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Anemiche, Mohand (collection numérisée de photographies)

1960-1990  

Ces photographies ont été collectées par Mohand Anemiche dans le cadre de son activité de gérant de maison de disques et producteur de musique. Ces photographies représentent des artistes ou des groupes d'artistes algériens originaires pour la plupart de Kabylie ayant fait carrière en France et dans leur pays d'origine dès années 1940 aux années 1990. Sont également présentées plusieurs photographies de Mohand Anemiche.

Triangle bleu (fonds d'archives)

1919-2005  

Réfugiés en France à la fin de la guerre civile, ce sont 450 000

Estimation de l'ambassade d'Espagne à Paris.

Espagnols républicains (militaires et civils) qui passent la frontière entre janvier et février 1939. Mais cet exil a débuté dès le déclenchement de la guerre civile en 1936, au moment où les franquistes ont fermé la frontière française à l'ouest des Pyrénées. Pour faire face à cet exode massif et précipité, les autorités françaises les placent dans des camps dans le sud de la France, appelés “ camps de concentration ”. “ Le terme camp de concentration peut choquer ; il est couramment utilisé dans les documents administratifs de l'époque, et le ministre de l'Intérieur, Albert Sarraut, l'emploie dans un sens “ lénifiant ” lors de sa conférence de presse au début de février 1939 : Le camp d'Argelès-sur-Mer ne sera pas un lieu pénitentiaire, mais un camp de concentration. Ce n'est pas la même chose. ”

Cité par Dreyfus-Armand, Emile Témime, in Les camps sur la plage, un exil espagnol, Autrement, 1995, p.20-21.

Le gouvernement est également favorable aux départs pour d'autres pays, mais qu'ils s'agissent de l'URSS, de la Grande-Bretagne ou des pays d'Amérique latine, ils doivent passer au travers de quotas et de sélections souvent très stricts. Au total, ce sont environ 20.000 Espagnols qui choisissent de quitter la France, dont plus de 15.000 pour l'Amérique latine. Pour sortir des camps, les autorités françaises proposent également aux internés le retour dans l'Espagne franquiste. Ceux-ci lui sont dans la plupart des cas enrôlés dans la Légion, puis plus tard, dans les bataillons de marche ou les Compagnies de travailleurs étrangers (CTE), pour édifier des fortifications du front, comme sur la ligne Maginot.

Faits prisonniers par la Wehrmacht en 1940, ils sont déportés en majorité dès la deuxième moitié de 1940 dans le camp de Mauthausen

Localisé en Autriche, à 20 km de Linz, le camp de Mauthausen est créé le 8 août 1938 et libéré le 5 mai 1945 par la 11ème division blindée US, avec la collaboration de la résistance organisée à l'intérieur du camp. Il compte 49 camps annexes permanents (comme Gusen) et 10 kommandos ayant existé pour quelques semaines seulement.

. D'autres Espagnols sont encore livrés par la police de Vichy, arrêtés comme résistants, et ils sont répartis après 1942 entre différents camps nationaux-socialistes, les femmes étant déportées essentiellement à Ravensbrück

Situé près de Furstenberg, dans le Nord de l'Allemagne, le camp de Ravensbrück est créé en 1938 et libéré le 30 avril 1945, par l'Armée Russe. Il compte 31 camps annexes et kommandos extérieurs.

. Nous savons que plus de 7.000 Espagnols sont déportés à Mauthausen

Fabréguet, Michel, Mauthausen. Camp de concentration national-socialiste en Autriche rattachée (1938-1945), Honoré Champion, 1999. La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) recense 6.737 républicains espagnols déportés à Mauthausen en tant que “ triangle bleu ”.

(2.000 survivront), car ils sont comptabilisés par nationalité. Déchus de leur nationalité espagnole par Franco, ils portent le triangle bleu des apatrides, avec en son centre un S pour Rot Spanier (rouge espagnol). Cependant, tous les Espagnols ne sont pas recensés comme tels, que ce soit à Mauthausen ou dans d'autres camps. Ainsi, les Espagnoles déportées à Ravensbrück portent le triangle rouge des prisonniers politiques. Elles sont en effet considérées comme des résistantes françaises, ce qui rend difficile toute estimation.

