« Week-End culture du Maghreb » (expo, défilé de mode, dégustation de patisseries, concert de musique orientale, percus et chants populaires) organisé par les filles du quartier de la Croix-Petit et l'Antenne de Quartier de Cergy Nord avec la participation de l'ACBVO et les habitants de la Croix-Petit les 30 et 31 mai 1998 [tract].

1998  
Contexte :
Publications de l'Association de Culture Berbère du Val d'Oise > Tracts, plaquettes, articles et revue relatives aux manifestations organisées par l'association (avec ou sans le concours de partenaires)
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Week end en Tosmanie / Vieira, José. ParisCollectif pour l'étude et la dynamisation de l'émigration portugaise (CEDEP)Inter service migrants (ISM) : Vidéoform1985

4144 , 1985  

Au recto : Week end en Tosmanie. Un film de José Vieira, assisté de José Magalhaes avec Nino de Carvalho. Partout et nulle part un grand village presque imaginaire où les Portugais se retrouvent pour mettre en scène ce que furent leur identité et leur pays.

Au verso : ""J'ai toujours adoré le parfum de la morue grillée. Mais j'en mange jamais. Ça doit être ça la nostalgie"". Week end en Tosmanie. Film vidéo en 3/4 Umatic, disponible en VHS. Durée 26 minutes. Un film réalisé par José Vieira, assisté de José Magalhaes. Joué par Nino de Carvalho, Nelson Rodrigues, José Monteiro, Alberto de Cubo, José Magalhaes. Images : Laura Declaux, Renaud Arrighi et François Cayatte. Son : François Darléguy. Éclairage : François Cayatte. Montage : Jean-François Couturier et Valérie Salvy. Une co-production CEDEP, ISM et Vidéoform. Distribution commerciale : vidéoform, place Saint-Just, 92, Gennevilliers. Distribution non-commerciale : ISM, 12 rue Guy-de-la-Brosse 75005 Paris. Pour les débats autour du film : CEDEP (Collectif pour l'étude et la dynamisation de l'émigration portugaise), 92, rue de Clignancourt 75018 Paris. ""Ceci est l'histoire d'un peuple exilé au confins de la nostalgie. Les descendants des conquistadors, qui autrefois régnèrent du Brésil à Macao, furent arrachés une fois de plus à leurs terres ingrates. Ils échangèrent leur épée pour un marteau piqueur et leur glorieux casque de guerrier pour celui du chantier. C'est dans cet exil qu'ils élevèrent la Tosmanie. Un grand village presque imaginaire où les Portugais se retrouvent pour mettre en scène ce que furent leur identité et leur pays. La Tosmanie, le pays des Tos, existe partout et nulle part. Partout, parce qu'ils sont un million éparpillés à travers la France. Nulle part, car vivant repliés sur eux-mêmes, ils sont invisibles. De là vient sans doute l'illusion qu'ils sont intégrés. Mais à trop confondre discrétion et intégration n'a-t-on pas fini par oublier leur existence? Comme si leur absence de la scène publique signifiait qu'ils sont résignés [...].""

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Warda

1960-1990  

Née en 1940 d'un père algérien et d'une mère libanaise, Warda connaît dans son enfance parisienne les milieux nationalistes et artistiques de l'immigration algérienne en France. Elle commence sa carrière dans le cabaret de son père, le Tam Tam au Quartier latin. Sa mère lui transmet le goût de la chanson moyen-orientale dont elle apprend le répertoire. Forte de deux cultures, elle chante les succès de la chanson de l'exil aussi bien que ceux de Mohamed Abdelwahab, idole du monde arabe. Repérée par Ahmed Hachelaf, elle connaît vite le succès et entre chez Pathé Marconi.

Les plus grands compositeurs du moment lui offrent des titres : Mohamed Jamoussi Bladi ya bladi (Pays, ô mon pays), José de Souza Ya Oumi (Ô maman) , son énorme tube.

A quatorze ans, en pleine guerre d'Algérie, elle chante Ya habibi ya moudjahid (Ô ami, ô combattant) avant d'être expulsée avec sa famille à Beyrouth, dans le pays de sa mère, en raison des activités militantes de son père.

Warda, qui n'a encore jamais vu l'Algérie, prend le surnom de El Djazaïria (L'Algérienne) et interprète Djamila , en l'honneur de la combattante algérienne au maquis ou Ana mil djazaïr ana arabia ( Je suis d'Algérie, je suis arabe). Elle représente également l'Algérie combattante dans les productions panarabiques de 1961.

C'est après l'indépendance qu'elle découvre l'Algérie. Elle se marie en 1963 avec Djamel Kesri qui lui demande de quitter la scène. Pour le 10° anniversaire de l'indépendance, le président Boumediène la prie de chanter ; son accord précipite son divorce.

De retour sur scène, en Egypte, elle travaille avec les plus célèbres musiciens de son temps : Sayed Mekawi ou Mohamed Abdelwahab. Elle épouse le compositeur Baligh Hamdi.

Elle tourne dans de nombreux films de genre maghrébin et moyen-oriental et joue dans des comédies musicales. Elle entre ainsi dans le panthéon de la musique arabe. A la mort de la cantatrice Oum Kalthoum, en 1976, elle est d'ailleurs considérée comme son héritière.