Mémoires du réseau associatif espagnol en région Île-de-France

2010  

Les 40 témoins interrogés représentent 23 associations ayant leur siège à Paris ou dans les départements limitrophes. Les plus anciennes ont été créées dans les années 1920, comme le Hogar de los Españoles, situés dans le quartier de la "Petite Espagne" à la Plaine Saint-Denis (93), les plus récentes ont été fondées dans les années 1990.

Ces associations répondent à des objectifs variés. Si les activités culturelles sont les plus développées, nombreuses sont les associations qui se sont penchées sur la reconnaissance et la défense des droits sociaux des Espagnols émigrés et sur la transmission de la langue pour facilier un éventuel retour au pays.

Parmi ces témoins, certains sont des exilés de la guerre d'Espagne, ayant franchi la frontière enfant ou jeune adulte, d'autres sont des réfugiés politiques ayant fui le franquisme, d'autres encore sont des émigrés dits "économiques" venus en France seuls ou accompagnés de leurs parents pour trouver une meilleure situation professionnelle.

Les témoignages recueillis lors de cette campagne permettent de confirmer que la frontière entre émigration dite "politique" et émigration dite "économique" est en réalité bien moins hermétique qu'il n'y paraît. Le monde associatif espagnol en France se fait l'écho de la pluralité des profils des migrants. Alors que certaines associations ont longtemps été influencées par l'Église, comme l'ancienne APFEEF (créée en 1975), ou soutenues par le régime franquiste, comme l'ancienne FAEEF (créée en 1968), d'autres, à l'inverse, tout en promouvant des activités culturelles, artistiques ou sportives ont été investies par des militants socialistes ou communistes en exil. En l'occurence, sur les 40 personnes qui ont été interviewées, 17 d'entre elles ont milité ou militent toujours au Parti communiste espagnol.

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1 média

Affiche dénonçant l'habitat insalubre - rue Ordener

2007  

Cette affiche a été posée par le « Comité Action Logement » qui est une association de soutien et de défense des personnes mal-logées, expulsables ou sans logis. Cette association aide les familles dans leurs démarches administratives, fait du signalement aux autorités compétentes, organise des luttes collectives pour le relogement des familles. Le C. A. L. est soutenu financièrement par la Fondation Abbé Pierre.

Petauton, Geneviève (collection numérisée d'affiches)

 

Les affiches données par Geneviève Petauton à l'association Génériques ont pour thème principal les luttes antiracistes. On y retrouve des appels à la grève, à la manifestation, à des rassemblements pour la période des années 1970 et 1980. On y trouve également l'expression de luttes internationales : opposition à la guerre du golfe ou libération du peuple kanak. Le corpus le plus important est manifestement celui de la lutte des foyers. Lutte dans laquelle Geneviève Petonteau est présente des années 1970 jusqu'aux années 2010 puisque la dernière affiche présente le festival de cinéma des foyers de l'association Attention chantier en 2013.

Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT) (fonds d'archives)

1900-2001  

Le fonds est composé de 366 boîtes, classeurs et chemises, numérotés selon leur classement dans les armoires.

Les boîtes d'archives ne contenant que des brochures de large diffusion, comme Hommes et migrations et La lettre du FAS, ne figurent pas dans l'inventaire. Elles seront détruites lors de la réorganisation du fonds. Cet inventaire est donc provisoire, ce qui explique l'importance de la rubrique "divers".

Géopolis

1992-1996  

Magazine d'information sur l'actualité internationale. Les sujets sont traités avec pédagogie, avec des interventions de spécialistes. Concernant l'immigration, l'émission propose trois sujets : un panorama historique sur l'immigration en France et un retour sur les lieux de tournage, en 1960, au bidonville d'Aubervilliers, des Enfants des courants d'air d'Edouard Luntz (1993) ; un sujet centré sur l'immigration d'Afrique noire (1992) et un dernier sur celle dans l'agglomération lilloise. Parmi les intervenants, on trouve Abdou Diouf, président de la République du Sénégal, Philippe Dewitte, rédacteur en chef de la revue Hommes et migrations, Catherine Quiminal, anthropologue à Paris VIII, Lionel Stoléru, secrétaire d'État chargé des travailleurs manuels et immigrés en 1977, Kofi Yamgnane, secrétaire d'État à l'intégration de 1991 à 1993, Nancy Green et Pierre Milza, historiens ou encore Driss el-Yazami, un des fondateurs de l'association Génériques.