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« Fête des écoles » - rue Doudeauville

1982  

André Voron, acrobate et animateur au sein de l'association interculturelle « Les Ateliers Tac-Tic », présente le travail qu'il a réalisé durant l'année 1981-1982 avec les élèves d'une classe de l'école élémentaire Doudeauville. L'existence de cette association, fortement implantée dans le quartier de la Goutte d'Or, a du cesser début 1987.

Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT) (fonds d'archives)

1900-2001  

Le fonds est composé de 366 boîtes, classeurs et chemises, numérotés selon leur classement dans les armoires.

Les boîtes d'archives ne contenant que des brochures de large diffusion, comme Hommes et migrations et La lettre du FAS, ne figurent pas dans l'inventaire. Elles seront détruites lors de la réorganisation du fonds. Cet inventaire est donc provisoire, ce qui explique l'importance de la rubrique "divers".

Simone Lellouche et Ahmed Othmani1963-2007 (fonds ouvert)

1959-2007  

Le fonds couvre une période qui correspond à des événements particulièrement importants : la fin de la guerre d'Algérie, la guerre israélo-arabe de juin 1967 avec ses répercussions dans tout le monde arabe, les mouvements étudiants en France comme dans d'autres pays en 1968.

Ainsi, par exemple, le 15 mars 1968, les étudiants organisent en Tunisie une journée d'action pour la libération de Mohamed Ben Jennet, étudiant condamné à 20 ans de travaux forcés à la suite des manifestations de juin 1967. Il s'en suit une répression féroce contre toute l'opposition : le Groupe d'études et d'action socialiste tunisien (GEAST ou groupe « Perspectives ») non reconnu, le Parti Communiste Tunisien et le Baath notamment.

Février 1972 correspond à une période de grande mobilisation pour les libertés en Tunisie. De décembre 1971 à juin 1972, la Tunisie connaît un mouvement démocratique sans précédent dans lequel s'engagent des milliers d'étudiants suivis par les lycéens et les ouvriers. Alors que le procès de Simone Lellouche commence le 1er février et qu'elle est expulsée de Tunisie le 5, l'UGET organise du 3 au 5 février 1972 un congrès extraordinaire pour une « UGET démocratique et représentative» à l'université de Tunis.

Le mouvement étudiant connaît une nouvelle répression, les arrestations sans jugement se succèdent durant de longs mois et de nombreux procès s'en suivent (1974, 1975…). En 1978, c'est le syndicat ouvrier tunisien (UGTT) qui connaît à son tour une violente répression.

Les documents n'ont pas été conservés de façon systématique durant toute la période couverte par le fonds. On ne trouve, par exemple, que quelques documents pour le début des années 1960. A partir de 1968, les documents sont davantage conservés mais le fonds reste lacunaire pour la période 1970-1971 tandis qu'il s'enrichit à nouveau à partir de février 1972.

Une partie importante du fonds est consacrée aux publications (militantes, politiques, presse quotidienne, presse gouvernementale) dont la variété fait sa richesse.

Une part essentielle de ces productions (tracts, affiches, revues, brochures, quelques photos et cassettes) est issue de l'opposition tunisienne du début des années 1960 aux années 1980, aussi bien depuis la France qu'en Tunisie. Certains documents provenaient, en effet, de Tunis pour être imprimés en France puis réacheminés vers la Tunisie.

On peut citer, par ailleurs, les collections des revues Perspectives Tunisiennes et El Amel Tounsi (Le Travailleur tunisien) qui s'avèrent presque complètes ainsi que les documents publiés par les divers comités de défense des prisonniers politiques tunisiens.

On trouve également plusieurs dossiers documentaires comportant plus particulièrement des numéros et coupures de presse de l'Agence de Presse Libération ayant précédé la création du journal Libération (1972-1973) et dont certaines parutions portent sur la Tunisie et sur l'immigration.

De nombreuses coupures de presse et numéros de journaux, principalement de la presse gouvernementale tunisienne, se trouvent également dans ce fonds.

Outre cette riche documentation rassemblée par Simone Lellouche, nous trouvons également traces de ses activités militantes et des relations qu'elle entretint avec son mari au cours de ses années d'emprisonnement et de lutte.

