Interview de Monique Retore, membre de l'APEIS (Association pour l'emploi, l'information et la solidarité) : épreuves de tournage.

2AV 1494 , 2000 - 2001  

Monique Retore est interviewée devant un square de la cité Hoche. Elle raconte que l'APEIS a été créée à Ivry-sur-Seine pour aider les chômeurs et les précaires à obtenir leurs droits, à les informer, les accompagner aux Assedic, la CAF, elle met à disposition de journaux. C'est un lieu où on peut parler et exister. L'association les aide à exister. Beaucoup sont découragés de retrouver un emploi ou faire face aux questions de leurs enfants. Beaucoup sont des femmes, ne veulent pas quémander, aller aux restos du coeur, le sentiment de honte. La situation des femmes est plus dure car l'emploi est précaire. On lui propose tout et n'importe quoi, alors qu'on ne le ferait pas pour un homme. Beaucoup dépriment et se négligent. On ne demande pas aux femmes d'avoir un métier, des idées, de se battre et d'avoir un but dans la vie ? Beaucoup de femmes d'origine étrangère sont soumises et n'ont pas le pouvoir de décision. A l'association, viennent de plus en plus de femmes avec des qualifications, un métier que l'ANPE redirige vers des professions peu qualifiés "de proximité". Elle rêve où chacun a sa place, un travail pour exister, des loisirs, des vacances avec ses enfants. Prise de vue de la cité Hoche.

Contexte :
Films de l'unité audiovisuelle du Conseil général du Val-de-Marne > Interviews de femmes militant dans des associations civiques val-de-marnaises ayant participé à la marche des femmes à New York en 2000 : épreuves de tournage (2000-2001).

Du jour au lendemain

1986-2013  

Emission littéraire quotidienne de fin de soirée, aux alentours de minuit. Le présentateur reçoit différents auteurs, venus présenter leurs ouvrages pour des entretiens d'une durée pouvant aller d'une demi-heure à cinquante minutes. Chaque émission est ponctuée de lectures d'extraits des ouvrages présentés. Pour la problématique de l'immigration, l'émission reçoit plusieurs invités tels l'écrivain guinéen Tierno Monénembo, qui a fui le régime guinéen d'Ahmed Sékou Touré et effectué ses études en France (1986) ; Catherine Quiminal, anthropologue, sociologue, auteur de Gens d'ici, gens d'ailleurs sur l'histoire de l'immigration africaine en France (1991) ; Simon Nizard, éducateur, présent pour Les mains de Fatma (2003), Santiago Amigorena, cinéaste et écrivain argentin, auteur de 1978 (2009) ou encore Shumona Sinha, née en Inde et auteur de Assommons les pauvres (2011). Les écrivains étrangers invités ont tous pris la décision de rédiger en langue française.

Alice Rodrigues, dernière partie.

1AV 274 , 2008 - 2008  

Elle raconte son apprentissage de la langue portugaise au le consulat et au centre culturel portugais. Elle parle de son frère et sa soeur qui sont restés Portugais. Elle a fait la demande de nationalité française pour pouvoir être surveillante et financer ses études. Elle parle de l'accueil méprisant à la sous-préfecture de Nogent lorsque sa soeur est venue chercher sa carte de séjour à 16 ans. Sa soeur et son frère se sont mariés avec des personnes d'origine portugaise. Elle compare les photographies courantes sur le bidonville avec sa propre expérience, en marge du bidonville dans une maison en dur avec la télé, le garage et le potager. Elle pense qu'il ne faut pas limiter le bidonville à un aspect misérabiliste et resitue le bidonville dans le contexte de l'époque, inscrit dans les problèmes de logement après-guerre en France.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le bidonville de Champigny-sur-Marne > a011446817195ZSoRz3 > Alice Rodrigues, témoignage sur le bidonville de Champigny-sur-Marne. Née en 1960 en France, elle a vécu avec sa famille, sentier des Pendants jusqu'en 1967 : épreuves de tournage (2008).

Alice Rodrigues, première partie.

