Travail allemand (TA) (1941-1943)

1941-1943  

Le Travail allemand (TA) est une organisation mise en place en 1941 par la Main d'œuvre immigrée (MOI) et le Parti communiste français (PCF) ayant pour objectif de s'infiltrer dans l'administration et les forces de l'ordre allemandes afin de renseigner la Résistance. Ce mouvement est dirigé par Arthur London, qui arrêté en 1942, sera remplacé par Otto Niebergall. Le TA regroupe principalement des Autrichiens, des Juifs germanophones originaires des pays d'Europe de l'Est et des militants allemands présents sur le territoire français. A ses débuts, son champ d'action se déploie en zone nord, puis se développe ensuite en 1942 en zone sud. A partir de juillet 1943, les missions du TA sont reprises et développées par d'autres organisations comme le Comité national pour l'Allemagne libre (CALPO).

Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) (1942-1943)

Entre le 1er janvier 1942 et le 31 décembre 1943  

Le groupe des Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) est créé en 1942 en région parisienne. Il regroupe une partie des résistants étrangers menant la lutte armée durant la Seconde Guerre mondiale. A sa création, le groupe est dirigé par Boris Holban, Karel Stefka et Olaso Piera, puis en 1943 par Missak Manouchian dit Georges. Il se développe ensuite et se répartit en différents groupes dont le bataillon Liberté (Grenoble), la 35e brigade (Toulouse), le bataillon Carmagnole (Lyon-Villeurbanne) et le groupe Manouchian (Paris).

Chaque groupe suit une répartition par détachements. Sont représentés les Hungaro-Roumains (1er détachement), les Juifs (2e détachement), les Italiens (3e détachement), les dérailleurs (4e détachement) complétés par deux équipes de Bulgares et d'Espagnols. Les FTP-MOI disposent également d'un service de renseignement préparant les actions armées en amont par la recherche d'objectifs et le repérage des lieux. Le groupe déploie sur le territoire des offensives armées suivant la stratégie dite « boule de Mercure ». Cette technique vise à organiser une offensive selon l'action simultanée de différents petits groupes extrêmement mobiles afin de faire croire à une organisation de grande importance. L'une de leur action la plus connue est l'assassinat, le 28 novembre 1943, du général SS Julius Ritter qui supervisait les réquisitions d'ouvriers français pour l'industrie allemande par le biais du Service du travail obligatoire (STO).

Mouvement pour l'indépendance hongroise (1943-1946)

1943-1946  

Créé en 1943, le Mouvement pour l'indépendance hongroise rassemble les Hongrois résidant en France dans une lutte armée visant à promouvoir la libération de la nation hongroise et à soutenir la Résistance française dans son combat contre le nazisme. Ce mouvement publie la revue clandestine Magyar Szemle dite « revue hongroise ».

En décembre 1943, l'organisation des Femmes hongroises de France s'associe au mouvement en collectant des vêtements, des vivres et de l'argent à destination des forces armées de la Résistance. Le journal clandestin Harcos no dit « La Combattante » leur est associé. Le groupement des Intellectuels hongrois adhérera également à l'organisation à la fin de l'année 1943.

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Groupe Manouchian (FTP-MOI) (1943-1944)

1943-1944  

Le groupe Manouchian, du nom de son dirigeant Missak Manouchian, fait partie du mouvement de résistance des Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI). Situé à Paris, il se compose de trois Français et de vingt étrangers dont des Espagnols, des Italiens, des Arméniens et des Juifs d'Europe centrale et de l'Est. Le groupe Manouchian met en place de nombreuses actions de destruction à l'encontre des représentants des forces de l'ordre nazies. L'une de leurs actions la plus connue est l'assassinat par Marcel Rayman, Léo Kneler, Spartaco Fontano et Celestino Alfonso le 28 novembre 1943 du général SS Julius Ritter. Ce général supervisait les réquisitions d'ouvriers français pour l'industrie allemande par le biais du Service du travail obligatoire (STO). Les membres du groupe Manouchian seront arrêtés en novembre 1943 par la Brigade spéciale n°2 des renseignements généraux et jugés du 15 au 18 février 1944 devant le tribunal militaire allemand du Grand-Paris. A cette occasion, les organes de presse collaborationnistes seront conviés afin de donner une tournure spectaculaire à cet événement. L'Affiche rouge représentant dix de ces résistants accompagnés de la mention « Des libérateurs ? La libération par l'armée du crime ! » sera placardée à quinze mille exemplaires dans Paris et dans certaines grandes villes françaises. Le 21 février 1944, les vingt-deux hommes du groupe seront fusillés au Mont-Valérien. Olga Bancic, seule femme du groupe, sera quant à elle décapitée le 10 mai 1944 à Stuggart.

