Centre France-Asie (CFA) (Paris, Ile-de-France, France) (fonds d'archives)

1950-2003  

Les archives les plus anciennes conservées au siège datent de 1954 et se composent pour l'essentiel de dossiers d'étudiants, classés par pays d'origine. Outre ces 12 mètres linéaires de dossiers individuels, les archives comprennent également 9 mètres linéaires d'archives de fonctionnement dont les comptes rendus de réunions (assemblées générales, conseil d'administration, &) et la comptabilité constituent l'essentiel.

Association des Marocains en France (AMF) (fonds d'archives)

1950-2009]  

Les archives de l'Association des Marocains de France, première association maghrébine à Paris, reflètent la vie de l'association depuis ses origines tant du point de vue de son organisation que de son fonctionnement.

Le fonds comprend, dans une première partie, les archives produites par les trois organes qui composent la direction de l'AMF : le congrès, la commission administrative et le bureau directeur (1955-2004), sachant que les archives conservées pour la période 1960-1975 sont, généralement, assez rares.

Dans une seconde partie, le fonds se compose des archives relatives aux activités de l'AMF. Celles-ci témoignent de l'évolution de l'association et de sa maturité conquise progressivement en s'identifiant à la scène politique et sociale française ; les revendications des populations issues de l'immigration s'orientant notamment sur l'intégration, l'égalité, le logement, la solidarité avec le peuple marocain, la culture et l'éducation. Ainsi, l'AMF initie de nombreuses actions socio-culturelles, associe logement et intégration, débat sur le thème de l'interculturel et sur le rôle de l'école, instrument de développement social et humain, et de l'éducation, facteur d'intégration et d'insertion sociale. Des séminaires pédagogiques et de formation sont organisés pour valoriser les acquis. Enfin, l'AMF assure une permanence d'aide administrative et juridique.

Une autre partie du fonds est consacrée aux relations qu'entretient l'association avec ses sections mais aussi avec d'autres organismes. L'AMF essaie, en effet, d'organiser et de maintenir des relations durables avec les associations d'immigrés et de solidarité, les syndicats et les associations issues des pays du tiers-monde. Des relations existent également avec les syndicats marocains depuis le pays d'origine, essentiellement fondées sur la défense des droits de l'homme au Maroc.

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Groupe Manouchian (FTP-MOI) (1943-1944)

1943-1944  

Le groupe Manouchian, du nom de son dirigeant Missak Manouchian, fait partie du mouvement de résistance des Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI). Situé à Paris, il se compose de trois Français et de vingt étrangers dont des Espagnols, des Italiens, des Arméniens et des Juifs d'Europe centrale et de l'Est. Le groupe Manouchian met en place de nombreuses actions de destruction à l'encontre des représentants des forces de l'ordre nazies. L'une de leurs actions la plus connue est l'assassinat par Marcel Rayman, Léo Kneler, Spartaco Fontano et Celestino Alfonso le 28 novembre 1943 du général SS Julius Ritter. Ce général supervisait les réquisitions d'ouvriers français pour l'industrie allemande par le biais du Service du travail obligatoire (STO). Les membres du groupe Manouchian seront arrêtés en novembre 1943 par la Brigade spéciale n°2 des renseignements généraux et jugés du 15 au 18 février 1944 devant le tribunal militaire allemand du Grand-Paris. A cette occasion, les organes de presse collaborationnistes seront conviés afin de donner une tournure spectaculaire à cet événement. L'Affiche rouge représentant dix de ces résistants accompagnés de la mention « Des libérateurs ? La libération par l'armée du crime ! » sera placardée à quinze mille exemplaires dans Paris et dans certaines grandes villes françaises. Le 21 février 1944, les vingt-deux hommes du groupe seront fusillés au Mont-Valérien. Olga Bancic, seule femme du groupe, sera quant à elle décapitée le 10 mai 1944 à Stuggart.

Société historique et littéraire polonaise - Bibliothèque polonaise de Paris (Paris, France) (fonds d'archives)

XIXe-XXe siècles  

La Bibliothèque possède des ouvrages, manuscrits, cartes, fonds d'archives privés, œuvres d'art et photographies de l'émigration polonaise en France aux XIXe et XXe siècles. Quatre ensembles muséographiques ont été constitués: le musée Adam Mickiewicz ouvert en 1930, le salon Frédéric Chopin, le musée Boleslas Biegas et la collection Camille Gronkowski à partir de 1955.

Soucieux de préserver le patrimoine culturel polonais à l'étranger, des émigrés polonais, ont légué, dès le début du XIXe siècle, des collections artistiques à la Bibliothèque: 163 estampes de Wladyslaw Zamoyski (1803-1868), 800 dessins et gravures du général Karol Kniaziewicz (1762-1842), 40 000 gravures de Maciej Wodzinski (17831848). Au XXe siècle, la richesse des dons ne tarit pas: collection personnelle du bibliophile et collectionneur Wladyslaw Dabrowski (1884-1970), tableaux, dessins et estampes du publiciste et homme politique Kazimierz Woznicki (1878-1949), du poète et peintre Jan Winczakiewicz (né en 1921), et de bien d'autres encore dont les conservateurs de la Bibliothèque.

À sa création, la Bibliothèque a également reçu de nombreux dons de manuscrits, papiers personnels, archives d'organismes issus de l'émigration, dons qui se poursuivent au XXe siècle.