Abbsi, Saâd (fonds d'archives)

1973-2003  

Ce fonds d'archives a été constitué par Monsieur Saâd Abssi au cours des vingt dernières années dans le cadre de ses activités associatives locales, dans le secteur de Gennevilliers et plus largement sur le territoire des Hauts-de-Seine et de la région Ile-de-France, et de son engagement militant dans les réseaux de défense des droits de l'homme et des immigrés, notamment au titre de représentant de Solidarité algérienne en Europe. Un quart des documents concerne les années 1970-1980, les trois autres quarts sont postérieurs à 1990 (les papiers les plus récents datent de 2003). Une partie du fonds est constituée de documentation et de publications reçues ou collectées. Le plan de classement s'articule autour de trois thématiques : le dialogue islamo-chrétien, les structures de solidarité dans le nord des Hauts-de-Seine et les questions relatives à l'immigration, aux droits de l'homme et à la solidarité internationale (majoritairement en lien avec les pays des migrants ou avec le monde arabo-musulman). Ainsi, ce fonds d'archives propose de suivre, sur trois décennies, l'itinéraire et l'engagement d'un homme dans la vie publique, associative et militante. Les documents sont un témoignage de l'ouverture vers l'autre et du rapprochement entre les peuples pour laquelle Saâd Abssi œuvre au coeur de réseaux locaux, nationaux et internationaux :

- ils dressent un panorama de la solidarité associative dans un secteur géographique bien délimité de la région parisienne où l'immigration occupe une place de premier plan et joue un rôle essentiel dans la société ;

- ils posent la question du dialogue inter religieux à l'échelon local comme au niveau international ;

- ils illustrent l'action déployée à destination du monde arabo-musulman par les réseaux franciliens de solidarité internationale et de défense des droits de l'homme.

Sous-fonds du siège social (Espace des Brotteaux)

 

La présentation qui suit correspond plus à un classement intellectuel qu'à un récolement. La localisation des documents reste cependant possible au moyen des plans des bâtiments et des salles. En effet, une codification ou une dénomination arbitraire des différents espaces de rangement y sont données : cette codification est indiquée dans le texte, entre parenthèses (par exemple le dossier « Amitiés africaines » du foyer Joannès-Vallet est situé dans la salle PATRIMOINE, sur le rayon orienté vers le nord de la travée centrale, soit en abrégé TCRN). Une estimation du métrage linéaire est proposée pour chaque ensemble de documents. L'inventaire décrit également le conditionnement des documents afin de pouvoir de pouvoir les identifier physiquement (chemises, cartons, classeurs, « vrac », fichier…).

Pour certains dossiers, l'intitulé donné ici correspond aux informations inscrites par le service producteur sur la tranche du carton ou de la chemise (une vérification rapide de la concordance entre cet intitulé et les documents contenu dans le carton a été faite). Lorsque l'intitulé ne restituait que partiellement le contenu, une nouvelle notice a été rédigée. Dans la mesure du possible, les dates extrêmes sont signalées pour chaque unité. Enfin, plusieurs dossiers anciens de la Salle Patrimoine ont fait l'objet de notices plus détaillées en raison de leur intérêt historique.

Ce soir (ou jamais)

2006-2013  

Emission quotidienne (du lundi au jeudi) puis hebdomadaire (mardi), de talk-shows et débats, présentée par Frédéric Taddeï et diffusée d'abord sur France 3 puis sur France 2 en deuxième partie de soirée. Cette émission propose de revenir sur l'actualité par le versant culturel. Elle invite des invités qui d'ordinaire, ne sont pas des habitués des plateaux de télévision. Sur le thème de l'immigration, elle consacrera de nombreux numéros autour de la présidentielle de 2007 avec la campagne de Nicolas Sarkozy et sa promesse de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale ; l'identité nationale justement que l'on retrouve en 2009-2010 lors du débat du même nom mené par le ministre Eric Besson. Parmi les autres émissions, on trouve également l'affaire des expulsés de Cachan, l'impact politico-sociétal du film Indigènes de Rachid Bouchareb, la laïcité, le port de la burqa, le racisme ou encore des réflexions sur le concept d'"immigration choisie".

