de médiation, le CAIO assure aujourd'hui la constitution et le suivi des dossiers de retraite des travailleurs étrangers (dossiers archivés par numéro d'ordre dans des meubles à classeurs suspendus).

Simone Lellouche et Ahmed Othmani1963-2007 (fonds ouvert)

1959-2007  

Le fonds couvre une période qui correspond à des événements particulièrement importants : la fin de la guerre d'Algérie, la guerre israélo-arabe de juin 1967 avec ses répercussions dans tout le monde arabe, les mouvements étudiants en France comme dans d'autres pays en 1968.

Ainsi, par exemple, le 15 mars 1968, les étudiants organisent en Tunisie une journée d'action pour la libération de Mohamed Ben Jennet, étudiant condamné à 20 ans de travaux forcés à la suite des manifestations de juin 1967. Il s'en suit une répression féroce contre toute l'opposition : le Groupe d'études et d'action socialiste tunisien (GEAST ou groupe « Perspectives ») non reconnu, le Parti Communiste Tunisien et le Baath notamment.

Février 1972 correspond à une période de grande mobilisation pour les libertés en Tunisie. De décembre 1971 à juin 1972, la Tunisie connaît un mouvement démocratique sans précédent dans lequel s'engagent des milliers d'étudiants suivis par les lycéens et les ouvriers. Alors que le procès de Simone Lellouche commence le 1er février et qu'elle est expulsée de Tunisie le 5, l'UGET organise du 3 au 5 février 1972 un congrès extraordinaire pour une « UGET démocratique et représentative» à l'université de Tunis.

Le mouvement étudiant connaît une nouvelle répression, les arrestations sans jugement se succèdent durant de longs mois et de nombreux procès s'en suivent (1974, 1975…). En 1978, c'est le syndicat ouvrier tunisien (UGTT) qui connaît à son tour une violente répression.

Les documents n'ont pas été conservés de façon systématique durant toute la période couverte par le fonds. On ne trouve, par exemple, que quelques documents pour le début des années 1960. A partir de 1968, les documents sont davantage conservés mais le fonds reste lacunaire pour la période 1970-1971 tandis qu'il s'enrichit à nouveau à partir de février 1972.

Une partie importante du fonds est consacrée aux publications (militantes, politiques, presse quotidienne, presse gouvernementale) dont la variété fait sa richesse.

Une part essentielle de ces productions (tracts, affiches, revues, brochures, quelques photos et cassettes) est issue de l'opposition tunisienne du début des années 1960 aux années 1980, aussi bien depuis la France qu'en Tunisie. Certains documents provenaient, en effet, de Tunis pour être imprimés en France puis réacheminés vers la Tunisie.

On peut citer, par ailleurs, les collections des revues Perspectives Tunisiennes et El Amel Tounsi (Le Travailleur tunisien) qui s'avèrent presque complètes ainsi que les documents publiés par les divers comités de défense des prisonniers politiques tunisiens.

On trouve également plusieurs dossiers documentaires comportant plus particulièrement des numéros et coupures de presse de l'Agence de Presse Libération ayant précédé la création du journal Libération (1972-1973) et dont certaines parutions portent sur la Tunisie et sur l'immigration.

De nombreuses coupures de presse et numéros de journaux, principalement de la presse gouvernementale tunisienne, se trouvent également dans ce fonds.

Outre cette riche documentation rassemblée par Simone Lellouche, nous trouvons également traces de ses activités militantes et des relations qu'elle entretint avec son mari au cours de ses années d'emprisonnement et de lutte.

Les archives comportent, d'ailleurs, de nombreux documents relatifs aux affaires judiciaires, aux procès et aux prisonniers : informations et notes tapées à la machine sur les procès, affaires de 1968, 1972, 1973, 1975, 1978 avec les fiches des prisonniers, leurs cartes d'étudiants à l'université de Paris VIII-Vincennes, le budget et les dépenses pour les prisonniers, la liste des livres envoyés et reçus au bagne de Borj Erroumi (bibliothèque), des informations manuscrites et de la correspondance ; un texte non publié sur le bagne de Borj Erroumi, intitulé Les prisonniers politiques en Tunisie qui traite de l'affaire du complot de 1962 ; le sort des comploteurs, morts et survivants, écrit par des détenus dans les années 70 ; de nombreux tracts des comités de solidarité et de libération et la campagne pour la libération de tous les prisonniers politiques et syndicalistes fondée sur la publication, en avril 1979, du témoignage dans les Temps Modernes de Ahmed Ben Othman, alors détenu.

