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Mazouni Mohamed

1960-1990  

Mohamed Mazouni est né le 4 janvier 1940 à Blida en Algérie. Il débute sa carrière au cours des années soixante à la télévision et devient connu aux yeux des plus jeunes comme le "yéyé algérien" tant par son apparence que par ses chansons. Il chante tant en français qu'en arabe. En duo avec une autre figure de la chanson algérienne en France Meriem Abed, il chante l'amour alliant provocation et humour et enchaîne les succès comme Mini jupe ou Chérie Madame. Il chante aussi l'exil dans des titres comme Ouled laghrib (Les enfants de l'exil) ou Porte de la chapelle qui illustre l'ambiance des quartiers immigrés. Il est aussi l'auteur de la chanson Ecoute moi camarade titre phare repris par Rachid Taha en 2006. Il vit aujourd'hui en Algérie.

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Slimane Azem

1960-1990  

Slimane Azem est né en 1918 dans une famille kabyle de condition modeste. A l'âge de douze ans, il est engagé dans une ferme. En 1937, il part en France et travaille aux aciéries de Longwy. Mobilisé à Issoudun, il est réformé en 1940 puis s'installe à Paris. De 1942 à 1945, il est envoyé en Allemagne dans le cadre du STO (Service du Travail Obligatoire).

De retour à Paris à la Libération, il tient un café dans le 15° arrondissement et se produit comme chanteur. Le célèbre Mohamed El Kamal, chanteur de l'immigration, remarque Azem , l'encourage à composer ses propres chansons et lui permet de faire ses premières scènes dans son groupe. En 1951, il enregistre sa première chanson " A Moh A Moh " puis est présenté à Ahmed Hachlaf, directeur artistique chez Pathé-Marconi. Inquiété par la censure pour sa chanson " Affagh aya jrad " (Sauterelles, quittez mon pays !) , il n'en est pas moins banni d'Algérie après 1962 pour avoir gardé contact avec sa famille, engagée auprès des Français pendant la guerre. Ce drame personnel marque sa production musicale dont les thèmes principaux sont l'exil, la morale, la tradition et la beauté de l'Algérie.

Slimane Azem est considéré, avec Cheikh El Hasnaoui, comme le père de la chanson kabyle de l'exil. Il reçoit, en compagnie de la chanteuse Noura, le premier disque d'or remis à des artistes algériens en France.

Dans les années 70, il s'installe à Moissac où il meurt en 1982, sans jamais avoir revu l'Algérie.