Khanh Hoi Nguyen, témoignage sur son parcours de migrant : enregistrement filmé (2009).

1AV 377-380 , 2009 - 2009  

Né en 1931 à Saigon, il arrive en France en 1948 à l'âge de 17 ans. Accueilli par son oncle, interprète dans l'armée. Il assiste à des réunions politiques avec des Vietnamiens trotskistes rue Grégoire de Tours et donne des cours de soutien en mathématiques aux ONS (ouvriers non spécialisés) fréquentant le lieu. Il raconte le sort des ONS venus du Vietnam réquisitionnés par le gouvernement français pour remplacer les ouvriers partis au front. En 1949, après le baccalauréat, il s'inscrit à l'école de radio télévision ORT à Montreuil. Il suit des cours d'économie au conservatoire national des arts et métiers puis en 1952, l'école nationale d'aviation civile à Orly. Il fait toute sa carrière de 1962 à 1991 à IBM.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Parcours de migrants > Migrants d'originie vietnamienne

Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) (1942-1943)

Entre le 1er janvier 1942 et le 31 décembre 1943  

Le groupe des Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) est créé en 1942 en région parisienne. Il regroupe une partie des résistants étrangers menant la lutte armée durant la Seconde Guerre mondiale. A sa création, le groupe est dirigé par Boris Holban, Karel Stefka et Olaso Piera, puis en 1943 par Missak Manouchian dit Georges. Il se développe ensuite et se répartit en différents groupes dont le bataillon Liberté (Grenoble), la 35e brigade (Toulouse), le bataillon Carmagnole (Lyon-Villeurbanne) et le groupe Manouchian (Paris).

Chaque groupe suit une répartition par détachements. Sont représentés les Hungaro-Roumains (1er détachement), les Juifs (2e détachement), les Italiens (3e détachement), les dérailleurs (4e détachement) complétés par deux équipes de Bulgares et d'Espagnols. Les FTP-MOI disposent également d'un service de renseignement préparant les actions armées en amont par la recherche d'objectifs et le repérage des lieux. Le groupe déploie sur le territoire des offensives armées suivant la stratégie dite « boule de Mercure ». Cette technique vise à organiser une offensive selon l'action simultanée de différents petits groupes extrêmement mobiles afin de faire croire à une organisation de grande importance. L'une de leur action la plus connue est l'assassinat, le 28 novembre 1943, du général SS Julius Ritter qui supervisait les réquisitions d'ouvriers français pour l'industrie allemande par le biais du Service du travail obligatoire (STO).

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Orquestra Juvenil Lá-Mi-Ré / Associação cultural Lá-Mi-Ré. ArcosAssociação cultural Lá-Mi-Ré[-sd]

4122 , [-sd]  

Orquestra Juvenil Lá-Mi-Ré. Única no género a nível nacional. Dia......de......ás.....,.....horas. Em.......... Convidada para representar Portugal em ""O Grove"" (Pontevedra) e ""Manzaneda"" (Orense), Espanha. Selectionada para representar a província do Minho em Lisboa. Obtendo estrondoso êxito nos teatros Vasco Santana, São Luís, Maria Matos e Pavilhão da Estufa Fria [de Lisbonne].

Orchestre juvénile La-Mi-Ré. Unique dans son genre au niveau national. Jour......de......à.....,.....heures. A.......... Invité pour représenter le Portugal a O Grove (Pontevedra) et Manzaneda (Ourense), Espagne. Sélectionné pour représenter la province du Minho à Lisbonne. A obtenu un retentissant succès dans les théâtres [...].

Association des Marocains en France (AMF) (fonds d'archives)

1950-2009]  

Les archives de l'Association des Marocains de France, première association maghrébine à Paris, reflètent la vie de l'association depuis ses origines tant du point de vue de son organisation que de son fonctionnement.

Le fonds comprend, dans une première partie, les archives produites par les trois organes qui composent la direction de l'AMF : le congrès, la commission administrative et le bureau directeur (1955-2004), sachant que les archives conservées pour la période 1960-1975 sont, généralement, assez rares.

Dans une seconde partie, le fonds se compose des archives relatives aux activités de l'AMF. Celles-ci témoignent de l'évolution de l'association et de sa maturité conquise progressivement en s'identifiant à la scène politique et sociale française ; les revendications des populations issues de l'immigration s'orientant notamment sur l'intégration, l'égalité, le logement, la solidarité avec le peuple marocain, la culture et l'éducation. Ainsi, l'AMF initie de nombreuses actions socio-culturelles, associe logement et intégration, débat sur le thème de l'interculturel et sur le rôle de l'école, instrument de développement social et humain, et de l'éducation, facteur d'intégration et d'insertion sociale. Des séminaires pédagogiques et de formation sont organisés pour valoriser les acquis. Enfin, l'AMF assure une permanence d'aide administrative et juridique.

Une autre partie du fonds est consacrée aux relations qu'entretient l'association avec ses sections mais aussi avec d'autres organismes. L'AMF essaie, en effet, d'organiser et de maintenir des relations durables avec les associations d'immigrés et de solidarité, les syndicats et les associations issues des pays du tiers-monde. Des relations existent également avec les syndicats marocains depuis le pays d'origine, essentiellement fondées sur la défense des droits de l'homme au Maroc.

Interview d'Aïssata Camara, membre des Femmes-relais de Champigny-sur-Marne et d'Aïcha Hachemi, membre de l'association Elles aussi : épreuves de tournage.

2AV 1497 , 2000 - 2001  

Prise de vues dans le local des femmes relais à Champigny-sur-Marne. Fin de l'interview d'Aïssata Camara des Femmes-relais dans la cité du Bois l'Abbé. Elle parle des femmes de différentes origines travaillant à l'association.