Anemiche, Mohand (collection numérisée de photographies)

1960-1990  

Ces photographies ont été collectées par Mohand Anemiche dans le cadre de son activité de gérant de maison de disques et producteur de musique. Ces photographies représentent des artistes ou des groupes d'artistes algériens originaires pour la plupart de Kabylie ayant fait carrière en France et dans leur pays d'origine dès années 1940 aux années 1990. Sont également présentées plusieurs photographies de Mohand Anemiche.

Herrero, Christiane (collection numérisée d'affiches)

Sans date  

Le fonds témoigne des manifestations culturelles soutenues par le FASILD et reflète les activités et les partenariats développés par la Direction de la Culture et de la Communication du FASILD. Ces événements culturels, en lien avec l'immigration et les banlieues, s'inscrivent dans le dispositif de la politique culturelle d'intégration, de promotion de la diversité et de lutte contre les discrimininations mis en place par l'État depuis la fin des années 1970. Le FASILD, placé au coeur de ce dispositif, avait développé des initiatives avec des organismes ayant des missions de service public, tels que Banlieues 89 ou le Conseil national des villes, et des partenariats avec des associations et des institutions culturelles publiques ou privées. On retrouve ainsi dans ce fonds des affiches émanant de l'association ICEI, qui produisait l'émission Mosaïque, du Théâtre de l'Est Parisien ou de la Compagnie Black Blanc Beur.

Kourichi, Nordine (collection numérisée de photographies)

1962-[2005]  

Cette collection numérisée regroupe un ensemble de 125 photographies.

La première série a été prise le jour de l'indépendance de l'Algérie au Bidonville de Nanterre.

Les autres retracent la carrière de footballeur de Nordine Kourichi. Une série est consacrée aux matchs auxquels il a participé en équipes de première division française, et une à ceux avec l'équipe nationale d'Algérie. Le Variety Club regroupe des images de différents galas de football. Enfin, une série contient des photo de Nordine Kourichi avec d'autres personnalités du football.

Coordination pour le droit des étrangers à vivre en famille (CDEVF) (Paris, Ile-de-France, France) (fonds d'archives)

1964-2003  

Le fonds de la Coordination comprend les documents relatifs à la création de l'association et à son administration (documents statutaires et comptes rendus de réunions des instances dirigeantes). On peut y trouver également les documents ayant attrait à son financement et à son fonctionnement (comptabilité, activités, relations avec d'autres organismes). Enfin, le fonds contient une partie consacrée à la documentation.

Comité de liaison pour l'alphabétisation et la promotion Île-de-France (CLAP IDF) (fonds d'archives)

1968-2002  

Le fonds présente la vie du CLAP IDF comme délégation régionale au sein du CLAP national puis comme structure associative autonome jusqu'à sa disparition ce qui explique les dates extrêmes antérieures à sa création et allant jusqu'en 2002.

Le comité régional et la délégation régionale du CLAP IDF constituent les structures souples les plus proches du terrain. Sont donc traitées à ce niveau des questions aussi diverses que le lancement d'une activité, les supports pédagogiques, le soutien et le suivi pédagogique, les recrutements, les finances et les subventions, les relations avec les pouvoirs publics, les difficultés de fonctionnement associatif, etc.

Le fonds d'archives montre le fonctionnement du CLAP IDF, parallèlement à celui du CLAP national, au travers de son Conseil d'administration composé essentiellement de représentants d'associations membres

Le CLAP IDF, en 2002, regroupait une cinquantaine d'associations.

