Simone Lellouche et Ahmed Othmani1963-2007 (fonds ouvert)

1959-2007  

Le fonds couvre une période qui correspond à des événements particulièrement importants : la fin de la guerre d'Algérie, la guerre israélo-arabe de juin 1967 avec ses répercussions dans tout le monde arabe, les mouvements étudiants en France comme dans d'autres pays en 1968.

Ainsi, par exemple, le 15 mars 1968, les étudiants organisent en Tunisie une journée d'action pour la libération de Mohamed Ben Jennet, étudiant condamné à 20 ans de travaux forcés à la suite des manifestations de juin 1967. Il s'en suit une répression féroce contre toute l'opposition : le Groupe d'études et d'action socialiste tunisien (GEAST ou groupe « Perspectives ») non reconnu, le Parti Communiste Tunisien et le Baath notamment.

Février 1972 correspond à une période de grande mobilisation pour les libertés en Tunisie. De décembre 1971 à juin 1972, la Tunisie connaît un mouvement démocratique sans précédent dans lequel s'engagent des milliers d'étudiants suivis par les lycéens et les ouvriers. Alors que le procès de Simone Lellouche commence le 1er février et qu'elle est expulsée de Tunisie le 5, l'UGET organise du 3 au 5 février 1972 un congrès extraordinaire pour une « UGET démocratique et représentative» à l'université de Tunis.

Le mouvement étudiant connaît une nouvelle répression, les arrestations sans jugement se succèdent durant de longs mois et de nombreux procès s'en suivent (1974, 1975…). En 1978, c'est le syndicat ouvrier tunisien (UGTT) qui connaît à son tour une violente répression.

Les documents n'ont pas été conservés de façon systématique durant toute la période couverte par le fonds. On ne trouve, par exemple, que quelques documents pour le début des années 1960. A partir de 1968, les documents sont davantage conservés mais le fonds reste lacunaire pour la période 1970-1971 tandis qu'il s'enrichit à nouveau à partir de février 1972.

Une partie importante du fonds est consacrée aux publications (militantes, politiques, presse quotidienne, presse gouvernementale) dont la variété fait sa richesse.

Une part essentielle de ces productions (tracts, affiches, revues, brochures, quelques photos et cassettes) est issue de l'opposition tunisienne du début des années 1960 aux années 1980, aussi bien depuis la France qu'en Tunisie. Certains documents provenaient, en effet, de Tunis pour être imprimés en France puis réacheminés vers la Tunisie.

On peut citer, par ailleurs, les collections des revues Perspectives Tunisiennes et El Amel Tounsi (Le Travailleur tunisien) qui s'avèrent presque complètes ainsi que les documents publiés par les divers comités de défense des prisonniers politiques tunisiens.

On trouve également plusieurs dossiers documentaires comportant plus particulièrement des numéros et coupures de presse de l'Agence de Presse Libération ayant précédé la création du journal Libération (1972-1973) et dont certaines parutions portent sur la Tunisie et sur l'immigration.

De nombreuses coupures de presse et numéros de journaux, principalement de la presse gouvernementale tunisienne, se trouvent également dans ce fonds.

Outre cette riche documentation rassemblée par Simone Lellouche, nous trouvons également traces de ses activités militantes et des relations qu'elle entretint avec son mari au cours de ses années d'emprisonnement et de lutte.

Les archives comportent, d'ailleurs, de nombreux documents relatifs aux affaires judiciaires, aux procès et aux prisonniers : informations et notes tapées à la machine sur les procès, affaires de 1968, 1972, 1973, 1975, 1978 avec les fiches des prisonniers, leurs cartes d'étudiants à l'université de Paris VIII-Vincennes, le budget et les dépenses pour les prisonniers, la liste des livres envoyés et reçus au bagne de Borj Erroumi (bibliothèque), des informations manuscrites et de la correspondance ; un texte non publié sur le bagne de Borj Erroumi, intitulé Les prisonniers politiques en Tunisie qui traite de l'affaire du complot de 1962 ; le sort des comploteurs, morts et survivants, écrit par des détenus dans les années 70 ; de nombreux tracts des comités de solidarité et de libération et la campagne pour la libération de tous les prisonniers politiques et syndicalistes fondée sur la publication, en avril 1979, du témoignage dans les Temps Modernes de Ahmed Ben Othman, alors détenu.

/medias/customer_28/dictionnaire/Comite_Amelot_jpg_/0_0.jpg
1 média

Comité Amelot (1940-1944)

1940-1944  

Le Comité Amelot est une organisation clandestine de secours aux Juifs sous l'Occupation. Elle est créée le 15 juin 1940 par les représentants de divers courants de la Fédération des sociétés juives de France (FSJF) et siège au 36 rue Amelot dans le 11e arrondissement de Paris.

