Projets, 1994-1999 : . « Action santé publique Sida sur les sites du sud du département 93 avec le Préserv'bus », 1994, . « Projet d'actions de prévention de la toxicomanie et du sida pour l'année 1997 de l'association CCFEL », . « Projet d'action cyberbus prévention santé », 1999. Publication du CCFEL : « Cahier du CCFEL, revue trimestrielle scientifique des réseaux du CCFEL » (n°1). Questionnaires, fiches d'intervention, fiche de suivi individuel, planning, planning de formation, documents de travail. Rapports d'activité sur le Préserv'bus, 1994-1999.

408 J 74 , 1994-1999  

Çaout el mouhajir / Association pour la promotion des travailleurs immigrants (APTI) Nîmes : s.n., 1974

 

Le journal présente les différentes revendications des collectifs d'immigrés. On y trouve des articles sur les luttes en cours, notamment à la Pennaroya (Lyon). La candidature de Djellali Kémal à l'élection présidentielle y est présentée. Il y a des témoignages d'immigrés et un extrait de "Cicatrices du soleil" de l'écrivain Tahar Ben Jelloun.

Contentieux ALHTRAM. Milieu années 1980-1990

[1980-1989]  

[Association lyonnaise pour l'hébergement des travailleurs migrants. Le dossier comprend des règlements, rapports d'expertises, correspondances judiciaires et prud'homales sur les employés de cet organisme repris par la MTE. ].

Contexte :
Sous-fonds du siège social (Espace des Brotteaux) > Service patrimoine (35 ml) > MTE – ARALIS : administration et autres services > Direction générale

Campagne d'archives orales "Histoire et mémoire de l'immigration, mobilisation et lutte pour l'égalité, 1968-1988" (collection audiovisuelle)

2012-2015  

Le projet « Histoire et mémoires de l'immigration : mobilisations et luttes pour l'égalité, 1968-1988 » initié en 2012 et achevé en 2015, a permis le recueil de témoignages filmés d'un corpus de 31 témoins représentatifs de l'histoire du militantisme social, culturel, intellectuel et politique autour de la question de l'immigration en France. Ont été interrogés des femmes et des hommes qui, par leur parcours, ont joué un rôle dans les mobilisations et les luttes pour l'égalité et ont contribué au changement des représentations des immigré-e-s.

Le choix de la période retenue, 1968-1988, n'est pas anodin. Ces 20 années, qui couvrent une partie des «années 68» et le premier septennat de François Mitterrand, ont été le théâtre de nombreuses luttes et mobilisations pour l'égalité des droits et la dignité ainsi que la reconnaissance des immigrés et de leurs enfants1. Avec ce basculement d'une décennie à l'autre, il s'agissait aussi d'observer les évolutions et les continuités dans ces luttes, le croisement des générations, notamment les différences et les similitudes entre deux âges du militantisme de l'immigration : celui des premiers immigrés et celui de leurs enfants, nés ou éduqués en France. En retenant ces bornes chronologiques, Génériques souhaite mener une réflexion autour de 1968 et sur les notions de continuités, césure, et de transition.

Il est important de préciser que le contexte international et la lutte pour la démocratie apparaissent dans de nombreux témoignages - la guerre d'Algérie, la répression au Maroc, l'Estado Novo de Salazar et la Révolution des Œillets au Portugal, la question palestinienne, les dictatures en Amérique latine (Chili, Argentine..), la lutte anticoloniale, etc... Même si la question des luttes dans le contexte international ne constitue pas la problématique première de la campagne, ces croisements impactent les mobilisations et luttes en France, plus précisément dans les expériences et les formes de militantisme des témoins. Ces croisements témoignent aussi du lien fort qu'entretiennent certains militants engagés pour l'égalité des droits des immigrés en France et la lutte contre les régimes en place dans les pays d'origine.

