Aubert, Olivier (fonds d'archives)

Sans date  

Olivier Aubert est photographe-reporter et journaliste indépendant.

Suite à un reportage photo à la maison d'arrêt de la Santé en 1990, son travail s'oriente en grande partie sur l'immigration.

Auteur de nombreux articles sur l'immigration chinoise, le fonds d'O. Aubert se compose principalement de photos et de documentation sur la communauté chinoise, tant en France qu'à l'étranger (Europe, Afrique, Pays de l'Est, ...).

Nous avons mis en exergue uniquement les aspects de son travail concernant les étrangers en France et dans le monde, ce qui concerne au total huit cartons de documentation et plusieurs centaines de photos.

Simone Lellouche et Ahmed Othmani1963-2007 (fonds ouvert)

1959-2007  

Le fonds couvre une période qui correspond à des événements particulièrement importants : la fin de la guerre d'Algérie, la guerre israélo-arabe de juin 1967 avec ses répercussions dans tout le monde arabe, les mouvements étudiants en France comme dans d'autres pays en 1968.

Ainsi, par exemple, le 15 mars 1968, les étudiants organisent en Tunisie une journée d'action pour la libération de Mohamed Ben Jennet, étudiant condamné à 20 ans de travaux forcés à la suite des manifestations de juin 1967. Il s'en suit une répression féroce contre toute l'opposition : le Groupe d'études et d'action socialiste tunisien (GEAST ou groupe « Perspectives ») non reconnu, le Parti Communiste Tunisien et le Baath notamment.

Février 1972 correspond à une période de grande mobilisation pour les libertés en Tunisie. De décembre 1971 à juin 1972, la Tunisie connaît un mouvement démocratique sans précédent dans lequel s'engagent des milliers d'étudiants suivis par les lycéens et les ouvriers. Alors que le procès de Simone Lellouche commence le 1er février et qu'elle est expulsée de Tunisie le 5, l'UGET organise du 3 au 5 février 1972 un congrès extraordinaire pour une « UGET démocratique et représentative» à l'université de Tunis.

Le mouvement étudiant connaît une nouvelle répression, les arrestations sans jugement se succèdent durant de longs mois et de nombreux procès s'en suivent (1974, 1975…). En 1978, c'est le syndicat ouvrier tunisien (UGTT) qui connaît à son tour une violente répression.

Les documents n'ont pas été conservés de façon systématique durant toute la période couverte par le fonds. On ne trouve, par exemple, que quelques documents pour le début des années 1960. A partir de 1968, les documents sont davantage conservés mais le fonds reste lacunaire pour la période 1970-1971 tandis qu'il s'enrichit à nouveau à partir de février 1972.

Une partie importante du fonds est consacrée aux publications (militantes, politiques, presse quotidienne, presse gouvernementale) dont la variété fait sa richesse.

Une part essentielle de ces productions (tracts, affiches, revues, brochures, quelques photos et cassettes) est issue de l'opposition tunisienne du début des années 1960 aux années 1980, aussi bien depuis la France qu'en Tunisie. Certains documents provenaient, en effet, de Tunis pour être imprimés en France puis réacheminés vers la Tunisie.

On peut citer, par ailleurs, les collections des revues Perspectives Tunisiennes et El Amel Tounsi (Le Travailleur tunisien) qui s'avèrent presque complètes ainsi que les documents publiés par les divers comités de défense des prisonniers politiques tunisiens.

On trouve également plusieurs dossiers documentaires comportant plus particulièrement des numéros et coupures de presse de l'Agence de Presse Libération ayant précédé la création du journal Libération (1972-1973) et dont certaines parutions portent sur la Tunisie et sur l'immigration.

De nombreuses coupures de presse et numéros de journaux, principalement de la presse gouvernementale tunisienne, se trouvent également dans ce fonds.

Outre cette riche documentation rassemblée par Simone Lellouche, nous trouvons également traces de ses activités militantes et des relations qu'elle entretint avec son mari au cours de ses années d'emprisonnement et de lutte.

