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Créer et archiver les témoignages oraux

FRGNQ_V_001_003_031 , 2012  

Dans le cadre d'une opération culturelle locale, départementale, régionale ou nationale, les services d'archives mettent à la disposition des publics des documents papiers, audiovisuels et iconographiques. Les archives départementales du Val-de-Marne, depuis une dizaine d'années ont mis en place une collecte de témoignages en rapport avec des opérations telles «  la seconde guerre mondiale » et «  migrations ». Cette création d'archives suscite plusieurs questions : Utilité ou non de création d'archives, les documents existants ne suffisent-ils plus  ? Le ratio temps consacré à la préparation de cette opération, le coût de la prestation extérieure et travail d'identification et d'indexation est-il au moins égal que pour l'exploitation de ces documents  ? L'exploitation ou la diffusion  : pour qui, quel public, pour quel usage  ? doit-on cibler ou non l'utilisateur de ces témoignages  ? Ces questions volontairement provocatrices sont exprimées régulièrement par les archivistes collecteurs/créateur d'informations.

Extrait du texte de Danielle Benazzouz et Laurence Bourgade

Contexte :
Le patrimoine de l'immigration : quelles pratiques de transmission ? (II)
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Le patrimoine de l'immigration : représentations, mémoires, fonctions et enjeux

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« Depuis la fin des années 1980 et le début des années 1990, on assiste à une inflation croissante sur l'histoire et la mémoire des immigrations en France voire en Europe. Sur le plan national, l'inauguration de la «  Cité nationale de l'histoire de l'immigration » (CNHI), en 2007, témoigne de la connaissance et de la reconnaissance des apports migratoires successifs participant ainsi à la constitution de l'identité(s) française conjuguée au passé et au présent pluriel. Sur le plan régional, on observe également, depuis la fin des années 1990 notamment, un intérêt grandissant commun et partagé de la part des politiques publiques régionales (particulièrement à travers l'Etat et les collectivités locales), favorisant, en effet, un soutien conséquent aux actions socioculturelles renvoyant au processus de la patrimonialisation de l'immigration. »

Extrait du texte d'Elkbir Atouf

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Le patrimoine de l'immigration : un patrimoine pour qui ?

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Le 28 février 1989 est inaugurée au musée d'histoire de Marseille l'exposition «  France des étrangers, France des libertés  : presse et communautés dans l'histoire nationale ». Portée par Génériques, une jeune association regroupant des militants, des journalistes et des chercheurs, et soutenue par les pouvoirs publics et différents partenaires du monde de la recherche, l'exposition raconte l'histoire de la presse publiée par les étrangers en France depuis 1830. L'objectif de cette exposition, d'après ses organisateurs, est de faire connaître et de partager avec un large public la longue histoire de l'immigration et la participation des étrangers à la vie culturelle, syndicale, associative et politique française. Plusieurs conférences et débats ouverts au public accompagnent l'exposition. Au programme de ces conférences, auxquelles participent des spécialistes  de l'immigration, la réussite scolaire des enfants d'immigrés ou l'intégration des immigrés. »

Extrait du texte de Louisa Zanoun

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Les cultures musicales migrantes, un patrimoine en perpétuelle recomposition.

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« Le Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes œuvre depuis près de 20 ans à la valorisation des patrimoines de l'oralité et en particulier des musiques de tradition orale sur le territoire régional. Il mène notamment des projets de recherche-action fondés sur le recueil de témoignages musicaux auprès des habitants des territoires multiculturels et la réédition d'archives sonores. (&) Cette année, le CMTRA poursuit ses travaux de recherche et de valorisation des cultures musicales franco-maghrébines à travers le projet «  Place du pont production ». Tour d'horizon de la grande mosaïque des musiques populaires maghrébines produites à Lyon, il sera dédié aux cassettes et aux 45T, ces objets démocratiques de diffusion tombés en désuétude. Ce projet à la fois patrimonial et tourné vers la création contemporaine sera l'occasion de faire redécouvrir un aspect méconnu de l'héritage musical lyonnais et d'analyser les conditions d'émergence d'une musique nouvelle, fruit de métissage et constitutive d'identités nouvelles. »

Extrait du texte de Péroline Barbet

Contexte :
Le patrimoine de l'immigration : quelles pratiques de transmission ? (I)
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L'exposition « Migrations » au musée de Bretagne : les enjeux de la collecte

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« Avec cette grande exposition de 600 m, le musée de Bretagne, musée de société, choisit d'interroger l'émigration bretonne et l'immigration en Bretagne depuis le 19ème siècle jusqu'à nos jours. Parce que son propos touche d'abord au vécu, le musée de Bretagne a fait appel à la contribution publique volontaire pour étoffer la matière de l'exposition. »

Extrait de l'intervention de Françoise Berretrot

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http://migrations.besancon.fr : une patrimonialisationparticipative de l'immigration ?

