Le patrimoine de l'immigration en France et en Europe : enjeu social et culturel (colloque) (collection audiovisuelle)

2012  

Le colloque européen «Patrimoine de l'immigrationen France et en Europe : enjeu social et culturel» fut organisé par l'association Génériques à la maison de l'Europe à Paris les 11 et 12 décembre 2012. Ce colloque avait pour objectif de développer la connaissance sur le patrimoine de l'immigration et d'interroger et de croiser les pratiques de ceux et celles qui y travaillent au niveau local, national, transnational et européen. Il avait également pour objectif de contribuer à définir l'état des recherches sur les enjeux du patrimoine de l'immigration et sur la place de l'immigration dans les politiques de patrimonialisation en France et en Europe.

Les communications présentées lors de ce colloque ont mis en exergue les enjeux importants autour de la question de la place de l'immigration dans le patrimoine national. En effet, alors que l'immigration est longtemps restée inscrite dans une invisibilité liée à une certaine conception d'une immigration dite « de travail » dans laquelle était occultée la dimension humaine, culturelle, sociale, affective & des immigrés, l'immigration en France a, depuis quelques années, acquis une certaine reconnaissance patrimoniale. L'idée que le patrimoine national comporte aussi des éléments liés aux apports culturels et identitaires de populations venues d'ailleurs paraît aujourd'hui acquise, même s'il faut reconnaître que de nombreuses questions demeurent ouvertes.

Qu'est ce qui se transmet dans l'immigration ? Qu'est-ce qui se transmet de l'immigration ? Comment émerge la conscience de l'existence de ce patrimoine ? De quelle nature sont les lieux de la transmission : familiaux ? Éducatifs ? Est-ce de cette transmission que naît le patrimoine ? Ou alors la patrimonialisation relève aussi de l'action d'autres acteurs, d'autres enjeux autour de la transmission de ces héritages ? Mais alors comment, par qui et surtout, pourquoi et pour qui, puisqu'aussi bien l'histoire de l'immigration ne saurait être écrite pour (et par) les seuls descendants d'immigrés ? Est-ce parce que le patrimoine de l'immigration peut être facteur d'intégration dynamique et de cohésion sociale ? Quelle histoire le patrimoine de l'immigration raconte-t-il ? Ou à l'inverse, quelle histoire se raconte (et se légitime) à travers lui ? De quelle manière, pour qui et pourquoi ? Quel rapport la mémoire, qui, depuis les années 1980, a investi le champ historique et l'espace public, a-t-elle avec le patrimoine, et quel rapport celui-ci entretient-il avec la mémoire et l'histoire ?

Toutes ces questions et les enjeux qu'elles révèlent étaient au cœur des discussions de ce colloque qui a rassemblé près de 30 spécialistes du patrimoine et de l'immigration: acteurs associatifs et culturels, pouvoirs publics, institutions patrimoniales, universitaires... provenant de pays divers (France, Belgique, Luxembourg, Grande-Bretagne, Suisse, Maroc, Algérie et Etats-Unis).

L'ensemble des présentations ainsi que des extraits des tables rondes et échanges avec le public qui suivaient les présentations sont mis en ligne dans cet inventaire.

/medias/customer_28/videos et audios/FRGNQ_V_001_001/FRGNQ_V_001_001_0014_006_video_/FRGNQ_V_001_001_0014_006_poster.jpg
1 média

Conclusion : les joueurs maghrébins à Marseille , une présence déconnectée du contexte migratoire.

2007  

Stéphane Mourlane conclut son intervention en répondant à sa question initiale par la négative : il n'y aurait d'après son étude pas de lien entre immigration maghrébine à Marseille et la politique de recrutement de l'OM. Toutefois, les joueurs maghrébins ont contribué à un processus d'identification et à l'affirmation d'une identité locale, Zinédine Zidane faisant à ce titre figure de modèle.

Contexte :
Interventions des historiens > Stéphane Mourlane, L'OM, un club aux couleurs de l'immigration maghrébine à Marseille ?

Interview de Rachid Mekhloufi par Naïma Yahi

 

L'interview a été divisée en plusieurs extraits en fonction des thèmes abordés par Naïma Yahi. Rachid Mekhloufi est interrogé sur son enfance, ce qui l'a conduit à devenir footballeur professionnel, et sur les moments clés de sa vie et de sa carrière de joueur puis d'entraîneur. Il témoigne ainsi longuement de son expérience au sein de l'équipe du FLN. Il nous livre enfin son sentiment par rapport à la question de son intégration en France, son rapport à son pays d'origine et son regard sur le football des années 2000.

/medias/customer_28/videos et audios/FRGNQ_V_001_002/FRGNQ_V_001_002_008_006_video_/FRGNQ_V_001_002_008_006_poster.jpg
1 média

Conclusion : la vitalité du cinéma d'auteur

2010  

A l'opposé des pratiques marchandes, un cinéma d'auteur émerge où des cinéastes d'origine maghrébine sont élevés au rang d'artiste comme Bouchareb ou Kechiche. J. Gaertner conclut sur une intégration réussie des artistes français d'origine maghrébine, force motrice du cinéma français.

Contexte :
Interventions des historiens > 3ème session Enjeux et perspectives > Julien Gaertner, « Quand la marge immerge le centre : la vitalité artistique et le poids économique des Maghrébins dans le paysage cinématographique français ».

Baraka hebdo. Paris1986-1987

1986-1987  

BnF, site François-Mitterrand : Rez-de-jardin - magasin FOL- JO- 22858 { n°1 (1986)-n° 19 (1987, avr.) }

Génériques : Fonds des périodiques { n° 0 : juillet 1981. Année 1985 n° 0 : décembre 1985. Année 1986 n° 1 : 13 mars 1986 ; n° 2 : 20 mars 1986 ; n° 3 : 27 mars 1986 ; n° 4 : 3 avril 1986 ; n° 5 : 10 avril 1986 ; n° 6 : 17 avril 1986 ; n° 7/8 : mai 1986 ; n° 9 : juin 1986 ; n° 10/11 : juillet-août 1986 ; n° 12 : octobre 1986 ; n° 13 : novembre 1986 ; n° 14 : décembre 1986. Supplément : dossier de présentation de Baraka }

Contexte :
1981-1990 > 1986
/medias/customer_28/videos et audios/FRGNQ_V_001_002/FRGNQ_V_001_002_004_002_video_/FRGNQ_V_001_002_004_002_poster.jpg
1 média

Dans les années 1990 : le Rap et le Raï

2010  

Naïma Yahi analyse de la bande originale du film Raï de Thomas Gilou et Il était une fois dans l'Oued de Djamel BenSalah. Elle décrit une image stéréotypée et pessimiste des quartiers qui ne peuvent échapper à la délinquance. Dans ces films, le hip hop donne son identité au quartier.

Contexte :
Interventions des historiens > 1ère session Images et Représentations > Naïma Yahi, « La musique du Ghetto : les bandes originales des films de réalisateurs d'origine maghrébine 1980- 2010 »