Triangle bleu (fonds d'archives)

  • Date :

    1919-2005

  • Description physique :

    Nombre d'unités de niveau bas : 177

    Genre/Carac. phys. : Document d'archives

  • Nature du contenu : Recherche détaillée
  • Présentation du contenu :

    Réfugiés en France à la fin de la guerre civile, ce sont 450 000

    Estimation de l'ambassade d'Espagne à Paris.

    Espagnols républicains (militaires et civils) qui passent la frontière entre janvier et février 1939. Mais cet exil a débuté dès le déclenchement de la guerre civile en 1936, au moment où les franquistes ont fermé la frontière française à l'ouest des Pyrénées. Pour faire face à cet exode massif et précipité, les autorités françaises les placent dans des camps dans le sud de la France, appelés “ camps de concentration ”. “ Le terme camp de concentration peut choquer ; il est couramment utilisé dans les documents administratifs de l'époque, et le ministre de l'Intérieur, Albert Sarraut, l'emploie dans un sens “ lénifiant ” lors de sa conférence de presse au début de février 1939 : Le camp d'Argelès-sur-Mer ne sera pas un lieu pénitentiaire, mais un camp de concentration. Ce n'est pas la même chose. ”

    Cité par Dreyfus-Armand, Emile Témime, in Les camps sur la plage, un exil espagnol, Autrement, 1995, p.20-21.

    Le gouvernement est également favorable aux départs pour d'autres pays, mais qu'ils s'agissent de l'URSS, de la Grande-Bretagne ou des pays d'Amérique latine, ils doivent passer au travers de quotas et de sélections souvent très stricts. Au total, ce sont environ 20.000 Espagnols qui choisissent de quitter la France, dont plus de 15.000 pour l'Amérique latine. Pour sortir des camps, les autorités françaises proposent également aux internés le retour dans l'Espagne franquiste. Ceux-ci lui sont dans la plupart des cas enrôlés dans la Légion, puis plus tard, dans les bataillons de marche ou les Compagnies de travailleurs étrangers (CTE), pour édifier des fortifications du front, comme sur la ligne Maginot.

    Faits prisonniers par la Wehrmacht en 1940, ils sont déportés en majorité dès la deuxième moitié de 1940 dans le camp de Mauthausen

    Localisé en Autriche, à 20 km de Linz, le camp de Mauthausen est créé le 8 août 1938 et libéré le 5 mai 1945 par la 11ème division blindée US, avec la collaboration de la résistance organisée à l'intérieur du camp. Il compte 49 camps annexes permanents (comme Gusen) et 10 kommandos ayant existé pour quelques semaines seulement.

    . D'autres Espagnols sont encore livrés par la police de Vichy, arrêtés comme résistants, et ils sont répartis après 1942 entre différents camps nationaux-socialistes, les femmes étant déportées essentiellement à Ravensbrück

    Situé près de Furstenberg, dans le Nord de l'Allemagne, le camp de Ravensbrück est créé en 1938 et libéré le 30 avril 1945, par l'Armée Russe. Il compte 31 camps annexes et kommandos extérieurs.

    . Nous savons que plus de 7.000 Espagnols sont déportés à Mauthausen

    Fabréguet, Michel, Mauthausen. Camp de concentration national-socialiste en Autriche rattachée (1938-1945), Honoré Champion, 1999. La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) recense 6.737 républicains espagnols déportés à Mauthausen en tant que “ triangle bleu ”.

    (2.000 survivront), car ils sont comptabilisés par nationalité. Déchus de leur nationalité espagnole par Franco, ils portent le triangle bleu des apatrides, avec en son centre un S pour Rot Spanier (rouge espagnol). Cependant, tous les Espagnols ne sont pas recensés comme tels, que ce soit à Mauthausen ou dans d'autres camps. Ainsi, les Espagnoles déportées à Ravensbrück portent le triangle rouge des prisonniers politiques. Elles sont en effet considérées comme des résistantes françaises, ce qui rend difficile toute estimation.

