Géopolis

1992-1996  

Magazine d'information sur l'actualité internationale. Les sujets sont traités avec pédagogie, avec des interventions de spécialistes. Concernant l'immigration, l'émission propose trois sujets : un panorama historique sur l'immigration en France et un retour sur les lieux de tournage, en 1960, au bidonville d'Aubervilliers, des Enfants des courants d'air d'Edouard Luntz (1993) ; un sujet centré sur l'immigration d'Afrique noire (1992) et un dernier sur celle dans l'agglomération lilloise. Parmi les intervenants, on trouve Abdou Diouf, président de la République du Sénégal, Philippe Dewitte, rédacteur en chef de la revue Hommes et migrations, Catherine Quiminal, anthropologue à Paris VIII, Lionel Stoléru, secrétaire d'État chargé des travailleurs manuels et immigrés en 1977, Kofi Yamgnane, secrétaire d'État à l'intégration de 1991 à 1993, Nancy Green et Pierre Milza, historiens ou encore Driss el-Yazami, un des fondateurs de l'association Génériques.

Association Tamazgha (fonds d'archives)

[1990]-2008  

Au sein de Tamazgha, quelques tentatives de classement et d'inventaire (vers 1997-1998) des archives se sont succédées mais sont restées vaines ou isolées. Le répertoire méthodique présenté, ici, est le résultat d'un classement intellectuel des articles élaboré à partir du récolement effectué dans les locaux de Tamazgha. Il présente, selon un plan de classement théorique, une description sommaire des articles avec pour dates extrêmes des valeurs indicatives. Enfin, même si, depuis sa création, l'association a pu conserver l'ensemble de ses archives a priori sans perte, sans élimination sauvage, sans accident de type incendie ou inondation, il faut signaler que la description du fonds s'avère pour le moins lacunaire étant donné qu'une partie des archives n'a pu être récolée. L'instrument de recherche reste donc à compléter.

Les archives décrites, ici, peuvent se décomposer en trois grands ensembles. Une première partie regroupe l'ensemble des documents ayant trait à l'organisation de l'association dans sa structure, son administration et son fonctionnement. Les documents issus de l'administration sont d'ailleurs sous-représentés ; ils doivent être en majorité conservés chez les membres : comptes rendus d'AG - une par an, élective tous les 2 ans - notes manuscrites ou comptes-rendus informels des réunions du CA et du bureau et, plus récemment, les enregistrements audio des réunions.

Une seconde partie comprend les documents intéressant plus particulièrement les activités associatives, de Tamazgha soit qu'elle organise, seule ou en partenariat, soit auxquelles elle participe. En outre, les niveaux d'intervention peuvent être d'ordre local, national ou international. Certaines actions de soutien peuvent ne pas être représentées par les archives, par exemple : l'envoi de masques, chaque année, pour encourager et développer la tenue d'un carnaval... Il est à noter que Tamazgha conserve, en partie, les archives du Congrès Mondial Amazighe

Site Internet du CMA : http://www.congres-mondial-amazigh.org/

. Cette particularité s'explique par le fait qu'elle est à l'origine de la création de cet organisme.

Le Congrès Mondial Amazigh (CMA) est une organisation internationale non gouvernementale (ONG) regroupant des associations socioculturelles et de développement amazighes aussi bien de Tamazgha (Afrique du Nord) que de la diaspora.

Le CMA a pour mission de porter la revendication amazighe au niveau international en informant et en sensibilisant l'opinion publique internationale, les peuples, les États démocratiques et les ONG œuvrant dans le domaine des droits de l'homme, et en interpellant les organisations internationales officielles telles que l'ONU, l'Union Européenne, le Conseil de l'Europe et l'Union Africaine.

Le CMA s'est également donné le rôle de coordonner et soutenir les actions et projets des organisations de la société civile et des militants œuvrant sur le terrain, dans le domaine de la défense et la promotion des droits des citoyens amazighs.

Le Congrès Mondial Amazigh est né de la volonté des Imazighen (Berbères) de se doter d'une structure de coordination et de représentation à l'échelle internationale, indépendante des États et des partis politiques.

Cette idée a été concrétisée au début du mois de septembre 1995 à St-Rome de Dolan (France) lors d'un pré-congrès qui a réuni une centaine de délégués d'associations amazighes, venus des pays de Tamazgha (Afrique du Nord), d'Europe et d'Amérique. Cette rencontre historique a donné naissance à une organisation internationale appelée Congrès Mondial Amazigh (CMA) dont le siège se trouve à Paris (France).

En 1999, deux groupes se disputent au sein du CMA. La Justice intervient pour reconnaître l'une des parties apte à représenter le CMA. La scission entérinée, Tamazgha, à l'origine du CMA, s'en retire définitivement.

Par ailleurs, et en complément du reste, Tamazgha s'implique aussi dans les activités de publication : une revue publiée (env. 30-36 pages), un bulletin d'information : 4 titres se sont succédés (mais n'ont jamais co-existé) à des rythmes irréguliers, selon l'actualité et surtout la disponibilité des bénévoles, des communiqués et, enfin, des rapports : un certain nombre de rapports sont rédigés dans le cadre de la participation de Tamazgha aux comités de l'ONU sur les Droits économiques et socio-culturels et l'élimination des discriminations racistes. Il s'agit de contre-rapports à ceux des États ; par exemple, le rapport sur la question berbère en Algérie (CMA).