Les archives comportent, d'ailleurs, de nombreux documents relatifs aux affaires judiciaires, aux procès et aux prisonniers : informations et notes tapées à la machine sur les procès, affaires de 1968, 1972, 1973, 1975, 1978 avec les fiches des prisonniers, leurs cartes d'étudiants à l'université de Paris VIII-Vincennes, le budget et les dépenses pour les prisonniers, la liste des livres envoyés et reçus au bagne de Borj Erroumi (bibliothèque), des informations manuscrites et de la correspondance ; un texte non publié sur le bagne de Borj Erroumi, intitulé Les prisonniers politiques en Tunisie qui traite de l'affaire du complot de 1962 ; le sort des comploteurs, morts et survivants, écrit par des détenus dans les années 70 ; de nombreux tracts des comités de solidarité et de libération et la campagne pour la libération de tous les prisonniers politiques et syndicalistes fondée sur la publication, en avril 1979, du témoignage dans les Temps Modernes de Ahmed Ben Othman, alors détenu.

Amana (fonds d'archives)

1952-1997  

AMANA produisait des dossiers documentaires sur ses thèmes de travail. Les plus anciens furent donnés, par la main de Philippe Dewitte, successeur du père Ghys, peu après son décès en 1991.

L'origine semble confirmée notamment par les nombreuses pochettes portant le sigle de l'organisme, ainsi que par la présence importante de la presse catholique dans cette collection.

Comme la médiathèque de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration détient la revue de presse d'AMANA depuis 1986, et que se trouvent dans les dossiers documentaires ici décrits des revues de presse ultérieures à cette date, nous pouvons penser que les dossiers constitués par AMANA ont été repris et enrichis par d'autres sources, et notamment par les dossiers des rédactions des journaux Sans-frontière et Baraka, ainsi que de l'association GENERIQUES. En effet, les dossiers étaient mélangés au sein de mêmes cartons à des archives de ces organismes.

Un dossier est le plus souvent constitué d'une revue de presse composée de coupures ou de copies de journaux. Elle est souvent complétée par des tracts et publications d'organismes en lien avec l'immigration, des publications et rapports officiels, de la littérature grise d'organisations publiques ou privées, ou encore de notes, d'autocollants, d'affiches, ....

Parmi les journaux fournissant la revue de presse, et outre les revues spécialisées pour chaque thème (par exemple, sur la santé des migrants, la presse professionnelle des médecins est passée en revue) et les revues des organismes de soutiens aux travailleurs immigrés, de syndicats et de bailleurs sociaux, nous pouvons citer les quelques titres suivants : Migration santé, Le Monde, Libération, Viva, Faim et soif des hommes, Actualités migrations, Actualités sociales, Le Matin, le Journal Officiel, Liaisons sociales, La Croix, Témoignage Chrétien, Jeunes Afriques, parfois Hommes et migrations. Bien sûr cette liste n'est pas complète. Et nous ne pouvons pas assurer que ces titres aient été dépouillés systématiquement, pas même sur une période donnée.

Torture.

SOL 36/2 , 1969-1980  

Textes, rapports, appel, témoignages, correspondance.

articles de presse : articles de presse extraits de The Observer (1979), Errai (1980), Le Phare (1980), Afrique-Asie (1979), La Stampa (1976), Le Temps (1976), Libération (1974) ; Conférence pour l'abolition de la torture (Amnesty International, Paris, 10-11 décembre 1973) : liste de documents, rapport des commissions (1973).

brochures et journaux : « Liberté pour les condamnés de Tunis - La vérité sur la répression en Tunisie » du CISDHT (1969) ; bulletins n° 2 et n° 7 (1974) du CTIDVR ; CAL-UGET : flash d'information (nov. 1973), « Non à la répression. Liberté pour tous les détenus politiques » (janvier 1974), texte d'intervention aux journées d'information du CAL-UGET (février 1974) ; Travailleur tunisien – Groupe « perspectives tunisiennes » - Saint-Etienne : « Vie, luttes, répression et torture dans les bagnes en Tunisie. Témoignages et rapports » (décembre 1973) ; journal L'Unité populaire, n° 3, bulletin tunisien d'information et de lutte du Mouvement d'unité populaire (MUP) (s. d.) ; « Spécial répression » in « El Amel Tounsi » Perspectives tunisiennes, articles traduits d'El Amel Tounsi n° 36 (août 1974) ; « Tunisie : les procès de torturés », dossier spécial torture du Collectif tunisien du 26 janvier ; Ahmed Ben Othman, « Répression en Tunisie » in Les Temps modernes, pp. 1662-1681 (1979).

