Le foyer « Guy Houist », (Rennes, Ille-et-Vilaine)

 

Le foyer de travailleurs migrants « Guy Houist », du nom de l'architecte rennais à l'origine de nombreux aménagements urbains en faveur d'un logement sain pour tous, est construit au début des années 1970 par l'office municipal de la ville de Rennes. Il ouvre en 1974. En quelques mois seulement, il se transforme pour devenir un « centre provisoire d'hébergement » (CPH), tout en continuant de loger des travailleurs migrants. A partir de 1975, le foyer « Guy Houist » accueille une importante communauté d'Asie du Sud-Est, dans le cadre du dispositif national coordonné par l'association France Terre d'Asile. Entre 1975 et 1980, 1116 personnes du sud-est asiatique résident pendant quelques mois ou quelques années au foyer. Des mesures d'aide sont mises en place, parfois difficilement : restauration, soins médicaux, scolarisation des enfants& Les familles, par souci d'insertion, sont rapidement relogées dans des HLM dispersés dans toute la ville de Rennes afin d'éviter un regroupement ethnique. Par la suite, le foyer « Guy Houist » s'ouvre à d'autres populations de réfugiés. Aujourd'hui, le foyer est toujours actif sous la dénomination de Cada (Centre d'accueil des demandeurs d'asile).

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Bretagne > Ille-et-Vilaine
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Mairie de Besançon. Police générale. Etrangers […] A la préfecture, à Besançon, le 15 septembre 1851

2 J 87 , 1851  

Mairie de Besançon. Police générale. Etrangers.

Le Maire de la ville de Besançon, conformément à l'article 9 de l'arrêté dont suit la teneur, porte à la connaissance du public les dispositions de M. le Préfet, concernant les étrangers qui habitent le département du Doubs et ceux qui se proposent d'y résider.

Besançon, le 19 septembre 1851. C. CONVERS

Arrêté de M. le Préfet.

Nous, Préfet du département du Doubs,

Vue la loi du 24 août 1790 Vu la loi du 21 avril 1832 [...] ; Vu la loi du 3 décembre 1849 Vu les Instructions de M. le Ministre de l'Intérieur ;

Considérant qu'un certain nombre d'étrangers, abusant de l'hospitalité qui leur est donnée en France, se livrent à des manœuvres coupables contre la sûreté de l'État ;

Qu'il est du devoir de l'autorité de prendre les mesures que la loi autorise pour prévenir ces abus ou pour y mettre un terme :

Arrêtons ce qui suit :

Article Premier. A l'avenir, tout étranger qui arrivera dans le département avec l'intention d'y résider ou d'y exercer une industrie, devra, dans les trois jours de son arrivée, se présenter au maire de la commune, pour faire régulariser sa position. [...]

Art. 3. Nous nous réservons d'accorder ou de refuser auxdits étrangers le permis de séjour dont ils auront besoin pour résider dans notre département.

Art. 4. Ce permis de séjour ne sera refusé qu'aux étrangers dépourvus de papiers réguliers, aux vagabonds et gens sans aveu, et aux individus dont la présence pourrait être source d'inquiétude pour la sécurité et l'ordre. [...]

Art. 7. Tout étranger qui contreviendra aux articles qui précèdent sera expulsé du territoire français.

Art. 8. Les dispositions qui précèdent ne sont point applicables aux étrangers qui voyagent en France, sans intention de résidence, pour leurs affaires ou pour leurs plaisirs, et qui sont munis de passeports réguliers délivrés par leurs gouvernements, et régulièrement visés par les ambassadeurs, chargés d'affaires ou consuls de la République française. [...]

A la préfecture, à Besançon, le 15 septembre 1851.

Signé DE LAPEYROUSE

Pour copie conforme : Le Maire, C. CONVERS.

BESANCON, OUTHENIN CHALANDRE FILS, IMPRIMEUR DE LA MAIRIE

Contexte :
Affiches issues de la série J > Police, sécurité