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« L'objectif de cette communication est de contribuer à la réflexion sur le patrimoine de l'immigration au travers de l'exemple du site internet Migrations à Besançon. Nous présenterons dans un premier temps le contexte bisontin dans lequel s'inscrit cette réalisation. Mis en ligne fin 2007 par le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) de la Ville de Besançon, le site se veut être un site collaboratif et participatif où chaque Bisontin peut apporter sa contribution à l'histoire et aux mémoires des migrations. Nous évoquerons les différents types de contributeurs du site, la communauté virtuelle et réelle qui s'est formée grâce à son ancrage local. Nous verrons ainsi dans un deuxième temps comment Internet et les nouvelles technologies jouent un rôle fondamental dans la réalisation des différentes actions de collecte, de sauvegarde et de valorisation des contributions. Nous essayerons de montrer comment ces actions ainsi qu'une entreprise de numérisation et de mise en ligne des archives publiques et privées s'inscrivent dans une démarche de réappropriation de la production du patrimoine par les acteurs eux-mêmes. »

Extrait du texte de Marion Perrefort et Frédéric Spagnoli

Contexte :
Le patrimoine de l'immigration : quelles pratiques de transmission ? (II)
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Echanges avec la salleDiscutant : Abderahmen Moumen

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Est-il possible de faire le lien entre le travail qui est fait autour et par des acteurs comme Génériques et les lieux de médiation ? Ce travail n'est-il pas aujourd'hui une nécessité absolue ? (à Pascal Blanchard et Nicolas Bancel).

Quels étaient les lecteurs et les auteurs des magazines Sans Frontière et Race Today ? (à Daniel Gordon).

Claire Frachon, productrice et journaliste :

Remarque sur les émissions de télévision qui n'étaient pas financés par la télévision française des années 1970 et qui ne seraient donc ni prises en compte, ni archivées, ni analysées. Réponse de Pascal Blanchard.

Saliou Dia, huitième partie. L'action de l'association Solidarité africaine du Val-de-Marne créée en juin 2002.

1AV 521 , 2012 - 2012  

L'organisation du Grand repas à Champigny. Les actions pour les séniors du quartier Papy-mammys. L'installation d'une cyber-base pour les jeunes du Bois l'Abbé. Un projet destiné aux jeunes de monter des projets de séjour pour les rapprocher les jeunes des autres résidents. Il raconte le conflit à l'origine du projet, le montage du projet financier par les jeunes. Il raconte les échos négatifs des médias sur les émeutes de décembre de 2005.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Saliou Dia, habitant de Champigny-sur-marne, d'origine sénégalaise, entretien sur son parcours de migrant et de militant associatif : entretien filmé (2012).

Aïssata Camara, première partie. Le parcours personnel d'Aïssata Camara, originaire de Guinée-Conakry et venue en France dans le cadre du regroupement familial en 1978 à l'âge de 20 ans.

1AV 528 , 2012 - 2012  

Aïssata Camara raconte le milieu familial dans lequel elle a grandi. Mariée à 20 ans avec un cousin, elle rejoint la France dans le cadre du regroupement familial. Installés un an à Bordeaux puis à Saint-Maur-des-Fossés, elle fait une demande de logement social et emménage dans le quartier du Bois l'Abbé en 1981. Elle racontel'apprentissage du français, l'obtention de la carte de séjour et de la nationalité française. Elle décrit le quartier et sa rencontre avec l'association des femmes relais en 1999.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Aïssata Camara, fondatrice et présidente de l'association Oxyjeunes, membre des Femmes relais et élue de Champigny-sur-Marne : entretien filmé (2012).

Saliou Dia, cinquième partie. La vie en France, les petits boulots, le mariage en 1989, la vie associativie en France, le projet Asre (lieu intermédiaire entre le village traditionnel et la ville africaine) et le retour projeté au Sénégal en 1993.

1AV 515 , 2012 - 2012  

De 1979 à 1989 environ, il vit au foyer Sonacotra à Clichy. Il raconte les petits boulots : gardien de chiens, son premier jour et ses tâches. Il fait le ménage également, notamment pour une comtesse à Paris dans le 16e arrondissement sans être jamais déclaré. Il travaille dans une blanchisserie à Orly, dans la restauration (Sodexo) où il était déclaré. Il raconte les conditions de travail à la blanchisserie à Orly et a changé son regard sur la femme, la femme européenne en travaillant avec des femmes portugaises. Il connaît des périodes de chômage. Son mariage arrangé en 1989 avec une cousine du village. Le mariage mixte est mal vu en Afrique.Il adhère à l'UGTSF puis part en claquant la porte. En 1984 il crée une association en reprenant le même nom : Union générale des travailleurs sénégalais en France. L'association devenue UTSF-AR (action revendicative). Il détaille les revendications et les actions, son organisation collégiale. Il parle de son projet Asre et son souhait de rentrer au village avec un projet de développement. Il participe à un jamboree des Scouts de France à Jambville. Ce cadre de réflexion l'a beaucoup impressionné. Il souhaite créér un lieu similaire dans sa région. A la même époque, il créé une autre association Fouta Toro en 1987 pour encourager les jeunes issus de l'immigration à entretenir des liens avec le pays des parents.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Saliou Dia, habitant de Champigny-sur-marne, d'origine sénégalaise, entretien sur son parcours de migrant et de militant associatif : entretien filmé (2012).

