Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT) (fonds d'archives)

1900-2001  

Le fonds est composé de 366 boîtes, classeurs et chemises, numérotés selon leur classement dans les armoires.

Les boîtes d'archives ne contenant que des brochures de large diffusion, comme Hommes et migrations et La lettre du FAS, ne figurent pas dans l'inventaire. Elles seront détruites lors de la réorganisation du fonds. Cet inventaire est donc provisoire, ce qui explique l'importance de la rubrique "divers".

Bouziri, Saïd (fonds d'archives)

1967-2006  

Le fonds retrace le parcours d'un homme engagé dans la lutte menée depuis les années 1960 contre toutes les formes de discriminations, les inégalités et les injustices. Il témoigne ainsi de ses engagements militants multiples: Premiers engagements fondateurs au sein des Comités de soutien à la révolution palestinienne, des Comités Palestine et du Mouvement des travailleurs arabes ; Militance associative, syndicale et des droits de l'Homme, action au sein d'organismes publics : FAS, CNIPI, FONDA, LDH, Conseil national de la vie associative (CNVA), Conseil des associations immigrées en France/en Europe (CAIF/CAIE), Troisième collectif des sans-papiers ; Droits de l'Homme dans son pays d'origine, la Tunisie, et dans les associations de l'immigration tunisienne; engagements locaux dans le quartier Barbès, Goutte d'Or, Château Rouge, Clignancourt, LDH 18e, association de quartier ; Droit de vote des étrangers : du Collectif pour les droits civiques (années 1980) à la Votation citoyenne (années 2000).

Le fonds est constitué majoritairement d'un ensemble de documents issus- ou produits dans le cadre des mouvements, collectifs et divers organismes auxquels Saïd Bouziri a participé (comités, commissions, groupes de travail). Il comprend également une part non négligeable de dossiers thématiques. Enfin, si quelques documents iconographiques sont recensés, le fonds ne comprend pas de supports audiovisuels. Pour l'ensemble du fonds, la typologie documentaire est la suivante:

Plateforme, organigramme, texte de réflexion, projet, avis, bilan d'actions menées, analyse de projet de loi, ordre du jour, convocation et compte rendu de réunion, notes manuscrites, note d'opportunité, note de synthèse, note méthodologique, rapport, étude, dossier juridique, texte réglementaire, règlement intérieur, récit-témoignage-entretien, enquêtes, questionnaire, correspondance.Tracts, appels, communiqués, lettres de soutien.Liste nominative, dossier individuel, fiche grévistes et sans-papiers, fiche de questionnaire individuel, lettre d'engagement de travailleurs, demande de régularisation, carte de séjour, attestation employeurs.Document comptable et financier (commande, reçu, facture, carnet d'adresse, demande de subvention, budget, rapport financier) et de personnel (bulletins de paie, attestation employeurs, lettre de licenciement).Publications (journaux, bulletins, périodiques, brochures), coupures de presse, dossiers de presse.Documentation sur/par des organismes et manifestations (liste, statuts, programme, dépliant, retranscription d'interventions, compte rendu, procès-verbal, budget, bibliographie, actes, guide d'accompagnement ou de formation, matériel pédagogique).Affiches, flyers-tracts, autocollants.

Le fonds reflète les multiples engagements de Saïd Bouziri dans les domaines socio-politique, associatif, culturel et citoyen (fondateur du MTA, des journaux Sans Frontière et Libération, inspirateur de collectifs des sans-papiers, administrateur du Fonds d'action sociale (FAS), du Conseil national pour l'intégration des populations immigrées (CNIPI), militant et responsable de la LigueDH, la FIDH, de syndicats, etc.) ont pour fondement le respect de la dignité humaine et l'accès aux droits civiques. Ce combat, à la lumière des événements récents, est plus que jamais d'actualité. Pour Saïd, l'étranger, l'immigré et toute personne - au-delà de toute appartenance et de toute frontière - devaient être reconnus comme citoyens. Son itinéraire de combat était étroitement lié à la figure de l'étranger, de l'immigré confiné dans le transitoire. La préservation des traces, des mémoires et de l'histoire de l'immigration permettent ainsi aux chercheurs et aux historiens d'enrichir un récit national au plus proche du réel. Ces archives contribuent aussi à nous alerter et à nous éclairer sur la manière d'appréhender les inéluctables migrations futures qui seront, à n'en pas douter, d'une ampleur sans précédent. Ainsi, à titre d'exemple, qu'elles qu'en furent leurs limites d'action, le rôle innovant qu'ont pu jouer les dispositifs institutionnels tels que le FAS ou le Conseil national des populations immigrées, ont été des espaces d'échanges riches d'enseignement pour apporter des réponses au défi actuel de l'accueil et l'accompagnement des migrants. A travers les archives de militants et de structures associatives de l'immigration, ce sont des pans entiers de l'histoire des oppositions démocratiques, bien souvent contraintes dans les pays d'origine, qui se révèlent. Ainsi, l'exploitation et la diffusion de ces sources primordiales s'avèrent, aussi bien dans les pays d'accueil que d'origine, contribueront à l'écriture objectivée de l'Histoire. La conservation de l'histoire et des mémoires de l'immigration ainsi que des luttes et mobilisations était importante pour Saïd Bouziri comme en atteste la création de l'association Génériques en 1987. Investi dans la défense des droits des immigrés et dans la défense plus large des droits de l'Homme, Saïd Bouziri aura tenté de créer des ponts entre ces combats.