Stade Bauer à Saint-Ouen (Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis)

 
Sociabilité ; Football ; Mixité sociale ; Jeunesse ; Club sportif ; Intégration ; Assimilation ; Pédagogie sociale ; Culture ouvrière ; Éducation populaire ; Coupe de France ; Seconde Guerre mondiale ; Résistance ; Affiche rouge ; Anglais ; Italiens ; Équipement sportif ; Stade

La guerre d'Algérie, vingt-cinq ans après

Entre le 10 août 1987 et le 21 août 1987  

Série documentaire sur les événements de la guerre d'Algérie, diffusée du lundi au vendredi dans le cadre de la Communauté des radios publiques de langue française. Cette grande saga documentaire s'attache à présenter précisément tous les éléments de la guerre d'indépendance. Elle est composée de montages d'archives sonores (bruitages d'explosions, de tirs, chants, musiques...), de témoignages, d'extraits littéraires et d'entretiens avec les différents acteurs du conflit (hommes politiques, militaires, intellectuels, artistes). Elle commence par un épisode intitulé "La Gestation" (10 août) et qui expose le contexte antérieur à la guerre, à partir de 1945 avec les massacres du mois de mai et jusqu'au déclenchement des hostilités en 1954. Les épisodes suivants reviennent notamment sur la Toussaint rouge 1954 (11 août), la bataille d'Alger en 1957 (13 août), le putsch d'Alger du 13 mai 1958 qui marque le retour de De Gaulle au pouvoir, suivi de son discours du 4 juin avec le célèbre "Je vous ai compris" (14 et 17 août) pour aboutir, après bien d'autres événements encore (le rôle de l'OAS), à la signature des accords d'Evian et au départ des Pieds-noirs d'Algérie en 1962 (21 août).

Quand la ville mord

dimanche 26 juillet 2009  

Téléfilm diffusé en deuxième partie de soirée et qui fait partie d'une collection de films noirs, eux-mêmes adaptés d'une série de romans noirs, intitulée Suite noire et dirigée par Jean-Bernard Pouy aux éditions La Branche. Quand la ville mord suit le parcours de Sara (Aïssa Maïga), une jeune Malienne, qui arrive en France pour devenir peintre et suivre les traces de son modèle, Jean-Michel Basquiat. Elle est accompagnée de sa cousine Zina. L'apprentissage tourne au drame, elles finissent sous la coupe d'un proxénète. Ce dernier tue Zina et est à son tour tué par Sara. Les vengeances se succèdent alors les unes aux autres.

Jornal do emigrante : Publication de la ligue portugaise de l'enseignement et de la culture populaire / Ligue portugaise de l'enseignement et de la culture populaire. AlfortvilleParis1968-1971

1968-1971  

BDIC : Q PIECE 8671 { 1971 }

Génériques : Fonds des périodiques { n° 1 et n° 4, janv-oct. 1968 ; n° 6, janv. 1970 ; n° 9 et n° 10/11, mars-juin 1971. Supplément au n° 9, avril 1971 } - { n°7 à n° 10, mars-oct. 1971 ; n° 11 et 12, mars-juin 1972 }

BnF, site François-Mitterrand : FOL JO 14698 { anv. 1968 (n° 1)-1972 (n° 12) }

Contexte :
1961-1970 > 1968

Do Povo / O Alarme. ParisClaix1974-[?]

1974-[?]  

BnF, site François-Mitterrand : Rez-de-jardin - magasin FOL- JO- 32373 { Série 2, 1993 (n° 97) - ... }

Génériques : Fonds des périodiques { Série II, n°106, 1-16 déc 1993 ; série II, n°109, 16-31 janv 1994 ; série II, n°126, 16-30 nov 1994 }

Contexte :
1971-1980 > 1974

Xinshiji = La Novaj tempoj. Paris1907-1910

1907-1910  

BnF, site François-Mitterrand : Rez-de-jardin - magasin MICROFILM M- 606 { 1909-1910 (n° 1-n° 41) ; mq n° 3 } - Rez-de-jardin - magasin JO- 45113 { n° 28-37, n° 42-46, n° 48-51, n° 54-65, n° 69, n° 72-79 (1907) } - Rez-de-jardin - magasin 4- Z- 2087 { n. s. n° 1-3, n° 5-41 ou s. gén. n° 81-83, n° 85-121 (1908-1909) }

Contexte :
1901-1910 > 1907

Mouvement pour l'indépendance hongroise (1943-1946)

1943-1946  

Créé en 1943, le Mouvement pour l'indépendance hongroise rassemble les Hongrois résidant en France dans une lutte armée visant à promouvoir la libération de la nation hongroise et à soutenir la Résistance française dans son combat contre le nazisme. Ce mouvement publie la revue clandestine Magyar Szemle dite « revue hongroise ».