Le choix de l'année 1988 peut paraître moins évident. Il a fait l'objet de longues discussions au sein de l'équipe de Génériques et du comité de pilotage. Plusieurs facteurs concomitants justifient ce choix. Tout d'abord, le retour de la gauche au pouvoir, qui marque l'échec de dispositifs jugés discriminatoires et restrictifs envers les immigrés et leurs familles (réforme du code de la nationalité et lois sur l'entrée et le séjour des immigrés). De plus, l'année 1988 marque un tournant dans les politiques publiques envers les immigrés, lorsque que « intégration » devient le terme officiellement consacré pour définir la politique qualifiée jusque-là d'insertion2. Du côté des associations, les États généraux de l'immigration, organisés par des associations dites de l'immigration, et qui se tiennent à Saint-Denis en mai 1988, placent la question de la mémoire au cœur des débats. Ceux-ci tournent alors autour de la question de la sauvegarde de la mémoire des trois marches pour l'égalité et contre le racisme de 1983, 1984 et 1985. Un autre facteur décisif dans le choix de l'année 1988 sont les scores élevés du Front national aux élections présidentielles de mai 1988 (près de 15%). Au-delà de l'actualité des années 1968 et 1988, ces bornes chronologiques permettent aussi de croiser les sources écrites classées par Génériques, de nombreux fonds d'associations ou de particuliers actifs dans cette période3 dont certains ont été interrogés dans le cadre de cette campagne4.

 

1 La période est notamment marquée par les grèves et manifestations de mai-juin 1968, les grèves dans les usines, les mobilisations dans les foyers SONACOTRA, les mobilisations dans les bidonvilles et cités de transit, les comités, collectifs, et mouvements de travailleurs immigrés, les mobilisations contre les lois et circulaires Marcellin-Fontanet, Bonnet, puis Pasqua, les mobilisations contre les expulsions, les mobilisations contre les crimes racistes, la Marche pour l'égalité et contre le racisme, Convergence 84, les mobilisations pour le droit de vote des étrangers. Sur les luttes de l'immigration, voir Migrance n°25 52005), Migrance n°41 (2013).

2 Claude Évin, ministre de la Solidarité nationale, déclarait en juin 1988 devant le conseil d'administration du Fonds d'action sociale pour les travailleurs immigrés et leurs familles (FAS) : « Les étrangers qui résident actuellement en France y resteront, chacun en est aujourd'hui conscient ; parlons donc maintenant d'intégration plutôt que d'insertion».

3 Par exemple le Fonds de l'Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) classé par Génériques et déposé aux Archives nationales (voir l'inventaire sur Odysséo : http://odysseo.generiques.org/resource/a011426697543qv4b15)

4 Vasco Martins avait par exemple mis à disposition de Génériques un important fonds de périodiques portugais imprimés en France qui a été numérisé et est librement consultable dans le portail Odysséo.

 

Sélection des témoins

Plusieurs critères ont été retenus afin de parvenir à obtenir un large panel de témoins, avec la difficulté à réunir l'ensemble de ces derniers autour de 31 témoins seulement.

souci de parité : 11 des témoins sont des femmes - afin de mettre en lumière le rôle encore souvent occulté des femmes dans les sources (orales et écrites) de l'histoire de l'immigration et des luttes.approche selon le pays d'origine et la nationalité des acteurs : un panel large des nationalités mobilisées lors de ces luttes, acteurs immigrés mais aussi non-immigrés: parmi les témoins figurent des Tunisiens, des Marocains, des Algériens, des Sénégalais, des Latino-Américains, des Portugais, des Français de toutes origines, un Égyptien d'origine palestinienne, un Italien, une Turque, et un Vietnamien.échelle géographique large avec une approche régionale (Île-de-France, Lorraine, Alsace, Aquitaine...)changement d'échelle autour des acteurs et diversités des regards: leaders, militants anonymes ou « compagnons de route ». Une attention particulière a été portée sur le fait de ne pas interroger que des personnes dont on dispose par ailleurs de nombreux témoignages, tout en conservant l'impératif de représenter les grands moments de mobilisation.changement d'échelle entre structures nationales tels que les syndicats ouvriers et structures locales ou régionales (radio Gazelle à Marseille), mais aussi entre événements nationaux (Mai 68, Marche pour l'égalité et contre le racisme...) ou des actions locales (la Maison peinte de la Cimade à Nanterre)temporalité : des témoignages nous permettent de traverser notre cadre chronologique. D'autres mettent en évidence le croisement intergénérationnel des mobilisations («des luttes des «travailleurs immigrés» dans les années 1970 aux luttes de la «seconde génération» dans les années 1980)représentativité des niveaux sociaux : étudiants, travailleurs, intellectuels, institutionnels etc...représentativité associative, politique et syndicale (groupes autonomes comme le Mouvement des travailleurs arabes, syndicats ouvriers, partis politiques, collectifs, mouvements d'extrême-gauche).

