Hagège, Youssef (collection numérisée de partitions musicales)

1944-1997  

Ces 180 partitions offrent un panorama exceptionnel de la carrière de l'auteur compositeur interprète juif tunisien de 1947 à 1998. Partitions de plusieurs succès de Youssef Hagège comme (Ya Oummi, ou L'Oriental), mais également de chansons inédites en hébreu ou en anglais, elles illustrent l'étendue de son répertoire, témoignent de l'âge d'or des cabarets orientaux au coeur des nuits parisiennes des années 1940 au années 1970 et corroborent les différentes collaborations artistiques notamment entre artistes juifs et musulmans originaires d'Afrique du Nord au sein de cette génération d'artistes de la chanson maghrébine de l'exil.

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Rimitti

1960-1990  

Saâdia Bedief alias Cheikha Remitti est née le 8 mai 1923 à Tessala, près de Sidi-Bel-Abbès dans la région oranaise en Algérie. Orpheline très jeune, elle rejoint adolescente une troupe de musiciens nomades, les Hamdachis. Elle mène alors une vie d'artiste itinérante, chantant et dansant, animant à la façon de la chanson bédouine les fêtes patronales.

Elle se lance dans la chanson dans les années 40. Sa rencontre avec Cheikh Mohamed ould Ennems, éminent joueur de gasba avec qui elle se met en ménage, est déterminante. Il l'introduit dans le milieu artistique, la faisant enregistrer à Radio Alger. C'est de cette époque qu'elle tient son surnom Rimitti de l'expression "remettez-nous à boire !". Son premier enregistrement date de 1952 chez Pathé Marconi , mais elle connaît son premier succès en 1954 avec Charrak Gattà (déchire, lacère), chanson sulfureuse dans laquelle ses contemporains voient une attaque contre le tabou de la virginité. Chantant l'amour, la femme, l'alcool, le plaisir charnel, la liberté, le féminisme, elle provoque les moralistes et subit après l'indépendance de l'Algérie la censure du FLN. Elle chante comme les hommes, dans le style bédouin, accompagnée de flûte gasba et de tambour guellal. Elle y ajoute un langage cru des meddahates, groupes de musique algériens composés uniquement de femmes qui animait les mariages, baptêmes, et veillées religieuses, mélange aux sources de la musique raï.

Elle émigre à Paris en 1979, où elle anime les soirées dans des cafés communautaires. Elle se produit notamment au festival Raï de Bobigny en 1986. Auteur de plus de 200 chansons, elle est pour les chanteurs de la génération des « Chebs », « la Mère du raï », bien qu'elle leur ai reproché maintes fois de « piller » son répertoire. Elle compte dans ce dernier des titres comme "La Camel" ou "Dabri" devenus des classiques du genre.

Emprunte de modernisme, elle introduit une instrumentation moderne dans ses compositions, la juxtaposant aux bases traditionnelles. Elle connaît le succès aux débuts années 90. En 1994, l'album Sidi Mansour produit à Paris et Los Angeles sur lequel collaborent Robert Fripp, guitariste de King Crimson, et Flea, bassiste des Red Hot Chili Peppers marque son « tournant électrique ». Artiste internationalement reconnue, elle se produit sur tous les continents. En 2000, elle obtient le Grand prix du Disque de l'Académie Charles Cros. Elle continue d'enregistrer des albums et de se produire sur scène jusqu'à un âge très avancé. Son dernier album N'ta Goudami sort en 2005. Elle s'éteint le 15 mai 2006, quelques jours après son concert au Zénith de Paris, dans le cadre du "Festival 100% Raï", aux côtés notamment du chanteur Khaled. Après une cérémonie au cimetière musulman de Bobigny, son corps est rapatrié à Oran où elle est inhumée.

Troisième collectif de sans-papiers (fonds d'archives)

1996-1999  

Ce fonds est structuré en sous-fonds correspondant aux différents dépositaires. Il comprend principalement les dossiers individuels de sans-papiers mais aussi les documents de travail des membres du 3e collectif de sans papier.

sous-fonds d'Emmanuel TERRAY : A1-A5, B1, C1-C3, D1-D6 (1994-1999) [17 cartons] ; sous-fonds d'Elisabeth ALLES : 1-32 (1996-1999) [32 cartons] ;sous-fonds de Marie MARIN : non inventoriésous-fonds de François BRUN : non inventorié sous-fonds de Saïd BOUZIRI : non inventorié
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Institut national de l'audiovisuel (INA) (fonds d'archives)

2014, 1953-2014  

Ce guide des sources de l'immigration en France à travers les fonds de l'INA s'inscrit dans le travail d'inventaire national des sources écrites, iconographiques et audiovisuelles, publiques et privées, sur l'histoire des étrangers en France depuis le XIXe siècle jusqu'à nos jours ; travail entamé par Génériques en 1992 et qui s'est concrétisé par la publication des quatre tomes des Etrangers en France -Guide des sources d'archives publiques et privées XIXe-XXe siècles entre 1999 et 2005.

Ce guide des sources se compose de plus de deux mille émissions de radio et de télévision, liées au thème de l'immigration. On y trouve également des sources écrites (monographies, documents professionnels). Toutes ces ressources forment un échantillon représentatif de ce que l'on peut trouver dans les collections de l'INA. Les journaux télévisés et les journaux parlés ont été retranchés du corpus car trop nombreux. Un travail spécifique sur ce type d'émissions pourrait être intéressant. La catégorie "Autres fonds" de l'INAthèque n'a pas rapporté de résultats probants et le dépot légal du Web n'a pas été étudié. Par ailleurs, le cinéma n'a pas été inclus dans les recherches.

Le corpus d'origine comprenant les journaux télévisés et les journaux parlés s'élève ainsi à plus de trente mille émissions. Il est disponible pour consultation au centre-ressources de Génériques.

Le plan de classement se divise en trois sous-fonds : la télévision, la radio et les sources écrites.

Le sous-fonds Télévision et le sous-fonds Radio se scindent en collections d'émissions : magazines, documentaires, débats, séries télévisées, téléfilms, entretiens, débats et émissions spéciales. Le sous-fonds archives écrites comprend des documents de travail et des monographies (mémoires de thèse et de master). Les périodiques sur les grilles de programmes comme Télérama n'ont pas été intégrés.

Pour chaque émission, on trouve le titre, la chaîne qui la diffuse et le nombre d'émissions avec l'immigration comme thème. Les dates correspondent à la première et à la dernière émission sur ce thème. S'ensuit une brève présentation de l'émission. Enfin, quelques exemples de sujets plus précis vus ou entendus dans le programme complètent la description.