; il permet aussi de comprendre les relations entretenues au sein du réseau CLAP ainsi que les relations avec les différents partenaires associatifs, institutionnels et financiers (on trouvera par exemple les organismes suivants : Conseil régional IDF, conseils généraux d'IDF, FASILD, CREPS, Collectif national interassociatif pour l'insertion sociale et professionnelle, Fédération des centres sociaux, CLP, Cité des sciences et de l'industrie de la Villette, Association de lutte contre l'illettrisme (ALCI 77), Conseil en pratiques et analyses sociales (COPAS), Groupe départemental de lutte contre l'illettrisme (GDLI), ASSFAM, Office municipal de Paris).

Le fonds comprend donc les documents concernant l'administration et le fonctionnement du CLAP national, des délégations et comité régionaux, du CLAP transnational et du CLAP IDF : statuts, règlement intérieur, liste des associations membres, convocation et compte rendu des réunions des différentes instances (comité régional, assemblée générale, conseil d'administration, bureau, équipe, comité d'entreprise), rapport moral, rapport et bilan d'activités, rapport de fonctionnement, audit, bilan financier, budget, comptabilité, demande de subvention et relations avec les bailleurs, documents relatifs à la gestion du personnel, annuaire des compétences, documents de gestion des locaux, documents pour la gestion des abonnements et du centre de ressources, archives relatives à la programmation et à la gestion des formations (appels d'offre, projet d'activité), correspondance.

Sont également bien représentées dans le fonds, les actions du CLAP IDF et de son équipe pluridisciplinaire composée de formateurs professionnels, de chargés d'études et de projets, d'une documentaliste et d'intervenants chargés de bilans linguistiques sur les plates-formes linguistiques de l'Office des migrations internationales. Les chargés d'études assurent les formations, les permanences-conseils et le travail pédagogique. Ainsi, le fonds comprend majoritairement les documents ayant attrait aux formations de formateurs et d'acteurs socio-professionnels, à l'animation de réseaux au niveau régional, à l'expertise et au diagnostic-conseil (organisation, déroulement, suivi et bilan).

Du point de vue des formations, outre le programme national du FAS de formation des acteurs de la formation et de l'insertion socio-professionnelle, on retrouve plus précisément :

la formation de base qui est la première formation proposée à tous les formateurs bénévoles désirant avoir une activité d'alphabétisation avec des migrants. Cette formation initiale aborde l'apprentissage du français oral et écrit et l'initiation aux mathématiques et ce, dans un contexte plus global de réflexion sur les problèmes de l'immigration, en lien avec les autres activités des associations. Faisant suite à la formation de base, un suivi pédagogique personnalisable est possible au niveau régional (par ex. : bénévolat, vie quotidienne : maths et raisonnement, évaluation, utilisation du référentiel de formation linguistique de base, passage à l'euro) ;d'autre part, des sessions spécialisées sont organisées sous forme de « stage de formation sur catalogue » afin de répondre aux besoins d'approfondissement des formateurs et en fonction de la demande de chaque région. Ces formations très diverses peuvent être liées à l'apprentissage linguistique et mathématique (langages oral et écrit, mathématiques, les outils audiovisuels dans les cours d'alphabétisation), à l'animation (animation et organisation d'un cours, alphabétisation et vie de quartier, à la connaissance du milieu (connaissance de vie des travailleurs immigrés). Elles peuvent aussi se spécialiser sur des thèmes tels que la formation des femmes immigrées, le soutien et le rattrapage scolaire ou l'éveil culturel. En dehors des formations régulièrement programmées, des formations plus spécifiques peuvent avoir lieu pour répondre à une demande plus précise et ponctuelle et qui permet d'approfondir des points particuliers d'apprentissage posant problème aux formateurs.enfin, d'autres formations sont proposées : formations à la vie associative, formations aux langues et cultures d'origine (organisées en fonction de différents publics) et des formations à l'animation (BAFA, BEATEP).

L'ancrage régional du CLAP IDF s'identifie également par ses activités de coordination et d'animation de réseau : rencontre de coordination des associations et organismes intervenant sur le terrain, "coordination familles rejoignantes", animation des sites, mise en place d'un pôle linguistique et d'une plate-forme d'accueil des primo-arrivants, atelier de formation de base, etc.

