* Association régionale échanges théâtre et rencontre (Besançon). * Édition de l'ouvrage collectif « La Famille européenne, la question familiale dans la communauté européenne ». * Institut Maghreb-Europe. * FAS. * Déclaration d'intérêt en réponse à l'appel d'offres « Intelligence de l'Europe. Méditerranée : échanges et affrontements », Centre de sociologie de l'éducation et de la culture, mai 1992 (responsable du projet : AS, directeur de recherche CNRS). « Méditerranée : échanges et affrontements, identités, migrations, minorités : la Méditerranée occidentale, passé et présent », centre de sociologie de l'éducation et de la culture, mai 1993 (responsables du projet : Henri Bresc, professeur à l'Université de Paris X-Nanterre et AS, directeur de recherche CNRS). * Ministère des Affaires sociales et de l'Intégration : « Les accidentés du travail maghrébins dans le secteur du BTP », pré-rapport 1, septembre 1992.

283 , Sans date  
Contexte :
Cartons jaunes et oranges
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1 média

A bas le racisme. Les travailleurs immigrés et français forment une seule classe ouvrière / Parti communiste français (PCF). ParisParti communiste français (PCF), Sans date.Sans date

5489  

A bas le racisme. Les travailleurs immigrés et français forment une seule classe ouvrière, exploitée par le même patronat.

Français, immigrés, unissons-nous à la base, dans la lutte contre la bourgeoisie capitaliste! Vive l'unité des ouvriers! Classe contre classe!

Contexte :
Immigration > Campagnes militantes et citoyennes > Contre le racisme > Non datées
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Hanifa

1960-1990  

Hanifa ou Hnifa de son vrai nom Zoubida Ighil Larbaâ, est aussi surnommée la "Edith Piaf" de la chanson kabyle à cause des thèmes abordés dans son répertoire.

Née le 4 avril 1924 à Ighil M'henni dans la région de Tizi Ouzoui en Kabylie, elle passe une enfance traditionnelle jusqu'à son premier mariage en 1939. Mariée contre son grès à un homme plus âgé, elle s'enfuit. Après un second mariage infructueux, elle s'installe à Alger en compagnie de sa fille partageant son logement avec Chérifa, l'autre pionnière de la chanson kabyle féminine. Cette dernière l'encourage à intégrer Radio Alger. Elle est alors remarquée par le chanteur Cheikh Noureddine autre grande figure de l'immigration qui la recrute en 1952. Elle intègre la chorale de la RTF et participe aux ELAK (Emissions de langues arabe et kabyle de la radio d'Alger) destinées aux indigènes de l'Algérie coloniale. Elle commence à enregistrer ses premiers 45 tours chez Pathé Marconi en 1953 avec notamment Allah Yarabi Faradj (Dieu nous guidera). Après plusieurs années à la radio et un mariage infructueux, elle émigre en pleine guerre d'Algérie pour Paris à l'occasion d'une série d'enregistrements pour la maison de disques Teppaz où elle rencontre le compositeur Kamel Hamadi. Leur duo Yidem Yidem (Avec toi avec toi) (1959) rencontre alors un grand succès tant auprès de l'immigration en France qu'en Algérie. Comme beaucoup d'artistes de l'immigration, elle anime les soirées communautaires des galas et cafés, en compagnie notamment de Cheikh Nordine, Noura, Taleb Rabah et Bahia Farah. En 1962, elle choisit de rentrer en Algérie pour participer à la reconstruction nationale. Elle revient s'installer en France en 1975 et poursuit ses tours de chant. Elle donne son dernier concert en novembre 1978 à la Mutualité de Paris. Elle s'éteint à Paris le 23 décembre 1981 .

Les thèmes de prédilection de son répertoire sont l'amour, la douleur de l'exil et la nostalgie du pays.

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El Hasnaoui

1960-1990  

Véritable légende de la chanson immigrée, de son vrai nom Mohammed Khelouatné, El Hasnaoui naît à Tizi-Ouzou en Kabylie le 23 juillet 1910. Orphelin très jeune, il est vite attiré par la chanson. Il émigre en France en 1936 pour travailler dans une usine. En 1942 il est envoyé en Allemagne dans cadre du STO. Libéré 14 mois plus tard, il passe sur les ondes de la radio pro-allemande Paris Mondial dans une émission animée par des amis compositeurs algériens. Après la Libération, il enregistre son premier disque en 1949 avec une chanson phare Boulayoune thiberkanine ( L'homme aux yeux noirs). C'est à cette époque qu'il obtient le titre de « Cheikh » (maître) alors qu'il fréquente le Quartier latin, fief des artistes arabes et kabyles parisiens de l'après guerre. Solidaire du combat pour la libération de l'Algérie, il ralentit ses activités pendant le conflit. En 1962, sa chanson Yettbeddel ezzman ( Les temps changent) est un véritable hymne dédié à l'indépendance de l'Algérie. En 1970 il se retire et met un terme à carrière. Peu prolifique, il a à son actif 70 chansons connues.

Ses chansons, en kabyle, en arabe algérien ou en français et arabe ont marqué par la voix timbrée et caverneuse de l'interprète et les accompagnements modernistes. Chanteur de l'exil, sa chanson Maison blanche de 1948, fondatrice sur le refus de l'ordre colonial, est le chef-d'oeuvre de la chanson d'exil. Il chante aussi la situation des femmes dans la société kabyle et dénonce l'inégalité et la ségrégation dont elles sont victimes. Il décède en France le 6 juillet 2002.