En dernier lieu, il faut signaler la proportion importante de documentation comprise dans le fonds. Elle résulte, notamment, des échanges et relations entretenus avec les autres mouvements ou organismes. Outre la documentation «classique» reçue (communiqué, tract, revue, plaquette, publicité, ouvrage....), il est à noter la présence d'une collection quasi-complète de la revue de l'Académie berbère, association culturelle créée en 1966 autour de la personne de Mohand-Aârav Bessaoud, par de jeunes berbères des Kabyles pour la plupart, des intellectuels, des artistes et des journalistes, tous soucieux de remettre le tifinagh en usage. Rebaptisée Agraw Imaziyen («Assemblée berbère») en 1967, elle est finalement dissoute en 1978. L'Académie berbère proposa un alphabet standard sur la base des tifinagh diffusés au Maroc et en Algérie chez les Kabyles, les Touaregs et les Rifains dans le but de faire revivre une écriture vieille de plusieurs millénaires, et de transcrire l'ensemble des dialectes berbères. Périodiquement, et souvent en tifinagh, elle publiait la revue Imazighen.

Pour clore cette brève présentation du fonds, il faut encore mentionner la présence de nombreux supports particuliers, à savoir les documents audiovisuels (cassettes audio et vidéo, fichiers numériques, mp3, etc.), les fichiers informatiques, les produits de communication du type autocollants et affiches, les tissus et banderoles, etc. A titre d'exemple, on peut mentionner ici les caractéristiques du drapeau berbère. Emblème des Berbères, le premier drapeau est présenté dans les années 1970 par l'Académie berbère, déjà présentée ci-dessus. En 1998, Tamazgha et le CMA officialisent le drapeau à Tafira dans les Iles Canaries, autrefois peuplées par un ancien peuple berbère, les Guanches.

Le drapeau est composé de trois bandes horizontales (bleu, vert, jaune) de même largeur et de la lettre Z (aza en tifinagh) en rouge. Chaque couleur renvoie à un élément du Tamazgha, territoire correspondant à l'Afrique du Nord où vivent les Berbères : le bleu représente la mer Méditerranée et l'océan Atlantique ; le vert représente la nature et les montagnes verdoyantes, le jaune représente le sable du désert du Sahara. La lettre Z de l'alphabet tifinagh (le aza ou yaz) représente l'«homme libre» (amazigh en berbère et imazighen au pluriel) nom que se donnent les Berbères. Il est en rouge, couleur de la vie mais aussi couleur de la résistance. Le drapeau berbère symbolise donc le peuple amazigh vivant en harmonie avec sa terre, le Tamazgha.

Africultures : La revue des cultures africaines / Africultures. 1997-..

1997-..  

Bibliothèque Abbé Grégoire de Blois: {mar-2003 -.}

Bibliothèque municipale d'Angers: cote DL BP840{no. 82, 2010 -....}

Bibliothèque municipale de Bordeaux: cote P 4039 {no. 1, oct-1997 -....}

Bibliothèque municipale de Lyon: cote 955096 {no. 1, 1997 -....}

Bibliothèque municipale de Reims: cote PER XIII 42 {2003 -....}

Bibliothèque municipale de Toulouse: cote P1517 {2003 -....}

Bibliothèque nationale de France Tolbiac (BNF): Haut-de-jardin - Littérature et art - Salle G - Périodiques

GENE Afri cult {n°24 (2000, janv.)-...}

Bibliothèque nationale et universitaire (Strasbourg): cote A.503.654 {no. 62, 2005 -....}

Bibliothèque Sainte Geneviève (Paris):cote 8 AE SUP 7073 {no. 1, 1997 -....}

Bibliothèque universitaire Les Cerclades (Cergy Pontoise): cote P0934SH {no. 1, 1997 -....}

Bibliothèque universitaire d'Evry:cote 700 AFR{no. 74, 2009 -....}

Bibliothèque universitaire de Lille 1: cote XP101 {1998 -....}

Bibliothèque universitaire centrale de RennesII : cote RP 363 [Fonds luso-africain] {no. 1, 1997 -....}

Centre de documentation du cinéma (Clermont-Ferrand): {no. 1, oct-1997}

Centre interculturel de documentation (Nantes): {no. 1, 1997 - no. 25, 2000 ; mq 1998 (n°8 et 11), 1999 (n°15)}

Maison des Sciences de l'homme d'Aquitaine. Bibliothèque (MSHA) (Pessac): {no. 24, 2000 -....}

Médiathèque Raphaël Barquissau (Saint-Pierre, La Réunion): {no. 1, 1997-....}

Médiathèque Benoîte Boulard (Le Port, La Réunion):{no. 1, 1997 -....}

Université de Metz. Service commun de la documentation. Direction et services centraux: cote WP162 {no. 82, 2010 -....}

Université de la Réunion. Service commun de la documentation. Droit-Lettres-Sciences humaines (Saint-Denis): cote 39(0)AFR {no. 1, 1997 -.... ; mq n° 2,3 (1997)}

Contexte :
1991-2000 > 1997