Mouvement pour l'indépendance hongroise (1943-1946)

1943-1946  

Créé en 1943, le Mouvement pour l'indépendance hongroise rassemble les Hongrois résidant en France dans une lutte armée visant à promouvoir la libération de la nation hongroise et à soutenir la Résistance française dans son combat contre le nazisme. Ce mouvement publie la revue clandestine Magyar Szemle dite « revue hongroise ».

En décembre 1943, l'organisation des Femmes hongroises de France s'associe au mouvement en collectant des vêtements, des vivres et de l'argent à destination des forces armées de la Résistance. Le journal clandestin Harcos no dit « La Combattante » leur est associé. Le groupement des Intellectuels hongrois adhérera également à l'organisation à la fin de l'année 1943.

Azem, Slimane

 
Guerre mondiale (1939-1945) ; Guerre d'Algérie (1954-1962) ; Musique

Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) (1942-1943)

Entre le 1er janvier 1942 et le 31 décembre 1943  

Le groupe des Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) est créé en 1942 en région parisienne. Il regroupe une partie des résistants étrangers menant la lutte armée durant la Seconde Guerre mondiale. A sa création, le groupe est dirigé par Boris Holban, Karel Stefka et Olaso Piera, puis en 1943 par Missak Manouchian dit Georges. Il se développe ensuite et se répartit en différents groupes dont le bataillon Liberté (Grenoble), la 35e brigade (Toulouse), le bataillon Carmagnole (Lyon-Villeurbanne) et le groupe Manouchian (Paris).

Chaque groupe suit une répartition par détachements. Sont représentés les Hungaro-Roumains (1er détachement), les Juifs (2e détachement), les Italiens (3e détachement), les dérailleurs (4e détachement) complétés par deux équipes de Bulgares et d'Espagnols. Les FTP-MOI disposent également d'un service de renseignement préparant les actions armées en amont par la recherche d'objectifs et le repérage des lieux. Le groupe déploie sur le territoire des offensives armées suivant la stratégie dite « boule de Mercure ». Cette technique vise à organiser une offensive selon l'action simultanée de différents petits groupes extrêmement mobiles afin de faire croire à une organisation de grande importance. L'une de leur action la plus connue est l'assassinat, le 28 novembre 1943, du général SS Julius Ritter qui supervisait les réquisitions d'ouvriers français pour l'industrie allemande par le biais du Service du travail obligatoire (STO).