Arrêt sur image

1988-1996  

Magazine hebdomadaire d'actualité, présenté par François Bedin. L'émission revient ainsi à plusieurs reprises sur le thème de l'immigration : les manifestations de la jeunesse algérienne en octobre 1988 ; le recensement de la population de la France en 1991 et à cette occasion, les difficultés pour comptabiliser les populations immigrées ; l'état de l'immigration en 1995 à l'occasion de la sortie du livre Faire France de la démographe Michèle Tribalat de l'Institut national d'études démographiques (INED).

Festivals et catalogues

1er janvier 1985-23 août 1986  

Le dossier contient des documents concernant des festivals que Mustapha Idbihi n'a pas organisé, comme les Journées de musiques arabes ou les Francofolies. Il présente également un catalogue de l'association Information Culture et Immigration (ICEI) qui regroupe les contacts d'artistes.

Contexte :
Documentation

Association Tamazgha (fonds d'archives)

[1990]-2008  

Au sein de Tamazgha, quelques tentatives de classement et d'inventaire (vers 1997-1998) des archives se sont succédées mais sont restées vaines ou isolées. Le répertoire méthodique présenté, ici, est le résultat d'un classement intellectuel des articles élaboré à partir du récolement effectué dans les locaux de Tamazgha. Il présente, selon un plan de classement théorique, une description sommaire des articles avec pour dates extrêmes des valeurs indicatives. Enfin, même si, depuis sa création, l'association a pu conserver l'ensemble de ses archives a priori sans perte, sans élimination sauvage, sans accident de type incendie ou inondation, il faut signaler que la description du fonds s'avère pour le moins lacunaire étant donné qu'une partie des archives n'a pu être récolée. L'instrument de recherche reste donc à compléter.

Les archives décrites, ici, peuvent se décomposer en trois grands ensembles. Une première partie regroupe l'ensemble des documents ayant trait à l'organisation de l'association dans sa structure, son administration et son fonctionnement. Les documents issus de l'administration sont d'ailleurs sous-représentés ; ils doivent être en majorité conservés chez les membres : comptes rendus d'AG - une par an, élective tous les 2 ans - notes manuscrites ou comptes-rendus informels des réunions du CA et du bureau et, plus récemment, les enregistrements audio des réunions.

Une seconde partie comprend les documents intéressant plus particulièrement les activités associatives, de Tamazgha soit qu'elle organise, seule ou en partenariat, soit auxquelles elle participe. En outre, les niveaux d'intervention peuvent être d'ordre local, national ou international. Certaines actions de soutien peuvent ne pas être représentées par les archives, par exemple : l'envoi de masques, chaque année, pour encourager et développer la tenue d'un carnaval... Il est à noter que Tamazgha conserve, en partie, les archives du Congrès Mondial Amazighe

Site Internet du CMA : http://www.congres-mondial-amazigh.org/

. Cette particularité s'explique par le fait qu'elle est à l'origine de la création de cet organisme.

Le Congrès Mondial Amazigh (CMA) est une organisation internationale non gouvernementale (ONG) regroupant des associations socioculturelles et de développement amazighes aussi bien de Tamazgha (Afrique du Nord) que de la diaspora.

Le CMA a pour mission de porter la revendication amazighe au niveau international en informant et en sensibilisant l'opinion publique internationale, les peuples, les États démocratiques et les ONG œuvrant dans le domaine des droits de l'homme, et en interpellant les organisations internationales officielles telles que l'ONU, l'Union Européenne, le Conseil de l'Europe et l'Union Africaine.

Le CMA s'est également donné le rôle de coordonner et soutenir les actions et projets des organisations de la société civile et des militants œuvrant sur le terrain, dans le domaine de la défense et la promotion des droits des citoyens amazighs.

Le Congrès Mondial Amazigh est né de la volonté des Imazighen (Berbères) de se doter d'une structure de coordination et de représentation à l'échelle internationale, indépendante des États et des partis politiques.

Cette idée a été concrétisée au début du mois de septembre 1995 à St-Rome de Dolan (France) lors d'un pré-congrès qui a réuni une centaine de délégués d'associations amazighes, venus des pays de Tamazgha (Afrique du Nord), d'Europe et d'Amérique. Cette rencontre historique a donné naissance à une organisation internationale appelée Congrès Mondial Amazigh (CMA) dont le siège se trouve à Paris (France).

