Libertés Maroc (collection numérisée de périodiques)

1980-1982  

Ici sont mis en ligne deux numéros de la revue Libertés Maroc : le premier numéro daté de juin 1980 et le quatrième daté de juin 1982. Cette revue trimestrielle a été crée à Lyon dans une "situation d'urgence". Elle est née de l'appel de mai 1980 de "101 prisionniers politiques" marocains pour la libération de trois des leurs, en raison de leur état de santé mental. Au delà de cet appel, la revue a plus largement pour objectif de dénoncer les infractions aux Droits de l'Homme commis au Maroc.

Sa quatrième parution est en fait une coédition avec la revue Actuels, revue consacrée aux arts (peinture, écriture, théâtre). Précédemment cette revue, publiée en Haute-Savoie, avait consacré un numéro spécial au peintre marocain Abdellatif Derkaoui, prisionnier politique détenu au Maroc. Pour réaliser ce numéro, ses rédacteurs s'étaient rapprochés des responsables de Liberté Maroc. Aussi ces derniers, ont-il proposé la publication d'un numéro spécial co-édité par les deux revues consacré à Abdellatif Derkaoui et aux expressions artistiques et témoignage des prisionniers de Kénitra et publié en juin 1982. Dans ce numéro sont publié de nombreuses reproductions des oeuvres de ces artistes.

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1 média

Introduction : les 3 âges cinématographiques

2010  

Alec Hargreaves introduit les 3 âges cinématographiques en prenant ses distances avec l'analyse d'Abdelmalek Sayad. Il s'agit en fait de trois regards qui montrent comment la population maghrébine et sa présence en France évoluent depuis les années 1970. Le premier regard est situé à l'extérieur (années 1970), le second est un regard de transition qui se rapproche de la société d'accueil (années 1980), le troisième regard est inclusif et banalisant (actuel). Les trois regards coexistent aujourd'hui et permettent de dégager des tendances à long terme.

Contexte :
Interventions des historiens > 3ème session Enjeux et perspectives > Alec Hargreaves, « Les trois âges cinématographiques des Maghrébins en France ».

Association des étudiants musulmans nord-africains (AEMNA) (collection numérisée de périodiques)

Sans date  

La collection numérisée présentée ici regroupe 11 publications. Il s'agit des bulletins intérieurs de l'AEMNA. Seule le troisième porte un numéro. Parmis les articles, on trouve notament :

- n°1 : reflexion sur la révolution algérienne.

- n°3 : un rapport de Ben Barka présenté au comité exécutif de solidarité entre les peuples afro-asiatiques réuni à Beyrouth du 9 au 13 décembre 1960.

- n°4 : motions votée suite à l'arrestation de 4 étudiants à Tunis le 14 décembre 1966.

- n°4 spécial : assemblée générale du 12 février 1967. Regroupe l'ensemble des motions adoptées.

- n°12 spécial : sur la répression en Tunisie.

Dans l'ensemble des numéros, on retrouve une rubrique consacrée aux activités de l'AEMNA.

Images et représentations du Maghrébin dans le cinéma en France (colloque) (collection audiovisuelle)

2010  

Dans le cadre du 3e festival du Maghreb des Films, des journées d'étude internationales étaient organisées par Génériques et l'association le Maghreb des films. Elles se sont tenues à la Mairie du 2e arrondissement de Paris les 15 et 16 novembre 2010 et étaient consacrées à l'image du Maghrébin dans les fictions projetées en France sur grand écran et à la télévision des années 1930 à nos jours.

Ce colloque était coordonné par Naïma Yahi, docteur en histoire et chargée de recherche à Génériques, entourée du comité scientifique suivant : Driss El Yazami, délégué général de Génériques, Yvan Gastaut, maître de conférences à Nice Sophia Antipolis, Bernard Gentil, chargé de programmation du Maghreb des films, Julien Gaertner, post doctorant à l'Université de Montréal, Mouloud Mimoun, journaliste et réalisateur, président du Maghreb des films, Gérard Vaugeois, producteur et exploitant du cinéma Les trois Luxembourg. Il s'organisait autour de trois sessions ayant chacune une thématique spécifique et s'achevait sur une table ronde en présence d'acteurs et de réalisateurs pionniers du cinéma maghrébin portant sur leur expérience et leur filmographie. Dans le cadre de ce colloque, ont également été réalisés des entretiens individuels d'historiens ou d'acteurs maghrébins du cinéma menés par Naïma Yahi. Sont ici mises en ligne les vidéos des interventions du colloque, des tables rondes et des entretiens.

Pour résumer les intentions de ce colloque, il est possible de citer la profession de foi rédigée par Naïma Yahi : Génériques et le Maghreb des films consacrent un temps d'analyse et de réflexion à cette question en mettant en présence pour la première fois des chercheurs, mais aussi des professionnels du cinéma.

Plusieurs études d'envergure ont voulu mesurer l'impact de l'image des minorités au cinéma, miroir moderne de nos représentations. En la matière, les travaux d'Alec G. Hargreaves, de Carrie Tarr, de Julien Gaertner ou d'Yvan Gastaut ont posé les bases d'une analyse en profondeur de la place réservée à la figure du Maghrébin dans le cinéma français. Tantôt délinquant, tantôt héros des cités, et, plus proche de nous, représentant des forces de l'ordre, le personnage du Maghrébin est encore l'enjeu aujourd'hui de nombreuses interprétations.