D'autres Espagnols sont également enrôlés comme travailleurs forcés par l'organisation Todt, entreprise publique du IIIe Reich

En 1942, après la mort de Fritz Todt, fondateur de l'entreprise, le groupe est retiré du contrôle militaire et devient une partie du gouvernement central , sous la direction d'Albert Speer.

. On estime qu'en 1944, 191.000 étrangers travaillaient en France à la construction du Mur de l'Atlantique pour l'organisation Todt. Au total, 15.000 Espagnols réfugiés en France et livrés par la police française ont été internés dans des camps de travail Todt.

Les évaluations actuelles des historiens espagnols tournent autour de ces deux chiffres : 40.000 Espagnols capturés, 30.000 déportés.

En 2004, Génériques et Triangle Bleu ont décidé de travailler en partenariat afin de reconstituer l'histoire des républicains espagnols déportés de France vers les camps de concentration nazis. Afin de faciliter le travail des chercheurs et la diffusion de cette histoire auprès d'un public plus large, nous avons entrepris le recensement et la sauvegarde des archives privées des républicains espagnols déportés et travailleurs forcés. Nous avons également recueilli les témoignages oraux d'anciens déportés et de leur famille, qui ont été retranscrits et analysés dans un rapport, disponible sur demande. Outre l'édition d'une plaquette d'information sur la trajectoire des déportés espagnols, nous avons réalisé la traduction de Els Catalans als camps nazis, livre pionnier de Montserrat Roig, romancière et journaliste. Publié en 1977 en catalan et l'année suivante en espagnol, ce livre fait depuis l'objet de nombreuses rééditions en catalan et en espagnol, mais il n'avait jamais été publié en français. Ce livre a été écrit à partir d'une cinquantaine de témoignages recueillis entre 1974 et 1976.

Libérés en avril et mai 1945, les déportés de Ravensbrück et de Mauthausen regagnent progressivement leur pays, leur vie. Sauf les Espagnols, dont le retour en Espagne est rendu impossible par la dictature franquiste. Que peuvent-t-ils rapporter de plus de leur captivité que leur nouvelle liberté, chèrement acquise ? Des vêtements, quelques objets, voilà tout ce qu'il leur reste comme traces tangibles, en dehors de leurs séquelles physiques. Le cas des photos de Mauthausen soustraites aux nazis par les Espagnols est un cas unique, que nous développons plus loin.

Le parcours singulier des républicains espagnols transparaît dans la nature de leurs archives. En effet, acteurs des événements, que ce soit pendant la guerre d'Espagne, à la libération du camp ou lors de leur retour en France, ils produisent et possèdent des archives. Au contraire, prisonniers, enfermés dans des camps en France et en Allemagne, tout leur est confisqué, ils ne possèdent plus rien (exception faite de la “ presse des sables ”

Geneviève Dreyfus-Armand, Emile Témime, Les camps sur la plage, un exil espagnol, Autrement, 1995, p.103.

diffusée dans les camps français). Or sans archives, pas d'histoire. Dès lors, comment étudier la déportation des républicains espagnols, sur quels matériaux appuyer les travaux de recherche ?

Cette question a sous-tendu tout le travail de Génériques et Triangle bleu, dont l'essentiel a consisté à repérer et à inventorier les fonds d'archives d'anciens déportés espagnols et de leur famille, ainsi que de documentaristes ayant travaillé sur cette thématique. Nécessaire complément à tout travail sur l'histoire du temps présent, nous avons également procédé à la constitution d'un fonds d'archives orales. Afin d'orienter les recherches du public, nous proposons en outre une liste des sources conservées dans des centres d'archives publiques et privées.