En 1999, deux groupes se disputent au sein du CMA. La Justice intervient pour reconnaître l'une des parties apte à représenter le CMA. La scission entérinée, Tamazgha, à l'origine du CMA, s'en retire définitivement.

Par ailleurs, et en complément du reste, Tamazgha s'implique aussi dans les activités de publication : une revue publiée (env. 30-36 pages), un bulletin d'information : 4 titres se sont succédés (mais n'ont jamais co-existé) à des rythmes irréguliers, selon l'actualité et surtout la disponibilité des bénévoles, des communiqués et, enfin, des rapports : un certain nombre de rapports sont rédigés dans le cadre de la participation de Tamazgha aux comités de l'ONU sur les Droits économiques et socio-culturels et l'élimination des discriminations racistes. Il s'agit de contre-rapports à ceux des États ; par exemple, le rapport sur la question berbère en Algérie (CMA).

En dernier lieu, il faut signaler la proportion importante de documentation comprise dans le fonds. Elle résulte, notamment, des échanges et relations entretenus avec les autres mouvements ou organismes. Outre la documentation «classique» reçue (communiqué, tract, revue, plaquette, publicité, ouvrage....), il est à noter la présence d'une collection quasi-complète de la revue de l'Académie berbère, association culturelle créée en 1966 autour de la personne de Mohand-Aârav Bessaoud, par de jeunes berbères des Kabyles pour la plupart, des intellectuels, des artistes et des journalistes, tous soucieux de remettre le tifinagh en usage. Rebaptisée Agraw Imaziyen («Assemblée berbère») en 1967, elle est finalement dissoute en 1978. L'Académie berbère proposa un alphabet standard sur la base des tifinagh diffusés au Maroc et en Algérie chez les Kabyles, les Touaregs et les Rifains dans le but de faire revivre une écriture vieille de plusieurs millénaires, et de transcrire l'ensemble des dialectes berbères. Périodiquement, et souvent en tifinagh, elle publiait la revue Imazighen.

Pour clore cette brève présentation du fonds, il faut encore mentionner la présence de nombreux supports particuliers, à savoir les documents audiovisuels (cassettes audio et vidéo, fichiers numériques, mp3, etc.), les fichiers informatiques, les produits de communication du type autocollants et affiches, les tissus et banderoles, etc. A titre d'exemple, on peut mentionner ici les caractéristiques du drapeau berbère. Emblème des Berbères, le premier drapeau est présenté dans les années 1970 par l'Académie berbère, déjà présentée ci-dessus. En 1998, Tamazgha et le CMA officialisent le drapeau à Tafira dans les Iles Canaries, autrefois peuplées par un ancien peuple berbère, les Guanches.

Le drapeau est composé de trois bandes horizontales (bleu, vert, jaune) de même largeur et de la lettre Z (aza en tifinagh) en rouge. Chaque couleur renvoie à un élément du Tamazgha, territoire correspondant à l'Afrique du Nord où vivent les Berbères : le bleu représente la mer Méditerranée et l'océan Atlantique ; le vert représente la nature et les montagnes verdoyantes, le jaune représente le sable du désert du Sahara. La lettre Z de l'alphabet tifinagh (le aza ou yaz) représente l'«homme libre» (amazigh en berbère et imazighen au pluriel) nom que se donnent les Berbères. Il est en rouge, couleur de la vie mais aussi couleur de la résistance. Le drapeau berbère symbolise donc le peuple amazigh vivant en harmonie avec sa terre, le Tamazgha.

État des lieux, prise en gestion.

Sans date  

[Travaux, état des lieux (mobiliers et matériaux), plans 1/50e (Office municipal HLM de Saint-Priest). ].

Contexte :
Sous-fonds du siège social (Espace des Brotteaux) > Service patrimoine (35 ml) > Établissements, dossiers particuliers : création, travaux, fonctionnement, transformations… > Foyer résidence de la Cordière à Saint-Priest

Mémoires du réseau associatif espagnol en régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur

2012  

Présentation des témoins de la campagne de la région Rhône-Alpes

Entretiens réalisés par Maëlle Maugendre et Aurélie Denoyer.

Sur les 21 personnes engagées dans le mouvement associatif en Rhône-Alpes, 18 ont, suite aux entretiens téléphoniques, accepté de livrer leur témoignage. De ce fait, seulement 15 personnes, représentant douze associations, ont pu faire le déplacement. Les entretiens ont eu lieu à Villeurbanne au siège de la fédération régionale de la FACEEF, haut lieu de lutte des associations espagnoles pour faire reconnaître leur présence dans la région et leur importance sociale auprès des autorités espagnoles.

La plupart des associations ont vu le jour dans les années 1960 et 1970, période à laquelle sont arrivés également une grande partie des Espagnols que nous avons pu interroger. Il n'est pas à douter que la création d'un réseau associatif dans la région Rhône-Alpes a accompagné la migration espagnole dite "économique" dans cette même région.