Du point de vue de la réflexion et de la production d'outils pédagogiques (par ex. : guide méthodologique Se repérer), des groupes se sont constitués pour travailler sur des projets communs. Plusieurs actions de formation donnent lieu à une recherche plus approfondie ce qui prend la forme d'une « recherche-action », un groupe plus large que les intervenants habituels se chargeant de la préparation puis de l'analyse et de la théorisation. Le fonds comprend des documents relatifs aux recherche-actions pour la mise en place d'un réseau Alpha à Sarcelles ou pour la mise en place d'une validation des acquis linguistiques (Yvelines), aux actions expérimentales, à la réflexion sur la formation et le développement d'une charte de qualité. Des rapports (enquête, étude) concernent les thèmes suivants : illettrisme, femmes immigrées, vie associative et développement local, pratiques culturelles dans les rapports intercommunautaires de quartier, politique institutionnelle en matière de formation des migrants, enseignement des langues.

En dehors des activités régulières de formation et de recherche, des manifestations plus ou moins scientifiques sont aussi organisées : concours régional d'écriture, journée de l'écriture, colloque, journées d'études, d'information et de sensibilisation, journée régionale.

Par ailleurs, le fonds comprend une collection conséquente des publications du CLAP ainsi qu'une importante richesse documentaire en terme de documentation générale, théorique et pédagogique :

le bulletin national « Alphabétisation & promotion » est prioritairement destiné aux moniteurs et responsables d'associations. Il est le moyen que se donne le CLAP pour faire le lien et favoriser la communication entre ses différents adhérents. Plus ponctuellement, le bulletin « CLAP-Info » est publié chaque fois qu'un sujet d'intérêt collectif et urgent se présente ;le bulletin régional « Alpha et promotion » pour la région Alsace-Lorraine est, depuis la première rencontre régionale des associations du CLAP en juin 1975, le moyen de donner régulièrement des éléments de réflexion sur la situation de l'immigration en région en permettant aux associations de s'informer mutuellement de leurs réalisations et de leurs problèmes et en regroupant les informations diverses de la délégation à destination des groupes et des associations. L'existence de ce bulletin et son lien avec le bulletin national sont officiellement reconnus lors de l'assemblée générale de 1976. Pour l'Ile-de-France, le bulletin de liaison « Infos Contacts » puis « La lettre du CLAP IDF » témoignent de la volonté de concrétiser la réalité régionale. Ce périodique a donc pour objectifs de développer les liens que le CLAP entretient avec les associations de son réseau et avec différents partenaires en diffusant des informations relatives à leurs champs d'interventions.

A six kilomètres de Paris : montage (1969).

4AV 115 , 1969 - 1969  

Les reporters partent de la tour Eiffel et après une vue panoramique de Paris, ils vont vers la banlieue en prenant les voies sur berges et arrivent à Ivry. La visite d'Ivry commence par une vue générale de la ville (usines, habitat). Après une vue de la mairie et un rappel de l'appartenance politique de la commune depuis 1925, ils présentent l'entreprise SKF avec la sortie des ouvriers et présentation de la coopérative. Le commentateur parle de la précarité de l'emploi et des salaires. A l'office municipal de la jeunesse, présentation de voyages proposés dans les pays de l'est (commentaire sur la Hongrie). Vues sur la ville et la circulation automobile, visite du magasin Prisunic, des chantiers de constructions d'immeuble (Jeanne Hachette), des HLM et surtout les bidonvilles où logent les travailleurs immigrés notamment une famille italienne. Explications sur leurs conditions de vie. Une famille française est présentée. Après une visite de l'appartement, le chef de famille parle de sa vie quotidienne : le coût de la vie, la retraite, les études de ses enfants, la précarité de l'emploi dans le système capitaliste. Les reporters se rendent au local du PCF d'Ivry. Le secrétaire local parle du deuxième tour des élections présidentielles de 1969 entre M. Poher et M. Pompidou. Organisation de la fête de l'Humanité. André Gérard présente la MJC : ses aspirations, les activités proposées aux jeunes. Les "Amis de l'enfance" propose un spectacle avec la chanteuse Mireille Rivat. Les Vaillants et les Vaillantes organisent au palais de la Mutualité à Paris une rencontre de la jeunesse de différents pays, spectacle de danses folkloriques enfantines. Fête de l'Amitié à Malakoff. Défilé d'enfants notamment sur un char consacré au peuple vietnamien en guerre, dans la foule des délégués Nords-vietnamiens. Un bref commentaire retrace la lutte du peuple vietnamiem.