Un contexte tendu : l'affaire Marco

Les témoins directs sont de plus en plus rares et un climat de méfiance et de prudence règne depuis l'affaire Marco, qui a provoqué un scandale international à la suite duquel nous avons dû annuler notre projet de partenariat avec l'Amicale espagnole du camp de Mauthausen et autres camps nazis, dont Enric Marco était président. “ Pendant un quart de siècle, Enric Marco a porté la parole des anciens déportés espagnols. Jusqu'à ce que l'imposture éclate au grand jour : il n'a jamais connu les camps nazis. Un scandale qui secoue un pays où la mémoire de la Seconde Guerre mondiale est largement occultée. ”

François Musseau, Libération, 17 juin 2005

Si ce scandale a ralenti nos travaux pendant une courte période, il a cependant permis de mettre en lumière l'importance des sources d'archives et de leur nécessaire confrontation. Dans chaque fonds de déportés, les photos, les certificats et les courriers ne laissent pas planer de doutes sur la réalité de l'exil et de la déportation des témoins. Ces sources, croisées avec celles conservées dans les centres d'archives publiques et les témoignages oraux que nous avons recueillis apportent les matériaux nécessaires à l'écriture d'une histoire qui est encore à faire. Conscients des enjeux révélés par l'affaire Marco, nous avons ouvert un fonds d'archives sur l'affaire Marco, alimenté par les échanges entre deux anciens dirigeants de l'Amicale espagnole.

La question des témoignages oraux

Ainsi, le contexte de cette recherche doit être lui-même source d'interrogation, d'analyse. “ Le témoin porteur d'une expérience, fût-elle unique, n'existe pas en soi. Il n'existe que dans la situation de témoignage dans laquelle il est placé ”

Annette Wiervorka, L'ère du témoin, Pluriel histoire, Hachette, 2002, p.111

. A ce titre, le fonds de Llibert Tarrago, en tant que fondateur de Triangle bleu, apporte un éclairage précieux sur les origines du présent projet. Une réflexion sur la production même des différents témoignages est nécessaire : certains déportés ont témoigné lors d'émission à la radio ou la télévision, dans des livres, ou ont parfois écrit leur histoire. Des différences peuvent apparaître, par exemple, selon que l'entretien se déroule en français ou en espagnol. Il serait donc intéressant d'étudier la langue de l'échange entre témoins et amis de déportation, avec leur famille, les historiens, dans quelle(s) langue(s) ils tiennent leurs journaux intimes et cahiers de notes.

Il est également nécessaire de s'interroger sur le but de leur témoignage. Il n'est pas inutile de rappeler que témoin et martyr proviennent de la même racine grecque “ martur ”. Un martyr est celui qui “ porte témoignage ”, il porte jusque dans sa chair la preuve de son récit. Il ne faut pas négliger qu'aujourd'hui, “ ce n'est plus la nécessité interne seule, même si elle existe toujours, qui pousse le survivant de la déportation à raconter son histoire devant la caméra, c'est un véritable impératif social qui fait du témoin un apôtre et un prophète ”

Idem, p.171

.

Le chercheur doit user de toute sa rigueur scientifique pour faire l'analyse des archives orales, mais en ne perdant jamais de vue qu'il ne travaille pas sur un document, fut-il “ document vivant ”, mais avec des personnes, à qui il doit un grand respect, car leur plus grande inquiétude est “ celle d'être dépossédé de ?leur? histoire par quelqu'un d'extérieur à l'expérience et qui prétend précisément la raconter ”

Idem, p.132

. Il ne faut pas tomber dans le travers de “ cette catégorie d'historiens qui traque les migrations du témoignage, mesure les écarts avec la “ vérité ”, sans jamais essayer de comprendre à quoi ils correspondent dans l'évolution psychologique du témoin et dans celle de la conscience collective ”

Idem, p.66

.

Archives privées

Nous avons inventorié neuf fonds d'archives privées :

Fonds de déporté-es : Neus Catala, Juan de Diego, José Perlado, Manuel Razola, Joan Tarrago ;Fonds de documentaristes : Mariannick Bellot, Patrick Coupechoux ;Fonds documentaires : Llibert Tarrago et affaire Marco.

Les fonds des déportés sont composés des documents qu'ils conservent depuis la guerre d'Espagne, qu'il s'agisse de photos, de courriers échangés lors de leur retour en France avec leur famille et d'anciens déportés, de leurs écrits sur leur expérience de la déportation ou encore d'objets rapportés de leurs “ pèlerinages ”

Expression employée par les anciens déportés et leur famille

à Mauthausen.