Les 15 témoins espagnols interviewés sont tous venus en France durant la décennie 1960-1970 et étaient soit des enfants accompagnant leurs parents, soit de jeunes adultes à la recherche d'une meilleure situation professionnelle. Nombreux sont ceux qui percevaient alors la France comme un eldorado où ils pourraient faire des économies avant de rentrer, trois ou quatre années plus tard, dans leur pays. La majorité a franchi la frontière munie d'un visa touristique, avant d'être régularisée après l'obtention d'un travail. Pour la totalité, cette migration, qui dans un premier temps devait être provisoire, s'est avérée définitive.

Si la motivation première était, pour la plupart, économique, la migration est bien souvent également politique. Parmi les 15 témoins qui ont été filmés, 5 signalent l'engagement républicain de leurs parents pendant la Guerre d'Espagne, et les conséquences que cela a pu avoir sur leur famille (première émigration au Maghreb par exemple, exil en France pour d'autres). Saluant la liberté d'expression française alors réprimée en Espagne nombre de ces émigrés espagnols ont choisi de profiter de ce droit et se sont engagés dans le milieu associatif espagnol en France et, parfois, dans les partis politiques et notamment au sein du Parti communiste espagnol en exil. Pour certains, cet engagement est antérieur à leur migration, et explique en partie celle-ci, pour d'autres, il date de leur arrivée en France et coïncide avec leur fréquentation des milieux associatifs espagnols émigrés. En l'occurrence, sur les 15 personnes interviewées, 10 ont milité ou militent dans des organisations de gauche (principalement communistes).

Présentation des témoins de la campagne de la région PACA

Entretiens réalisés par Federica Luzi et Éva Léger.

La campagne de Marseille a permis de recueillir la parole de 13 personnes, pour la plupart des émigrés dits "économiques". Seulement quatre femmes figurent parmi les témoins, ce qui ne reflète pas le caractère familial et mixte des associations de la région PACA. Deux d'entre elles sont de la deuxième génération.

L'association représentée la plus ancienne est le Cercle Català, créé en 1918, dont Francesc Panyella, son président depuis 1981, a décrit les nombreuses activités fortement imprégnées par l'histoire de l'Espagne, la culture et la lutte antifranquiste. La plupart des personnes interrogées ont adhéré, plus jeunes, au Cercle Català de Marseille où ils ont côtoyé des réfugiés politiques.

Dans les années 1970, l'envie est née pour les émigrés espagnols de créer un centre où ils pouvaient se réunir, transmettre la langue et la culture espagnoles à leurs enfants, d'où la naissance du Centro Español en 1978. Trois autres associations espagnoles sont représentées à travers ces témoins : le Hogar Español d'Aubagne, aujourd'hui disparu, représenté par José Lozano Tamarit; le Centro Andaluz de Marseille, association interne au Centro Español et la Casa regional de la Cultura de Castilla-la-Mancha, créée en 2004 à Châteaurenard.

Ces divers témoignages nous renseignent sur la complexité du réseau associatif en région PACA, les difficultés rencontrées par les migrants et notamment les militants politiques - pour créer des espaces associatifs d'échanges et de transmission.

En effet, l'influence de l'expérience des réfugiés politiques espagnols et des batailles politiques qu'ils ont menées est importante dans l'imaginaire que les interviewés ont des luttes. De plus, l'engagement politique individuel des interviewés semble déterminer clairement la façon dont les témoins pensent leur engagement associatif.

Ces récits rendent compte donc de l'investissement de chacun dans ces associations qui, pour la plupart, sont confrontées au problème du vieillissement des membres.

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Friche artistique - carrefour des rues Myrha et Cavé

2013  

La démolition des immeubles vétustes laisse place à des terrains qui restent à l'état de friche pendant des périodes très longues, voir plusieurs années. Dans le cadre de la Politique de la Ville, ces espaces sont mis à la disposition d'associations d'habitants pour des occupations éphémères : jardins partagés, espaces artistiques par exemple.

Sur cette friche, à l'angle des rues Myrha et Cavé, l'artiste Philippe Peryn a organisé une installation provisoire avec trois grands tilleuls déracinés et renversés, pour des ateliers de sculpture et une vision métaphorique à ciel ouvert.

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Khaled

1960-1990  

Khaled ou Cheb Khaled, de son vrai nom Khaled Hadj Brahim est né à Oran le 29 février 1960. Il est l'un des chanteurs a avoir popularisé la musique raï en France dans les années 1990. Le titre Didi sorti en 1992 est en effet le premier grand succès du raï en France.

« Les rois berbères », conférence-débat organisée par l'ACBVO en l'honneur au passage à la nouvelle année berbère (2952e) et animées par Moh Cherbi, professeur de kabyle, spécialiste de la littérature kabyle et chroniqueur littéraire sur Beur FM et Thierry Destot, écrivain [gazette « La Région de Pontoise », mercredi 16 janvier 2001, p. 7].

