Lucienne Scaglia-Chiaffi, première partie.

1AV 264 , 2008 - 2008  

Son père, Ercole Scaglia, couvreur-plombier reprend l'entreprise de son patron vers 1934-1935 à Fontenay-sous-Bois. Son frère reprend la suite de l'entreprise familiale en 1965 à la retraite de son père. Elle raconte sa scolarité, devient comptable dans une société d'engrais à Fontenay-sous-Bois. A son mariage, en 1956, elle aide à la comptabilité de l'entreprise de construction de son beau-père Bruno Chiaffi puis de son mari Arthur Chiaffi en 1965. Elle raconte l'histoire de la famille de son mari, également d'origine italienne. Elle décrit son travail dans l'entreprise. Elle décrit la composition de l'entreprise, deux compagnons, les manoeuvres d'origine portugaise. Elle raconte le recrutement à l'entrée du bidonville de Champigny-sur-Marne. Elle commente le registre de déclarations des travailleurs étrangers de l'entreprise.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le bidonville de Champigny-sur-Marne > Entreprise employant des ouvriers portugais > Lucienne Scaglia-Chiaffi, témoignage sur le recrutement de main d'oeuvre étrangère dans l'entreprise de construction de son mari à Fontenay-sous-Bois pendant les années 1960 : épreuves de tournage (2008).

Saliou Dia, huitième partie. L'action de l'association Solidarité africaine du Val-de-Marne créée en juin 2002.

1AV 521 , 2012 - 2012  

L'organisation du Grand repas à Champigny. Les actions pour les séniors du quartier Papy-mammys. L'installation d'une cyber-base pour les jeunes du Bois l'Abbé. Un projet destiné aux jeunes de monter des projets de séjour pour les rapprocher les jeunes des autres résidents. Il raconte le conflit à l'origine du projet, le montage du projet financier par les jeunes. Il raconte les échos négatifs des médias sur les émeutes de décembre de 2005.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Saliou Dia, habitant de Champigny-sur-marne, d'origine sénégalaise, entretien sur son parcours de migrant et de militant associatif : entretien filmé (2012).

Alice Rodrigues, dernière partie.

1AV 274 , 2008 - 2008  

Elle raconte son apprentissage de la langue portugaise au le consulat et au centre culturel portugais. Elle parle de son frère et sa soeur qui sont restés Portugais. Elle a fait la demande de nationalité française pour pouvoir être surveillante et financer ses études. Elle parle de l'accueil méprisant à la sous-préfecture de Nogent lorsque sa soeur est venue chercher sa carte de séjour à 16 ans. Sa soeur et son frère se sont mariés avec des personnes d'origine portugaise. Elle compare les photographies courantes sur le bidonville avec sa propre expérience, en marge du bidonville dans une maison en dur avec la télé, le garage et le potager. Elle pense qu'il ne faut pas limiter le bidonville à un aspect misérabiliste et resitue le bidonville dans le contexte de l'époque, inscrit dans les problèmes de logement après-guerre en France.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le bidonville de Champigny-sur-Marne > a011446817195ZSoRz3 > Alice Rodrigues, témoignage sur le bidonville de Champigny-sur-Marne. Née en 1960 en France, elle a vécu avec sa famille, sentier des Pendants jusqu'en 1967 : épreuves de tournage (2008).

Saliou Dia, quatrième partie. Les études au collège coopératif. L'abandon de son mémoire et les résistances locales rencontrées locales rencontrées auprès des caisses de solidarité, de l'UTFS et Sali Nongo. Le statut du migrant. Les rapports de force déplacés du villages au profit des caisses de solidarité des migrants et des diasporas. Les logiques de développement par le biais associatif. Le fonctionnement des caisses.