Les témoins ont été interrogés une fois avec deux exceptions pour Driss El Yazami et Albano Cordeiro qui ont été revus pour approfondir ou poursuivre l'entretien. A noter aussi qu'un couple, Jean et Josée Frouin, qui a milité ensemble, notamment à la Ligue des droits de l'Homme, a souhaité témoigner au cours d'un même entretien.

 

* Documentation (Europe) : Fonds social européen ; Commission des communautés européennes ; Parlement européen. * Cahier d'enquête de terrain. * Documentation et études sur le quartier d'Orléans-la Source. * Émigration-immigration algériennes : état des connaissances (dact.) ; éléments statistiques (démographiques) ; note d'information du consulat général de la République algérienne sur les projets Tokten et Unistar ; carte de la répartition des Algériens en France. * Publications diverses.

124 , Sans date  
Contexte :
Cartons jaunes et oranges
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1 média

Mazouni Mohamed

1960-1990  

Mohamed Mazouni est né le 4 janvier 1940 à Blida en Algérie. Il débute sa carrière au cours des années soixante à la télévision et devient connu aux yeux des plus jeunes comme le "yéyé algérien" tant par son apparence que par ses chansons. Il chante tant en français qu'en arabe. En duo avec une autre figure de la chanson algérienne en France Meriem Abed, il chante l'amour alliant provocation et humour et enchaîne les succès comme Mini jupe ou Chérie Madame. Il chante aussi l'exil dans des titres comme Ouled laghrib (Les enfants de l'exil) ou Porte de la chapelle qui illustre l'ambiance des quartiers immigrés. Il est aussi l'auteur de la chanson Ecoute moi camarade titre phare repris par Rachid Taha en 2006. Il vit aujourd'hui en Algérie.

* Association régionale échanges théâtre et rencontre (Besançon). * Édition de l'ouvrage collectif « La Famille européenne, la question familiale dans la communauté européenne ». * Institut Maghreb-Europe. * FAS. * Déclaration d'intérêt en réponse à l'appel d'offres « Intelligence de l'Europe. Méditerranée : échanges et affrontements », Centre de sociologie de l'éducation et de la culture, mai 1992 (responsable du projet : AS, directeur de recherche CNRS). « Méditerranée : échanges et affrontements, identités, migrations, minorités : la Méditerranée occidentale, passé et présent », centre de sociologie de l'éducation et de la culture, mai 1993 (responsables du projet : Henri Bresc, professeur à l'Université de Paris X-Nanterre et AS, directeur de recherche CNRS). * Ministère des Affaires sociales et de l'Intégration : « Les accidentés du travail maghrébins dans le secteur du BTP », pré-rapport 1, septembre 1992.

283 , Sans date  
Contexte :
Cartons jaunes et oranges

Groupe Ech-choola

1973-1978  

Le mouvement Echouala ou Ech-Choola (l'Etincelle) est créé en France, en 1974, à la suite de la scission du CMLT.

Regroupant à nouveau le CMLT et le GMLT, il publie la revue Ech-Choola et s'implante en Tunisie, en 1975, surtout dans le milieu étudiant. De nouveaux débats s'instaurent et les publications de Ech-choola (en arabe) regroupent plusieurs tendances. Mais rapidement, ces tentatives d'unification échouent.

De mai à novembre 1978, le Groupe publie une nouvelle revue, Echaab clandestin (ou Ech-Chaâb) mais le 2 novembre 1978, les rédacteurs de Echaab clandestin sont arrêtés. Leur procès s'ouvre le 19 juillet 1979. Leurs conditions de détention sont dénoncées par le Comité d'information et de défense des victimes de la répression en Tunisie et les Amis de la Tunisie En Lutte (ATEL)

[Voir aussi l'inventaire de Génériques du fonds de la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) : G2. Organisation syndicales, introduction ; G3.1. Organisations politiques, Echoala (1973-1991).]