2001  
Contexte :
Publications de l'Association de Culture Berbère du Val d'Oise > Tracts, plaquettes, articles et revue relatives aux manifestations organisées par l'association (avec ou sans le concours de partenaires)
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Expulsion des travailleurs sans papiers - Boulevard Barbès

2010  

Les travailleurs sans papiers, en lutte pour leur régularisation, organisés par la coordination « C.S.P. 75 », après un an d'occupation de la Bourse du Travail de Paris, ont occupé durant une année les locaux désaffectés de la Caisse d'Assurance Maladie situés rue Baudelique dans le 18ème arrondissement. A la fin du mois d'août 2010, face aux pressions croissantes de la Préfecture de Paris et de la Mairie d'arrondissement, le mouvement décide d'interrompre l'occupation. Ils éviteront ainsi d'être évacués par une violence physique, traumatisante.

Création, fonctionnement…

[1970-1989]  

[Contrats de la MTE avec l'office HLM de la Loire, affaires sociales (résidents d'Andrézieux et de Saint-Étienne), conseil de maison, personnel, travaux, eau, assurances, association « Loisirs et amitiés » de Saint-Étienne. ].

Contexte :
Sous-fonds du siège social (Espace des Brotteaux) > Service patrimoine (35 ml) > Établissements, dossiers particuliers : création, travaux, fonctionnement, transformations… > Foyer d'Andrézieux-Bouthéon (Loire)

Dossiers constitués par la DAF sur chaque foyer, ils portent sur le fonctionnement quotidien des foyers et sont constitués de contrats d'entretien, de factures d'eau, etc. : Général-Frère, Inkermann, Meyzieu, Vaise, Pressensé, Rhin-et-Danube, Joannès-Vallet, Vénissieux, Béraudière, Andrézieux, Paul-Krüger, Monplaisir, Massenet, Claudius-Pionchon, Léon-Blum, Nicolas-Garnier, Parilly, ALHTRAM, Dauphiné, Capucins, Saint-Victorien, Montoison, Bismuth, Gerland, Arc-en-Ciel, Marhaba, Oasis, Lombard.

1968-1998  
Contexte :
Sous-fonds du siège social (Espace des Brotteaux) > Direction générale (53 ml) > Direction de l'administration et des finances (12 ml)

Comité de liaison et d'action des étrangers (CLAE) (fonds d'archives)

fin 1980-2003  

«Au moment de l'inventaire, les archives du CLAE étaient réparties entre le sous-sol (environ 45 mètres linéaires d'archives) et les bureaux. Les archives avaient été cotées selon un plan de classement établi par le CLAE (cote indiquée sur chaque carton ou classeur). L'inventaire qui suit est un récolement sommaire du fonds dans lequel certaines pièces sont analysées à titre d'exemples».

Aubert, Olivier (fonds d'archives)

Sans date  

Olivier Aubert est photographe-reporter et journaliste indépendant.

Suite à un reportage photo à la maison d'arrêt de la Santé en 1990, son travail s'oriente en grande partie sur l'immigration.

Auteur de nombreux articles sur l'immigration chinoise, le fonds d'O. Aubert se compose principalement de photos et de documentation sur la communauté chinoise, tant en France qu'à l'étranger (Europe, Afrique, Pays de l'Est, ...).

Nous avons mis en exergue uniquement les aspects de son travail concernant les étrangers en France et dans le monde, ce qui concerne au total huit cartons de documentation et plusieurs centaines de photos.

Association pour l'Enseignement et la Formation des Travailleurs Immigrés et leurs Familles de Paris (AEFTI 75) (Paris, Ile-de-France, France) (fonds d'archives)

1971-2001  

Le travail présenté ici ne couvre que les «archives historiques» se trouvant dans le local dédié aux archives, soit 8,5 ml sur les 50 ml repérés. Celles-ci avaient été placées dans des cartons de déménagement par l'ancienne comptable au moment de son départ.

Au moment de sa création, l'AEFTI 75 a repris une partie des archives de ses prédécesseurs. On trouvera donc ici traces de l'AEFTI originelle (et de ses composantes) et de l'AEFTI Île-de-France.

Au cours du transfert de l'AEFTI 75 de la rue de Montreuil vers la rue de Belleville, aucune destruction n'a été opérée délibérément, tout comme au cours du présent travail. Par contre, une inondation avait gravement endommagé une partie des archives anciennes, qui furent ainsi éliminées.

On trouvera ici, classiquement, des documents de la gestion administrative, du personnel ou du comptable de l'association. Plus rares sont les archives des différentes structures associatives témoignant de l'insertion des AEFTI dans leur réseaux associatifs et syndicales, ainsi que celles sur la conception et le déroulement de stages, documents parfois «anciens».

Centre d'histoire du travail (CHT) (Loire-Atlantique, Pays de la Loire, France) (fonds d'archives)

1905-[?]  