Contexte :
Dossiers documentaires > Dossiers thématiques
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Entretien de Hédi Akkari

Génériques : FRGNQ_V_001_004_020, Archives nationales : 20160153/20 , lundi 24 février 2014, 1956-2014  

Principaux sujets évoqués

Arrivée en France en provenance de TunisieLes premières contacts avec des militants sur la thématique de l'immigrationLa grève de la faim contre les expulsions de 1973La création du MTALes actions du MTALes liens avec l'extrême gauche (Mao, Rouge...)La fin du MTALe théâtre militant, El Assifa, les tournées et les thèmes abordésLa question palestinienne et les divisions induitesLe soutien à la MarcheLe projet de GénériquesLa création du centre social à CréteilBilan de ses années de militantismeLa nouvelle génération et le militantisme

Temps forts de l'entretien

Le MTA et ses actions, le théâtre militant de l'immigration (années 1970-années 1980).

Apports ou intérêt historique de l'entretien

Les filiations des différentes mobilisations des années 1970 aux années 2000 par le biais des militants issus des grèves de la faim contre les expulsions et du MTA.

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Rencontre culturelle / Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF). Aix-en-ProvenceAssociation des travailleurs maghrébins de France (ATMF)2001

4232 , 2001  

ATMF, Association des travailleurs maghrébins de France section d'Aix-en-Provence organise : Rencontre Culturelle, samedi 6 janvier 2001. Salle des bois d'Aulne, Jas de Bouffan, Aix-en-Provence.

Journée, de 15h00 à 17h45. Atelier de calligraphie animé par Amri Zahri Abdou.

Contes Fables de ma mère avec Mohamed Quanfouh. Danse Espace jeunes filles de l'ATMF.

Fanfare orientale : Stands, exposition, librairie. De 18h00 à 20h00 table ronde : pour le droit de vote pour tous les résidents étrangers.

Paul Oriol, La lettre de la citoyenneté, Mogniss H. Abdallah, journaliste et producteur du film documentaire La ballade des sans-papiers, publication du livre j'y suis, j'y reste. Mustapha El Hamdani, membre du conseil consultatif des étrangers de Strasbourg, Mustapha Mohammadi, (CIDIM) modérateur.

Soirée, à partir de 21h00. Jazz : l'orchestre du JAM organisateur d'ateliers de musiques et de spectacles nous présente une musique jazz festif. Al Kantara. Aventure musicale entre chant marocain et jazz soupoudrée d'une pointe de poésie française. Karima, danse orientale, crée ses propres chorégraphies et se produit dans des soirées, théâtres, centres culturels. Chaabi marocain, Avec Rachid El Bidaoui, Abdessalem et Chaaba Fatiha. Selim, Raï andalou algérien Selim nous propose un itinéraire festif et émouvant à la découverte de la musique algérienne d'hier et d'aujourd'hui.

Contexte :
Affiches produites par l'ATMF > Activités culturelles > 2000 - 2009
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Soirée de paix et d'amitié entre les peuples / A ta Turquie. Nancy, Meurthe-et-Moselle, FranceA ta Turquie (Nancy, Meurthe-et-Moselle, France)1999

2951 , 1999  

Soirée de paix et d'amitié entre les peuples. Halkar arasi baris ve dayanisma gecesi.

Musiciens Kizilirmak, groupe turc. Ayawhaska groupe français. Kotchnak, groupe arménien. Memo Sehrat Suleyman, groupe kurde. Medine Kaplan chanteuse populaire. Invités: Necati Ylmazi, président des associations Pir Sultan Abdal en Turquie. Servet Demiri, président F.U.A.F (Fédération de l'Union des Alévis de France). 24 avril 1999 à 16h. 24 Nisan 1999 saat 16 da.

Contexte :
Arts de la scène > Concerts
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Quinzaine de l'immigration / Collectif. Saint-DenisCollectifSans date

4731 , Sans date  

Quinzaine de l'immigration. 22 octobre - 5 novembre. La France compte à l'heure actuelle près de 4 millions d'immigrés de nationalités différentes.

A Saint-Denis on en dénombre près de 25 000.

Contraints de quitter leur pays pour fuir la misère, ils viennent chez nous chercher du travail qui leur permettrait peut-être de vivre et de faire vivre leur famille. Le pouvoir favorise cette immigration massive et incontrôlée pour mettre à disposition du patronat une main-d'œuvre bon marché. Il oriente dans le même temps sa concentration vers certaines localités comme c'est le cas dans notre ville, ajoutant ainsi aux difficultés communes, notamment dans le domaine scolaire et pour le logement.