Les fonds de documentaristes comprennent les notes, les rushs d'entretiens et parfois la documentation rassemblée au cours de leur enquête. Le fonds de Mariannick Bellot comprend ainsi une importante documentation, constituée dans le cadre du reportage Les Travailleurs forcés du Mur de l'Atlantique

Radiodiffusé en juin 2003 sur France Culture, dans l'émission “ La fabrique de l'histoire ”

. Cette enquête a pour origine l'expérience de la journaliste dont le grand-père, Juan Somarriba, a été interné dans un camp Todt. Ses interrogations sur les difficultés rencontrées par son grand-père lors de ses demandes de réparation pour son internement dans des prisons et camps de punition de l'organisation Todt (OT) ont été à l'origine de ce travail. Patrick Coupechoux, journaliste également, a publié en 2003 Mémoires de déportés : histoires singulières de la déportation

Editions La Découverte, 2003.

. Au cours de ses recherches, il a rencontré deux Espagnols déportés (Vicente Torres Ruiz déporté à Buchenwald, Mariano Constante à Mauthausen). Il a déposé dans les locaux de Génériques les enregistrements, synthèses et notes des entretiens qu'il a réalisés.

Il nous a paru nécessaire d'offrir aux chercheurs la possibilité de consulter un fonds documentaire dédié à la question de la déportation des Espagnols. C'est pourquoi nous avons inventorié les archives de Llibert Tarrago, fils de déporté et initiateur de Triangle bleu. Ce fonds présente un double intérêt, car il ne s'agit pas uniquement d'un fonds documentaire, mais également du fonds d'un fils de déporté, comportant ses souvenirs, ses interrogations sur son héritage.

Archives orales

“ Bien qu'il n'existe pas de définition légale, les chercheurs en sciences sociales s'accordent à constater que l'appellation “ archives orales ” désigne les témoignages recueillis dans un but de documentation scientifique et/ou dans un souci patrimonial ”

Les “ archives orales ” : rôle et statut, Georgette Elgey, avis et rapports du Conseil économique et social, éditions des Journaux officiels, Paris, 2001.

. Afin de répondre à cette exigence de rigueur scientifique dans la constitution d'un fonds d'archives orales, nous avons défini une problématique, puis sélectionné un échantillon de témoins.

Nous avons souhaité les interroger sur le retour en France des déportés espagnols, leur intégration dans la société française, leurs itinéraires familiaux, le lien qu'ils conservent ou non avec le pays d'origine et la transmission de cette histoire. Nous avons préféré ces thématiques à un simple récit de leur déportation, car si certains ont déjà livré le récit de leur déportation dans différents ouvrages et reportages

Cf. bibliographie

, aucune étude n'avait été entreprise jusque là sur leur parcours global, de la guerre d'Espagne à leur installation en France.

Cet angle de recherche a étonné, parfois même déconcerté, les témoins. Pourquoi interroger les épouses ? Pourquoi se pencher sur leur vie en France ? Si nous ne nous sommes pas limités à leur déportation, c'est que nous pensons que faire le contraire reviendrait à estimer que “ toute l'expérience de l'individu se trouve ainsi nouée autour des années de sa vie qu'il passa en camp ou dans les ghettos, en vertu d'un pur postulat : que cette expérience a été l'expérience décisive d'une vie ”

Annette Wiervorka, op.cit, p.174

. Or, nous ne pouvons pas préjuger de cela. Ce sera aux historiens justement de débattre de cette question.

Ici, c'est à la globalité de leur itinéraire que nous nous intéressons, ne serait-ce qu'en raison de l'impossibilité de comprendre leur déportation si les épisodes précédents sont occultés. Citons pour exemple les luttes communes menées avant la déportation, les liens tissés lors de congrès politiques et qui ont facilité l'organisation de la résistance espagnole à Mauthausen.

L'essentiel de nos entretiens (excepté celui de Neus Catala) porte sur d'anciens déportés à Mauthausen, ayant fait partie de l'organisation de solidarité et de résistance du camp. Cela donne une cohérence indéniable aux témoignages oraux que nous avons recueillies, mais en constitue également une limite, car nous ne pouvons pas déterminer à ce stade si leur parcours est représentatif de celui de la majorité des déportés espagnols. Il serait donc judicieux de poursuivre ce travail en élargissant notre échantillon, aussi bien pour les témoignages oraux que les archives privées.