    D'autres Espagnols sont également enrôlés comme travailleurs forcés par l'organisation Todt, entreprise publique du IIIe Reich

    En 1942, après la mort de Fritz Todt, fondateur de l'entreprise, le groupe est retiré du contrôle militaire et devient une partie du gouvernement central , sous la direction d'Albert Speer.

    . On estime qu'en 1944, 191.000 étrangers travaillaient en France à la construction du Mur de l'Atlantique pour l'organisation Todt. Au total, 15.000 Espagnols réfugiés en France et livrés par la police française ont été internés dans des camps de travail Todt.

    Les évaluations actuelles des historiens espagnols tournent autour de ces deux chiffres : 40.000 Espagnols capturés, 30.000 déportés.

    En 2004, Génériques et Triangle Bleu ont décidé de travailler en partenariat afin de reconstituer l'histoire des républicains espagnols déportés de France vers les camps de concentration nazis. Afin de faciliter le travail des chercheurs et la diffusion de cette histoire auprès d'un public plus large, nous avons entrepris le recensement et la sauvegarde des archives privées des républicains espagnols déportés et travailleurs forcés. Nous avons également recueilli les témoignages oraux d'anciens déportés et de leur famille, qui ont été retranscrits et analysés dans un rapport, disponible sur demande. Outre l'édition d'une plaquette d'information sur la trajectoire des déportés espagnols, nous avons réalisé la traduction de Els Catalans als camps nazis, livre pionnier de Montserrat Roig, romancière et journaliste. Publié en 1977 en catalan et l'année suivante en espagnol, ce livre fait depuis l'objet de nombreuses rééditions en catalan et en espagnol, mais il n'avait jamais été publié en français. Ce livre a été écrit à partir d'une cinquantaine de témoignages recueillis entre 1974 et 1976.

    Libérés en avril et mai 1945, les déportés de Ravensbrück et de Mauthausen regagnent progressivement leur pays, leur vie. Sauf les Espagnols, dont le retour en Espagne est rendu impossible par la dictature franquiste. Que peuvent-t-ils rapporter de plus de leur captivité que leur nouvelle liberté, chèrement acquise ? Des vêtements, quelques objets, voilà tout ce qu'il leur reste comme traces tangibles, en dehors de leurs séquelles physiques. Le cas des photos de Mauthausen soustraites aux nazis par les Espagnols est un cas unique, que nous développons plus loin.

    Le parcours singulier des républicains espagnols transparaît dans la nature de leurs archives. En effet, acteurs des événements, que ce soit pendant la guerre d'Espagne, à la libération du camp ou lors de leur retour en France, ils produisent et possèdent des archives. Au contraire, prisonniers, enfermés dans des camps en France et en Allemagne, tout leur est confisqué, ils ne possèdent plus rien (exception faite de la “ presse des sables ”

    Geneviève Dreyfus-Armand, Emile Témime, Les camps sur la plage, un exil espagnol, Autrement, 1995, p.103.

    diffusée dans les camps français). Or sans archives, pas d'histoire. Dès lors, comment étudier la déportation des républicains espagnols, sur quels matériaux appuyer les travaux de recherche ?

    Cette question a sous-tendu tout le travail de Génériques et Triangle bleu, dont l'essentiel a consisté à repérer et à inventorier les fonds d'archives d'anciens déportés espagnols et de leur famille, ainsi que de documentaristes ayant travaillé sur cette thématique. Nécessaire complément à tout travail sur l'histoire du temps présent, nous avons également procédé à la constitution d'un fonds d'archives orales. Afin d'orienter les recherches du public, nous proposons en outre une liste des sources conservées dans des centres d'archives publiques et privées.