Les archives comportent, d'ailleurs, de nombreux documents relatifs aux affaires judiciaires, aux procès et aux prisonniers : informations et notes tapées à la machine sur les procès, affaires de 1968, 1972, 1973, 1975, 1978 avec les fiches des prisonniers, leurs cartes d'étudiants à l'université de Paris VIII-Vincennes, le budget et les dépenses pour les prisonniers, la liste des livres envoyés et reçus au bagne de Borj Erroumi (bibliothèque), des informations manuscrites et de la correspondance ; un texte non publié sur le bagne de Borj Erroumi, intitulé Les prisonniers politiques en Tunisie qui traite de l'affaire du complot de 1962 ; le sort des comploteurs, morts et survivants, écrit par des détenus dans les années 70 ; de nombreux tracts des comités de solidarité et de libération et la campagne pour la libération de tous les prisonniers politiques et syndicalistes fondée sur la publication, en avril 1979, du témoignage dans les Temps Modernes de Ahmed Ben Othman, alors détenu.

Association Rhône-Alpes pour le logement et l'insertion sociale (ARALIS) (Métropole de Lyon, Rhône-Alpes, France) (fonds d'archives)

1953-2000  

Les fonds du siège social proviennent de différents services: Direction générale (54 ml), Personnel (34 ml), Finances et Comptabilité (100 ml), Patrimoine (35 ml) et Affaires sociales (30 ml).

Les archives de la Direction générale concernent tous les secteurs de la vie administrative de l'Association et des établissements des années 1960 à nos jours ainsi que les relations avec les pouvoirs publics et d'autres organismes privés. Les archives du service Patrimoine sont constituées de dossiers relatifs à l'acquisition de terrains, à l'aménagement ou à la restructuration de foyers ou de logements sociaux en secteur diffus. Les archives du secteur Patrimoine donnent également de précieuses indications sur la vie des foyers et sur les résidents.Les Archives du Service du Personnel révèlent la diversité de profils des salariés d'Aralis (intervenants sociaux, chargés d'opérations immobilières, surveillants de foyer&). Elles sont constituées de dossiers de gestion, de fiches individuelles, de contrats de travail et de correspondance avec les instances représentatives du personnel.Les archives du service de l'action sociale témoignent des différents moyens mis en œuvre auprès de publics spécifiques afin de lutter contre les problèmes d'insertion et de logement: animations de loisirs, actions socioéducatives, suivi individualisé... Ces archives concernent aussi les relations avec les associations ou institutions partenaires, notamment au sein de l'UNAFO et dans le cadre de groupes de travail mis en place à l'échelle départementale ou régionale.

Les fonds conservés au Centre Dauphiné sont constitués, d'une part, par quelques archives administratives et documents du service animation du foyer (entreposés au sous-sol) et, d'autre part, des dossiers des usagers du Centre d'accueil, d'information et d'orientation des étrangers (conservés dans les bureaux du rez-de-chaussée). Le CAIO, créé en 1974 par convention entre la MTE et les pouvoirs publics, était chargé de l'accueil des étrangers dans le département. Outre ses missions de renseignements et de médiation, le CAIO assure aujourd'hui la constitution et le suivi des dossiers de retraite des travailleurs étrangers (dossiers archivés par numéro d'ordre dans des meubles à classeurs suspendus).

Cinéma « Le Louxor »

 

Situé à l'angle du boulevard de la Chapelle et du boulevard de Magenta, le cinéma «  Le Louxor  » a est édifié en 1921. Rare rescapé des cinémas d'avant-guerre, cet établissement est un remarquable exemple de l'architecture des années 1920. La façade néo-égyptienne et les toitures de ce bâtiment ont été inscrites à l'inventaire des monuments historiques le 5  octobre  1981.

