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Présentation du Théâtre El Halaqa par Smaïne Idri

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Smaïne Idri présente le travail effectué par le Théâtre El Halaqa. La compagnie présente des scénettes inspirées des conditions de vie des travailleurs immigrés dans différents lieux publics. Après chaque scène, le public est invité à débattre sur les thématiques abordées pendant le spectacle.

Fonds d'autres associations

 

La Maison des femmes recueille aussi des archives d'associations ayant cessé leurs activités, comme celles de l'Agence Femme Information, agence de presse créée dans les années 1980. Ces archives sont regroupées dans le couloir extérieur au local archives et sont conservées avec d'autres fonds non classés.

L'Eglise Saint Bernard

 

L'Eglise Saint Bernard a été édifiée au milieu du 19ème siècle lors de l'expansion industrielle et ouvrière du quartier de la Goutte d'Or. De style néogothique, elle a la forme d'une croix latine, orientée de l'est à l'ouest. Les voûtes reposent sur des croisés d'ogives. Un clocher, surmonté d'une flèche de 60 mètres de haut domine l'église.

Ce lieu est devenu au fil du temps, un lieu propice à l'expression populaire :

- Pendant la Commune (1871), Louise Michel, grande figure de cette révolution, anime dans cette église le Club de la révolution. Elle préconisa un enseignement vivant, des écoles professionnelles et des orphelinats laïques,

- Le 28 juin 1996, trois cents étrangers en situation irrégulière, en majorité maliens et sénégalais, occupent l'église pour demander leur régularisation. Le 23 Août 1996, à l'aube, suite à un arrêté d'expulsion, 1.500 CRS sont déployés pour ouvrir à coups de hache la porte de l'église et évacuent de force les 300 occupants. Ce jour est devenu une date importante dans le mouvement des sans-papiers en France, et cet événement a connu un écho international.

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Incendie, centre de rétention de Vincennes. / Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP). Paris, FranceMouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) (Paris, France)2010

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Incendie, centre de rétention de Vincennes. Procès 25, 26, 27 janvier 2010 [...]. Venons nombreux soutenir les inculpés de l'incendie. Liberté de circulation et d'installation pour tous.

Contexte :
Immigration > Campagnes militantes et citoyennes > Label="""">Sans papiers > Label="""">2000-2009

UNFP – section de Paris : bulletin d'adhésion, liste de nom et d'adresse de membre et contact (1962-1964, s.d.). UNFP – section étudiante de Paris : discours en ouverture d'un CA ou d'une AG (s.d.). UNEM. - Protestation contre l'enlèvement du président Mohamed Haloui : communiqué de presse de l'UNEF et de l'Assemblée mondiale de la jeunesse, invitation à une conférence de l'UNEF, lettre de soutien d'organisation étrangère (1964).

A1/13 , 1962-1964  
Contexte :
Relations avec les sections et le monde associatif > Relations avec d'autres organisations > Autres organismes / autres fonds

Activités : slogan « Je vote donc j'existe, j'existe donc je vote » pour une campagne d'inscription sur les listes électorales (ca. 1984-1985), projet, rapport, programme FM, publication Infos Gazelle, n° 1 (1989) et nouvelle série (n° 1 (1992) à 8 (1993), charte d'engagement de l'animateur de Radio Gazelle, questionnaire d'enquête auprès des membres de l'ARA – Radio Gazelle [1989], grille des programmes de diffusion (1989) ; CLAP : attestation de formation « Gestion des associations » et participation à une journée d'étude ; cours enregistrés et courriers de réponse à des auditeurs...

14 , 1986-1990  
Contexte :
Parcours culturel > Association Rencontres et Amitiés (ARA) – Radio Gazelle

Dépliants.

