Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) (1942-1943)

Entre le 1er janvier 1942 et le 31 décembre 1943  

Le groupe des Francs-tireurs et partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) est créé en 1942 en région parisienne. Il regroupe une partie des résistants étrangers menant la lutte armée durant la Seconde Guerre mondiale. A sa création, le groupe est dirigé par Boris Holban, Karel Stefka et Olaso Piera, puis en 1943 par Missak Manouchian dit Georges. Il se développe ensuite et se répartit en différents groupes dont le bataillon Liberté (Grenoble), la 35e brigade (Toulouse), le bataillon Carmagnole (Lyon-Villeurbanne) et le groupe Manouchian (Paris).

Chaque groupe suit une répartition par détachements. Sont représentés les Hungaro-Roumains (1er détachement), les Juifs (2e détachement), les Italiens (3e détachement), les dérailleurs (4e détachement) complétés par deux équipes de Bulgares et d'Espagnols. Les FTP-MOI disposent également d'un service de renseignement préparant les actions armées en amont par la recherche d'objectifs et le repérage des lieux. Le groupe déploie sur le territoire des offensives armées suivant la stratégie dite « boule de Mercure ». Cette technique vise à organiser une offensive selon l'action simultanée de différents petits groupes extrêmement mobiles afin de faire croire à une organisation de grande importance. L'une de leur action la plus connue est l'assassinat, le 28 novembre 1943, du général SS Julius Ritter qui supervisait les réquisitions d'ouvriers français pour l'industrie allemande par le biais du Service du travail obligatoire (STO).

Saliou Dia, septième partie. Le retour en France en 1999 et ses actions de bénévole dans les associations campinoises.

1AV 520 , 2012 - 2012  

Il travaille puis s'installe à Champigny-sur-Marne. Il raconte l'obtention d'un appartement auprès du bailleur Paris-habitat avant de faire venir sa famille dans le cadre du regroupement familial. Il décrit la répartition entre bailleurs entre Champigny et Villliers-sur-Marne. Il détaille les premières actions comme médiateur au Bois l'Abbé : le repas partagé. Au départ, le repas est initié par la section à Champigny de l'UTSF créée en 1984 puis est reprise par le collectif Communautés africaines du Val-de-Marne. En juin 2002, il créé une autre association Solidarité africaine pour pérenniser le travail de médiation.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Saliou Dia, habitant de Champigny-sur-marne, d'origine sénégalaise, entretien sur son parcours de migrant et de militant associatif : entretien filmé (2012).

Hugo Guerra, dernière partie.

1AV 328 , 2009 - 2009  

Hugo Guerra détaille les actions entreprises comme coordinateur social : l'écoute sur le terrain, le constat des problèmes, les liens avec l'OPAC de Paris, propriétaires des terrains et des logements. Il parle des relations difficiles avec les jeunes, les squats d'halls d'immeubles, l'investissement des adultes. Il parle de la génèse de la maison pour tous inaugurée en 2009 après 20 ans de projet. Parmi les autres missions, il aide à la création d'une association de femmes relais. En 2006, il devient le responsable de la mairie annexe de Champigny au Bois l'Abbé. Il décrit la difficulté du travail, l'instruction des dossiers administratifs pour des personnes en situation irrégulière ou en grande difficulté. Il compare l'accueil fait aux migrants en France avec d'autres pays européens.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le Bois l'Abbé à Champigny-sur-Marne > Hugo Guerra, témoignage sur son parcours de migrant d'Argentine à son installation à Saint-Maurice puis Champigny-sur-Marne et sur son travail à l'accueil des migrants à Champigny-sur-Marne à l'office municipal des migrants et comme coordinateur social sur le quartier du Bois l'Abbé : enregistrement filmé (2008-2009).

Khanh Hoi Nguyen, témoignage sur son parcours de migrant : enregistrement filmé (2009).

1AV 377-380 , 2009 - 2009  

Né en 1931 à Saigon, il arrive en France en 1948 à l'âge de 17 ans. Accueilli par son oncle, interprète dans l'armée. Il assiste à des réunions politiques avec des Vietnamiens trotskistes rue Grégoire de Tours et donne des cours de soutien en mathématiques aux ONS (ouvriers non spécialisés) fréquentant le lieu. Il raconte le sort des ONS venus du Vietnam réquisitionnés par le gouvernement français pour remplacer les ouvriers partis au front. En 1949, après le baccalauréat, il s'inscrit à l'école de radio télévision ORT à Montreuil. Il suit des cours d'économie au conservatoire national des arts et métiers puis en 1952, l'école nationale d'aviation civile à Orly. Il fait toute sa carrière de 1962 à 1991 à IBM.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Parcours de migrants > Migrants d'originie vietnamienne

Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) (collection numérisée de périodiques)

01/01/48-01/09/52  

La présente collection du journal Droit et liberté ne commence pas exactement au premier numéro. En effet, bien que le premier numéro de la série consultable sur le catalogue Odysséo soit non daté, puis suivi d'un numéro un, il s'agit en fait d'une nouvelle série. Les numéros exacts sont ceux indiqués entre parenthèses. A partir du numéro 34 de septembre 1949, Droit et liberté devient un organe du MRAP.

L'instrument de recherche est structuré de la manière suivante :

Le premier niveau de l'arborescence contient les numéros publiés avec le sous-titre le grand hebdomadaire de la vie juive. Les numéros paraissent alors les premiers et quinze de chaque mois. Ceux contenus dans le deuxième niveau ont été publiés avec la même fréquence et avec le sous-titre fondé dans la clandestinité.

A partir du numéro du 29 octobre 1949, la parution devient hebdomadaire. Le sous-titre du journal devient contre le racisme et l'antisémitisme, pour la paix. Les documents sont séparés dans l'arborescence par année.

Moïse Ferreira, quatrième partie.

1AV 271 , 2008 - 2008  

Moïse Ferreira parle des grèves en 1968 et 1984. Il s'est syndiqué mais n'a jamais fait grève. Il parle des relations avec les ouvriers qu'il a formés. Il fait le coiffeur au bidonville après le travail et le dimanche. En 1963, il déménage sur le Plessis-Trévise et occupe un terrain de son entreprise Cayette où il construit une baraque. Il y vit avec son père jusqu'en 1966.

Contexte :
Entretiens réalisés par les Archives départementales > Le bidonville de Champigny-sur-Marne > Habitants du bidonville > Moïse Ferreira, témoignage sur le bidonville de Champigny-sur-Marne. Né au Portugal en 1933, il vient en France en 1959 et vit au bidonville jusqu'en 1963 : épreuves de tournage (2008).