Contexte :
Documentaires collectés auprès de tiers > Documentaires réalisés par les villes et les associations > Ivry-sur-Seine
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10 médias

Amaral, Maria (collection numérisée de périodiques)

1970  

Située au sein des bidonvilles de Nanterre, la "Maison peinte" est un pavillon prêté par la Cimade dans les années 1968 à la commune. Véritable figure de soutien aux populations immigrées, l'établissement s'associe aux luttes liées aux discriminations, aux expulsions et à l'amélioration des conditions de travail des habitants.

Association pour l'Enseignement et la Formation des Travailleurs Immigrés et leurs Familles de Paris (AEFTI 75) (Paris, Ile-de-France, France) (fonds d'archives)

1971-2001  

Le travail présenté ici ne couvre que les «archives historiques» se trouvant dans le local dédié aux archives, soit 8,5 ml sur les 50 ml repérés. Celles-ci avaient été placées dans des cartons de déménagement par l'ancienne comptable au moment de son départ.

Au moment de sa création, l'AEFTI 75 a repris une partie des archives de ses prédécesseurs. On trouvera donc ici traces de l'AEFTI originelle (et de ses composantes) et de l'AEFTI Île-de-France.

Au cours du transfert de l'AEFTI 75 de la rue de Montreuil vers la rue de Belleville, aucune destruction n'a été opérée délibérément, tout comme au cours du présent travail. Par contre, une inondation avait gravement endommagé une partie des archives anciennes, qui furent ainsi éliminées.

On trouvera ici, classiquement, des documents de la gestion administrative, du personnel ou du comptable de l'association. Plus rares sont les archives des différentes structures associatives témoignant de l'insertion des AEFTI dans leur réseaux associatifs et syndicales, ainsi que celles sur la conception et le déroulement de stages, documents parfois «anciens».

Lorette et les autres : montage (1971).

4AV 243 , 1971 - 1971  

Le film nous montre les conditions d'insalubrité totale et de précarité auquelles les immigrés portugais étaient confrontés dans le bidonville : dépaysés, entassés, exploités par les besoins en main d'oeuvre du pays d'accueil. Parmi eux Lorette Fonseca et son mari Carlos, deux professeurs ayant quitté le Portugal et son régime totalitaire, tentent d'adoucir les conditions de travail et de vie de leur communauté dans le bidonville.Tous deux contribuent à l'alphabétisation de la population portugaise immigrée leur donnant ainsi le moyen de se défendre contre les differents abus administratifs dont ils sont victimes.Lorette devient alors l' interprète au sens fort, humain, politique de ses compatriotes. Ces actions vaudront à la jeune femme un avis d'expulsion et une invitation à comparaître pour trouble de l'ordre public.

Contexte :
Documentaires collectés auprès de tiers > Documentaires réalisés par des réalisateurs > Dominique Dante

Bonneau, Béatrice (fonds d'archives)

A art. 1-7 ; B art. 8-13 ; C art. 14-20 ; D art. 21-22 ; E art. 23 ; F art. 25-26 ; G art. 27-30 ; H art. 31-34 ; I art. 35-37 ; J art. 38-39 ; K art. 40-43 ; L art. 47-59 ; M art. 60-64 ; N art. 65-67 ; O art. 68 ; P art. 69 ; Q art. 70-72 , 1972-2001  

Ce fonds, déposé en juin 2001 à l'association Génériques par Mme Béatrice BONNEAU, se compose de soixante-huit classeurs et de quatre cartons ayant pour thème l'immigration de 1972 à 2001.

