Comité de liaison pour l'alphabétisation et la promotion Île-de-France (CLAP IDF) (fonds d'archives)

1968-2002  

Le fonds présente la vie du CLAP IDF comme délégation régionale au sein du CLAP national puis comme structure associative autonome jusqu'à sa disparition ce qui explique les dates extrêmes antérieures à sa création et allant jusqu'en 2002.

Le comité régional et la délégation régionale du CLAP IDF constituent les structures souples les plus proches du terrain. Sont donc traitées à ce niveau des questions aussi diverses que le lancement d'une activité, les supports pédagogiques, le soutien et le suivi pédagogique, les recrutements, les finances et les subventions, les relations avec les pouvoirs publics, les difficultés de fonctionnement associatif, etc.

Le fonds d'archives montre le fonctionnement du CLAP IDF, parallèlement à celui du CLAP national, au travers de son Conseil d'administration composé essentiellement de représentants d'associations membres

Le CLAP IDF, en 2002, regroupait une cinquantaine d'associations.

; il permet aussi de comprendre les relations entretenues au sein du réseau CLAP ainsi que les relations avec les différents partenaires associatifs, institutionnels et financiers (on trouvera par exemple les organismes suivants : Conseil régional IDF, conseils généraux d'IDF, FASILD, CREPS, Collectif national interassociatif pour l'insertion sociale et professionnelle, Fédération des centres sociaux, CLP, Cité des sciences et de l'industrie de la Villette, Association de lutte contre l'illettrisme (ALCI 77), Conseil en pratiques et analyses sociales (COPAS), Groupe départemental de lutte contre l'illettrisme (GDLI), ASSFAM, Office municipal de Paris).

Le fonds comprend donc les documents concernant l'administration et le fonctionnement du CLAP national, des délégations et comité régionaux, du CLAP transnational et du CLAP IDF : statuts, règlement intérieur, liste des associations membres, convocation et compte rendu des réunions des différentes instances (comité régional, assemblée générale, conseil d'administration, bureau, équipe, comité d'entreprise), rapport moral, rapport et bilan d'activités, rapport de fonctionnement, audit, bilan financier, budget, comptabilité, demande de subvention et relations avec les bailleurs, documents relatifs à la gestion du personnel, annuaire des compétences, documents de gestion des locaux, documents pour la gestion des abonnements et du centre de ressources, archives relatives à la programmation et à la gestion des formations (appels d'offre, projet d'activité), correspondance.

Sont également bien représentées dans le fonds, les actions du CLAP IDF et de son équipe pluridisciplinaire composée de formateurs professionnels, de chargés d'études et de projets, d'une documentaliste et d'intervenants chargés de bilans linguistiques sur les plates-formes linguistiques de l'Office des migrations internationales. Les chargés d'études assurent les formations, les permanences-conseils et le travail pédagogique. Ainsi, le fonds comprend majoritairement les documents ayant attrait aux formations de formateurs et d'acteurs socio-professionnels, à l'animation de réseaux au niveau régional, à l'expertise et au diagnostic-conseil (organisation, déroulement, suivi et bilan).

Du point de vue des formations, outre le programme national du FAS de formation des acteurs de la formation et de l'insertion socio-professionnelle, on retrouve plus précisément :

la formation de base qui est la première formation proposée à tous les formateurs bénévoles désirant avoir une activité d'alphabétisation avec des migrants. Cette formation initiale aborde l'apprentissage du français oral et écrit et l'initiation aux mathématiques et ce, dans un contexte plus global de réflexion sur les problèmes de l'immigration, en lien avec les autres activités des associations. Faisant suite à la formation de base, un suivi pédagogique personnalisable est possible au niveau régional (par ex. : bénévolat, vie quotidienne : maths et raisonnement, évaluation, utilisation du référentiel de formation linguistique de base, passage à l'euro) ;d'autre part, des sessions spécialisées sont organisées sous forme de « stage de formation sur catalogue » afin de répondre aux besoins d'approfondissement des formateurs et en fonction de la demande de chaque région. Ces formations très diverses peuvent être liées à l'apprentissage linguistique et mathématique (langages oral et écrit, mathématiques, les outils audiovisuels dans les cours d'alphabétisation), à l'animation (animation et organisation d'un cours, alphabétisation et vie de quartier, à la connaissance du milieu (connaissance de vie des travailleurs immigrés). Elles peuvent aussi se spécialiser sur des thèmes tels que la formation des femmes immigrées, le soutien et le rattrapage scolaire ou l'éveil culturel. En dehors des formations régulièrement programmées, des formations plus spécifiques peuvent avoir lieu pour répondre à une demande plus précise et ponctuelle et qui permet d'approfondir des points particuliers d'apprentissage posant problème aux formateurs.enfin, d'autres formations sont proposées : formations à la vie associative, formations aux langues et cultures d'origine (organisées en fonction de différents publics) et des formations à l'animation (BAFA, BEATEP).

L'ancrage régional du CLAP IDF s'identifie également par ses activités de coordination et d'animation de réseau : rencontre de coordination des associations et organismes intervenant sur le terrain, "coordination familles rejoignantes", animation des sites, mise en place d'un pôle linguistique et d'une plate-forme d'accueil des primo-arrivants, atelier de formation de base, etc.