Boîtes 69, 97, 108, 114, 137, 145, 268, 290 , 1985-2000  
boîte 69 : SIDA : projet de campagne de prévention (1989-1992). boîte 97 : Guides pratiques du réfugié, guide spécial du réfugié turc : exemplaires, élaboration (courriers, maquettes, etc.) (1985-1988). boîte 108 : "Conditions d'entrée et de séjours des étrangers en France", dépliants : exemplaires, maquettes, courriers (1987-1989). boîte 114 : « Info vacances pour les immigrés de Turquie », dépliants (1996). boîte 137 : "Accueil et informations pour la communauté turque", dépliants de l'ATT (1989). boîte 145 : « La procédure d'introduction du regroupement familial », dépliants de l'ATT (1989). boîte 268 : Dépliants ATT (1998-1999). boîte 290 : Documentation : bulletins et affiches divers, bulletins et dépliants ATT (1999).
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El Hasnaoui

1960-1990  

Véritable légende de la chanson immigrée, de son vrai nom Mohammed Khelouatné, El Hasnaoui naît à Tizi-Ouzou en Kabylie le 23 juillet 1910. Orphelin très jeune, il est vite attiré par la chanson. Il émigre en France en 1936 pour travailler dans une usine. En 1942 il est envoyé en Allemagne dans cadre du STO. Libéré 14 mois plus tard, il passe sur les ondes de la radio pro-allemande Paris Mondial dans une émission animée par des amis compositeurs algériens. Après la Libération, il enregistre son premier disque en 1949 avec une chanson phare Boulayoune thiberkanine ( L'homme aux yeux noirs). C'est à cette époque qu'il obtient le titre de « Cheikh » (maître) alors qu'il fréquente le Quartier latin, fief des artistes arabes et kabyles parisiens de l'après guerre. Solidaire du combat pour la libération de l'Algérie, il ralentit ses activités pendant le conflit. En 1962, sa chanson Yettbeddel ezzman ( Les temps changent) est un véritable hymne dédié à l'indépendance de l'Algérie. En 1970 il se retire et met un terme à carrière. Peu prolifique, il a à son actif 70 chansons connues.

Ses chansons, en kabyle, en arabe algérien ou en français et arabe ont marqué par la voix timbrée et caverneuse de l'interprète et les accompagnements modernistes. Chanteur de l'exil, sa chanson Maison blanche de 1948, fondatrice sur le refus de l'ordre colonial, est le chef-d'oeuvre de la chanson d'exil. Il chante aussi la situation des femmes dans la société kabyle et dénonce l'inégalité et la ségrégation dont elles sont victimes. Il décède en France le 6 juillet 2002.

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Echanges avec le public

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Le public réagit aux interventions de la table ronde en abordant les thématiques suivantes :

Rapprochement entre monde de la recherche et pouvoirs publics ;Dispersion et concurrence du paysage associatif ;Diminution des subventions de l'État concernant les actions d'accueil des migrants.
Contexte :
(Re)penser la dynamique. Quelle relation entre monde associatif et pouvoirs publics pour demain ?

Campagne d'archives orales "Histoire et mémoire de l'immigration, mobilisation et lutte pour l'égalité, 1968-1988" (collection audiovisuelle)

2012-2015  

Le projet « Histoire et mémoires de l'immigration : mobilisations et luttes pour l'égalité, 1968-1988 » initié en 2012 et achevé en 2015, a permis le recueil de témoignages filmés d'un corpus de 31 témoins représentatifs de l'histoire du militantisme social, culturel, intellectuel et politique autour de la question de l'immigration en France. Ont été interrogés des femmes et des hommes qui, par leur parcours, ont joué un rôle dans les mobilisations et les luttes pour l'égalité et ont contribué au changement des représentations des immigré-e-s.

Le choix de la période retenue, 1968-1988, n'est pas anodin. Ces 20 années, qui couvrent une partie des «années 68» et le premier septennat de François Mitterrand, ont été le théâtre de nombreuses luttes et mobilisations pour l'égalité des droits et la dignité ainsi que la reconnaissance des immigrés et de leurs enfants1. Avec ce basculement d'une décennie à l'autre, il s'agissait aussi d'observer les évolutions et les continuités dans ces luttes, le croisement des générations, notamment les différences et les similitudes entre deux âges du militantisme de l'immigration : celui des premiers immigrés et celui de leurs enfants, nés ou éduqués en France. En retenant ces bornes chronologiques, Génériques souhaite mener une réflexion autour de 1968 et sur les notions de continuités, césure, et de transition.