Plus d'une centaine de fonds d'archives de provenances diverses sont disponibles au CHT: fonds de militants ouvriers ou paysans, principalement du département de la Loire-Atlantique ; d'organisations syndicales locales (CGT-FO, CGT, CFDT, FDSEA, Paysans Travailleurs,...) ; d'organisations politiques ou syndicales nationales (Confédération nationale des syndicats de travailleurs paysans, Parti socialiste unifié).

Le CHT gère également le fonds «bibliothèque et périodiques» du Centre de documentation anarchiste (CDA), soit plus de 3500 ouvrages et 500 titres de périodiques.

Certains fonds concernent l'immigration en France :

Fonds de l'Association nantaise d'échange avec l'Algérie (AENA) Fonds du Groupement accueil service promotion du travailleur immigré (GASPROM)Fonds de la Ligue des droits de l'Homme -section du pays nantaisFonds du Parti socialiste unifiéFonds du Peuple et culture Loire-AtlantiqueFonds de l'Agence presse libération (APL) - La tribuneFonds du Centre d'histoire du travail (CHT) - DocumentationFonds de l'Union départementale CGT - Loire AtlantiqueFonds de l'Union locale CGT Nantes (Loire-Atlantique)Fonds de l'Union départementale de la CFDT Loire-AtlantiqueFonds de Christophe PatillonFonds de Robert BillouxFonds de Marc BlanchardFonds de René BourrigaudFonds de Jean-Charles CanonneFonds de Chiche ! NantesFonds de Nicolas FaucierFonds de Leroy/JudasFonds de LoiretFonds de Jacques OmnesFonds de Paul MalnoeFonds de la Fédération du parti socialiste de Loire-AtlantiqueFonds de François PreneauFonds de Danièle Rouzière
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Orloff, Nicolas

 
Guerre franco-allemande (1870-1871) ; Guerre de Crimée (1853-1856) ; Alliance franco-russe (1894) ; Diplomatie ; Militaire

A Ta Turquie1989-2006 (fonds ouvert)

1985-[2009]  

Le fonds comprend les archives d'administration et de fonctionnement de l'association (procès-verbal d'assemblée générale, rapport d'activité, adhésion, comptabilité, subvention...) ainsi que tous les documents relatifs à ses activités (bulletin, revue, étude, rapport, traduction, revue de presse, exposition, ...), de la correspondance et, enfin, de la documentation.

Association de parents d'élèves et de familles espagnoles (APAFE) (fonds d'archives)

1976-2005  

Les archives de l'APAFE sont rédigées en espagnol et en français et comprennent aussi bien des rapports et projets d'activités que des affiches, des notes, des factures et des tracts.

Il est à noter qu'une partie des archives est conservée chez les membres du conseil d'administration (documents administratifs, comptables sur les cours et les fêtes).

C dans l'air

2002-2014  

Magazine quotidien d'actualités et de débats, présenté par Yves Calvi, diffusé en fin d'après-midi et qui accueille des spécialistes des questions abordées. Pour l'immigration, on peut trouver des émissions sur la fermeture du centre de rétention de Sangatte fin 2002 ; les harkis ; la création du ministère de l'immigration et de l'identité nationale par Nicolas Sarkozy en 2007 ou plus récemment l'affaire Léonarda (2013). Parmi les invités pour cette thématique, on peut citer la politologue Catherine Withol de Wenden, la démographe Michèle Tribalat ou encore le constitutionnaliste Guy Carcassonne.

Nass El Ghiwanne

9 mars 1979-25 février 1982  

Le dossier de l'artiste Nass El Ghiwanne est divisé en deux pochettes. La première rassemble tous les documents de type administratif : un contrat d'engagement par l'intermédiaire de l'Association de soutien aux travailleurs migrants (ASTM), un décompte de TVA émis par le Théâtre du Chêne noir d'Avignon et divers courriers de l'Association départementale pour l'accueil des travailleurs immigrés (ADATI), de la Maison des cultures d'Angers, du Centre d'animation Le Donjon, du Festival de la chanson de Rennes, du Centre culturel de Montreuil et des "Jongeren Tegen Racisme" d'Amsterdam. La seconde pochette concerne tout ce qui a rapport à l'activité de l'artiste, comme des affichettes de promotion, un petit dossier et des coupures de presse.

Contexte :
Carrière en tant qu'agent d'artistes et organisateur de spectacles > Artistes

Africultures : La revue des cultures africaines / Africultures. 1997-..

1997-..  