1AV 261 , 2008 - 2008  

Alice Rodrigues raconte les origines modestes de ses parents, issus de familles paysannes au Portugal. Elle est née en 1960 à Champigny-sur-Marne chez une sage-femme. Ses parents habitaient en bordure du bidonville au 52 bis sentier des Pendants. Son frère et sa soeur aînés sont nés au Portugal. Ils ont vécu au bidonville jusqu'en 1967 puis sont partis à Ormesson. Elle décrit le terrain partagé entre son père et son oncle, la maison en bordure du bidonville, avec toutes ses commodités (eau courante, électricité). Elle parle de sa scolarité, de sa tentative de préparer l'école vétérinaire et des difficultés dûes aux écarts de classe sociale. Elle est professeure d'histoire-géographie à Champigny.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le bidonville de Champigny-sur-Marne > a011446817195ZSoRz3 > Alice Rodrigues, témoignage sur le bidonville de Champigny-sur-Marne. Née en 1960 en France, elle a vécu avec sa famille, sentier des Pendants jusqu'en 1967 : épreuves de tournage (2008).

Saliou Dia, quatrième partie. Les études au collège coopératif. L'abandon de son mémoire et les résistances locales rencontrées locales rencontrées auprès des caisses de solidarité, de l'UTFS et Sali Nongo. Le statut du migrant. Les rapports de force déplacés du villages au profit des caisses de solidarité des migrants et des diasporas. Les logiques de développement par le biais associatif. Le fonctionnement des caisses.

1AV 514 , 2012 - 2012  

En 1979, il accompagne une délégation québécoise dans sa région natale, découvre à cette occasion le Fouta et le fleuve Sénégal et les difficultés de développement des villages. Pendant 15 ans, il a voulu mettre en place des projets de développement. Il évoque les difficultés rencontrées au village, l'autorité de Sali Nongo et de l'UTFS dans la région pour le projet Asre. Il ne termine pas ses études au collège coopératif de Paris où il souhaitait présenter un mémoire sur l'association de jeunes et développement villageois à partir de l'exemple de son village. En 1979, il avait envoyé une lettre à la diaspora sénégalaise pour présenter son projet de coopérative de développement qui est rejeté. Il explique le statut du migrant que les familles découragent de revenir car est une source pour les familles. Il dénonce l'idéalisation de l'émigration : l'argent envoyé, le costume mis à l'aéroport, les cadeaux, l'argent distribué. Il parle du rôle des caisses qui bloquent tout autre projet de développement dans le village, de la dépendance des villages vis à vis des caisses. Les décisions ne se prennent plus au village mais dans les diasporas. En 2000, il participe à une étude sur le développement des caisses de village en 30 ans : elles ont perdu leur dynamisme à cause de leur vieillissement, leur enfermement (réservé aux hommes, excluant les femmes, les jeunes). Les régions sont mondialisées depuis 1960 : les villageois ont évolué aussi. L'émigré est plus conservateur, les villageois sont vus avec le regard du passé. La première migration est masculine, les immigrations familiales n'ont pas été pensées. A l'époque, l'aide associative est valable pour faire face à des urgences. Les nouveaux projets et les nouveaux outils ne sont pas adaptés au fonctionnement du village. Les caisses de solidarité ont montré leurs limites mais sont toujours l'unique vecteur. Pour lui, il faut encouragager les individualités. Pour le moment, il n'a pas encore réussi à mettre en place un projet qui dure : les projets santé, scolaire, agricole, hydraulique ont tous été mis en faillite. Ne voit pas d'issue pour le moment tant que la gestion des villages ne change pas. Quand on dit association, village, ce sont les hommes, une élite. Il explique le fonctionnement des caisses : lorsqu'on émigre, on est membre de fait, on cotise à la caisse là où on vit. Des sanctions existent pour ceux qui négligent. Mais les sanctions sont inégalitaires et certains y échappent. Il reste 10 ans au foyer Sonacotra avec son frère à Clichy (de 1979 à 1989 environ, puis le suit à Argenteuil quand son frère fait venir sa famille.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Saliou Dia, habitant de Champigny-sur-marne, d'origine sénégalaise, entretien sur son parcours de migrant et de militant associatif : entretien filmé (2012).