En effet, victimes de discriminations multiples, les immigrés vivent pour la plupart dans des bidonvilles, taudis ou foyers surpeuplés, à la merci des marchands de sommeil.

Le feu, la maladie les guettent à chaque instant.

Manoeuvres ou ouvriers spécialisés, ils sont le plus souvent, comme chez Penarroya, Citroën... employés aux travaux les plus pénibles et les plus rebutants.

Leurs bas salaires permettent d'importants profits au patronat qui s'efforce de les mettre en concurrence avec les travailleurs français. Ils produisent une partie des richesses de notre pays ; actuellement, dans certains secteurs de l'économie, leur place est telle que leur départ compromettrait la production de biens de première nécessité (bâtiment, produits chimiques, etc...). Ils ont à faire face aux même problèmes que les travailleurs dont ils partagent les espoirs et les luttes.

Pourtant, malgré cette communauté d'intérêt, la situation parfois dramatique dans laquelle ils se trouvent est utilisée par ceux qui ont intérêt à dresser entre les immigrés et la population de Saint-Denis la barrière du racisme.

Lourde est la responsabilité du gouvernement et du patronat qui n'entreprend rien de sérieux pour accueillir, loger dignement ces travailleurs.

Défendre la dignité et les droits de ces travailleurs, rejeter le racisme, c'est sauvegarder l'intérêt de chacun et l'intérêt du pays.

En effet l'Histoire témoigne que tout au long des siècles, la grandeur de la France et son rayonnement dans le monde ont été inséparables de ses traditions d'hospitalité et de liberté.

C'est pour favoriser la compréhension entre tous les hommes sans distinction de race, de nationalité, pour exiger qu'une solution humaine soit donnée à ces problèmes, que les groupements et personnes soussignés ont décidé l'organisation de la Quinzaine de l'Immigration.

Nul doute que les sentiments généreux de solidarité et d'amitié qui ont toujours animé les travailleurs manuels et intellectuels et notre population, se manifesteront à cette occasion.

Ce sera également pour les immigrés de différentes nationalités, l'occasion d'exprimer leur volonté de voir satisfaire leurs légitimes revendication sociales, culturelles, démocratiques, en union étroite avec la population dionysienne.

Signataires : la municipalité de Saint-Denis, le MRAP (Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et pour la Paix), Alphabétisation CGT, Alphabétisation, 7 rue des Ursulines, Amicale des Algériens en Europe, Association des Originaires du Portugal, Association franco-italienne, Association locale Tourisme et Travail, Association nationale des anciens combattants de la résistance, Association populaire familiale, ASTI, Centre culturel communal, Ciné-club Gérard Philippe, Club Miguel Hernandez, Délégués des foyers, JOC, JOCF, Mouvement pour la paix, Office département HLM, Parti communiste français, Parti socialiste, immigration algérienne, tunisienne, marocaine, espagnole, SDR, 93 actualités, Syndicat d'initiative, Syndicats des marchands du marché, Syndicat national des instituteurs, Théâtre Gérard Philippe, Union des commerçants, UFF, UICF, Union générale des travailleurs réunionnais en France, Union locales CFDT, CGT, CGT-FO, et de nombreuses personnalités.

Da bi olaksali sporazumvanje medju svim ljudima, ne gledajuci na rasu i nacionalnost, da bi postavili zahthev da jedno ljudsko resenje bude dato ovim problemima, organizacije i potpisane licnosti odlucile su da se pridedi jedna petnaesto dnevna akcija ""imigracije"".

E'com o objectivo de facilitar a compreensão entre todos os homens sem distinção de raça, nacionalidade, e para exigir que uma solução humana seja dada e estes problemas, um grupo de pessoas abaisco assinadas décidiram organizar uma Quinzena de Imigração.

Para favorecer la comprensión entre todos los hombres sin distinción de raza ni de nacionalidad es por lo que los grupos y personans firmantes han decidido la organización de una quincena de la imigración.

Contexte :
Affiches d'autres organismes

Interview de Ammar Rouaï par Naîma Yahi

 

L'interview a été divisée en plusieurs extraits en fonction des thèmes abordés par Naïma Yahi. Rachid Mekhloufi est interrogé sur son enfance, ce qui l'a conduit à devenir footballeur professionnel, et sur les moments clés de sa vie et de sa carrière de joueur puis d'entraîneur. Il témoigne ainsi longuement sur son expérience au sein de l'équipe du FLN et explique en quoi le nationalisme algérien a influencé sa carrière.