La voix des travailleurs algériens. / Comité des travailleurs algériens (CTA). 1976

 

Ce périodique a pour objet de rendre compte et de propager les luttes sociales des travailleurs immigrés en France, en particulier algériens, suivant une optique de lutte des classes. Il promeut égalrement les actions du Comité des travailleurs algériens (CTA). Une partie de ce périodique est consacrée aux luttes des travailleurs en Algérie.

Immigration en questions

vendredi 08 décembre 1989  

Grand débat-événement d'actualité présenté par Patrick Poivre d'Arvor et qui oppose Bernard Tapie (majorité présidentielle) à Jean-Marie le Pen, président du Front national, sur le thème, brûlant à ce moment-là, de l'immigration. En plus de ces deux hommes politiques, un panel de sept personnes, représentatif de la France est présent sur le plateau : un chirurgien immigré ayant obtenu la nationalité française par mariage et devenu maire-adjoint de la ville de Roubaix ; un électeur de la ville de Dreux où le Front national a obtenu de très bons scores électoraux ; un rapatrié d'Algérie ; un immigré ouvrier au chômage qui n'arrive pas à obtenir la nationalité française ; le porte-parole d'une association qui lutte contre la création d'une mosquée à Lyon ; le proviseur d'un lycée de banlieue parisienne où les jeunes immigrés sont présents à hauteur de 60% et un parent d'élèves qui a scolarisé ses enfants dans une institution privée pour leur éviter le contact avec les enfants d'immigrés. A l'origine, les principaux leaders de la majorité au pouvoir (François Léotard, Alain Juppé, Pierre Mauroy, Georges Marchais, Pierre Méhaignerie) étaient prévus comme invités mais lorsqu'ils ont appris que Jean-Marie le Pen devait y participer, ils ont tous annulé et c'est Bernard Tapie qui s'est présenté.

L'émission alterne les échanges en plateau (avec en arrière-plan un paysage de village où trône un clocher d'église mais aussi une jeune fille voilée) et les reportages qui suscitent des réactions. Le plateau est petit, austère, les participants sont proches les uns des autres, Jean-Marie le Pen et Bernard Tapie étant sur des chaises hautes avec Patrick Poivre d'Arvor. Les reportages concernent tour à tour les chiffres de l'immigration, l'immigration clandestine, l'impact des immigrés sur l'économie, la question du foulard islamique, de l'intégration par l'école pour les enfants immigrés, les crispations autour de la construction d'une mosquée à Marseille, la communauté turque de Saint-Dié (Vosges), la relation entre délinquance et immigration, les droits et les devoirs des immigrés et enfin l'apport culturel, artistique et sportif des immigrés à travers quelques figures comme Alain Mimoun, Isabelle Adjani ou encore Tahar Ben Jelloun.

Contexte :
Télévision > Emissions spéciales

Hugo Guerra, témoignage sur son parcours de migrant d'Argentine à son installation à Saint-Maurice puis Champigny-sur-Marne et sur son travail à l'accueil des migrants à Champigny-sur-Marne à l'office municipal des migrants et comme coordinateur social sur le quartier du Bois l'Abbé : enregistrement filmé (2008-2009).

1AV 309-311, 326-328 , 2008 - 2009  

Né en 1949 en Argentine, il raconte son arrivée en France, et les trois postes occupés à la ville de Champigny-sur-Marne : la création de l'office municipal des migrants en 1984, la gestion de l'annexe de la mairie à Champigny-sur-Marne puis comme coordinateur social. Il travaille depuis juillet 2008 au service Proj'aide du Conseil général du Val-de-Marne.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne

Oscar Costanzo, agent d'accueil, 1993-2002 : enregistrement filmé, 20 novembre 2008

1AV 288-289 , 2008 - 2008  

Après avoir précisé ses origines argentines et son métier d'origine, Oscar Ostanzo raconte les conditions de son arrivée en France en 1977 et son parcours professionnel, y compris celui effectué à l'association FTDA, jusqu'à son recrutement au centre en juin 1993.

Il explique qu'il y a occupé différents postes, notamment en tant que référent auprès des enfants et chargé de soutien scolaire.

Il confie qu'il a mal vécu les trois mois passé au CAOMIDA en 1999, ce qui a motivé son retour au centre, où il a continué a exercer jusqu'en 2002.

Il livre par ailleurs ses souvenirs de la grève de 2000 et l'analyse qu'il en fait.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le personnel de France terre d'asile (CADA de Créteil) > Centre de FTDA Créteil, personnels de 1977 à 2008 : enregistrements filmés, novembre-décembre 2008. > Personnels administratifs et techniques, pour la période 1987 à 2008.

Actuels (collection numérisée de périodiques)

1980-1982  

Actuel est une publication trimestrielle éditée en Haute-Savoie consacrée à la peinture, l'écriture et le théâtre, parue entre 1966 et 1985, avec une interruption entre 1969 et 1976.

Les numéros présentés ici sont en rapport avec la lutte pour les Droits de l'Homme au Maroc. La revue consacre en effet, dans le cadre de l'exposition "peinture de prison" qui s'est tenue dans différentes ville de France en 1980, son numéro 14 au peintre Abdellatif Derkaoui, prisonnier politique incarcéré à la prison centrale de Kénitra au Maroc depuis 1972.