Intégré à l'origine dans le réseau des cinémas Lutétia qui, pendant les années 1920, jouent un rôle de premier plan dans l'exploitation cinématographique, Le Louxor est repris en 1929 par la société Pathé qui l'adapte au cinéma sonore. Comme tant de salles de quartier, il subit les conséquences du déclin de fréquentation qui s'amorce dès la fin des années 1950, obligeant les exploitants à moderniser leurs salles  : couleur, cinémascope, qualité du son, le Louxor suit le mouvement et s'adapte. La programmation, elle aussi, doit s'adapter aux changements sociologiques et au goût du public qui le fréquente. Longtemps cinéma populaire qui passe aussi bien les succès français grand public que les films américains, le Louxor choisit de projeter à partir des années 1970 des films «  exotiques  » (indiens, égyptiens) en version originale, susceptibles d'attirer une population immigrée en nombre croissant dans le nord-est de Paris, ainsi que du porno.

Le 29 novembre 1983, c'est la dernière séance, Pathé vend le bâtiment à la société Tati qui cèdera la gérance à des projets de boîtes de nuit. En 1990, le bâtiment est laissé à l'abandon.

C'est à partir de 2001 que des associations de quartier se mobilisent pour sauver ce patrimoine de la ruine. Leur revendication est double  : que la ville de Paris rachète le Louxor et le rende à sa vocation culturelle. Après deux ans de mobilisation, la municipalité parisienne parvient à trouver un accord avec la société Tati et achète le bâtiment le 25  juillet  2003. En 2008, l'architecte Philippe Pumain est désigné pour mener une opération de réhabilitation dont les travaux commencent dans le courant 2010, pour une inauguration fixée au 17 avril 2013. Avec la restauration de sa façade, la restitution partielle de la grande salle, portant le nom de salle Youssef Chahine, et de ses décors, la création de deux nouvelles salles en sous-sol, le Louxor est rendu à sa vocation initiale de salle de cinéma.

Boletín de información del Comite regional de acción antifascista de lengua española de Lyon y región : De lengua española de Lyon y región / Comite regional de acción antifascista de lengua española de Lyon y región ; Federación de comites de acción antifascista y de comites femeninos pro infancia de lengua española de Lyon y región. Lyon1937-1938

1937-1938  

BnF, site François-Mitterrand : Rez-de-jardin - magasin GR FOL- JO- 2942 { 15 mai 1937-15 oct. 1938 (n° 4-10) }

Contexte :
1931-1940 > 1937

Troisième collectif de sans-papiers (fonds d'archives)

1996-1999  

Ce fonds est structuré en sous-fonds correspondant aux différents dépositaires. Il comprend principalement les dossiers individuels de sans-papiers mais aussi les documents de travail des membres du 3e collectif de sans papier.

sous-fonds d'Emmanuel TERRAY : A1-A5, B1, C1-C3, D1-D6 (1994-1999) [17 cartons] ; sous-fonds d'Elisabeth ALLES : 1-32 (1996-1999) [32 cartons] ;sous-fonds de Marie MARIN : non inventoriésous-fonds de François BRUN : non inventorié sous-fonds de Saïd BOUZIRI : non inventorié
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Friche artistique - carrefour des rues Myrha et Cavé

2013  

La démolition des immeubles vétustes laisse place à des terrains qui restent à l'état de friche pendant des périodes très longues, voir plusieurs années. Dans le cadre de la Politique de la Ville, ces espaces sont mis à la disposition d'associations d'habitants pour des occupations éphémères : jardins partagés, espaces artistiques par exemple.

Sur cette friche, à l'angle des rues Myrha et Cavé, l'artiste Philippe Peryn a organisé une installation provisoire avec trois grands tilleuls déracinés et renversés, pour des ateliers de sculpture et une vision métaphorique à ciel ouvert.

Compagnie de construction mécanique Sulzer (fonds d'archives)

1920-1960  

Le fonds se compose de fiches cartonnées d'enregistrement du personnel des ateliers de Saint-Denis puis de Mantes. Les fiches présentent les informations suivantes :

– Au recto : n° de catégorie du salarié, n° matricule de l'assuré, n° d'inscription SSM (Société Sulzer Mantes), n° de pointage ou de Son [sic], nom, prénoms, nationalité, lieu et date de naissance, date de délivrance de la carte d'identité (ou carte d'identité d'étranger), lieu de résidence, nature de l'emploi, date d'entrée, situation matrimoniale (avec nom du conjoint et date et lieu de naissance), nom des enfants (avec date et lieu de naissance), tableau des salaires gagnés.

– Au verso : un tableau du décompte des cotisations.