Nous avons recueilli dix témoignages oraux :

Neus Catala et Mariano Constante, déportés espagnols, respectivement à Ravensbrück et Mauthausen.Pierre Daix, déporté français à Mauthausen en 1944, qui a fait parti de l'organisation de résistance, aux côtés des Espagnols. Il a préfacé le livre Triangle bleu, écrit par Constante et Razola et édité en 1969.Henriette Razola, Marie-Thérèse Constante et Louise Serra, épouses de déportés espagnols.Maggie Perlado, Llibert Tarrago, Yves et Nathalie Serra, enfants de déportés espagnols.

Les archives du projet conservées à Génériques

Sauvegardes effectuées sur CD :

Entretiens audios : seuls 5 sur 10 sont conservés ici (ceux de N. Catala, H. Razola, M-T. Constante, L. Serra et N. Serra) en format wav.

Retranscriptions écrites : les 10 témoignages sont conservés en formats odt et pdf.

Rapport de Linda Amiri sur les archives orales : seule la version provisoire existe en version électronique.

Guide thématique sur les archives privées sous formats doc et pdf.

Présentation du projet et état sommaire du fonds en format odt et pdf.

Tableau de synthèse pour la gestion et la communication des fonds.

Pistes de recherche

Certains des fonds privés que nous avons inventoriés ont déjà été exploités en partie pour des expositions

Par exemple pour l'exposition La Part visible des camps, Paris, 2005.

, des reportages ou des livres, mais leur utilisation est restée pour le moment partielle, se limitant à la mise en valeur de certaines photos et de certains aspects de la déportation. Jamais un inventaire n'avait été réalisé. Très peu d'historiens français et espagnols se sont intéressés à la déportation des Espagnols et nous espérons que le présent guide suscitera des vocations, car comme l'a démontré l'affaire Marco, il est nécessaire qu'un véritable travail scientifique, synonyme de confrontation entre différents travaux et sources, se fasse.

Certains points particuliers du parcours des déportés espagnols mériteraient à eux seuls des monographies : le convoi d'Angoulême

Le 20 août 1940, 927 Espagnols réfugiés à Angoulême sont arrêtés et envoyés par train à Mauthausen. Les hommes restent dans le camp, tandis que les personnes non sélectionnées sont renvoyées en France avant d'être livrées à Irun à la police franquiste. Les plus jeunes hommes de ce convoi ont formé à Mauthausen “ le commando Poschacher ” du nom de l'entreprise qui les exploitait. Grâce à eux, les clichés volés au laboratoire des SS par les membres de la résistance espagnole du camp ont pu être cachés jusqu'à la libération dans la maison de Madame Poitner, résistante autrichienne.

, les itinéraires familiaux des déportés, le lien avec le pays d'origine, .…

Les historiens pourraient également se pencher sur l'organisation Todt en tant que partie intégrante du système concentrationnaire nazi, ainsi que sur l'histoire de l'élaboration, de la parution et de l'impact des livres Triangle bleu

Au travers notamment du témoignages de Mariano Constante et de la correspondance conservée dans les archives de Joan Tarrago et Manuel Razola.

et Els Catalans als camps nazis, tandis que les sociologues et les historiens pourraient étudier la problématique de la transmission de la mémoire au sein des familles de déportés, mais également au sein des sociétés françaises et espagnoles (au travers des monuments commémoratifs, par exemple).

Conservation

Le recensement des fonds d'archives doit s'accompagner d'une réflexion sur leurs conditions de conservation et d'accessibilité. Ainsi, le fonds de Neus Catala a été déposé en novembre 2004 à la BDIC et un tiers des dépositaires des autres fonds envisage également de les déposer dans ce centre. Une convention est en cours de finalisation entre cet organisme et Triangle bleu. La majorité des familles préfèrent pour le moment conserver leurs archives afin de les transmettre à leurs enfants, mais une convention a été signée entre les témoins, Génériques et Triangle bleu afin de les rendre accessibles aux chercheurs.