1AV 514 , 2012 - 2012  

En 1979, il accompagne une délégation québécoise dans sa région natale, découvre à cette occasion le Fouta et le fleuve Sénégal et les difficultés de développement des villages. Pendant 15 ans, il a voulu mettre en place des projets de développement. Il évoque les difficultés rencontrées au village, l'autorité de Sali Nongo et de l'UTFS dans la région pour le projet Asre. Il ne termine pas ses études au collège coopératif de Paris où il souhaitait présenter un mémoire sur l'association de jeunes et développement villageois à partir de l'exemple de son village. En 1979, il avait envoyé une lettre à la diaspora sénégalaise pour présenter son projet de coopérative de développement qui est rejeté. Il explique le statut du migrant que les familles découragent de revenir car est une source pour les familles. Il dénonce l'idéalisation de l'émigration : l'argent envoyé, le costume mis à l'aéroport, les cadeaux, l'argent distribué. Il parle du rôle des caisses qui bloquent tout autre projet de développement dans le village, de la dépendance des villages vis à vis des caisses. Les décisions ne se prennent plus au village mais dans les diasporas. En 2000, il participe à une étude sur le développement des caisses de village en 30 ans : elles ont perdu leur dynamisme à cause de leur vieillissement, leur enfermement (réservé aux hommes, excluant les femmes, les jeunes). Les régions sont mondialisées depuis 1960 : les villageois ont évolué aussi. L'émigré est plus conservateur, les villageois sont vus avec le regard du passé. La première migration est masculine, les immigrations familiales n'ont pas été pensées. A l'époque, l'aide associative est valable pour faire face à des urgences. Les nouveaux projets et les nouveaux outils ne sont pas adaptés au fonctionnement du village. Les caisses de solidarité ont montré leurs limites mais sont toujours l'unique vecteur. Pour lui, il faut encouragager les individualités. Pour le moment, il n'a pas encore réussi à mettre en place un projet qui dure : les projets santé, scolaire, agricole, hydraulique ont tous été mis en faillite. Ne voit pas d'issue pour le moment tant que la gestion des villages ne change pas. Quand on dit association, village, ce sont les hommes, une élite. Il explique le fonctionnement des caisses : lorsqu'on émigre, on est membre de fait, on cotise à la caisse là où on vit. Des sanctions existent pour ceux qui négligent. Mais les sanctions sont inégalitaires et certains y échappent. Il reste 10 ans au foyer Sonacotra avec son frère à Clichy (de 1979 à 1989 environ, puis le suit à Argenteuil quand son frère fait venir sa famille.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Saliou Dia, habitant de Champigny-sur-marne, d'origine sénégalaise, entretien sur son parcours de migrant et de militant associatif : entretien filmé (2012).

Dominique Bordin, période 2005 - 2008.

11AV 322 , 2008 - 2008  

Dominique Bordin analyse les aspects positifs de la mixité filles-garçons dans le centre.

Il note cependant les effets des différences culturelles sur les rapports entre jeunes et avec les éducatrices.

Il mentionne les disparitions suspectes et les risques par rapport aux réseaux de prostitution auxquels il a fallu faire face en 2001 ainsi que la tentative d'attaque du CAOMIDA la même année par des jeunes du quartier.

Il justifie la nécessité d'avoir mis en place en 2002 la supervision psychologique de l'équipe.

Il explique l'afflux de mineurs afghans depuis fin 2005 du fait de la fermeture de Sangatte.

Il raconte comment les CADA en 2005 ont été retirés des CHRS (centres d'hébergement et de réinsertion sociale) et exprime son inquiétude par rapport à l'ouverture, à la concurrence privée, du secteur de l'accueil des demandeurs d'asile.

Il juge nécessaire d'être vigilant dans les relations avec le récent ministère de l'Immigration et de l'identité nationale .

Il raconte le Baptême républicain pour le centre qui devient centre Stéphane Hessel en avril 2008, et évoque la prochaine célébration des 10 ans du CAOMIDA et des 20 ans de la convention internationale des droits de l'enfant.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le personnel de France terre d'asile (CADA de Créteil) > Centre d'Accueil de Mineurs Isolés Demandeurs d'Asile (CAOMIDA) de Boissy-Saint-Léger, Dominique Bordin, responsable de 1999 à 2008 : enregistrements filmé et sonore, novembre-décembre 2008.
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1 média

Caravane des anciens travailleurs de Renault Billancourt Île Segin dans la région du Souss / Association des anciens travailleurs de Renault-Billancourt de l'Ile Seguin (ATRIS). GennevilliersAssociation des anciens travailleurs de Renault-Billancourt de l'Ile Seguin (ATRIS)2009

5493 , 2009  

Caravane des anciens travailleurs de Renault Billancourt Île Segin dans la région du Souss. Mémoire vives. Exposition - film - débat - animation. Tiznit du 5 au 6 - Ait Melloul du 13 au 16 - Ouled Teïma du 18 au 19 - Agadir du 22 au 27.

