Azem, Slimane

 
Guerre mondiale (1939-1945) ; Guerre d'Algérie (1954-1962) ; Musique
/medias/customer_28/photos/FRGNQ_PH_010_202/FRGNQ_PH_010_218-BorderMaker_jpg_/0_0.jpg
8 médias

Friche artistique - carrefour des rues Myrha et Cavé

2013  

La démolition des immeubles vétustes laisse place à des terrains qui restent à l'état de friche pendant des périodes très longues, voir plusieurs années. Dans le cadre de la Politique de la Ville, ces espaces sont mis à la disposition d'associations d'habitants pour des occupations éphémères : jardins partagés, espaces artistiques par exemple.

Sur cette friche, à l'angle des rues Myrha et Cavé, l'artiste Philippe Peryn a organisé une installation provisoire avec trois grands tilleuls déracinés et renversés, pour des ateliers de sculpture et une vision métaphorique à ciel ouvert.

Création, fonctionnement… Depuis 1972

1972-1978  

[Projet d'édification d'un foyer hôtel de 300 chambres pour travailleurs isolés au sud-est de la zone industrielle sous l'égide préfectorale (Service de liaison et de promotion des migrants, cabinet du préfet), par l'Office départemental HLM (maître d'œuvre) et la MTE (conseiller et gestionnaire), avec le concours de l'Association des industriels de la région de Meyzieu ; Conseil général (subventions) ; modification du projet initial (cabinet d'architecte) ; descriptif des lieux et devis. 1972

Déclaration à la Préfecture ; convention 1 %, réservation de chambres par les employeurs auprès de l'OPHLM (correspondance, tableaux par nationalités et par entreprises) ; améliorations (travaux) ; sécurité incendie (plans d'architectes) ; Fonds d'action sociale (questionnaire sur le fonctionnement du foyer ; subventions…). 1973

Installations et convention de location avec l'Office public départemental HLM du Rhône ; aménagements, équipements mobiliers, avancement des travaux (plans parcellaires). 1973-1974

Animation, cours d'alphabétisation : société L'Enseignement professionnel du Rhône, chargée par la MTE d'assurer les cours d'alphabétisation financés par le FAS et « l'Association des industriels de la région de Meyzieu ». 1973-1974

Fonctionnement : discipline (notamment incident entre l'aide gérant et les résidents turcs), personnel ; comptes prévisionnels de gestion, prévisionnel des frais de fonctionnement. 1974

Assurances, y compris pour d'autres centres du Rhône et de la Loire, gérés par la MTE : Notre-Dame des Sans-Abri, rue Chaponnay, à Lyon ; foyer hôtel de l'avenue Général-Frère à Lyon 8e ; foyer hôtel de la rue Nicolas-Garnier à Villeurbanne ; foyer hôtel d'Andrézieux-Bouthéon ; foyer hôtel de la Ricamarie. 1974-1976

Office public d'aménagement et de construction du département du Rhône : décomptes de la redevance trimestrielle due par la Maison du Travailleur Etranger pour le foyer de Meyzieu suivant la convention du 27 juin 1972 ; quittances ; tableaux d'amortissement… 1974-1978..].

Contexte :
Sous-fonds du siège social (Espace des Brotteaux) > Service patrimoine (35 ml) > Établissements, dossiers particuliers : création, travaux, fonctionnement, transformations… > Foyer résidence de Meyzieu, Saint-Priest et autres

Naïma Yahi, 19 avril 1958 : "l'entrée" d'Ammar Rouaï et de Mustapha Zitouni dans la guerre d'Algérie

9 novembre 2007  

Naïma Yahi dans son exposé traite du départ de deux joueurs algériens évoluant dans le championnat français pour Tunis le 13 avril 1958 afin de constituer l'équipe du FLN : Ammar Rouaï et Mustapha Zitouni. A travers ces deux trajectoires, elle expose le contexte de ce départ, les motivations de cet engagement, puis l'impact de cet engagement sur l'opinion publique française et la carrière de ces joueurs.

Echos de la porte / Comité inter-mouvements auprès des évacués (CIMADE) de Marseille ; Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur. 1983

 

Echos de la porte selon son éditorial du n°1 (mai 1983) est un mensuel qui "veut être un moyen d'expression possible [...] pour les immigrés, les demandeurs d'asile et réfugiés politiques, pour ceux qui travaillent à la construction d'une société pluriéthnique et pluriculturelle, pour ceux qui se préoccupent d'une transformation radicale des rapports Nord-Sud". Ses numéros sont constitués d'entretiens et témoignages des populations susnommées sur des thématiques comme l'emploi ou la formation, ainsi que d'articles portants sur la situation géopolitique de pays du Sud. Il livre aussi des informations juridiques à destination des immigrés. Enfin il s'achève sur un agenda mensuel des activités proposées par la CIMADE ou ses partenaires.

La Voix du travailleur algérien / Fédération de France de l'Union des syndicats des travailleurs algériens. Paris1957-1962

 

Organe de la Fédération de France de l'USTA, La Voix du Travailleur traite de la situation des travailleurs, du syndicalisme et de l'économie algérienne ainsi que celle des émigrés algériens en France. Dans son premier éditorial, le journal se revendique comme attaché à la personne de Messali Hadj, tout en affirmant son indépendance politique. Le journal fournit de nombreuses informations sur l'organisation syndicale, les conditions de vie et de travail des travailleurs algériens immigrés en France.

