Musée français de la photographie (Essonne, Ile-de-France, France) (fonds d'archives)

XVIIIe-XXe siècles  

Le musée conserve des clichés de photographes étrangers ayant vécu et travaillé en France, comme le Britannique Robert Jefferson Bingham (1825-1870) qui établit son studio au 58, rue Laroche-Foucault à Paris au milieu du XIXe siècle, l'Américain d'origine hongroise André Kertesz (Budapest 1894-New York 1985), l'Allemande Germaine Krull (Wilda 1897-1985), le Néerlandais Joris Ivens (Nimègue 1898-Paris 1989) ou encore Sabine Weiss (née en Suisse en 1924).

Le musée possède notamment des portraits réalisés par Sabine Weiss, installée à Paris en 1946, de peintres et sculpteurs étrangers dans leurs ateliers parisiens comme le Russe Ossip Zadkine (1958), le Suisse Alberto Giacometti (1954), l'Américain Robert Rauschenberg (1964), le Russe naturalisé français Ivan Pugny (1952), le Japonais Foujita (1954), l'Allemand Jan Voss (1988), le Polonais Lasdislas Kijno (2000).

Emmanuel Sougez (1889-1972) a photographié des artistes étrangers en France comme le peintre belge Kees Van Dongen en 1958, le sculpteur russe Ossip Zadkine en 1960, ou encore le clown suisse Grock.

Signalons également les portraits de célébrités d'André Reybas (1897-1972), photographe employé chez Pathé (1926) puis à la Paramount (1930), qui ouvre son studio à Châtillon-sous-Bagneux: l'actrice mexicaine Maria Félix (Alamos, Sonora 1914-Mexico 2002), le pianiste arménien Raffi Pétrossian, le danseur et chorégraphe russe Serge Lifar (Kiev 1905-Lausanne 1986), l'actrice américaine Pearl Fay White (Green Ridge, Missouri 1889-Neuilly-sur-Seine 1938).

Citons enfin un ensemble de photographies des pavillons de l'Exposition universelle de 1900.

Association culturelle et sportive de la Casa España de Vitry-sur-Seine et du Val-de-Marne (fonds d'archives)

1976-2007  

L'essentiel des archives étaient entreposées dans un local de stockage de l'association, mais ont été détruites. Le travail ne présente donc que ce que Jaime BLANCO, Camelo MARTINEZ et Antonio BLASCO ont trouvé chez eux et auprès de l'ancienne secrétaire Isabelle DIEZ-DIAZ. Des documents comptables et des photos existants encore n'ont pas fait l'objet de descriptions précises.

Les archives des premières années font donc défaut, à peine remplacer par le dossier de l'association tenu par la préfecture et maintenant accessible aux archives départementales. L'essentiel des archives ici décrites se concentrent sur la fin des années 1990 et les années 2000.

On trouvera cependant trace de nombreuses activités depuis le début des années 1980.

On trouvera également ici deux documents des APFEEF (Association des parents de familles espagnoles émigrées en France/Asociacion de padres de familia españoles emigrantes en Francia) de Paris 17° et de Villejuif.

Centre France-Asie (CFA) (Paris, Ile-de-France, France) (fonds d'archives)

1950-2003  

Les archives les plus anciennes conservées au siège datent de 1954 et se composent pour l'essentiel de dossiers d'étudiants, classés par pays d'origine. Outre ces 12 mètres linéaires de dossiers individuels, les archives comprennent également 9 mètres linéaires d'archives de fonctionnement dont les comptes rendus de réunions (assemblées générales, conseil d'administration, &) et la comptabilité constituent l'essentiel.

Maison du Monde d'Évry (fonds d'archives)

1945-2007  

par Jo et Gy Saintot

L'organisation des archives de la Maison du Monde d'Évry a été décidée par son Bureau début 2006 avec le souci de pérenniser son patrimoine, mais aussi celui de permettre une meilleure organisation du travail.