Bibliothèque Abbé Grégoire de Blois: {mar-2003 -.}

Bibliothèque municipale d'Angers: cote DL BP840{no. 82, 2010 -....}

Bibliothèque municipale de Bordeaux: cote P 4039 {no. 1, oct-1997 -....}

Bibliothèque municipale de Lyon: cote 955096 {no. 1, 1997 -....}

Bibliothèque municipale de Reims: cote PER XIII 42 {2003 -....}

Bibliothèque municipale de Toulouse: cote P1517 {2003 -....}

Bibliothèque nationale de France Tolbiac (BNF): Haut-de-jardin - Littérature et art - Salle G - Périodiques

GENE Afri cult {n°24 (2000, janv.)-...}

Bibliothèque nationale et universitaire (Strasbourg): cote A.503.654 {no. 62, 2005 -....}

Bibliothèque Sainte Geneviève (Paris):cote 8 AE SUP 7073 {no. 1, 1997 -....}

Bibliothèque universitaire Les Cerclades (Cergy Pontoise): cote P0934SH {no. 1, 1997 -....}

Bibliothèque universitaire d'Evry:cote 700 AFR{no. 74, 2009 -....}

Bibliothèque universitaire de Lille 1: cote XP101 {1998 -....}

Bibliothèque universitaire centrale de RennesII : cote RP 363 [Fonds luso-africain] {no. 1, 1997 -....}

Centre de documentation du cinéma (Clermont-Ferrand): {no. 1, oct-1997}

Centre interculturel de documentation (Nantes): {no. 1, 1997 - no. 25, 2000 ; mq 1998 (n°8 et 11), 1999 (n°15)}

Maison des Sciences de l'homme d'Aquitaine. Bibliothèque (MSHA) (Pessac): {no. 24, 2000 -....}

Médiathèque Raphaël Barquissau (Saint-Pierre, La Réunion): {no. 1, 1997-....}

Médiathèque Benoîte Boulard (Le Port, La Réunion):{no. 1, 1997 -....}

Université de Metz. Service commun de la documentation. Direction et services centraux: cote WP162 {no. 82, 2010 -....}

Université de la Réunion. Service commun de la documentation. Droit-Lettres-Sciences humaines (Saint-Denis): cote 39(0)AFR {no. 1, 1997 -.... ; mq n° 2,3 (1997)}

Contexte :
1991-2000 > 1997

Création, fonctionnement… Depuis 1972

1972-1978  

[Projet d'édification d'un foyer hôtel de 300 chambres pour travailleurs isolés au sud-est de la zone industrielle sous l'égide préfectorale (Service de liaison et de promotion des migrants, cabinet du préfet), par l'Office départemental HLM (maître d'œuvre) et la MTE (conseiller et gestionnaire), avec le concours de l'Association des industriels de la région de Meyzieu ; Conseil général (subventions) ; modification du projet initial (cabinet d'architecte) ; descriptif des lieux et devis. 1972

Déclaration à la Préfecture ; convention 1 %, réservation de chambres par les employeurs auprès de l'OPHLM (correspondance, tableaux par nationalités et par entreprises) ; améliorations (travaux) ; sécurité incendie (plans d'architectes) ; Fonds d'action sociale (questionnaire sur le fonctionnement du foyer ; subventions…). 1973

Installations et convention de location avec l'Office public départemental HLM du Rhône ; aménagements, équipements mobiliers, avancement des travaux (plans parcellaires). 1973-1974

Animation, cours d'alphabétisation : société L'Enseignement professionnel du Rhône, chargée par la MTE d'assurer les cours d'alphabétisation financés par le FAS et « l'Association des industriels de la région de Meyzieu ». 1973-1974

Fonctionnement : discipline (notamment incident entre l'aide gérant et les résidents turcs), personnel ; comptes prévisionnels de gestion, prévisionnel des frais de fonctionnement. 1974

Assurances, y compris pour d'autres centres du Rhône et de la Loire, gérés par la MTE : Notre-Dame des Sans-Abri, rue Chaponnay, à Lyon ; foyer hôtel de l'avenue Général-Frère à Lyon 8e ; foyer hôtel de la rue Nicolas-Garnier à Villeurbanne ; foyer hôtel d'Andrézieux-Bouthéon ; foyer hôtel de la Ricamarie. 1974-1976

Office public d'aménagement et de construction du département du Rhône : décomptes de la redevance trimestrielle due par la Maison du Travailleur Etranger pour le foyer de Meyzieu suivant la convention du 27 juin 1972 ; quittances ; tableaux d'amortissement… 1974-1978..].

Contexte :
Sous-fonds du siège social (Espace des Brotteaux) > Service patrimoine (35 ml) > Établissements, dossiers particuliers : création, travaux, fonctionnement, transformations… > Foyer résidence de Meyzieu, Saint-Priest et autres

Publications et enquête sociologique « Algérie » (années 1960-2000).

[1960]-[2000]  

* Publications d'AS (ouvrages, revues…) :

Mutations d'identité en Méditerranée du Moyen-Age à l'époque contemporaine, sous la direction d'Henri Bresc et Christiane Veauvy, Paris, Éditions Bouchène, 2000 + abstracts de l'article d'AS « Colonisation, viticulture et émigration en Algérie » + courriers et cartes de visite des auteurs de l'ouvrage à Rebecca Sayad.