L'originalité de ce fonds est sa richesse en coupures de presse qui proviennent en majorité du Monde et de Libération, mais aussi de journaux d'extrême gauche (Rouge) ou d'associations (MRAP, SOS Racisme&). Outre ces dossiers de presse, les classeurs et les cartons contiennent des tracts, des brochures, des revues (originales ou photocopiées), des courriers, des textes législatifs (extraits du Journal Officiel, LAMY droit de l'immigration, etc.), ainsi que des documents produits par diverses associations (bulletins d'information, rapports d'activité, etc.).

Collectif 12 millions d'immigrés (collection numérisée de périodiques)

1973  

Cette publication a pour particularité d'avoir été composée collectivement par des groupes d'ouvriers immigrés répartis dans différentes usines connaissant alors des mouvements sociaux. Cette tribune réalisée par les travailleurs eux-mêmes, atteste à la fois des conflits en lien avec les luttes des employés immigrés, et des tensions sociales dues aux premières conséquences économiques du premier choc pétrolier de 1973, qui annonce la fin de la période de plein emploi connue alors depuis les années 1950.

Outre le caractère convergent qui souhaitait être donné aux luttes, symboliquement appuyé par l'alternance du rouge et du noir pour l'impression des textes, on note également l'ambition transnationale qui imprégnait cette publication. D'une part, ces organisations ouvrières étaient actives dans différentes usines d'Europe, comme celle de Renault-Billancourt ou l'usine de Ford de Cologne, alors située en République Fédérale Allemande. D'autre part les langues utilisées pour la rédaction sont éclectiques français, arabe et portugais. On peut toutes fois nuancer ce propos en signalant que la plupart des lieux de travail cités sont en France, et que le seul autre article évoquant des usines à l'étranger traite de l'Allemagne.

Ce numéro est le seul de 12 millions d'immigrés : feuille de lutte.

Association pour l'enseignement et la formation des travailleurs immigrés et leurs familles (Fédération AEFTI) (fonds d'archives)

1973-2006  

Le fonds de la Fédération AEFTI comprend des documents relatifs à sa création et sa vie interne (statuts, AG, Congrès, adhésions, publications, réunions Aefti, relations avec les Aefti), les activités du Comité Permanent de Professionnalisation (CPP)(travaux des réunions, préparation des RIA (Rencontres-Inter-Aefti), convocations et ordre du jour des réunions, comptes-rendus), la comptabilité (factures, relevés de banques, livre de comptes, bilan et comptes de résultats).

Coordination des collectivités portugaises en France (CCPF) (collection numérisée d'affiches)

[1974]-2001  

Ces affiches produites, reçues ou collectées par la CCPF annoncent, pour la plupart, des manifestations à caractère culturel organisées par la CCPF ou des associations membres : festival de théâtre, festival de cinéma, danses folkloriques... Cet ensemble comprend aussi des affiches sur l'actualité d'artistes portugais (expositions, concerts, sorties d'albums...) et des visuels édités par l'État portugais, par exemple sur le recensement électoral, la journée du Portugal ou les Communautés portugaises à l'étranger. Une trentaine d'affiches traitant de la Révolution des Œillets et de la commémoration de la journée du 25 avril 1974 ont été regroupées sous le titre "fonds 25 de Abril".

Idbihi, Mustapha (fonds d'archives)

1974-1994  

Ce fonds d'archives constitué entre 1974 et 1994, contient des documents retraçant l'activité de Mustapha ibdihi dans le milieu de la musique. Pour une meilleure lisibilité, ce fonds est divisé en trois grandes parties. La première rassemble toutes les pièces qui ont été produites dans le cadre de son activité au C.E de Renault-Billancourt. La seconde série, plus importante, est consacrée à ses activités d'agent d'artistes et d'organisateur de spectacles hors Renault-Billancourt. Elle rassemble de nombreux éléments sur les engagements des musiciens, l'organisation des spectacles et les organismes qui ont servi de structure de travail. Les informations détaillées apparaîssent dans le plan de classement et l'instrument de recherche. Enfin la troisième série concerne la documentation collectée par Mustapha ibdihi durant sa carrière.