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Entretien de Gloria López Dueñas (épouse García) par Eva Léger

17 mars 2012  

Principaux sujets évoqués :

Le tabou politique au temps du franquisme le parcours migratoire d'une femme espagnole qui part un peu au hasard en France et qui s'y installe. Son intégration dans la société française tout en conservant ses « racines » espagnoles.

Contexte :
Mémoires du réseau associatif espagnol > Mémoires du réseau associatif espagnol en régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur

Roudy, Yvette (fonds d'archives)

1929-2001  

Ce fonds est composé essentiellement d'archives papier mais aussi d'objets, de documents audiovisuels, d'affiches et de documentation. Il permet de retracer le parcours militant d'Yvette Roudy. La majorité des documents embrasse la période entre 1965 et 1993.

Presença portuguesa = Présence portugaise / Service interdiocésain des travailleurs immigrés (SITI). Paris1966-1982

1966-1982  

BDIC : 4 P 8464 { n° 69-n° 70 (1972) ; n° 79 (1973) ; n° 87 (1974) }

BnF, site François-Mitterrand : Rez-de-jardin - magasin 4- JO- 19475 { 1966-1982 }

Génériques : Fonds des périodiques { n° 1 et 2, nov-déc 1966 ; n° 3, janv. 1967 ; n° 66 et 68, juil-oct. 1972 ; n° 78, sept.1973 ; n° 87 et 88, juin-août 1974 ; n° 108, 112 à 114, mai-déc. 1976 (avec un n° spécial, sept. 1976) ; n° 123, oct 1977 ; n° 129, 132 à 136, avril-décembre 1978 ; n° 139 à 142 et n° 144 à 147, mars-déc. 1979 ; n° 148 et 149 et n° 159 à 167, janv-déc. 1980 ; n° 168 à 170, n° 172, n° 174 à 177, janv-déc. 1981 ; n° 179, n° 181 à 185, fév-sept. 1982 ; n° 192, avril 1983 }

Contexte :
1961-1970 > 1966

Le Pays d'ici

1988-1997  

Magazine quotidien produit et présenté par Laurence Bloch, du mardi au vendredi, en fin d'après-midi. Il est consacré à la vie quotidienne d'une ville, d'un village, plus généralement d'une région, vie quotidienne qui est déclinée, durant les quatre émissions de la semaine, autour d'une problématique. Le magazine se compose de débats avec des personnalités locales et de reportages. Il peut se dérouler sur place, en parallèle d'un événement local par exemple. Concernant l'immigration, les émissions soulignent souvent la présence des immigrés dans l'espace concerné. Ainsi, on a par exemple les témoignages d'immigrés de la ville de Dreux où le Front national a remporté les élections municipales en 1983 (1989), l'intégration de l'immigration italienne ainsi que celle des harkis dans la région de Villeneuve-sur-Lot (1990), la vie de la banlieue lyonnaise (1991), Marseille et sa proximité avec la Méditerranée (1994), les Anglais du Pas-de-Calais (1997).

La voix des travailleurs sénégalais en France (collection numérisée de périodiques)

1985-1992  

La voix des travailleurs sénégalais est un périodique publié par l'association de l'Union des travailleurs sénégalais en France (UTSF). En 1988, l'association a publié une nouvelle série.

Journaux composés de lettres de revendications, comptes rendus d'assemblées générales de l'association, éditoriaux, annonces d'événements en relation avec les Sénégalais en France, témoignages et actualités sur les conditions de travail des travailleurs sénégalais en France.

Nass El Ghiwanne

9 mars 1979-25 février 1982  

Le dossier de l'artiste Nass El Ghiwanne est divisé en deux pochettes. La première rassemble tous les documents de type administratif : un contrat d'engagement par l'intermédiaire de l'Association de soutien aux travailleurs migrants (ASTM), un décompte de TVA émis par le Théâtre du Chêne noir d'Avignon et divers courriers de l'Association départementale pour l'accueil des travailleurs immigrés (ADATI), de la Maison des cultures d'Angers, du Centre d'animation Le Donjon, du Festival de la chanson de Rennes, du Centre culturel de Montreuil et des "Jongeren Tegen Racisme" d'Amsterdam. La seconde pochette concerne tout ce qui a rapport à l'activité de l'artiste, comme des affichettes de promotion, un petit dossier et des coupures de presse.