Il est important de préciser que le contexte international et la lutte pour la démocratie apparaissent dans de nombreux témoignages - la guerre d'Algérie, la répression au Maroc, l'Estado Novo de Salazar et la Révolution des Œillets au Portugal, la question palestinienne, les dictatures en Amérique latine (Chili, Argentine..), la lutte anticoloniale, etc... Même si la question des luttes dans le contexte international ne constitue pas la problématique première de la campagne, ces croisements impactent les mobilisations et luttes en France, plus précisément dans les expériences et les formes de militantisme des témoins. Ces croisements témoignent aussi du lien fort qu'entretiennent certains militants engagés pour l'égalité des droits des immigrés en France et la lutte contre les régimes en place dans les pays d'origine.

Le choix de l'année 1988 peut paraître moins évident. Il a fait l'objet de longues discussions au sein de l'équipe de Génériques et du comité de pilotage. Plusieurs facteurs concomitants justifient ce choix. Tout d'abord, le retour de la gauche au pouvoir, qui marque l'échec de dispositifs jugés discriminatoires et restrictifs envers les immigrés et leurs familles (réforme du code de la nationalité et lois sur l'entrée et le séjour des immigrés). De plus, l'année 1988 marque un tournant dans les politiques publiques envers les immigrés, lorsque que « intégration » devient le terme officiellement consacré pour définir la politique qualifiée jusque-là d'insertion2. Du côté des associations, les États généraux de l'immigration, organisés par des associations dites de l'immigration, et qui se tiennent à Saint-Denis en mai 1988, placent la question de la mémoire au cœur des débats. Ceux-ci tournent alors autour de la question de la sauvegarde de la mémoire des trois marches pour l'égalité et contre le racisme de 1983, 1984 et 1985. Un autre facteur décisif dans le choix de l'année 1988 sont les scores élevés du Front national aux élections présidentielles de mai 1988 (près de 15%). Au-delà de l'actualité des années 1968 et 1988, ces bornes chronologiques permettent aussi de croiser les sources écrites classées par Génériques, de nombreux fonds d'associations ou de particuliers actifs dans cette période3 dont certains ont été interrogés dans le cadre de cette campagne4.

 

1 La période est notamment marquée par les grèves et manifestations de mai-juin 1968, les grèves dans les usines, les mobilisations dans les foyers SONACOTRA, les mobilisations dans les bidonvilles et cités de transit, les comités, collectifs, et mouvements de travailleurs immigrés, les mobilisations contre les lois et circulaires Marcellin-Fontanet, Bonnet, puis Pasqua, les mobilisations contre les expulsions, les mobilisations contre les crimes racistes, la Marche pour l'égalité et contre le racisme, Convergence 84, les mobilisations pour le droit de vote des étrangers. Sur les luttes de l'immigration, voir Migrance n°25 52005), Migrance n°41 (2013).

2 Claude Évin, ministre de la Solidarité nationale, déclarait en juin 1988 devant le conseil d'administration du Fonds d'action sociale pour les travailleurs immigrés et leurs familles (FAS) : « Les étrangers qui résident actuellement en France y resteront, chacun en est aujourd'hui conscient ; parlons donc maintenant d'intégration plutôt que d'insertion».

3 Par exemple le Fonds de l'Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) classé par Génériques et déposé aux Archives nationales (voir l'inventaire sur Odysséo : http://odysseo.generiques.org/resource/a011426697543qv4b15)

4 Vasco Martins avait par exemple mis à disposition de Génériques un important fonds de périodiques portugais imprimés en France qui a été numérisé et est librement consultable dans le portail Odysséo.

 

Sélection des témoins

Plusieurs critères ont été retenus afin de parvenir à obtenir un large panel de témoins, avec la difficulté à réunir l'ensemble de ces derniers autour de 31 témoins seulement.