En décembre 1943, l'organisation des Femmes hongroises de France s'associe au mouvement en collectant des vêtements, des vivres et de l'argent à destination des forces armées de la Résistance. Le journal clandestin Harcos no dit « La Combattante » leur est associé. Le groupement des Intellectuels hongrois adhérera également à l'organisation à la fin de l'année 1943.

7 et demi

1996-1998  

Magazine d'information quotidien d'une demi-heure présenté en alternance par Dominique Bromberger, Désirée Bethge, Annette Gerlach et Vivienne Radermacher, depuis Berlin ou Bonn. L'émission propose un tour de l'actualité puis se consacre en particulier à un sujet de société avec reportages et invités sur plateau ou en duplex. En fin d'émission, une dernière partie nommée kiosque introduit un nouveau sujet sous des formes variées (reportage, portrait, éphéméride, etc). Pour l'immigration, l'émission consacre plusieurs portraits sur des immigrés en situation irrégulière en France et notamment les sans-papiers qui ont occupé l'église Saint-Bernard de la Chapelle à Paris durant l'été 1996. Ce magazine franco-allemand propose également des sujets sur l'immigration clandestine en Europe.

Association pour l'Enseignement et la Formation des Travailleurs Immigrés et leurs Familles de Paris (AEFTI 75) (Paris, Ile-de-France, France) (fonds d'archives)

1971-2001  

Le travail présenté ici ne couvre que les «archives historiques» se trouvant dans le local dédié aux archives, soit 8,5 ml sur les 50 ml repérés. Celles-ci avaient été placées dans des cartons de déménagement par l'ancienne comptable au moment de son départ.

Au moment de sa création, l'AEFTI 75 a repris une partie des archives de ses prédécesseurs. On trouvera donc ici traces de l'AEFTI originelle (et de ses composantes) et de l'AEFTI Île-de-France.

Au cours du transfert de l'AEFTI 75 de la rue de Montreuil vers la rue de Belleville, aucune destruction n'a été opérée délibérément, tout comme au cours du présent travail. Par contre, une inondation avait gravement endommagé une partie des archives anciennes, qui furent ainsi éliminées.

On trouvera ici, classiquement, des documents de la gestion administrative, du personnel ou du comptable de l'association. Plus rares sont les archives des différentes structures associatives témoignant de l'insertion des AEFTI dans leur réseaux associatifs et syndicales, ainsi que celles sur la conception et le déroulement de stages, documents parfois «anciens».

Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) (1942-1943)

Entre le 1er janvier 1942 et le 31 décembre 1943  

Le groupe des Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) est créé en 1942 en région parisienne. Il regroupe une partie des résistants étrangers menant la lutte armée durant la Seconde Guerre mondiale. A sa création, le groupe est dirigé par Boris Holban, Karel Stefka et Olaso Piera, puis en 1943 par Missak Manouchian dit Georges. Il se développe ensuite et se répartit en différents groupes dont le bataillon Liberté (Grenoble), la 35e brigade (Toulouse), le bataillon Carmagnole (Lyon-Villeurbanne) et le groupe Manouchian (Paris).

Chaque groupe suit une répartition par détachements. Sont représentés les Hungaro-Roumains (1er détachement), les Juifs (2e détachement), les Italiens (3e détachement), les dérailleurs (4e détachement) complétés par deux équipes de Bulgares et d'Espagnols. Les FTP-MOI disposent également d'un service de renseignement préparant les actions armées en amont par la recherche d'objectifs et le repérage des lieux. Le groupe déploie sur le territoire des offensives armées suivant la stratégie dite « boule de Mercure ». Cette technique vise à organiser une offensive selon l'action simultanée de différents petits groupes extrêmement mobiles afin de faire croire à une organisation de grande importance. L'une de leur action la plus connue est l'assassinat, le 28 novembre 1943, du général SS Julius Ritter qui supervisait les réquisitions d'ouvriers français pour l'industrie allemande par le biais du Service du travail obligatoire (STO).

