Saliou Dia, huitième partie. L'action de l'association Solidarité africaine du Val-de-Marne créée en juin 2002.

1AV 521 , 2012 - 2012  

L'organisation du Grand repas à Champigny. Les actions pour les séniors du quartier Papy-mammys. L'installation d'une cyber-base pour les jeunes du Bois l'Abbé. Un projet destiné aux jeunes de monter des projets de séjour pour les rapprocher les jeunes des autres résidents. Il raconte le conflit à l'origine du projet, le montage du projet financier par les jeunes. Il raconte les échos négatifs des médias sur les émeutes de décembre de 2005.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Saliou Dia, habitant de Champigny-sur-marne, d'origine sénégalaise, entretien sur son parcours de migrant et de militant associatif : entretien filmé (2012).

Saliou Dia, première partie, l'enfance au Sénégal.

1AV 509 , 2012 - 2012  

Saliou Dia est né au Sénégal, au nord du pays, à Sinthiane en 1954. Il vit depuis plus de 10 ans à Champigny-sur-Marne. Son père fut tirailleur sénégalais pendant la Seconde guerre mondiale puis agriculteur à son retour, puis il a émigré au début des années 1950 à Dakar. Il parle de la culture sénégalaise et peu de communication entre génération. Il parle de son village pauvre et les paysans travaillaient davantage dans le bassin arachidien. Il parle des corvées et des impôts sous l'époque coloniale. Il passe sa jeunesse au village élevé avec ses frères et soeurs par son oncle et sa mère. Son père travaillait comme ouvrier à l'école de médecine de Dakar jusqu'en 1979. IL parle de l'émigration à Dakar en réseau, les villageois émigrent ensemble. Son père a créé en 1956 une association de solidarité du village à Dakar. Il parle de la vie au village, la structure familiale, la famille élargie, le droit d'aînesse, la valeur de la parole donnée. Il raconte les deux types d'école qu'il a fréquentée : l'école coranique, enseignement dispensé par son oncle marabout puis l'école française ouverte vers 1961. Cette école fut combattue par les marabouts. Il raconte son inscription, le rôle de l'instituteur originaire de Casamance-chrétien-, l'enseignement dispensé, l'interdiction de parler le peul à l'école.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Saliou Dia, habitant de Champigny-sur-marne, d'origine sénégalaise, entretien sur son parcours de migrant et de militant associatif : entretien filmé (2012).

Saliou Dia, sixième partie. Le retour au pays en 1993 pour mettre en place le projet à Asre et le projet d'adduction d'eau inter-villages au Sénégal dans les années 1990.

1AV 516 , 2012 - 2012  

La réalisation du projet Asre en 1993 pour les personnes souhaitant faire un retour au pays et mettre en place des projets. Il montre le plan imaginé du village d'Asre (les habitations, les équipements : dispensaire, école, terrain de sport, salle des fêtes, maison des jeunes, maison des femmes, crèche, maison des anciens, mosquée...). 10 ans pour la réalisation, trouver le lieu (40km de Sinthiane), des études sur l'élevage, l'hydraulique, les démarches administratives, les recherches de partenaires. Il énumère les obstacles, les pesanteurs de l'élite africaine, les politiciens locaux, l'autorité locale. Il parle de la corruption généralisée, des menaces subies et l'échec du projet. Il est convoqué par le préfet pour arrêter le projet. Il avoue la vision idyllique de son village. Il revient sur 1979 quand son oncle crée une association inter-villages et les désillusions dans les projets non aboutis. Le projet d'adduction d'eau préparé en France pour 5 villages coincide avec son retour au pays. Il explique son implication et les actions.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Saliou Dia, habitant de Champigny-sur-marne, d'origine sénégalaise, entretien sur son parcours de migrant et de militant associatif : entretien filmé (2012).
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L'apport des immigrés aux patrimoines locaux.

FRGNQ_V_001_003_007 , 2012  

« Le texte qui suit développe les idées que j'ai exprimées lors de mon intervention orale au colloque de Génériques. Il s'agit d'une tentative de provoquer une réflexion collective sur la valorisation réciproque du patrimoine des territoires et du patrimoine des immigrés comme processus d'intégration de ces derniers au sein de la communauté locale. Même si le thème du colloque portait sur le patrimoine de l'immigration, il m'a semblé qu'il n'était pas possible de passer sous silence l'importance du patrimoine des immigrés eux-mêmes dans leurs rapports et leurs interactions avec le patrimoine des territoires que l'on dit d'accueil.