Un certain classement de documents divers existait répartis dans des boîtes, des dossiers suspendus... à des endroits différents… Sur les conseils de chargées de mission de Génériques, « association qui mène depuis plusieurs années un programme de sauvegarde, de préservation et d'inventaire des archives privées de l'immigration en France », suite à une journée de formation qu'elles animaient sur une proposition du Centre de Ressources Politiques de la Ville en Essonne, nous avons procédé au relevé, tri et classement de tous les documents de la MdM pour aboutir à la constitution de 166 cartons d'archives réduits à 146 après remise de certains d'entre eux à des Associations résidantes, au responsable de l'Éducation au Développement ou simple retrait pour des raisons de confidentialité dues à des informations strictement personnelles.

Le récolement terminé, en juillet 2007, une ébauche de plan de classement a été proposé au Président (élu) et à la Coordinatrice (administratif) qui l'ont finalisé. Présenté aux chargés de mission de Génériques, ce plan fut discuté, « des ensembles ont été redistribués, le cadre de classement modifié et certains choix et titres explicités ».

Il est bon de rappeler ce qu'écrivent les personnes de Génériques au sujet de l'élaboration du plan : « La logique adoptée par la MdM consiste, volontairement, à classer les archives en fonction, d'une part, de l'implication de l'Association dans les projets et, d'autre part, de la récurrence et de la régularité des actions entreprises. Plutôt que de prendre en compte le cadre institutionnel dans lequel les archives prennent place, il s'agit davantage de mettre en valeur les activités de l'Association, ce qui facilite aussi le travail quotidien ». Les conséquences de ce choix se reflètent ainsi dans le plan de classement. S'il distingue classiquement les documents de la vie associative de ceux de l'activité administrative, le plan établit une distinction originale au sein des dossiers d'action : les « partenariats » regroupent plutôt les relations institutionnelles avec les membres du réseau, distinguées des « activités » de l'association qui parfois s'inscrivent dans ce cadre. La séparation n'étant ainsi pas totalement étanche entre ces deux aspects de la vie de l'association, il conviendra de consulter les deux parties pour en avoir une vue d'ensemble.

Le classement comprend 4 parties :

1. Création et vie de l'association.2. Administration.3. Partenariats.4. Activités.

Afin de permettre d'intégrer de nouveaux dossiers, le choix de la cotation des cartons s'est fait sur un système évolutif à 4 éléments maximum : les premiers correspondant aux parties et sous-parties du plan de classement et le dernier, se trouvant séparé par une barre oblique pour signifier qu'il s'agit d'un numéro d'ordre du carton au sein d'une même partie logique.

Les dates mentionnées pour chaque carton sont celles du document le plus ancien et du document le plus récent composant ce carton et, en cas de rupture, figurent la /les date(s) intermédiaire(s).

On trouvera également, dans cet inventaire, une dernière partie consacrée à l'iconographie. Il s'agit là plus d'un récolement que d'un classement mais le but était de pouvoir identifier et localiser les affiches, banderoles, tableaux, photographies et autres panneaux disponibles à la MdM.

Tariqâ Alawiya, confrérie Soufie et Cheikh Khaled Ben Tounès (fonds d'archives)

 

Ce fonds, qui couvre principalement le second vingtième siècle, témoigne plus particulièrement de la présence et de la diffusion en Europe de la spiritualité alawiya, participant ainsi à l'écriture de l'histoire de l'Islam en France et en Europe. Des photocopies de documents d'archives publiques et de périodiques anciens, réunies par les disciples de la confrérie dans un souci de recherches historiques, viennent combler les lacunes des archives des premières décennies que les vicissitudes du siècle ont fait disparaître. Toutefois, quelques originaux de courriers adressés à la confrérie par les autorités françaises en Algérie (gouvernement général de l'Algérie, préfectures d'Alger et d'Oran…) ont été conservés. Bien entendu, les archives présentées ici mériteraient d'être confrontées aux fonds conservés à la zaouia mère de Mostaganem, malheureusement lacunaires eux aussi suite à la saisie par les autorités algériennes en 1971.

Contrairement aux fonds papiers des années 1920-1940 qui font défaut, les premières photographies des Alawi en France datent de 1924, deux ans avant l'inauguration de la Mosquée de Paris.

