Interview de Rachid Mekhloufi par Naïma Yahi

 

L'interview a été divisée en plusieurs extraits en fonction des thèmes abordés par Naïma Yahi. Rachid Mekhloufi est interrogé sur son enfance, ce qui l'a conduit à devenir footballeur professionnel, et sur les moments clés de sa vie et de sa carrière de joueur puis d'entraîneur. Il témoigne ainsi longuement de son expérience au sein de l'équipe du FLN. Il nous livre enfin son sentiment par rapport à la question de son intégration en France, son rapport à son pays d'origine et son regard sur le football des années 2000.

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Slimane Azem

1960-1990  

Slimane Azem est né en 1918 dans une famille kabyle de condition modeste. A l'âge de douze ans, il est engagé dans une ferme. En 1937, il part en France et travaille aux aciéries de Longwy. Mobilisé à Issoudun, il est réformé en 1940 puis s'installe à Paris. De 1942 à 1945, il est envoyé en Allemagne dans le cadre du STO (Service du Travail Obligatoire).

De retour à Paris à la Libération, il tient un café dans le 15° arrondissement et se produit comme chanteur. Le célèbre Mohamed El Kamal, chanteur de l'immigration, remarque Azem , l'encourage à composer ses propres chansons et lui permet de faire ses premières scènes dans son groupe. En 1951, il enregistre sa première chanson " A Moh A Moh " puis est présenté à Ahmed Hachlaf, directeur artistique chez Pathé-Marconi. Inquiété par la censure pour sa chanson " Affagh aya jrad " (Sauterelles, quittez mon pays !) , il n'en est pas moins banni d'Algérie après 1962 pour avoir gardé contact avec sa famille, engagée auprès des Français pendant la guerre. Ce drame personnel marque sa production musicale dont les thèmes principaux sont l'exil, la morale, la tradition et la beauté de l'Algérie.

Slimane Azem est considéré, avec Cheikh El Hasnaoui, comme le père de la chanson kabyle de l'exil. Il reçoit, en compagnie de la chanteuse Noura, le premier disque d'or remis à des artistes algériens en France.

Dans les années 70, il s'installe à Moissac où il meurt en 1982, sans jamais avoir revu l'Algérie.

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Introduction : les 3 âges cinématographiques

2010  

Alec Hargreaves introduit les 3 âges cinématographiques en prenant ses distances avec l'analyse d'Abdelmalek Sayad. Il s'agit en fait de trois regards qui montrent comment la population maghrébine et sa présence en France évoluent depuis les années 1970. Le premier regard est situé à l'extérieur (années 1970), le second est un regard de transition qui se rapproche de la société d'accueil (années 1980), le troisième regard est inclusif et banalisant (actuel). Les trois regards coexistent aujourd'hui et permettent de dégager des tendances à long terme.

Contexte :
Interventions des historiens > 3ème session Enjeux et perspectives > Alec Hargreaves, « Les trois âges cinématographiques des Maghrébins en France ».