L'Afrique des banlieues

dimanche 03 septembre 1967  

Ce documentaire d'une heure s'intéresse aux travailleurs immigrés africains venus en France dans les années 1960 pour trouver du travail et qui se retrouvent au chômage et dans des logements insalubres de banlieue, victimes de comportements racistes. On les voit Suvrer pour retrouver l'atmosphère de leurs pays en se rassemblant pour communier ensemble, notamment lors de la fête du 14-Juillet où ils investissent les rues de Montreuil en chantant et dansant.

Aubert, Olivier (fonds d'archives)

Sans date  

Olivier Aubert est photographe-reporter et journaliste indépendant.

Suite à un reportage photo à la maison d'arrêt de la Santé en 1990, son travail s'oriente en grande partie sur l'immigration.

Auteur de nombreux articles sur l'immigration chinoise, le fonds d'O. Aubert se compose principalement de photos et de documentation sur la communauté chinoise, tant en France qu'à l'étranger (Europe, Afrique, Pays de l'Est, ...).

Nous avons mis en exergue uniquement les aspects de son travail concernant les étrangers en France et dans le monde, ce qui concerne au total huit cartons de documentation et plusieurs centaines de photos.

Synergie

1990-1998  

Emission quotidienne d'entretiens avec différentes personnalités issues de la politique, des médias et des arts et présentée par Jean-Luc Hees. L'émission commence avec un éditorial de Jean-Luc Hees sur l'actualité. Puis a lieu l'entretien avec l'invité qui parle de sa propre actualité, de ses projets et Suvres. Enfin, l'émission se conclut avec une chronique liée à un jour fixe (écologie le lundi, cinéma le vendredi, etc). Parmi les invités de l'émission, on peut trouver, entre autres, Harlem Désir, fondateur de SOS Racisme ; Souad Amidou, actrice d'origine marocaine (1990) ; Mikhail Rudy, pianiste d'origine russe (1991) ; Kofi Yamgnane, secrétaire d'Etat à l'intégration de 1991 à 1993 (1992, 1996) ; Luis Rego, acteur d'origine portugaise (1996) ; Nilda Fernández, musicien espagnol, Yamina Benguigui (1997) ; Azouz Begag et Mohamed Fellag (1998).

A Ta Turquie1989-2006 (fonds ouvert)

1985-[2009]  

Le fonds comprend les archives d'administration et de fonctionnement de l'association (procès-verbal d'assemblée générale, rapport d'activité, adhésion, comptabilité, subvention...) ainsi que tous les documents relatifs à ses activités (bulletin, revue, étude, rapport, traduction, revue de presse, exposition, ...), de la correspondance et, enfin, de la documentation.

Comité inter-mouvements auprès des évacués (CIMADE) (fonds d'archives)

1932-1999  

La Cimade conserve au siège national environ 200 mètres linéaires d'archives remontant au début des années 40. Il s'agit aussi bien d'archives papiers, que d'affiches, de vidéo et de photos. Ces archives se répartissent entre la cave, qui regroupe environ 175 mètres linéaires (ml) d'archives et le local de l'équipe archives, qui en contient environ 12 ml. Ces dernières concernent la Seconde Guerre mondiale, la réconciliation France -Allemagne et la guerre d'Algérie. Le guide de recherche présente tout d'abord un état sommaire, constitué par échantillonnage, du fonds entreposé au sous-sol, puis les fonds classés par l'équipe de la Cimade, dont les notices ont été rédigées par Denise Duboscq, en collaboration avec Génériques.

Les années algériennes

1991, Entre le 23 septembre 1991 et le 08 octobre 1991  

Série documentaire hebdomadaire de quatre épisodes : "D'amour et de haine", "Les tricheurs", "Je ne regrette rien", "Et pourtant, la guerre est finie". Elle retrace la guerre d'Algérie à travers les témoignages d'anonymes parmi les officiers, les harkis, les pieds-noirs, les journalistes. Ce ne sont pas tant les événements qui intéressent les auteurs (Benjamin Stora, Bernard Favre, Philippe Alfonsi et Patrick Pesnot) mais plutôt la mémoire de cette guerre, l'humain dans cette tragédie. Il s'agit du premier grand projet de documentaire télévisé sur le sujet, ayant nécessité deux ans de travail pour les auteurs. Suite à la diffusion du dernier épisode, un débat sur la guerre d'Algérie est animé par Daniel Bilalian.