Laisse béton : journal réalisé par des jeunes des quartiers nord de Clermont-Ferrand. 1985-0

1985-0  

Ce journal est "le fruit d'une coopération étroite entre adolescents et adultes de moins de trente ans". Le numéro zéro relait des initiatives réalisées par ou pour les jeunes vivant dans les quartiers nord de Clermont-Ferrand : création d'une maison de quartier, création d'entrepris, association visant à promouvoir l'inscription sur les listes électorales des jeunes français issus de l'immigration.

Périod. inconnue. Notice réd. d'après le n°0.

D. Différence : journal de l'ASAL / Association interculturelle de Lunéville (ASAL). Lunéville1983

 

Ce titre est le bulletin d'information de l'ASAL et rend compte de ses activités, tout en s'interrogeant sur les changements à apporter dans le fonctionnement de cette structure afin qu'elle réponde au mieux à ses objectifs. Il aborde également des questions plus générales sur la condition des populations immigrées à Lunéville, en Meurthe-et-Moselle et en France. Il donne aussi la parole à d'autres initiatives associativesà vocation sociale.

Rencar. Nemour, 1986. (ImpressionVoix off).1986

 

Journal créé par un groupe de jeunes issus de la deuxième génération avec l'aide de travailleurs sociaux. Ce journal relaie des actions des inciatives associatives et privées de lutte contre le racisme, pour le droit des immigrés et des populations issues de l'immigration et en faveur du multiculturalisme. Il dénonce notamment les bavures policières à l'encontre dde ces populations.

La voix des travailleurs algériens. / Comité des travailleurs algériens (CTA). 1976

 

Ce périodique a pour objet de rendre compte et de propager les luttes sociales des travailleurs immigrés en France, en particulier algériens, suivant une optique de lutte des classes. Il promeut égalrement les actions du Comité des travailleurs algériens (CTA). Une partie de ce périodique est consacrée aux luttes des travailleurs en Algérie.

Libertés Maroc (collection numérisée de périodiques)

1980-1982  

Ici sont mis en ligne deux numéros de la revue Libertés Maroc : le premier numéro daté de juin 1980 et le quatrième daté de juin 1982. Cette revue trimestrielle a été crée à Lyon dans une "situation d'urgence". Elle est née de l'appel de mai 1980 de "101 prisionniers politiques" marocains pour la libération de trois des leurs, en raison de leur état de santé mental. Au delà de cet appel, la revue a plus largement pour objectif de dénoncer les infractions aux Droits de l'Homme commis au Maroc.

Sa quatrième parution est en fait une coédition avec la revue Actuels, revue consacrée aux arts (peinture, écriture, théâtre). Précédemment cette revue, publiée en Haute-Savoie, avait consacré un numéro spécial au peintre marocain Abdellatif Derkaoui, prisionnier politique détenu au Maroc. Pour réaliser ce numéro, ses rédacteurs s'étaient rapprochés des responsables de Liberté Maroc. Aussi ces derniers, ont-il proposé la publication d'un numéro spécial co-édité par les deux revues consacré à Abdellatif Derkaoui et aux expressions artistiques et témoignage des prisionniers de Kénitra et publié en juin 1982. Dans ce numéro sont publié de nombreuses reproductions des oeuvres de ces artistes.

Kourichi, Nordine (collection numérisée de photographies)

1962-[2005]  

Cette collection numérisée regroupe un ensemble de 125 photographies.

La première série a été prise le jour de l'indépendance de l'Algérie au Bidonville de Nanterre.

Les autres retracent la carrière de footballeur de Nordine Kourichi. Une série est consacrée aux matchs auxquels il a participé en équipes de première division française, et une à ceux avec l'équipe nationale d'Algérie. Le Variety Club regroupe des images de différents galas de football. Enfin, une série contient des photo de Nordine Kourichi avec d'autres personnalités du football.

Immigration en questions

vendredi 08 décembre 1989  

Grand débat-événement d'actualité présenté par Patrick Poivre d'Arvor et qui oppose Bernard Tapie (majorité présidentielle) à Jean-Marie le Pen, président du Front national, sur le thème, brûlant à ce moment-là, de l'immigration. En plus de ces deux hommes politiques, un panel de sept personnes, représentatif de la France est présent sur le plateau : un chirurgien immigré ayant obtenu la nationalité française par mariage et devenu maire-adjoint de la ville de Roubaix ; un électeur de la ville de Dreux où le Front national a obtenu de très bons scores électoraux ; un rapatrié d'Algérie ; un immigré ouvrier au chômage qui n'arrive pas à obtenir la nationalité française ; le porte-parole d'une association qui lutte contre la création d'une mosquée à Lyon ; le proviseur d'un lycée de banlieue parisienne où les jeunes immigrés sont présents à hauteur de 60% et un parent d'élèves qui a scolarisé ses enfants dans une institution privée pour leur éviter le contact avec les enfants d'immigrés. A l'origine, les principaux leaders de la majorité au pouvoir (François Léotard, Alain Juppé, Pierre Mauroy, Georges Marchais, Pierre Méhaignerie) étaient prévus comme invités mais lorsqu'ils ont appris que Jean-Marie le Pen devait y participer, ils ont tous annulé et c'est Bernard Tapie qui s'est présenté.

L'émission alterne les échanges en plateau (avec en arrière-plan un paysage de village où trône un clocher d'église mais aussi une jeune fille voilée) et les reportages qui suscitent des réactions. Le plateau est petit, austère, les participants sont proches les uns des autres, Jean-Marie le Pen et Bernard Tapie étant sur des chaises hautes avec Patrick Poivre d'Arvor. Les reportages concernent tour à tour les chiffres de l'immigration, l'immigration clandestine, l'impact des immigrés sur l'économie, la question du foulard islamique, de l'intégration par l'école pour les enfants immigrés, les crispations autour de la construction d'une mosquée à Marseille, la communauté turque de Saint-Dié (Vosges), la relation entre délinquance et immigration, les droits et les devoirs des immigrés et enfin l'apport culturel, artistique et sportif des immigrés à travers quelques figures comme Alain Mimoun, Isabelle Adjani ou encore Tahar Ben Jelloun.

Contexte :
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