Collectif des accidentés du travail, handicapés et retraités pour l'égalité des droits (CATRED) (fonds d'archives)

1985-2005  

Ce fonds de 240 cartons est essentiellement composé de dossiers individuels (186 cartons), archivés au sous-sol. Chaque carton contient entre 10 et 20 dossiers individuels, composés d'originaux ou de photocopies des papiers d'identité des usagers, des notifications des décisions du tribunal des affaires de sécurité sociale, de la correspondance échangée avec les caisses d'assurances sociales, tribunaux, etc.

Les dossiers sont parfois partagés entre ceux « gagnés », pour les affaires résolues et dont le dossier devient inactif, et ceux « archivés », c'est-à-dire classés sans suite. Les dossiers des anciens combattants concernent principalement les demandes de « décristallisation » et de revalorisation de la pension militaire d'invalidité. Il est également à signaler que, suite à la fermeture d'Accueil et promotion, une partie des dossiers individuels constitués par cette association par ont été rapatriés au CATRED à la fin des années 1990.

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Groupe Manouchian (FTP-MOI) (1943-1944)

1943-1944  

Le groupe Manouchian, du nom de son dirigeant Missak Manouchian, fait partie du mouvement de résistance des Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI). Situé à Paris, il se compose de trois Français et de vingt étrangers dont des Espagnols, des Italiens, des Arméniens et des Juifs d'Europe centrale et de l'Est. Le groupe Manouchian met en place de nombreuses actions de destruction à l'encontre des représentants des forces de l'ordre nazies. L'une de leurs actions la plus connue est l'assassinat par Marcel Rayman, Léo Kneler, Spartaco Fontano et Celestino Alfonso le 28 novembre 1943 du général SS Julius Ritter. Ce général supervisait les réquisitions d'ouvriers français pour l'industrie allemande par le biais du Service du travail obligatoire (STO). Les membres du groupe Manouchian seront arrêtés en novembre 1943 par la Brigade spéciale n°2 des renseignements généraux et jugés du 15 au 18 février 1944 devant le tribunal militaire allemand du Grand-Paris. A cette occasion, les organes de presse collaborationnistes seront conviés afin de donner une tournure spectaculaire à cet événement. L'Affiche rouge représentant dix de ces résistants accompagnés de la mention « Des libérateurs ? La libération par l'armée du crime ! » sera placardée à quinze mille exemplaires dans Paris et dans certaines grandes villes françaises. Le 21 février 1944, les vingt-deux hommes du groupe seront fusillés au Mont-Valérien. Olga Bancic, seule femme du groupe, sera quant à elle décapitée le 10 mai 1944 à Stuggart.