Contexte :
Carrière en tant qu'agent d'artistes et organisateur de spectacles > a011482165962ohf4HM
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Entretien de Francesc Panyella Farreras par Federica Luzi

16 mars 2012  

Principaux sujets évoqués :

L'école républicaine en Espagne, engagement dans la guerre et la Révolution, la vie et la solidarité pendant la guerre armée en Espagne et implication pour diffuser des revues républicaines, migration pour fuir la répression, vie à Marseille dans les différents quartiers, engagement politique en France, histoire de longue durée du Cercle Català de Marseille dans ces différentes phases de 1918 à aujourd'hui, luttes de solidarité avec l'Espagne, question de la spécificité linguistico-culturelle de la Catalogne, association et engagement politique.

Contexte :
Mémoires du réseau associatif espagnol > Mémoires du réseau associatif espagnol en régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur
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Kamel Hamadi

1960-1990  

Né le 22 décembre 1936 à Aït Daoud (ex-Michelet en Grande Kabylie), Kamel Hamadi, de son vrai nom Larbi Zeggane, est l'un des plus grands auteurs-compositeurs-interprètes de l'immigration algérienne en France.

A la fin des années 40, cet ancien tailleur voit sa vie bouleversée par sa rencontre avec Slimane Azem, maître de la chanson kabyle, qui lui donne « envie de chanter ». Il commence par écrire des poèmes : au fil des rencontres, il sera recruté par Radio Alger qu'il intègre à l'age de 17 ans. Da Kamel enregistre de nombreuses opérettes, ainsi que plusieurs émissions enfantines. Il y fera la connaissance de Noura sa future épouse qui deviendra l'une des plus grandes chanteuses algériennes, régulièrement accompagnée de l'orchestre de Mustapha Skandrani. Ils feront tous les deux le voyage pour Paris en 1959 à l'occasion d'une série d'enregistrements pour la maison de disque Teppaz.

Il développe sa carrière en France. Il travaille pour Pathé Marconi et avec El Habib, il collabore aux plus belles chansons de son épouse. Ce duo d'auteurs compositeurs est à l'origine de Ya Rabi Sidi, (Oh mon Dieu) adaptation d'une chanson traditionnelle sur le départ d'un fils pour la France. Il s'est mis au service de nombreux chanteurs maghrébins, dont Karim Tahar, Saloua ou Hadj M'hamed El Anka. Kamel Hamadi a surtout écrit des chansons kabyles pour son épouse en poursuivant lui-même une carrière de chanteur. Ses thèmes de prédilection sont la vie quotidienne des Algériens, les chansons d'amour ou même l'exil. Ainsi, il chantera en duo, avec d'autres égéries de l'immigration comme Hnifa (Yidem Yidem, 1951), ou Cheikh Nordine.

Les chansons de son répertoire portant sur l'ghorba (l'exil) sont nombreuses : El hak bel Rekba (L'Argent du voyage), Ya Ghorba (L'Exil), ou Rouh Rouhal (Pars, que Dieu te facilite l'exil) chante la nostalgie, la séparation mais aussi les difficultés pour immigrer en France. Son travail de poète et de mélodiste contribue grandement à l'obtention par Noura du premier disque d'or d'une chanteuse algérienne en France (1 million d'exemplaires chez Pathé Marconi) en 1971. Celui qui a plus de 500 chansons à son répertoire vit aujourd'hui, comme toujours entre la France et l'Algérie. 

Sources : Extrait de la biographie de Kamel Hamadi par Naïma Yahi

Survivre en France / Collectif d'alphabétisation Paris : Collectif d'alphabétisation, 1975

1975  

Le journal présente l'activité du collectif d'alphabétisation, l'actualité de la politique d'alphabétisation en France, les liens avec les autres associations sur le sujet, une interview du président de l'UGTSF (Union générale des travailleurs sénégalais en France), une liste des publications du collectif.

Montreynaud, Florence (fonds d'archives)

1978-2001  

Le fonds réunit des archives associatives (Association des femmes journalistes, Elles sont pour) et iconographiques (collection de photos de l'Agence femmes informations).