Pour ce numéro, les responsables de cette publication s'étaient rapprochés de ceux de Liberté Maroc, périodique édité à Lyon consacré à la défense des Droits de l'Homme au Maroc. Ces derniers sont à l'origine de la publication d'un numéro coédité par les deux titres et paru en juin 1982 (n°20 de Actuels). Ce numéro spécial est également consacré à Abdellatif Derkaoui ainsi qu'aux expressions artistiques et témoignages des prisionniers détenus à la prison de Kénitra au Maroc.

Périodiques de T à V.

116AS/121 , 1990-1994  
Tamazighte, revue de l'association culturelle Argane, 1993. Tribune du Maroc (La), revue mensuelle de la presse marocaine, 7 ex. (mai 1990-mai 1993) [publié à Rabat en collaboration avec la fondation Hassan II pour les Marocains à l'étranger]. Rivages, le magazine des marocains dans le monde, n° 1-11 (1993-1994) [revue de la fondation Hassan II]. Réalité de Turquie, 1 ex. (mai 1990) [édité par l'Association démocratique des travailleurs de Turquie (ADTT), 45 rue d'Enghien 75010 Paris. Dir. publication et rédact. chef : M. Saygili Riza]. Vision magazine, le mensuel culturel marocain, 7 ex. (mai 1990-mai 1993) [publié à Casablanca]. Voix du peuple (La), n° 186, supplément « Immigration » au SEC (22 avr. 1990) [ Saout Ech-chaab, organe central du Parti de l'avant-garde socialiste d'Algérie (PAGS)]. Voix révolutionnaire.

Saliou Dia, troisième partie, les associations au Sénégal, l'arrivée en France en septembre 1979.

1AV 511 , 2012 - 2012  

Il explique les raisons de la création de son association mixte des jeunes de Sinthiane à Dakar. Il explique l'organisation de la société sénégalaise par classe d'âge. La caisse est organisée par les hommes adultes et les jeunes ne sont pas décisionnaires. Une caisse ne représente qu'un village et ne pourvoit qu'aux problèmes ponctuels (construction de la mosquée). Il parle de Sali Ndongo, responsable de l'Union générale des travailleurs sénégalais en France qui servait d'intermédiaire avec la SUCO qui finançait des projets de développement dans la région. Il raconte son arrivée au collège coopératif de Paris, sa déception, car l'école dispensait un enseignement plus sociologique que pratique. Il reste 3 ans dans cette école, et étudie un cas concret : "Associations des jeunes et développement villageois". Son projet se heurté à l'UGTSF qui voulait restée maître du projet. Il parle du conflit qui l'oppose à Sali Nongo, personnage influent à l'époque. Il parle de son arrivée en France, les conditions de vie avec son frère dans le foyer Sonacotra à Clichy où il reste 5 ans. Il avait d'abord un statut d'étudiant puis une carte de séjour.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Saliou Dia, habitant de Champigny-sur-marne, d'origine sénégalaise, entretien sur son parcours de migrant et de militant associatif : entretien filmé (2012).

Michèle Vibert, première partie.

1AV 254 , 2008 - 2008  

Michèle Vibert raconte son arrivée à l'école du Plateau à la rentrée 1960-1961 après 4 années de formation à l'école normale. Elle y reste 8 ans jusqu'à la fermeture de l'école. Habitant le bas de Champigny, elle découvre le bidonville à la rentrée scolaire 1960. Elle décrit l'école, l'équipe, les enfants venant du bidonville et des quartiers alentour les difficultés d'enseigner à 42 enfants de différents niveaux, ne parlant pas français. Elle parle de la présence des travailleurs portugais dans l'autobus. Elle raconte qu'elle n'avait aucun contact avec les parents et qu'elle n'est jamais entrée au bidonville par peur de gêner ses élèves. Elle évoque les visites aux bains douche et des séances de coupes de cheveux avec ses élèves.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le bidonville de Champigny-sur-Marne > Enseignants à l'école du Plateau > Michèle Vibert, entretien sur le bidonville de Champigny-sur-Marne. Enseignante à l'école du plateau à Champigny-sur-Marne de 1961 à 1968 : enregistrement filmé (2008).

Hugo Guerra, dernière partie.

1AV 328 , 2009 - 2009  

Hugo Guerra détaille les actions entreprises comme coordinateur social : l'écoute sur le terrain, le constat des problèmes, les liens avec l'OPAC de Paris, propriétaires des terrains et des logements. Il parle des relations difficiles avec les jeunes, les squats d'halls d'immeubles, l'investissement des adultes. Il parle de la génèse de la maison pour tous inaugurée en 2009 après 20 ans de projet. Parmi les autres missions, il aide à la création d'une association de femmes relais. En 2006, il devient le responsable de la mairie annexe de Champigny au Bois l'Abbé. Il décrit la difficulté du travail, l'instruction des dossiers administratifs pour des personnes en situation irrégulière ou en grande difficulté. Il compare l'accueil fait aux migrants en France avec d'autres pays européens.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Hugo Guerra, témoignage sur son parcours de migrant d'Argentine à son installation à Saint-Maurice puis Champigny-sur-Marne et sur son travail à l'accueil des migrants à Champigny-sur-Marne à l'office municipal des migrants et comme coordinateur social sur le quartier du Bois l'Abbé : enregistrement filmé (2008-2009).