Revista brasileira de ciencias sociais, n°17, octobre 1991 : article d'AS « Una probeza exotica : a imigração argelina na França ».

R. Basagana et AS, Habitat traditionnel et structures familiales en Kabylie,...

AS, La Double absence, Paris, Seuil, 1999 + épreuves dactylographiées de l'ouvrage + liste de noms de l'Association des amis d'AS + correspondance entre Rebecca Sayad et les éditions du Seuil + plaquette de promotion de l'ouvrage.

A. Gillette et AS, L'Immigration algérienne en France, Paris, Entente, 1984.

* Articles dactylographiés et manuscrits « de culture des immigrés et de ses fonctions idéologiques » ou « les usages sociaux de la culture des immigrés ».

* Enquête sociologique « Algérie » : Commissariat national à l'informatique d'Algérie, listings numériques avec courrier explicatif de transferts de données à Paris pour AS ; enquête sociologique sur le logement en Algérie ; cahiers d'enquêtes. Années 1960-1970.

Contexte :
Caisse rouge « PUBL. + ENQ. »

Comité national pour les musulmans français (CNMF) (fonds d'archives)

1930-2009  

Le fonds porte essentiellement sur le travail quotidien et administratif du CNMF, et peu sur les prises de décisions dont on perçoit surtout les conséquences pratiques. Logiquement, c'est la période suivant l'indépendance de l'Algérie jusqu'à ce qui semble être une départementalisation de l'encadrement étatique des Harkis qui est la mieux représentée ici. Par exemple, on n'y trouve pas de trace d'Alexandre PARODI.

Entre guillemets figurent les titres portés sur les cartons ou chemises par le CNMF lors de ses déménagements successifs. Certains cartons et chemises n'ayant pas été ouverts depuis, d'autres ayant été réutilisés plusieurs fois depuis, nous n'avons laissé que les mentions nous paraissant encore pertinentes.

Direction des forêts

1853-1960  

Voir les dossiers relatifs à la main-d'œuvre dans les archives de l'Office national des forêts. Voir aussi le versement 19980378 au sujet des conventions d'occupation des champs de tir et aérodromes par l'autorité militaire et par l'armée anglaise de maisons forestières ou de terrains domaniaux dans l'intérieur et aux abords des forêts soumises au régime forestier

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Kamel Hamadi

1960-1990  

Né le 22 décembre 1936 à Aït Daoud (ex-Michelet en Grande Kabylie), Kamel Hamadi, de son vrai nom Larbi Zeggane, est l'un des plus grands auteurs-compositeurs-interprètes de l'immigration algérienne en France.

A la fin des années 40, cet ancien tailleur voit sa vie bouleversée par sa rencontre avec Slimane Azem, maître de la chanson kabyle, qui lui donne « envie de chanter ». Il commence par écrire des poèmes : au fil des rencontres, il sera recruté par Radio Alger qu'il intègre à l'age de 17 ans. Da Kamel enregistre de nombreuses opérettes, ainsi que plusieurs émissions enfantines. Il y fera la connaissance de Noura sa future épouse qui deviendra l'une des plus grandes chanteuses algériennes, régulièrement accompagnée de l'orchestre de Mustapha Skandrani. Ils feront tous les deux le voyage pour Paris en 1959 à l'occasion d'une série d'enregistrements pour la maison de disque Teppaz.

Il développe sa carrière en France. Il travaille pour Pathé Marconi et avec El Habib, il collabore aux plus belles chansons de son épouse. Ce duo d'auteurs compositeurs est à l'origine de Ya Rabi Sidi, (Oh mon Dieu) adaptation d'une chanson traditionnelle sur le départ d'un fils pour la France. Il s'est mis au service de nombreux chanteurs maghrébins, dont Karim Tahar, Saloua ou Hadj M'hamed El Anka. Kamel Hamadi a surtout écrit des chansons kabyles pour son épouse en poursuivant lui-même une carrière de chanteur. Ses thèmes de prédilection sont la vie quotidienne des Algériens, les chansons d'amour ou même l'exil. Ainsi, il chantera en duo, avec d'autres égéries de l'immigration comme Hnifa (Yidem Yidem, 1951), ou Cheikh Nordine.

Les chansons de son répertoire portant sur l'ghorba (l'exil) sont nombreuses : El hak bel Rekba (L'Argent du voyage), Ya Ghorba (L'Exil), ou Rouh Rouhal (Pars, que Dieu te facilite l'exil) chante la nostalgie, la séparation mais aussi les difficultés pour immigrer en France. Son travail de poète et de mélodiste contribue grandement à l'obtention par Noura du premier disque d'or d'une chanteuse algérienne en France (1 million d'exemplaires chez Pathé Marconi) en 1971. Celui qui a plus de 500 chansons à son répertoire vit aujourd'hui, comme toujours entre la France et l'Algérie. 

Sources : Extrait de la biographie de Kamel Hamadi par Naïma Yahi