souci de parité : 11 des témoins sont des femmes - afin de mettre en lumière le rôle encore souvent occulté des femmes dans les sources (orales et écrites) de l'histoire de l'immigration et des luttes.approche selon le pays d'origine et la nationalité des acteurs : un panel large des nationalités mobilisées lors de ces luttes, acteurs immigrés mais aussi non-immigrés: parmi les témoins figurent des Tunisiens, des Marocains, des Algériens, des Sénégalais, des Latino-Américains, des Portugais, des Français de toutes origines, un Égyptien d'origine palestinienne, un Italien, une Turque, et un Vietnamien.échelle géographique large avec une approche régionale (Île-de-France, Lorraine, Alsace, Aquitaine...)changement d'échelle autour des acteurs et diversités des regards: leaders, militants anonymes ou « compagnons de route ». Une attention particulière a été portée sur le fait de ne pas interroger que des personnes dont on dispose par ailleurs de nombreux témoignages, tout en conservant l'impératif de représenter les grands moments de mobilisation.changement d'échelle entre structures nationales tels que les syndicats ouvriers et structures locales ou régionales (radio Gazelle à Marseille), mais aussi entre événements nationaux (Mai 68, Marche pour l'égalité et contre le racisme...) ou des actions locales (la Maison peinte de la Cimade à Nanterre)temporalité : des témoignages nous permettent de traverser notre cadre chronologique. D'autres mettent en évidence le croisement intergénérationnel des mobilisations («des luttes des «travailleurs immigrés» dans les années 1970 aux luttes de la «seconde génération» dans les années 1980)représentativité des niveaux sociaux : étudiants, travailleurs, intellectuels, institutionnels etc...représentativité associative, politique et syndicale (groupes autonomes comme le Mouvement des travailleurs arabes, syndicats ouvriers, partis politiques, collectifs, mouvements d'extrême-gauche).

Les témoins ont été interrogés une fois avec deux exceptions pour Driss El Yazami et Albano Cordeiro qui ont été revus pour approfondir ou poursuivre l'entretien. A noter aussi qu'un couple, Jean et Josée Frouin, qui a milité ensemble, notamment à la Ligue des droits de l'Homme, a souhaité témoigner au cours d'un même entretien.

 

CLAP national. - Évaluation des activités, rencontre nationale d'octobre 1985 : document de séance et bilan (1985). Cellule nationale d'évaluation, analyses des exercices 1987-1989 : rapport de la cellule, rapport d'activité du CLAP, matériel de séance d'AG (1987-1990). Réflexion sur l'évolution des missions du centre national, mise en place du cadre institutionnel et méthodologique et réalisation : correspondance, rapport de synthèse intermédiaire et motion, rapport d'activité 1992, convocation (1991-1993).

1200 , 1985-1993  

Activités

ABS 4-5 , 1993-1996  

Projet d'une Maison de la solidarité à Gennevilliers (décembre 1993), interventions en faveur des foyers du Port et du Comité de résidents du foyer Sonacotra Henri-Barbusse de Gennevilliers (1993 et 1995), Forum de la Solidarité (1993-1996), rencontres avec les autorités municipales et préfectorales (1994-1996).

Contexte :
Associations et collectifs de solidarité dans les Hauts-de-Seine > Collectif solidarité de Gennevilliers
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Slimane Azem

1960-1990  

Slimane Azem est né en 1918 dans une famille kabyle de condition modeste. A l'âge de douze ans, il est engagé dans une ferme. En 1937, il part en France et travaille aux aciéries de Longwy. Mobilisé à Issoudun, il est réformé en 1940 puis s'installe à Paris. De 1942 à 1945, il est envoyé en Allemagne dans le cadre du STO (Service du Travail Obligatoire).

De retour à Paris à la Libération, il tient un café dans le 15° arrondissement et se produit comme chanteur. Le célèbre Mohamed El Kamal, chanteur de l'immigration, remarque Azem , l'encourage à composer ses propres chansons et lui permet de faire ses premières scènes dans son groupe. En 1951, il enregistre sa première chanson " A Moh A Moh " puis est présenté à Ahmed Hachlaf, directeur artistique chez Pathé-Marconi. Inquiété par la censure pour sa chanson " Affagh aya jrad " (Sauterelles, quittez mon pays !) , il n'en est pas moins banni d'Algérie après 1962 pour avoir gardé contact avec sa famille, engagée auprès des Français pendant la guerre. Ce drame personnel marque sa production musicale dont les thèmes principaux sont l'exil, la morale, la tradition et la beauté de l'Algérie.

Slimane Azem est considéré, avec Cheikh El Hasnaoui, comme le père de la chanson kabyle de l'exil. Il reçoit, en compagnie de la chanteuse Noura, le premier disque d'or remis à des artistes algériens en France.

Dans les années 70, il s'installe à Moissac où il meurt en 1982, sans jamais avoir revu l'Algérie.