Emission Femmes libres (radio libertaire) (fonds d'archives)

1988-1999  

Les bénévoles qui réalisent l'émission se sont préoccupées de l'archiver à partir de 1988, en l'enregistrant sur cassettes audio. Après dépôt du fonds au CAF, les enregistrements ont été numérisés à partir des cassettes, pour la tranche 1988-1999.

Complément d'enquête

2002-2013  

Magazine d'information bi-mensuel puis hebdomadaire présenté par Benoit Duquesne. Il se compose de reportages et d'entretiens avec des invités en plateau ou à l'extérieur. Sur l'immigration, on trouve des sujets sur la France en crise suite au 21 avril 2002 qui a vu Jean-Marie Le Pen accéder au second tour des élections présidentielles (2002) ; sur la communauté juive en France (2004) ; sur "La France veut-elle encore des immigrés ?" (2006) avec en invités des immigrés maliens et ivoiriens, Georges Othily, président de la commission d'enquête sénatoriale sur l'immigration, Julien Dray, né en Algérie et porte-parole du Parti socialiste et Aziz Senni, chef d'entreprise, auteur de L'ascenseur social est en panne, j'ai pris l'escalier (L'Archipel). Cette émission de 2006 propose en alternance des reportages sur des Chinois qui investissent dans des commerces parisiens, sur des foyers de Maliens en banlieue parisienne, sur une famille vietnamienne qui décide de rentrer au Viêt Nam et sur la situation des chibanis (des retraités maghrébins célibataires venus en France dans les années 1960) à Marseille. Après l'élection présidentielle de 2007, on trouve des sujets sur la société française après la victoire de Nicolas Sarkozy, sur les polémiques liées à la politique de l'immigration à l'été 2010, sur la tentation de l'extrême-droite pour la présidentielle de 2012 (2011) et sur "Manuel Valls l'affranchi" (2013).

Union générale des étudiants de Tunisie (UGET)

1963-1979  

L'Union générale des étudiants de Tunisie (UGET) est fondée à Paris lors du congrès de l'AEMNAF des 10-13 juillet 1953. Influencée par le parti au pouvoir après l'indépendance et, notamment, après la création de l'Université de Tunis, en 1959, et le développement du mouvement étudiant national, elle est victime d'ingérence par le biais des représentants du pouvoir au sein de la Commission administrative qui dissout la section de Paris (XIe congrès, 1963). L'UGET ne retrouve une véritable indépendance qu'en 1969, suite à l'agitation estudiantine.

Suite à la mobilisation de février 1972 et de son congrès extraordinaire tenu à l'Université de Tunis du 3 au 5 février 1972, le syndicat étudiant voit se créer des Comités d'action et de lutte (CAL) en Tunisie mais également à Paris (le 8 février), Grenoble et Bruxelles.

En 1972-1973 la base de l'UGET crée des Comités universitaires provisoires (CUP). La section provisoire de Paris est très active et relaie régulièrement les actions de l'UGET tunisienne.

Par ailleurs, dès 1975, le Comité de section provisoire (CSP) appelle à reconstituer la section de Paris au moment où le parti au pouvoir tente d'organiser un nouveau Congrès extraordinaire qui n'aura lieu qu'en 1978.

Contexte :
Les organisations étudiantes
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1 média

Khlifi Ahmed

1960-1990  

De son vrai nom Ahmed Abbas Ben Aïssa, Khelifi ou Khlifi Ahmed né en 1921 en Algérie. Neveu du chanteur Hadj Benkhelifa, il est le plus célèbre des chanteurs des genres « Bedoui» et « Aï-aï » algérien. Sous la tutelle de son oncle il enregistre son premier disque à Paris à l'âge de treize ans. Il interprète alors des poèmes « Melhuon » (poésie populaire) de grands auteurs comme Aïssa Ben Allal. De retour en Algérie, il effectue des tours de chants et psalmodie le Coran lors de fêtes privées. Il est alors remarqué par le directeur de Radio Alger qui lui confie en 1947 la direction de l'orchestre bédouin de la radio. Au début des années 1950, il devient le fer de lance de la tradition orale des hommes du désert en se spécialisant dans le genre « Aï-aï », renommé en Algérie comme dans les milieux immigrés français. Il chante la beauté du désert Et haouel ya kaf Kerdada (Déplace-toi Ô mont de Kerdada), mais aussi l'exil Kalamni oun kalmik fi telephon (Appelle-moi et je t'appellerai au téléphone). Il reçoit en 1967 le prix de la chanson populaire algérienne et met un terme à sa carrière en 1989.

Mouvement pour l'indépendance hongroise (1943-1946)

1943-1946  

Créé en 1943, le Mouvement pour l'indépendance hongroise rassemble les Hongrois résidant en France dans une lutte armée visant à promouvoir la libération de la nation hongroise et à soutenir la Résistance française dans son combat contre le nazisme. Ce mouvement publie la revue clandestine Magyar Szemle dite « revue hongroise ».

En décembre 1943, l'organisation des Femmes hongroises de France s'associe au mouvement en collectant des vêtements, des vivres et de l'argent à destination des forces armées de la Résistance. Le journal clandestin Harcos no dit « La Combattante » leur est associé. Le groupement des Intellectuels hongrois adhérera également à l'organisation à la fin de l'année 1943.