Le premier ensemble de documents concerne les activités des cheikhs, depuis les années 1940, et la vie interne de la confrérie sous les différentes formes associatives et dénominations qu'elle prend en France des années 1960 à nos jours (Association confrérie Alawiya, Amis de l'Islam, AISA). Ces documents renseignent sur la tradition du voyage des cheikhs pour la diffusion de la spiritualité dans le monde. L'enseignement soufie occupe une large place dans le fonds, des Mudhakara et messages adressés par les cheikhs aux disciples jusqu'aux cours dispensés par l'Association Les amis de l'Islam ou aux publications de la confrérie. Les archives témoignent également de l'intérêt de la tarîqa depuis ses origines pour le dialogue interreligieux et l'ouverture au monde. Depuis les années 1980, sous l'impulsion du cheikh Bentounès, une attention particulière a été portée à la place de la femme dans l'Islam par le biais de séminaires, conférences et réflexions, dont les textes se retrouvent dans le fonds. Ce dernier reflète également le rôle, depuis une quinzaine d'années, du cheikh dans la vie publique nationale et internationale en tant que représentant d'une voie de l'Islam en France : par exemple son partenariat avec l'UNESCO ou sa participation à la mise en place du Conseil français du culte musulman. Les actions de co-développement, particulièrement à destination de l'Afrique, sont aussi au cœur des préoccupations de la confrérie.

L'alliance entre tradition et modernité qui caractérise la confrérie se retrouve dans les documents relatifs à l'élaboration de bases de données islamiques dès les années 1980 et à la création des instituts Alif dans le monde, instituts de recherche et d'enseignement dans le domaine des cultures et des civilisations de l'Islam par l'informatique.

Par ailleurs, l'ouverture vers la jeunesse occupe une place essentielle au sein de la tarîqa, comme en atteste les documents sur les colonies de vacances Alif, les séminaires pour les jeunes et surtout les archives du mouvement des Scouts musulmans de France créé en 1991 par le cheikh Khaled Bentounès.

Enfin, les activités culturelles réalisées par la confrérie ont donné lieu à la collecte de documents, d'ouvrages et d'images historiques sous la forme de reproductions ou d'originaux. Par exemple, la préparation de l'Exposition sur l'émir Abd el-Kader, présentée dans le monde entier, a permis la constitution d'une riche collection de manuscrits, recueils et documentation. Parmi les autres originalités du fonds, signalons les photocopies de la correspondance du roi du Maroc Mohammed V, en exil à Madagascar, avec Monsieur Flandrin, photographe honoraire de la famille royale à Casablanca.

Le second ensemble de documents, pour l'essentiel conservé à Villejuif, se compose de photographies, ektas et diapositives et de documents audiovisuels. Les photographies donnent à voir l'histoire de la confrérie et des adeptes à travers le monde ; en effet, elles proviennent non seulement des photographes de la confrérie chargés de suivre les conférences du cheikh, les rencontres spirituelles, les temps forts de la tarîqa ou des scouts musulmans de France, mais aussi des disciples qui envoient des photographies relatives aux activités de la confrérie dans leurs régions.

Le patrimoine sonore et audiovisuel, produit et réalisé par la société « lemessage.com » pour la période la plus récente, comprend, d'une part, des enregistrements de musique sacré et de chants soufis, de témoignages de fuqarâ et d'émissions radios auxquelles a participé le cheikh et, d'autre part, des films des conférences du cheikh, des activités de la Tarîqa ou des scouts musulmans…

Centre de recherches sur la diaspora arménienne (CRDA) (Paris, France)(fonds d'archives)

XXe siècle  

Le CRDA a rassemblé une documentation importante sur l'Arménie et la diaspora arménienne dans le monde: elle possède un grand nombre de vidéos, plus de 3 000 livres, 25 000 diapositives, des milliers de photographies, des centaines de dossiers thématiques et une grande collection de journaux arméniens publiés en Arménie ou par la diaspora arménienne en France ou dans le monde.