Interview d'Aïcha Hachemi, présidente de l'association Elles aussi, créée il y a 3 ans à Créteil, au Mont Mesly qui regroupe les habitantes du quartier. Plusieurs réunions hebdomadaires sont organisées sur le thème de la parentalité par exemple. Parfois, elles font appel à un professionnel pour répondre aux situations difficiles. L'association répond aux questions des femmes. L'association accueille au centre social permettant aux femmes de sortir avec leurs enfants à la ludothèque et de profiter de ce moment pour parler. Elle organise des ateliers de cuisine, prétexte à se réunir. Parmi les problèmes évoqués par les femmes venant à l'association : les violences, les demandes de divorce, la scolarité des enfants. Les femmes peuvent difficilement discuter avec leurs maris. Elle cotoie les femmes maghrébines et voit beaucoup d'évolution et reste optimiste pour l'avenir. Elle parle de la marche des femmes à New York qui l'a beaucoup marquée.

Contexte :
Films de l'unité audiovisuelle du Conseil général du Val-de-Marne > Interviews de femmes militant dans des associations civiques val-de-marnaises ayant participé à la marche des femmes à New York en 2000 : épreuves de tournage (2000-2001).

Lyly Siharath, éducatrice spécialisée au centre de 1981 à 2005.

1AV 300-301 , 2008 - 2008  

Lyly Siharath raconte comment, réfugiée du sud-est asiatique (Laos), elle débarque à Paris en 1975 et est prise en charge par des amis; elle décrit son parcours de formation.

Elle raconte ensuite les conditions de son arrivée au centre en 1981 et les questionnements induits par les situations compliquées des personnes fragilisées.

Elle décrit l' ouverture en 1989-1990 du " centre d'accueil pour familles demandeurs d'asile " qui pointe l'urgence de la professionnalisation, ce fait expliquant son engagement pour devenir éducatrice spécialisée.

Elle mentionne la mise en place d'ateliers divers en 1992 et de la monétarisation en 1994.

Elle insiste sur le travail réalisé pendant les années 1990 avec la ville de Créteil et les associations, ainsi que sur la réflexion sur la rénovation du centre et la création des " référents ".

Elle explique les raisons de son départ du pôle juridique et santé du CAOMIDA.que les moyens insuffisants mis à sa disposition au CAOMIDA nouvellement créé en 1999, ne l'ont pas incitée à prolonger au delà de 2000 la mission qu'elle y avait engagée au pôle juridique et santé.

Elle raconte la poursuite de son activité au centre de Créteil jusqu'en 2005.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le personnel de France terre d'asile (CADA de Créteil) > Centre de FTDA Créteil, personnels de 1977 à 2008 : enregistrements filmés, novembre-décembre 2008. > Personnels médico-sociaux, pour la période 1979 à 2005.

Paulette Delavoipière, infirmière chargée de l'aide aux dossiers de 1992 à 2003.

1AV 308 , 2008 - 2008  

Paulette Delavoipière retrace son parcours professionnel en tant qu'infirmière et son implication à ce titre dans diverses associations et ONG de 1978 à 1988 (missions au Burkina Fasso, Taiwan, Hong Kong, USA, Shanghai) .

Elle évoque son activité à l'Association FTDA de 1985 à 1986 et de 1991 à 1992 au centre FTDA de Puteaux.

Elle raconte son arrivée au centre en 1992 en tant que chargée de l'aide aux dossiers, concomitant à l'accueil des Rwandais pour lequel sa formation en victimologie a été la bienvenue. Elle se souvient de l'accueil des Vietnamiens en 1993.

Elle décrit le travail sur les dossiers, pratiqué dans un esprit d'ouverture et de partenariat avec associations, avocats, psychiatres, ainsi qu'avec le HCR (Haut Commissariat aux réfugiés).

Elle insiste sur l'esprit dans lequel fonctionnait le centre, caractérisé notamment par l'implication des réfugiés pour l'accueil des partenaires.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le personnel de France terre d'asile (CADA de Créteil) > Centre de FTDA Créteil, personnels de 1977 à 2008 : enregistrements filmés, novembre-décembre 2008. > Personnels médico-sociaux, pour la période 1979 à 2005.

Thuy Lenoir, agent d'accueil puis comptable, 1987-2008 : enregistrement filmé, 19 novembre 2008

1AV 286-287 , 2008 - 2008  

Thuy Lenoir raconte comment, réfugiée originaire du Vietnam du sud, elle est accueillie en 1977 au centre FTDA d'Herblay puis de Haute-Saône.

Elle précise ensuite comment elle rejoint le centre pour des remplacements en 1987, après y avoir effectué des vacations en tant qu'interprète, puis comment elle y est recrutée comme agent d'accueil en 1991, se spécialisant ensuite dans la comptabilité.

Elle analyse les conditions de la création du CADA et les questionnements qu'elle induit, évoque l' ouverture de places de CPH en 1993 et l'accueil de l'orphelinat rwandais en 1995.

Elle s'exprime sur la grève de 2000.

Elle regrette l'insuffisance des moyens financiers et l'importance du turn-over.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le personnel de France terre d'asile (CADA de Créteil) > Centre de FTDA Créteil, personnels de 1977 à 2008 : enregistrements filmés, novembre-décembre 2008. > Personnels administratifs et techniques, pour la période 1987 à 2008.

Alfieri, Charles Emmanuel

 
France -- 1799-1804 (Consulat) ; France -- 1814-1830 (Restauration) ; Diplomatie ; Militaire ; Politique