Activités culturelles.

119AS/71 , 1976-1994  
Cinéma, ciné-club : programme, affichette, devis, prêt, fiches techniques, projection et film-débat, avant-projet de synopsis, documentation et publications (1976-1990).Autres : affiches, photo, radio, théâtre, projet d'action culturelle et artistique sur les images de quartier, fête de l'Humanité, semaine culturelle des créateurs tunisiens à l'étranger, 20 ans de l'UTIT (1983-1994).
Contexte :
Activités de la FTCR. > Activités liées à l'immigration en France (militance, défense, solidarité).

Activités périscolaires : soutien scolaire ; animation culturelle en langue arabe ; cours de langue ; animations éducatives péri-scolaires (AEPS).

119AS/73 , 1988-1990  
Organisation : calendrier des actions, comptes rendus de réunion, emploi du temps, candidature et fiche de poste, correspondance,Enseignants/animateurs : candidatures.Réunions.Fiches d'inscription, liste d'élèves et travaux : Courbevoie, Ivry, Malakoff, Antenne 9e, Paris 15e, Paris Dunkerque, J. Prévert.Location de salle.Cahiers de prof en français et cahiers d'élèves en arabe.Documentation administrative et juridique.
Contexte :
Activités de la FTCR. > Activités liées à l'immigration en France (militance, défense, solidarité). > Activités sociales et de loisir.

A voix nue : grands entretiens d'hier et d'aujourd'hui

1990-1994  

Séries d'entretiens avec des personnalités politiques, économiques, artistiques, littéraires, entretiens dirigés par des présentateurs différents. On trouve ainsi les confidences de l'écrivain franco-tunisien Albert Memmi, auteur de La statue de sel (Paris, Corréa, 1953) et Le racisme (Paris, Gallimard, 1994) ; les réflexions du journaliste, diplomate et poète mauritanien Edouard Maunick, né en 1931, installé à Paris en 1960, membre du Haut Conseil de la Francophonie de 1985 à 2001 ; ou encore les propositions sur l'immigration d'un homme politique comme André Diligent, membre du MRP, maire de Roubaix de 1983 à 1994 où il a été confronté à la problématique de l'intégration des communautés immigrés et au Front National.

Pionnier du Val-de-Marne : Paul Camous, préfet-délégué (1964-1967) : épreuves de tournage.

1AV 184. , 1999 - 1999  

00:19:54:15- 00:30:39:00 : Rendre l'ordre de cette région mois absurde, le logement, la résorption des bidonvilles, les réalités départementales de l'ancienne Seine et de l'ancienne Seine-et-Oise suite à la commune de Paris, rapprocher l'administration des administrés, créer des collectivités de plein exercices, la maîtrise des moyens de transports.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Les représentants de l'Etat > Pionnier du Val-de-Marne : Paul Camous, préfet-délégué (1964-1967) : épreuves de tournage.

Bamadi Sanokho, entretien sur son parcours associatif et professionnel : témoignage filmé (2009).

1AV 373-376, 391-392 , 2009 - 2009  

Né en 1977 à Paris, de parents d'origine sénégalaise. La famille est intallée à Gentilly à la cité 502. En 1996, il créé une association de jeunes le "502" et participe à un voyage dans le village de Kolobo au Mali pour mettre en place un centre de santé communautaire. Il est élu à la ville de Gentilly depuis 2001. Depuis 2005, il est chargé de mission au service Relations internationales du Conseil général.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le personnel du Conseil général

Michèle Vibert, entretien sur le bidonville de Champigny-sur-Marne. Enseignante à l'école du plateau à Champigny-sur-Marne de 1961 à 1968 : enregistrement filmé (2008).

1AV 254-255 , 2008 - 2008  

Enseignante à l'école du plateau à Champigny-sur-Marne de 1961 à 1968 près du bidonville de Champigny-sur-Marne.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le bidonville de Champigny-sur-Marne > Enseignants à l'école du Plateau