La Voix du Travailleur algérien paraît tout d'abord mensuellement dans sa première année. Après la décimation du bureau de l'USTA par le FLN en décembre 1957, la parution paraît plus difficilement. Le n°8 de janvier 1958 est réduit à quatre pages et à une photographie. Par la suite, son redressement est difficile, le journal paraît en février à avril 1958 puis de manière plus espacée. A partir de mai 1958, le journal ne paraît qu'une à deux fois par ans (4 numéros pour l'année 1959, puis respectivement un numéro pour les années 1960, 1961et 1962). Sa parution correspond alors à des temps forts de la vie syndicale, ses numéros se limitent essentiellement au mois de mai pour faire un bilan des mobilisations de l'USTA du premier mai.

Mémoires du réseau associatif espagnol en régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur

2012  

Présentation des témoins de la campagne de la région Rhône-Alpes

Entretiens réalisés par Maëlle Maugendre et Aurélie Denoyer.

Sur les 21 personnes engagées dans le mouvement associatif en Rhône-Alpes, 18 ont, suite aux entretiens téléphoniques, accepté de livrer leur témoignage. De ce fait, seulement 15 personnes, représentant douze associations, ont pu faire le déplacement. Les entretiens ont eu lieu à Villeurbanne au siège de la fédération régionale de la FACEEF, haut lieu de lutte des associations espagnoles pour faire reconnaître leur présence dans la région et leur importance sociale auprès des autorités espagnoles.

La plupart des associations ont vu le jour dans les années 1960 et 1970, période à laquelle sont arrivés également une grande partie des Espagnols que nous avons pu interroger. Il n'est pas à douter que la création d'un réseau associatif dans la région Rhône-Alpes a accompagné la migration espagnole dite "économique" dans cette même région.

Les 15 témoins espagnols interviewés sont tous venus en France durant la décennie 1960-1970 et étaient soit des enfants accompagnant leurs parents, soit de jeunes adultes à la recherche d'une meilleure situation professionnelle. Nombreux sont ceux qui percevaient alors la France comme un eldorado où ils pourraient faire des économies avant de rentrer, trois ou quatre années plus tard, dans leur pays. La majorité a franchi la frontière munie d'un visa touristique, avant d'être régularisée après l'obtention d'un travail. Pour la totalité, cette migration, qui dans un premier temps devait être provisoire, s'est avérée définitive.

Si la motivation première était, pour la plupart, économique, la migration est bien souvent également politique. Parmi les 15 témoins qui ont été filmés, 5 signalent l'engagement républicain de leurs parents pendant la Guerre d'Espagne, et les conséquences que cela a pu avoir sur leur famille (première émigration au Maghreb par exemple, exil en France pour d'autres). Saluant la liberté d'expression française alors réprimée en Espagne nombre de ces émigrés espagnols ont choisi de profiter de ce droit et se sont engagés dans le milieu associatif espagnol en France et, parfois, dans les partis politiques et notamment au sein du Parti communiste espagnol en exil. Pour certains, cet engagement est antérieur à leur migration, et explique en partie celle-ci, pour d'autres, il date de leur arrivée en France et coïncide avec leur fréquentation des milieux associatifs espagnols émigrés. En l'occurrence, sur les 15 personnes interviewées, 10 ont milité ou militent dans des organisations de gauche (principalement communistes).

Présentation des témoins de la campagne de la région PACA

Entretiens réalisés par Federica Luzi et Éva Léger.

La campagne de Marseille a permis de recueillir la parole de 13 personnes, pour la plupart des émigrés dits "économiques". Seulement quatre femmes figurent parmi les témoins, ce qui ne reflète pas le caractère familial et mixte des associations de la région PACA. Deux d'entre elles sont de la deuxième génération.

L'association représentée la plus ancienne est le Cercle Català, créé en 1918, dont Francesc Panyella, son président depuis 1981, a décrit les nombreuses activités fortement imprégnées par l'histoire de l'Espagne, la culture et la lutte antifranquiste. La plupart des personnes interrogées ont adhéré, plus jeunes, au Cercle Català de Marseille où ils ont côtoyé des réfugiés politiques.

Dans les années 1970, l'envie est née pour les émigrés espagnols de créer un centre où ils pouvaient se réunir, transmettre la langue et la culture espagnoles à leurs enfants, d'où la naissance du Centro Español en 1978. Trois autres associations espagnoles sont représentées à travers ces témoins : le Hogar Español d'Aubagne, aujourd'hui disparu, représenté par José Lozano Tamarit; le Centro Andaluz de Marseille, association interne au Centro Español et la Casa regional de la Cultura de Castilla-la-Mancha, créée en 2004 à Châteaurenard.

Ces divers témoignages nous renseignent sur la complexité du réseau associatif en région PACA, les difficultés rencontrées par les migrants et notamment les militants politiques - pour créer des espaces associatifs d'échanges et de transmission.

En effet, l'influence de l'expérience des réfugiés politiques espagnols et des batailles politiques qu'ils ont menées est importante dans l'imaginaire que les interviewés ont des luttes. De plus, l'engagement politique individuel des interviewés semble déterminer clairement la façon dont les témoins pensent leur engagement associatif.

Ces récits rendent compte donc de l'investissement de chacun dans ces associations qui, pour la plupart, sont confrontées au problème du vieillissement des membres.