Je ne m'appuie pas sur des recherches scientifiques, ou sur des expériences spécifiques, mais sur une pratique personnelle, tant professionnelle (comme agent de développement) qu'associative (dans des mouvements de solidarité avec les migrants). »

Extrait du texte d'Hugues de Varine

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Echanges avec la salle

FRGNQ_V_001_003_022 , 2012  

Quels publics avez-vous identifiés pour l'exposition du musée de Bretagne ? (question pour Françoise Berretrot)

Prenez-vous en compte dans les archives tout ce qui concerne les sites internet, des données qui bougent beaucoup ? Cette nouvelle technologie influe-t-elle sur les archives papiers ? (question pour Thierry Guilpin)

Exposition Migrations : mettre en rapport migration et immigration est une riche idée, avez-vous d'autres exemples de ce type d'approche ? (question pour Françoise Berretrot)

Les archives des trois associations dont vous parlez sont-ils des dons ? (pour Thierry Guilpin)

Avez-vous une relation trans-nationales avec des pays d'émigrations et d'immigration ? A qui s'adressait si l'on veut effectuer un don, à Génériques ou aux Archives nationales ? (pour Thierry Guilpin)

Intervention sur la différence entre un don et un dépôt.

Avez-vous recueillis des objets ou des témoignages d'associations ou de migrants de l'intérieur, de bretons venus par exemple à Paris ? (question à Françoise Berretrot)

Cette exposition est-elle conçue pour être itinérante ? (question à Françoise Berretrot).

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Echanges avec la salle

FRGNQ_V_001_003_017 , 2012  

L'importance des étendards Polonais a-t-elle été apportée de Pologne ou aussi du Nord de la France ? (question pour Monika Salmon-Siama)

Avez-vous une idée du nombre de prêtres belges qui auraient encadrés le départ des immigrants belges ? (question pour Henk Byls et Karim Ettourki)

Peut-on appliquer la même grille de lecture sur le discours nostalgique avec les écrits d'Irene Iérémoski ? (question pour Natalia Starostina)

L'oeuvre catholique des migrations.

Intervention de Brahim Messaouden.

Contexte :
Immigration : patrimoine crée ou construit ? Ce qui se (dé)joue dans la patrimonialisation
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Echanges avec la salle

FRGNQ_V_001_003_032 , 2012  

Une sociologue intervient sur l'initiative de faire une collecte sans réellement savoir pourquoi. (question pour Danielle Benazzouz et Laurence Bourgade)

Quelle communication est faite de ces témoignages ? (question pour Danielle Benazzouz et Laurence Bourgade)

Daniel Gordon intervient pour évoquer son expérience des archives orales.

Françoise Berretrot intervient pour également parler des archives orales.

Contexte :
Le patrimoine de l'immigration : quelles pratiques de transmission ? (II)
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Echanges avec la salle

FRGNQ_V_001_003_009 , 2012  

Quel lien existe-t-il entre le partage du patrimoine d'un coté et la circulation des mémoires d'un autre côté, notamment par rapport aux contraintes de la crise en Europe ?

Quels sont les usages des lieux de mémoire aujourd'hui ? Comment est-ce qu'au delà de ces actes symboliques les gens se réapproprient ces lieux ? (

Péroline Barbet, Centre des musiques traditionnelles Rhône-Alpes).

Le patrimoine de l'immigration en France et en Europe : enjeu social et culturel (colloque) (collection audiovisuelle)

2012  

Le colloque européen «Patrimoine de l'immigrationen France et en Europe : enjeu social et culturel» fut organisé par l'association Génériques à la maison de l'Europe à Paris les 11 et 12 décembre 2012. Ce colloque avait pour objectif de développer la connaissance sur le patrimoine de l'immigration et d'interroger et de croiser les pratiques de ceux et celles qui y travaillent au niveau local, national, transnational et européen. Il avait également pour objectif de contribuer à définir l'état des recherches sur les enjeux du patrimoine de l'immigration et sur la place de l'immigration dans les politiques de patrimonialisation en France et en Europe.

Les communications présentées lors de ce colloque ont mis en exergue les enjeux importants autour de la question de la place de l'immigration dans le patrimoine national. En effet, alors que l'immigration est longtemps restée inscrite dans une invisibilité liée à une certaine conception d'une immigration dite « de travail » dans laquelle était occultée la dimension humaine, culturelle, sociale, affective & des immigrés, l'immigration en France a, depuis quelques années, acquis une certaine reconnaissance patrimoniale. L'idée que le patrimoine national comporte aussi des éléments liés aux apports culturels et identitaires de populations venues d'ailleurs paraît aujourd'hui acquise, même s'il faut reconnaître que de nombreuses questions demeurent ouvertes.