Du point de vue de la réflexion et de la production d'outils pédagogiques (par ex. : guide méthodologique Se repérer), des groupes se sont constitués pour travailler sur des projets communs. Plusieurs actions de formation donnent lieu à une recherche plus approfondie ce qui prend la forme d'une « recherche-action », un groupe plus large que les intervenants habituels se chargeant de la préparation puis de l'analyse et de la théorisation. Le fonds comprend des documents relatifs aux recherche-actions pour la mise en place d'un réseau Alpha à Sarcelles ou pour la mise en place d'une validation des acquis linguistiques (Yvelines), aux actions expérimentales, à la réflexion sur la formation et le développement d'une charte de qualité. Des rapports (enquête, étude) concernent les thèmes suivants : illettrisme, femmes immigrées, vie associative et développement local, pratiques culturelles dans les rapports intercommunautaires de quartier, politique institutionnelle en matière de formation des migrants, enseignement des langues.

En dehors des activités régulières de formation et de recherche, des manifestations plus ou moins scientifiques sont aussi organisées : concours régional d'écriture, journée de l'écriture, colloque, journées d'études, d'information et de sensibilisation, journée régionale.

Par ailleurs, le fonds comprend une collection conséquente des publications du CLAP ainsi qu'une importante richesse documentaire en terme de documentation générale, théorique et pédagogique :

le bulletin national « Alphabétisation & promotion » est prioritairement destiné aux moniteurs et responsables d'associations. Il est le moyen que se donne le CLAP pour faire le lien et favoriser la communication entre ses différents adhérents. Plus ponctuellement, le bulletin « CLAP-Info » est publié chaque fois qu'un sujet d'intérêt collectif et urgent se présente ;le bulletin régional « Alpha et promotion » pour la région Alsace-Lorraine est, depuis la première rencontre régionale des associations du CLAP en juin 1975, le moyen de donner régulièrement des éléments de réflexion sur la situation de l'immigration en région en permettant aux associations de s'informer mutuellement de leurs réalisations et de leurs problèmes et en regroupant les informations diverses de la délégation à destination des groupes et des associations. L'existence de ce bulletin et son lien avec le bulletin national sont officiellement reconnus lors de l'assemblée générale de 1976. Pour l'Ile-de-France, le bulletin de liaison « Infos Contacts » puis « La lettre du CLAP IDF » témoignent de la volonté de concrétiser la réalité régionale. Ce périodique a donc pour objectifs de développer les liens que le CLAP entretient avec les associations de son réseau et avec différents partenaires en diffusant des informations relatives à leurs champs d'interventions.
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1ère semaine de cinéma lusophone / La Caravelle d'Orphée ; Cinéma Katorza ; Département Portugais de l'Université de Nantes. NantesCaravelle d'OrphéeCinéma Katorza1998

4145 , 1998  

La Caravelle d'Orphée, le Cinéma Katorza et le département Portugais de l'Université de Nantes présentent 1ère semaine de cinéma lusophone, du 4 au 10 mars 1998. Cap-Vert, São Tome e Príncipe, Portugal, Mozambique, Angola, Timor, Guinée-Bissau, Brésil. Informations et réservations : Cinéma Katorza, 3 rue Corneille, 44000 Nantes.

Oscar Costanzo, agent d'accueil, 1993-2002 : enregistrement filmé, 20 novembre 2008

1AV 288-289 , 2008 - 2008  

Après avoir précisé ses origines argentines et son métier d'origine, Oscar Ostanzo raconte les conditions de son arrivée en France en 1977 et son parcours professionnel, y compris celui effectué à l'association FTDA, jusqu'à son recrutement au centre en juin 1993.

Il explique qu'il y a occupé différents postes, notamment en tant que référent auprès des enfants et chargé de soutien scolaire.

Il confie qu'il a mal vécu les trois mois passé au CAOMIDA en 1999, ce qui a motivé son retour au centre, où il a continué a exercer jusqu'en 2002.

Il livre par ailleurs ses souvenirs de la grève de 2000 et l'analyse qu'il en fait.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le personnel de France terre d'asile (CADA de Créteil) > Centre de FTDA Créteil, personnels de 1977 à 2008 : enregistrements filmés, novembre-décembre 2008. > Personnels administratifs et techniques, pour la période 1987 à 2008.

Actuels (collection numérisée de périodiques)

1980-1982  

Actuel est une publication trimestrielle éditée en Haute-Savoie consacrée à la peinture, l'écriture et le théâtre, parue entre 1966 et 1985, avec une interruption entre 1969 et 1976.

Les numéros présentés ici sont en rapport avec la lutte pour les Droits de l'Homme au Maroc. La revue consacre en effet, dans le cadre de l'exposition "peinture de prison" qui s'est tenue dans différentes ville de France en 1980, son numéro 14 au peintre Abdellatif Derkaoui, prisonnier politique incarcéré à la prison centrale de Kénitra au Maroc depuis 1972.

