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Jean et Josée Frouin

  • Cote :

    FRGNQ_V_001_012_007

  • Date :

    2014

  • Description physique : Document audiovisuel. 00:59:46:00 - 01:08:01:02

  • Biographie ou histoire :

    Jean et Josée Frouin sont nés respectivement en 1934 et 1937. Ils se marient en 1958. Jean Frouin s'initie au militantisme dans des mouvements catholiques, il s'investit aussi d'un point de vue syndical. Dans les années 1960, ils s'engagent ensemble auprès des populations immigrées des bidonvilles à Meudon, puis à L'Hay-les-Roses pour l'amélioration des conditions de vie, la sensibilisation des riverains et des pouvoirs publics. Josée Frouin est particulièrement active auprès des femmes du bidonville ; en parallèle, elle milite à la FCPE pour aider les enfants des bidonvilles à intégrer les structures scolaires. En 1968, elle met en place un cours d'alphabétisation à destination des femmes à Chevilly-Larue. Jean Frouin s'engage alors dans les mouvements de mai 1968. Pendant les années 1970, Josée Frouin continue à militer à FCPE et Jean Frouin s'engage politiquement au PSU. Puis ils militent ensemble contre le Front national et créent un collectif anti-raciste qui met en place une permanence d'aide juridique et d'accueil pour les sans-papiers. Ils reprennent par la suite la section de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) de Fresnes, puis créent celle de L'Hay-les-Roses. En 1988-1989, ils créent la fédération du Val-de-Marne de la LDH. En 2014, au moment de l'entretien, ils militent tous deux à la LDH, Jean Frouin plus particulièrement comme responsable de la commission logement de la LDH.

  • Modalités d'entrée :

    Entretien réalisé par Laurence Bourgade des Archives départementales du Val-de-Marne à la maison des syndicats de L'Hay-les-Roses le 7 avril 2014.

  • Présentation du contenu :

    Pendant les événements de mai 1968, Josée Frouin a hébergé des enfants chez elle pendant que les femmes faisaient la grève. Elle raconte avoir été frustrée de ne pas participer aux manifestations car elle considère ces moments comme particuliers, plein d'élan et de solidarité. Jean Frouin rentre au CNRS à la Sorbonne en 1968, il est alors au cœur des agitations. Avec des amis, ils tiraient des tracts eux-mêmes dans le sous-sol d'un immeuble. Il évoque cette période d'effervescence en France et avoue avoir eu une véritable prise de conscience, notamment sur la condition des femmes.