Le comité existe juridiquement sous l'étiquette de la colonie scolaire et de son dispensaire La Mère et l'Enfant. De manière clandestine, l'organisation délivre de faux-papiers d'identité aux Juifs et effectue le sauvetage d'enfants dont les parents ont été victimes de rafles. Le comité cache également des Juifs. A la fin de l'année 1942, les dirigeant du Comité Amelot sont arrêtés. Certains seront fusillés ou déportés, d'autres comme Léo Glaesner parviendront à s'enfuir en zone sud. Le comité continuera malgré tout à fonctionner sous la direction des deux responsables laissés en liberté Abraham Alpérine et Joseph Byl. Ils seront tous deux arrêtés à l'été 1944.

Comité inter-mouvements auprès des évacués (CIMADE) (fonds d'archives)

1932-1999  

La Cimade conserve au siège national environ 200 mètres linéaires d'archives remontant au début des années 40. Il s'agit aussi bien d'archives papiers, que d'affiches, de vidéo et de photos. Ces archives se répartissent entre la cave, qui regroupe environ 175 mètres linéaires (ml) d'archives et le local de l'équipe archives, qui en contient environ 12 ml. Ces dernières concernent la Seconde Guerre mondiale, la réconciliation France -Allemagne et la guerre d'Algérie. Le guide de recherche présente tout d'abord un état sommaire, constitué par échantillonnage, du fonds entreposé au sous-sol, puis les fonds classés par l'équipe de la Cimade, dont les notices ont été rédigées par Denise Duboscq, en collaboration avec Génériques.

Coordination des collectivités portugaises en France (CCPF) (Val-de-Marne, Ile-de-France, France) (fonds d'archives

1983-2003  

Le fonds du CCPF comprend une partie relative à son fonctionnement : comptabilité, relations avec les associations membres et correspondance. Le fonds comprend aussi une partie relative à ses activités comme par exemple : un festival de théâtre portugais (Festea), depuis 1992 ; des concours de projets de jeunes luso-descendants (projet à caractère social, culturel ou sportif) ; des rencontres régionales et européennes. Enfin, le fonds comprend une part consacrée à la documentation et contient notamment une importante collection de journaux.

Les archives du CCPF permettent donc de retracer la vie associative des Portugais de France.

Le fonds de la CCPF reflète son fonctionnement associatif et en réseau :

les documents relatifs à la comptabilité comprennent des bilans, des factures et des relevés de compte ;une part importante du fonds est consacrée aux relations entretenues avec les associations membres. A titre d'exemple: la fédération des associations portugaises de Lorraine (Nancy, 1991-1993), l'association sportive des Portugais de Meaux, l'association culturelle franco-portugaise-estrela do norte de Claye-Souilly (1997), O sol de Portugal (Bordeaux). Ces dossiers comprennent des publications, des rapports, la fiche d'adhésion au CCPF (dans certains dossiers, il n'y a que cette fiche) ainsi que de la correspondance.correspondance.

Une partie des documents concerne les activités de l'association, dont par exemple :

un festival de théâtre portugais (Festea), depuis 1992 ;des concours de projets de jeunes lusodescendants (projet à caractère social, culturel ou sportif) ;des rencontres régionales et européennes.

Enfin, on peut retrouver une partie documentaire comprenant notamment des revues de presse et des journaux.

Les sièges des associations portugaises conservent, en effet, des journaux et toute une presse régionale publiée au Portugal et qui arrive à l'association généralement par l'intermédiaire d'un des adhérents.

Outre la presse portugaise, nous trouvons aussi dans cette collection les publications de quelques associations ayant créé leurs propres instruments de communication.

En tant que tête de réseau, la CCPF rassemble une riche collection de journaux dont ceux des associations membres qu'on peut retrouver dans leurs dossiers.

Un état de la collection de périodiques encore conservée à Génériques après le transfert du fonds d'archives de la CCPF aux AD 94 a été établi ultérieurement (cf. liste des journaux ci-après).

Le récolement établi ci-dessous présente l'ensemble de la collection de journaux comprise dans le fonds de la CCPF :

titres compris dans le fonds au moment de son dépôt [surlignés en gris]titres conservés à Génériques, après le dépôt du fonds, dans l'attente d'être numérisés (opération qui n'a pas eu lieu)[correspondant à la majeure partie de la collection] ;titres qui n'étaient pas mentionnés dans la version de l'inventaire fourni au moment du dépôt [avec une *].