Pour ce numéro, les responsables de cette publication s'étaient rapprochés de ceux de Liberté Maroc, périodique édité à Lyon consacré à la défense des Droits de l'Homme au Maroc. Ces derniers sont à l'origine de la publication d'un numéro coédité par les deux titres et paru en juin 1982 (n°20 de Actuels). Ce numéro spécial est également consacré à Abdellatif Derkaoui ainsi qu'aux expressions artistiques et témoignages des prisionniers détenus à la prison de Kénitra au Maroc.

Hugo Guerra, témoignage sur son parcours de migrant d'Argentine à son installation à Saint-Maurice puis Champigny-sur-Marne et sur son travail à l'accueil des migrants à Champigny-sur-Marne à l'office municipal des migrants et comme coordinateur social sur le quartier du Bois l'Abbé : enregistrement filmé (2008-2009).

1AV 309-311, 326-328 , 2008 - 2009  

Né en 1949 en Argentine, il raconte son arrivée en France, et les trois postes occupés à la ville de Champigny-sur-Marne : la création de l'office municipal des migrants en 1984, la gestion de l'annexe de la mairie à Champigny-sur-Marne puis comme coordinateur social. Il travaille depuis juillet 2008 au service Proj'aide du Conseil général du Val-de-Marne.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne

Immigration en questions

vendredi 08 décembre 1989  

Grand débat-événement d'actualité présenté par Patrick Poivre d'Arvor et qui oppose Bernard Tapie (majorité présidentielle) à Jean-Marie le Pen, président du Front national, sur le thème, brûlant à ce moment-là, de l'immigration. En plus de ces deux hommes politiques, un panel de sept personnes, représentatif de la France est présent sur le plateau : un chirurgien immigré ayant obtenu la nationalité française par mariage et devenu maire-adjoint de la ville de Roubaix ; un électeur de la ville de Dreux où le Front national a obtenu de très bons scores électoraux ; un rapatrié d'Algérie ; un immigré ouvrier au chômage qui n'arrive pas à obtenir la nationalité française ; le porte-parole d'une association qui lutte contre la création d'une mosquée à Lyon ; le proviseur d'un lycée de banlieue parisienne où les jeunes immigrés sont présents à hauteur de 60% et un parent d'élèves qui a scolarisé ses enfants dans une institution privée pour leur éviter le contact avec les enfants d'immigrés. A l'origine, les principaux leaders de la majorité au pouvoir (François Léotard, Alain Juppé, Pierre Mauroy, Georges Marchais, Pierre Méhaignerie) étaient prévus comme invités mais lorsqu'ils ont appris que Jean-Marie le Pen devait y participer, ils ont tous annulé et c'est Bernard Tapie qui s'est présenté.

L'émission alterne les échanges en plateau (avec en arrière-plan un paysage de village où trône un clocher d'église mais aussi une jeune fille voilée) et les reportages qui suscitent des réactions. Le plateau est petit, austère, les participants sont proches les uns des autres, Jean-Marie le Pen et Bernard Tapie étant sur des chaises hautes avec Patrick Poivre d'Arvor. Les reportages concernent tour à tour les chiffres de l'immigration, l'immigration clandestine, l'impact des immigrés sur l'économie, la question du foulard islamique, de l'intégration par l'école pour les enfants immigrés, les crispations autour de la construction d'une mosquée à Marseille, la communauté turque de Saint-Dié (Vosges), la relation entre délinquance et immigration, les droits et les devoirs des immigrés et enfin l'apport culturel, artistique et sportif des immigrés à travers quelques figures comme Alain Mimoun, Isabelle Adjani ou encore Tahar Ben Jelloun.

Contexte :
Télévision > Emissions spéciales

Saliou Dia, troisième partie, les associations au Sénégal, l'arrivée en France en septembre 1979.

1AV 511 , 2012 - 2012  

Il explique les raisons de la création de son association mixte des jeunes de Sinthiane à Dakar. Il explique l'organisation de la société sénégalaise par classe d'âge. La caisse est organisée par les hommes adultes et les jeunes ne sont pas décisionnaires. Une caisse ne représente qu'un village et ne pourvoit qu'aux problèmes ponctuels (construction de la mosquée). Il parle de Sali Ndongo, responsable de l'Union générale des travailleurs sénégalais en France qui servait d'intermédiaire avec la SUCO qui finançait des projets de développement dans la région. Il raconte son arrivée au collège coopératif de Paris, sa déception, car l'école dispensait un enseignement plus sociologique que pratique. Il reste 3 ans dans cette école, et étudie un cas concret : "Associations des jeunes et développement villageois". Son projet se heurté à l'UGTSF qui voulait restée maître du projet. Il parle du conflit qui l'oppose à Sali Nongo, personnage influent à l'époque. Il parle de son arrivée en France, les conditions de vie avec son frère dans le foyer Sonacotra à Clichy où il reste 5 ans. Il avait d'abord un statut d'étudiant puis une carte de séjour.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Saliou Dia, habitant de Champigny-sur-marne, d'origine sénégalaise, entretien sur son parcours de migrant et de militant associatif : entretien filmé (2012).