Si la recherche a mis en exergue l'apparition du personnage maghrébin dans la fiction au XXe siècle, elle doit aussi mesurer l'influence des réalisateurs et des professionnels du cinéma d'origine maghrébine dans le cinéma militant et la création cinématographique française d'aujourd'hui. De nouveaux axes d'analyses ouvrent un champ des possibles pour appréhender la force des représentations véhiculées à la fois « sur » et « par » les Maghrébins, à l'heure où leur présence à l'écran se normalise pour laisser place à la question du message des fictions.

Lors de ces deux journées d'études, nous pourrons appréhender la genèse de l'apparition de la figure du Maghrébin sur le grand écran dans un contexte colonial (années 30), puis de sédentarisation de l'immigration maghrébine en France jusqu'aux années 70. Les intervenants reviendront sur les circonstances qui président à l'arrivée d'une génération de réalisateurs et d'acteurs d'origine maghrébine au tournant des années 1980 communément dénommé cinéma Beur pour laisser place dès les années 1990 à une territorialisation du genre à travers ce qu'on nomme le cinéma des banlieues.

Le patrimoine de l'immigration en France et en Europe : enjeu social et culturel (colloque) (collection audiovisuelle)

2012  

Le colloque européen «Patrimoine de l'immigrationen France et en Europe : enjeu social et culturel» fut organisé par l'association Génériques à la maison de l'Europe à Paris les 11 et 12 décembre 2012. Ce colloque avait pour objectif de développer la connaissance sur le patrimoine de l'immigration et d'interroger et de croiser les pratiques de ceux et celles qui y travaillent au niveau local, national, transnational et européen. Il avait également pour objectif de contribuer à définir l'état des recherches sur les enjeux du patrimoine de l'immigration et sur la place de l'immigration dans les politiques de patrimonialisation en France et en Europe.

Les communications présentées lors de ce colloque ont mis en exergue les enjeux importants autour de la question de la place de l'immigration dans le patrimoine national. En effet, alors que l'immigration est longtemps restée inscrite dans une invisibilité liée à une certaine conception d'une immigration dite « de travail » dans laquelle était occultée la dimension humaine, culturelle, sociale, affective & des immigrés, l'immigration en France a, depuis quelques années, acquis une certaine reconnaissance patrimoniale. L'idée que le patrimoine national comporte aussi des éléments liés aux apports culturels et identitaires de populations venues d'ailleurs paraît aujourd'hui acquise, même s'il faut reconnaître que de nombreuses questions demeurent ouvertes.

Qu'est ce qui se transmet dans l'immigration ? Qu'est-ce qui se transmet de l'immigration ? Comment émerge la conscience de l'existence de ce patrimoine ? De quelle nature sont les lieux de la transmission : familiaux ? Éducatifs ? Est-ce de cette transmission que naît le patrimoine ? Ou alors la patrimonialisation relève aussi de l'action d'autres acteurs, d'autres enjeux autour de la transmission de ces héritages ? Mais alors comment, par qui et surtout, pourquoi et pour qui, puisqu'aussi bien l'histoire de l'immigration ne saurait être écrite pour (et par) les seuls descendants d'immigrés ? Est-ce parce que le patrimoine de l'immigration peut être facteur d'intégration dynamique et de cohésion sociale ? Quelle histoire le patrimoine de l'immigration raconte-t-il ? Ou à l'inverse, quelle histoire se raconte (et se légitime) à travers lui ? De quelle manière, pour qui et pourquoi ? Quel rapport la mémoire, qui, depuis les années 1980, a investi le champ historique et l'espace public, a-t-elle avec le patrimoine, et quel rapport celui-ci entretient-il avec la mémoire et l'histoire ?

Toutes ces questions et les enjeux qu'elles révèlent étaient au cœur des discussions de ce colloque qui a rassemblé près de 30 spécialistes du patrimoine et de l'immigration: acteurs associatifs et culturels, pouvoirs publics, institutions patrimoniales, universitaires... provenant de pays divers (France, Belgique, Luxembourg, Grande-Bretagne, Suisse, Maroc, Algérie et Etats-Unis).

L'ensemble des présentations ainsi que des extraits des tables rondes et échanges avec le public qui suivaient les présentations sont mis en ligne dans cet inventaire.

Collectif tunisien du 26 janvier 1978

1975-1980  

En réaction aux événements qui ont suivi la grève générale du 26 janvier, des militants tunisiens résidant à l'étranger et se réclamant des divers courants de l'opposition démocratique, progressiste et révolutionnaire au régime, créent le Collectif tunisien du 26 janvier afin de lancer une vaste campagne d'information et de solidarité et pour sensibiliser davantage l'opinion internationale à la répression sanglante que connaît la Tunisie.

Contexte :
Les organisations de défense des libertés publiques et des droits de l'homme > En France : Comités et campagnes contre la répression en tunisie