Saliou Dia, quatrième partie. Les études au collège coopératif. L'abandon de son mémoire et les résistances locales rencontrées locales rencontrées auprès des caisses de solidarité, de l'UTFS et Sali Nongo. Le statut du migrant. Les rapports de force déplacés du villages au profit des caisses de solidarité des migrants et des diasporas. Les logiques de développement par le biais associatif. Le fonctionnement des caisses.

1AV 514 , 2012 - 2012  

En 1979, il accompagne une délégation québécoise dans sa région natale, découvre à cette occasion le Fouta et le fleuve Sénégal et les difficultés de développement des villages. Pendant 15 ans, il a voulu mettre en place des projets de développement. Il évoque les difficultés rencontrées au village, l'autorité de Sali Nongo et de l'UTFS dans la région pour le projet Asre. Il ne termine pas ses études au collège coopératif de Paris où il souhaitait présenter un mémoire sur l'association de jeunes et développement villageois à partir de l'exemple de son village. En 1979, il avait envoyé une lettre à la diaspora sénégalaise pour présenter son projet de coopérative de développement qui est rejeté. Il explique le statut du migrant que les familles découragent de revenir car est une source pour les familles. Il dénonce l'idéalisation de l'émigration : l'argent envoyé, le costume mis à l'aéroport, les cadeaux, l'argent distribué. Il parle du rôle des caisses qui bloquent tout autre projet de développement dans le village, de la dépendance des villages vis à vis des caisses. Les décisions ne se prennent plus au village mais dans les diasporas. En 2000, il participe à une étude sur le développement des caisses de village en 30 ans : elles ont perdu leur dynamisme à cause de leur vieillissement, leur enfermement (réservé aux hommes, excluant les femmes, les jeunes). Les régions sont mondialisées depuis 1960 : les villageois ont évolué aussi. L'émigré est plus conservateur, les villageois sont vus avec le regard du passé. La première migration est masculine, les immigrations familiales n'ont pas été pensées. A l'époque, l'aide associative est valable pour faire face à des urgences. Les nouveaux projets et les nouveaux outils ne sont pas adaptés au fonctionnement du village. Les caisses de solidarité ont montré leurs limites mais sont toujours l'unique vecteur. Pour lui, il faut encouragager les individualités. Pour le moment, il n'a pas encore réussi à mettre en place un projet qui dure : les projets santé, scolaire, agricole, hydraulique ont tous été mis en faillite. Ne voit pas d'issue pour le moment tant que la gestion des villages ne change pas. Quand on dit association, village, ce sont les hommes, une élite. Il explique le fonctionnement des caisses : lorsqu'on émigre, on est membre de fait, on cotise à la caisse là où on vit. Des sanctions existent pour ceux qui négligent. Mais les sanctions sont inégalitaires et certains y échappent. Il reste 10 ans au foyer Sonacotra avec son frère à Clichy (de 1979 à 1989 environ, puis le suit à Argenteuil quand son frère fait venir sa famille.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Saliou Dia, habitant de Champigny-sur-marne, d'origine sénégalaise, entretien sur son parcours de migrant et de militant associatif : entretien filmé (2012).

Saliou Dia, sixième partie. Le retour au pays en 1993 pour mettre en place le projet à Asre et le projet d'adduction d'eau inter-villages au Sénégal dans les années 1990.

1AV 516 , 2012 - 2012  

La réalisation du projet Asre en 1993 pour les personnes souhaitant faire un retour au pays et mettre en place des projets. Il montre le plan imaginé du village d'Asre (les habitations, les équipements : dispensaire, école, terrain de sport, salle des fêtes, maison des jeunes, maison des femmes, crèche, maison des anciens, mosquée...). 10 ans pour la réalisation, trouver le lieu (40km de Sinthiane), des études sur l'élevage, l'hydraulique, les démarches administratives, les recherches de partenaires. Il énumère les obstacles, les pesanteurs de l'élite africaine, les politiciens locaux, l'autorité locale. Il parle de la corruption généralisée, des menaces subies et l'échec du projet. Il est convoqué par le préfet pour arrêter le projet. Il avoue la vision idyllique de son village. Il revient sur 1979 quand son oncle crée une association inter-villages et les désillusions dans les projets non aboutis. Le projet d'adduction d'eau préparé en France pour 5 villages coincide avec son retour au pays. Il explique son implication et les actions.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Saliou Dia, habitant de Champigny-sur-marne, d'origine sénégalaise, entretien sur son parcours de migrant et de militant associatif : entretien filmé (2012).