Qu'est ce qui se transmet dans l'immigration ? Qu'est-ce qui se transmet de l'immigration ? Comment émerge la conscience de l'existence de ce patrimoine ? De quelle nature sont les lieux de la transmission : familiaux ? Éducatifs ? Est-ce de cette transmission que naît le patrimoine ? Ou alors la patrimonialisation relève aussi de l'action d'autres acteurs, d'autres enjeux autour de la transmission de ces héritages ? Mais alors comment, par qui et surtout, pourquoi et pour qui, puisqu'aussi bien l'histoire de l'immigration ne saurait être écrite pour (et par) les seuls descendants d'immigrés ? Est-ce parce que le patrimoine de l'immigration peut être facteur d'intégration dynamique et de cohésion sociale ? Quelle histoire le patrimoine de l'immigration raconte-t-il ? Ou à l'inverse, quelle histoire se raconte (et se légitime) à travers lui ? De quelle manière, pour qui et pourquoi ? Quel rapport la mémoire, qui, depuis les années 1980, a investi le champ historique et l'espace public, a-t-elle avec le patrimoine, et quel rapport celui-ci entretient-il avec la mémoire et l'histoire ?

Toutes ces questions et les enjeux qu'elles révèlent étaient au cœur des discussions de ce colloque qui a rassemblé près de 30 spécialistes du patrimoine et de l'immigration: acteurs associatifs et culturels, pouvoirs publics, institutions patrimoniales, universitaires... provenant de pays divers (France, Belgique, Luxembourg, Grande-Bretagne, Suisse, Maroc, Algérie et Etats-Unis).

L'ensemble des présentations ainsi que des extraits des tables rondes et échanges avec le public qui suivaient les présentations sont mis en ligne dans cet inventaire.

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Michel Aubouin et Jamel Oubechou

FRGNQ_V_001_003_004 , 2012  

Michel Aubouin parle de l'appartenance, les origines, qui renvoient directement à l'histoire. Travaux et paroles doivent se poursuivre pour que leur message soit compris. Il évoque ensuite sa légitimité personnelle à participer à ce colloque. Il introduit pour finir le thème du colloque sur la gestion du patrimoine.

Jamel Oubechou prend la parole et commente le propos de Michel Aubouin, notamment sur la transmission du patrimoine.

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Les groupes de mémoires ouvrières et l'immigration : l'expérience du Centre d'animation et de recherche en histoire ouvrière et populaire (Belgique).

FRGNQ_V_001_003_029 , 2012  

« Depuis plus de 30 ans, le Carhop, Centre d'Animation et de Recherche en Histoire Ouvrière et Populaire, a pour principales missions de recueillir la mémoire ouvrière sous toutes ses formes (écrites, iconographiques, sonores, filmées), et de donner une dimension historique aux questions débattues aujourd'hui au sein du mouvement ouvrier. Reconnu comme association d'éducation permanente et Centre d'archives privées, le Carhop consacre ses activités à la recherche en histoire sociale, mais également à la sauvegarde et à la valorisation d'un patrimoine culturel et social inédit. Le troisième axe d'activités se concentre dans la formation en histoire sociale, dans une perspective d'éducation permanente. L'histoire de l'immigration fait partie des thématiques étudiées au Carhop. La conservation de fonds d'archives a permis à l'historienne Marie-Thérèse Coenen de consacrer une recherche sur l'évolution en Belgique des rapports entre syndicats et ouvriers. »

Extrait du texte de Florence Loriaux

Contexte :
Le patrimoine de l'immigration : quelles pratiques de transmission ? (II)
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Sans Frontière et Race Today : des messagers parallèles du patrimoine de l'immigration ?

FRGNQ_V_001_003_012 , 2012  

« Les comparaisons du phénomène de l'immigration en France et en Grande-Bretagne ont souvent eu du mal à dépasser les stéréotypes éculés. Il y a pourtant eu de nombreuses similarités et même des correspondances concrètes entre les deux pays, notamment un exemple négligé directement lié à la question de l'héritage. À la fin des années 1970 et au début des années 1980, les deux pays ont vu s'épanouir des journaux dirigés par des minorités, qui savouraient le bonheur du radicalisme créatif de la politique de gauche/pro-immigration après 1968. Race Today à Brixton et Sans Frontière à Barbès ont occupé des positions relativement marginales et précaires au sein de leurs cultures nationales respectives, mais pourraient tous deux revendiquer un certain crédit dans le changement des attitudes sociales sur le long terme. »

Extrait du texte de Daniel Gordon

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Natalia Starostina - Russian émigrés, Nostalgia and the Rise of the Myth of the Belle Epoque in Twentieth-Century France

FRGNQ_V_001_003_016 , 2012  

« Suite à la révolution d'Octobre, de nombreux Russes ont immigré en France. Leur univers s'étant effondré avec l'ancien régime, les souvenirs de la Russie d'avant 1917 et la Belle Époque sont devenus des thèmes littéraires dominants chez les émigrés russes. Ma présentation analysera le discours nostalgique des travaux de la seconde génération d'émigrés russes, en particulier ceux de Romain Gary (1914-1980) et d'Elsa Triolet (1896-1970). »

Extrait du texte de Natalia Starostina

Contexte :
Immigration : patrimoine crée ou construit ? Ce qui se (dé)joue dans la patrimonialisation