.

Contexte :
Les organisations politiques

BONNET (Jacques), GUIBERT (Paul), Odette Guibert, Fichier auto-correctif de grammaire et d'orthographe : cycle élémentaire, Paris, Éditions de l'École, 1981 [boîtier 14x16 de 300 fiches].

4 , 1981  

[La BNF à Tolbiac conserve, en rez-de-jardin, un exemplaire de ce fichier sous la cote EL 8-R-5562, ainsi que le fichier du cycle moyen, édité en 1982, sous la cote EL 8-R-5563.].

Contexte :
Ouvrages, méthodes de français et matériel pédagogique provenant de l'association « Solidarité Français migrants », 59 avenue Daumesnil, 75012 PARIS > Santé médico-sociale > Migrations Santé > Brochures
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Intervention de Gérard Moreau

FRGNQ_V_001_005_016  

Gérard Moreau revient sur la création de l'association Génériques et du Musée national de l'histoire de l'immigration. Il évoque la nécessité d'exploiter les fonds d'archives afin d'éclairer le présent par des témoignages historiques du passé en évoquant notamment l'exemple de la création contemporaine d'hébergements d'urgence pour les migrants, pouvant se lire sous le prisme des archives d'hébergements d'accueil comme les bidonvilles ou encore les cités de transit.

AMF. - Gestion du personnel, paiement des taxes et charges sociales : avis d'échéance, déclaration annuelle, situation de compte, correspondance (GARP, Groupement des Assedic de la région parisienne (1992-1997) ; DADS (Déclaration annuelle des données sociales) (1987-1997) ; taxes sur les salaires (1990-1996) ; IRCOMMEC (1990-1997) ; URSSAF (1991-1997).

B99 , 1990-1997  
Contexte :
Administration et organisation > Personnel

Coupe du Monde 1982

1982  

Affiches concernant la mise en place d'un écran géant pour retransmettre les matchs de la coupe du monde 1982. Une des affiches est une liste des différents matchs diffusés, l'autre sur fond vert est estampillée du logo Maghreb Vision.

Contexte :
Carrière en tant qu'agent d'artistes et organisateur de spectacles > Événements
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Ahmed Hamza

1960-1990  

Artiste tunisien, auteur-compositeur, chanteur et luthiste

Né en 1930 et originaire d'une famille musicienne de Sfax Ahmed Hamza débute très jeune la musique en accompagnant au luth les artistes qui se produisent dans le cabaret de son père. Il participe à plusieurs orchestres et troupes en tant que chanteur et luthiste en Tunisie puis en Algérie : orchestre de Ouanès Kraïem, de Mohamed Aloulou puis il intègre la troupe « Ahbab Elfen » (Les amis de l'art), et celle de la troupe d'Abdelhamid Ababsa avec laquelle il tourne trois ans. A 18 ans, repéré par Mohamed Hefni, il enregistre trois chansons : Zitoun fi Laghssan, Kam samma el fen et Fine el yemine elli heleftou. En 1955, il compose la musique du film anglais Le Condor. Il participe à plusieurs tournées d'artistes maghrébins en France, puis crée son propre groupe de chant chorale sous la direction de Abdelhamid Benaljia. De 1961 à 1965, il dirige l'orchestre de la radio Sfax ce qui lui permet de se faire connaître en Tunisie. Il intègre par la suite l'Orchestre national de la Radiodiffusion Télévision Tunisienne et participe à des tournées en France et au Maroc. En 1967, il tient le rôle principal dans le film « Elfajr » premier long métrage sur la guerre d'indépendance tunisienne. Ambassadeur de son pays lors du festival panafricain d'Alger en 1969, il est engagé en 1968 par le Théâtre national algérien pour participer à sa grande tournée algérienne. Il se produit à Paris en 1974 aux côtés de Abdelhalim Hafez. Il décède à Tunis en 2011.