Maison du Monde d'Évry (fonds d'archives)

1945-2007  

par Jo et Gy Saintot

L'organisation des archives de la Maison du Monde d'Évry a été décidée par son Bureau début 2006 avec le souci de pérenniser son patrimoine, mais aussi celui de permettre une meilleure organisation du travail.

Un certain classement de documents divers existait répartis dans des boîtes, des dossiers suspendus... à des endroits différents… Sur les conseils de chargées de mission de Génériques, « association qui mène depuis plusieurs années un programme de sauvegarde, de préservation et d'inventaire des archives privées de l'immigration en France », suite à une journée de formation qu'elles animaient sur une proposition du Centre de Ressources Politiques de la Ville en Essonne, nous avons procédé au relevé, tri et classement de tous les documents de la MdM pour aboutir à la constitution de 166 cartons d'archives réduits à 146 après remise de certains d'entre eux à des Associations résidantes, au responsable de l'Éducation au Développement ou simple retrait pour des raisons de confidentialité dues à des informations strictement personnelles.

Le récolement terminé, en juillet 2007, une ébauche de plan de classement a été proposé au Président (élu) et à la Coordinatrice (administratif) qui l'ont finalisé. Présenté aux chargés de mission de Génériques, ce plan fut discuté, « des ensembles ont été redistribués, le cadre de classement modifié et certains choix et titres explicités ».

Il est bon de rappeler ce qu'écrivent les personnes de Génériques au sujet de l'élaboration du plan : « La logique adoptée par la MdM consiste, volontairement, à classer les archives en fonction, d'une part, de l'implication de l'Association dans les projets et, d'autre part, de la récurrence et de la régularité des actions entreprises. Plutôt que de prendre en compte le cadre institutionnel dans lequel les archives prennent place, il s'agit davantage de mettre en valeur les activités de l'Association, ce qui facilite aussi le travail quotidien ». Les conséquences de ce choix se reflètent ainsi dans le plan de classement. S'il distingue classiquement les documents de la vie associative de ceux de l'activité administrative, le plan établit une distinction originale au sein des dossiers d'action : les « partenariats » regroupent plutôt les relations institutionnelles avec les membres du réseau, distinguées des « activités » de l'association qui parfois s'inscrivent dans ce cadre. La séparation n'étant ainsi pas totalement étanche entre ces deux aspects de la vie de l'association, il conviendra de consulter les deux parties pour en avoir une vue d'ensemble.

Le classement comprend 4 parties :

1. Création et vie de l'association.2. Administration.3. Partenariats.4. Activités.

Afin de permettre d'intégrer de nouveaux dossiers, le choix de la cotation des cartons s'est fait sur un système évolutif à 4 éléments maximum : les premiers correspondant aux parties et sous-parties du plan de classement et le dernier, se trouvant séparé par une barre oblique pour signifier qu'il s'agit d'un numéro d'ordre du carton au sein d'une même partie logique.

Les dates mentionnées pour chaque carton sont celles du document le plus ancien et du document le plus récent composant ce carton et, en cas de rupture, figurent la /les date(s) intermédiaire(s).

On trouvera également, dans cet inventaire, une dernière partie consacrée à l'iconographie. Il s'agit là plus d'un récolement que d'un classement mais le but était de pouvoir identifier et localiser les affiches, banderoles, tableaux, photographies et autres panneaux disponibles à la MdM.

Centre France-Asie (CFA) (Paris, Ile-de-France, France) (fonds d'archives)

1950-2003  

Les archives les plus anciennes conservées au siège datent de 1954 et se composent pour l'essentiel de dossiers d'étudiants, classés par pays d'origine. Outre ces 12 mètres linéaires de dossiers individuels, les archives comprennent également 9 mètres linéaires d'archives de fonctionnement dont les comptes rendus de réunions (assemblées générales, conseil d'administration, &) et la comptabilité constituent l'essentiel.

Association des Marocains en France (AMF) (fonds d'archives)

1950-2009]  

Les archives de l'Association des Marocains de France, première association maghrébine à Paris, reflètent la vie de l'association depuis ses origines tant du point de vue de son organisation que de son fonctionnement.

Le fonds comprend, dans une première partie, les archives produites par les trois organes qui composent la direction de l'AMF : le congrès, la commission administrative et le bureau directeur (1955-2004), sachant que les archives conservées pour la période 1960-1975 sont, généralement, assez rares.

Dans une seconde partie, le fonds se compose des archives relatives aux activités de l'AMF. Celles-ci témoignent de l'évolution de l'association et de sa maturité conquise progressivement en s'identifiant à la scène politique et sociale française ; les revendications des populations issues de l'immigration s'orientant notamment sur l'intégration, l'égalité, le logement, la solidarité avec le peuple marocain, la culture et l'éducation. Ainsi, l'AMF initie de nombreuses actions socio-culturelles, associe logement et intégration, débat sur le thème de l'interculturel et sur le rôle de l'école, instrument de développement social et humain, et de l'éducation, facteur d'intégration et d'insertion sociale. Des séminaires pédagogiques et de formation sont organisés pour valoriser les acquis. Enfin, l'AMF assure une permanence d'aide administrative et juridique.