Contexte :
ATRIS (Association des anciens travailleurs de Renault-Billancourt de l'Ile Seguin)

Alfieri, Charles Emmanuel

 
France -- 1799-1804 (Consulat) ; France -- 1814-1830 (Restauration) ; Diplomatie ; Militaire ; Politique

Thuy Lenoir, agent d'accueil puis comptable, 1987-2008 : enregistrement filmé, 19 novembre 2008

1AV 286-287 , 2008 - 2008  

Thuy Lenoir raconte comment, réfugiée originaire du Vietnam du sud, elle est accueillie en 1977 au centre FTDA d'Herblay puis de Haute-Saône.

Elle précise ensuite comment elle rejoint le centre pour des remplacements en 1987, après y avoir effectué des vacations en tant qu'interprète, puis comment elle y est recrutée comme agent d'accueil en 1991, se spécialisant ensuite dans la comptabilité.

Elle analyse les conditions de la création du CADA et les questionnements qu'elle induit, évoque l' ouverture de places de CPH en 1993 et l'accueil de l'orphelinat rwandais en 1995.

Elle s'exprime sur la grève de 2000.

Elle regrette l'insuffisance des moyens financiers et l'importance du turn-over.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le personnel de France terre d'asile (CADA de Créteil) > Centre de FTDA Créteil, personnels de 1977 à 2008 : enregistrements filmés, novembre-décembre 2008. > Personnels administratifs et techniques, pour la période 1987 à 2008.

A six kilomètres de Paris : montage (1969).

4AV 115 , 1969 - 1969  

Les reporters partent de la tour Eiffel et après une vue panoramique de Paris, ils vont vers la banlieue en prenant les voies sur berges et arrivent à Ivry. La visite d'Ivry commence par une vue générale de la ville (usines, habitat). Après une vue de la mairie et un rappel de l'appartenance politique de la commune depuis 1925, ils présentent l'entreprise SKF avec la sortie des ouvriers et présentation de la coopérative. Le commentateur parle de la précarité de l'emploi et des salaires. A l'office municipal de la jeunesse, présentation de voyages proposés dans les pays de l'est (commentaire sur la Hongrie). Vues sur la ville et la circulation automobile, visite du magasin Prisunic, des chantiers de constructions d'immeuble (Jeanne Hachette), des HLM et surtout les bidonvilles où logent les travailleurs immigrés notamment une famille italienne. Explications sur leurs conditions de vie. Une famille française est présentée. Après une visite de l'appartement, le chef de famille parle de sa vie quotidienne : le coût de la vie, la retraite, les études de ses enfants, la précarité de l'emploi dans le système capitaliste. Les reporters se rendent au local du PCF d'Ivry. Le secrétaire local parle du deuxième tour des élections présidentielles de 1969 entre M. Poher et M. Pompidou. Organisation de la fête de l'Humanité. André Gérard présente la MJC : ses aspirations, les activités proposées aux jeunes. Les "Amis de l'enfance" propose un spectacle avec la chanteuse Mireille Rivat. Les Vaillants et les Vaillantes organisent au palais de la Mutualité à Paris une rencontre de la jeunesse de différents pays, spectacle de danses folkloriques enfantines. Fête de l'Amitié à Malakoff. Défilé d'enfants notamment sur un char consacré au peuple vietnamien en guerre, dans la foule des délégués Nords-vietnamiens. Un bref commentaire retrace la lutte du peuple vietnamiem.

Contexte :
Documentaires collectés auprès de tiers > Documentaires réalisés par les villes et les associations > Ivry-sur-Seine