Une autre partie du fonds est consacrée aux relations qu'entretient l'association avec ses sections mais aussi avec d'autres organismes. L'AMF essaie, en effet, d'organiser et de maintenir des relations durables avec les associations d'immigrés et de solidarité, les syndicats et les associations issues des pays du tiers-monde. Des relations existent également avec les syndicats marocains depuis le pays d'origine, essentiellement fondées sur la défense des droits de l'homme au Maroc.

Amana (fonds d'archives)

1952-1997  

AMANA produisait des dossiers documentaires sur ses thèmes de travail. Les plus anciens furent donnés, par la main de Philippe Dewitte, successeur du père Ghys, peu après son décès en 1991.

L'origine semble confirmée notamment par les nombreuses pochettes portant le sigle de l'organisme, ainsi que par la présence importante de la presse catholique dans cette collection.

Comme la médiathèque de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration détient la revue de presse d'AMANA depuis 1986, et que se trouvent dans les dossiers documentaires ici décrits des revues de presse ultérieures à cette date, nous pouvons penser que les dossiers constitués par AMANA ont été repris et enrichis par d'autres sources, et notamment par les dossiers des rédactions des journaux Sans-frontière et Baraka, ainsi que de l'association GENERIQUES. En effet, les dossiers étaient mélangés au sein de mêmes cartons à des archives de ces organismes.

Un dossier est le plus souvent constitué d'une revue de presse composée de coupures ou de copies de journaux. Elle est souvent complétée par des tracts et publications d'organismes en lien avec l'immigration, des publications et rapports officiels, de la littérature grise d'organisations publiques ou privées, ou encore de notes, d'autocollants, d'affiches, ....

Parmi les journaux fournissant la revue de presse, et outre les revues spécialisées pour chaque thème (par exemple, sur la santé des migrants, la presse professionnelle des médecins est passée en revue) et les revues des organismes de soutiens aux travailleurs immigrés, de syndicats et de bailleurs sociaux, nous pouvons citer les quelques titres suivants : Migration santé, Le Monde, Libération, Viva, Faim et soif des hommes, Actualités migrations, Actualités sociales, Le Matin, le Journal Officiel, Liaisons sociales, La Croix, Témoignage Chrétien, Jeunes Afriques, parfois Hommes et migrations. Bien sûr cette liste n'est pas complète. Et nous ne pouvons pas assurer que ces titres aient été dépouillés systématiquement, pas même sur une période donnée.

Association Rhône-Alpes pour le logement et l'insertion sociale (ARALIS) (Métropole de Lyon, Rhône-Alpes, France) (fonds d'archives)

1953-2000  

Les fonds du siège social proviennent de différents services: Direction générale (54 ml), Personnel (34 ml), Finances et Comptabilité (100 ml), Patrimoine (35 ml) et Affaires sociales (30 ml).

Les archives de la Direction générale concernent tous les secteurs de la vie administrative de l'Association et des établissements des années 1960 à nos jours ainsi que les relations avec les pouvoirs publics et d'autres organismes privés. Les archives du service Patrimoine sont constituées de dossiers relatifs à l'acquisition de terrains, à l'aménagement ou à la restructuration de foyers ou de logements sociaux en secteur diffus. Les archives du secteur Patrimoine donnent également de précieuses indications sur la vie des foyers et sur les résidents.Les Archives du Service du Personnel révèlent la diversité de profils des salariés d'Aralis (intervenants sociaux, chargés d'opérations immobilières, surveillants de foyer&). Elles sont constituées de dossiers de gestion, de fiches individuelles, de contrats de travail et de correspondance avec les instances représentatives du personnel.Les archives du service de l'action sociale témoignent des différents moyens mis en œuvre auprès de publics spécifiques afin de lutter contre les problèmes d'insertion et de logement: animations de loisirs, actions socioéducatives, suivi individualisé... Ces archives concernent aussi les relations avec les associations ou institutions partenaires, notamment au sein de l'UNAFO et dans le cadre de groupes de travail mis en place à l'échelle départementale ou régionale.

Les fonds conservés au Centre Dauphiné sont constitués, d'une part, par quelques archives administratives et documents du service animation du foyer (entreposés au sous-sol) et, d'autre part, des dossiers des usagers du Centre d'accueil, d'information et d'orientation des étrangers (conservés dans les bureaux du rez-de-chaussée). Le CAIO, créé en 1974 par convention entre la MTE et les pouvoirs publics, était chargé de l'accueil des étrangers dans le département. Outre ses missions de renseignements et de médiation, le CAIO assure aujourd'hui la constitution et le suivi des dossiers de retraite des travailleurs étrangers (dossiers archivés par numéro d'ordre dans des meubles à classeurs suspendus).