    Un contexte tendu : l'affaire Marco

    Les témoins directs sont de plus en plus rares et un climat de méfiance et de prudence règne depuis l'affaire Marco, qui a provoqué un scandale international à la suite duquel nous avons dû annuler notre projet de partenariat avec l'Amicale espagnole du camp de Mauthausen et autres camps nazis, dont Enric Marco était président. “ Pendant un quart de siècle, Enric Marco a porté la parole des anciens déportés espagnols. Jusqu'à ce que l'imposture éclate au grand jour : il n'a jamais connu les camps nazis. Un scandale qui secoue un pays où la mémoire de la Seconde Guerre mondiale est largement occultée. ”

    François Musseau, Libération, 17 juin 2005

    Si ce scandale a ralenti nos travaux pendant une courte période, il a cependant permis de mettre en lumière l'importance des sources d'archives et de leur nécessaire confrontation. Dans chaque fonds de déportés, les photos, les certificats et les courriers ne laissent pas planer de doutes sur la réalité de l'exil et de la déportation des témoins. Ces sources, croisées avec celles conservées dans les centres d'archives publiques et les témoignages oraux que nous avons recueillis apportent les matériaux nécessaires à l'écriture d'une histoire qui est encore à faire. Conscients des enjeux révélés par l'affaire Marco, nous avons ouvert un fonds d'archives sur l'affaire Marco, alimenté par les échanges entre deux anciens dirigeants de l'Amicale espagnole.

    La question des témoignages oraux

    Ainsi, le contexte de cette recherche doit être lui-même source d'interrogation, d'analyse. “ Le témoin porteur d'une expérience, fût-elle unique, n'existe pas en soi. Il n'existe que dans la situation de témoignage dans laquelle il est placé ”

    Annette Wiervorka, L'ère du témoin, Pluriel histoire, Hachette, 2002, p.111

    . A ce titre, le fonds de Llibert Tarrago, en tant que fondateur de Triangle bleu, apporte un éclairage précieux sur les origines du présent projet. Une réflexion sur la production même des différents témoignages est nécessaire : certains déportés ont témoigné lors d'émission à la radio ou la télévision, dans des livres, ou ont parfois écrit leur histoire. Des différences peuvent apparaître, par exemple, selon que l'entretien se déroule en français ou en espagnol. Il serait donc intéressant d'étudier la langue de l'échange entre témoins et amis de déportation, avec leur famille, les historiens, dans quelle(s) langue(s) ils tiennent leurs journaux intimes et cahiers de notes.

    Il est également nécessaire de s'interroger sur le but de leur témoignage. Il n'est pas inutile de rappeler que témoin et martyr proviennent de la même racine grecque “ martur ”. Un martyr est celui qui “ porte témoignage ”, il porte jusque dans sa chair la preuve de son récit. Il ne faut pas négliger qu'aujourd'hui, “ ce n'est plus la nécessité interne seule, même si elle existe toujours, qui pousse le survivant de la déportation à raconter son histoire devant la caméra, c'est un véritable impératif social qui fait du témoin un apôtre et un prophète ”

    Idem, p.171

    .

    Le chercheur doit user de toute sa rigueur scientifique pour faire l'analyse des archives orales, mais en ne perdant jamais de vue qu'il ne travaille pas sur un document, fut-il “ document vivant ”, mais avec des personnes, à qui il doit un grand respect, car leur plus grande inquiétude est “ celle d'être dépossédé de ?leur? histoire par quelqu'un d'extérieur à l'expérience et qui prétend précisément la raconter ”

    Idem, p.132

    . Il ne faut pas tomber dans le travers de “ cette catégorie d'historiens qui traque les migrations du témoignage, mesure les écarts avec la “ vérité ”, sans jamais essayer de comprendre à quoi ils correspondent dans l'évolution psychologique du témoin et dans celle de la conscience collective ”

    Idem, p.66

    .

    Archives privées

    Nous avons inventorié neuf fonds d'archives privées :

    • Fonds de déporté-es : Neus Catala, Juan de Diego, José Perlado, Manuel Razola, Joan Tarrago ;
    • Fonds de documentaristes : Mariannick Bellot, Patrick Coupechoux ;
    • Fonds documentaires : Llibert Tarrago et affaire Marco.

    Les fonds des déportés sont composés des documents qu'ils conservent depuis la guerre d'Espagne, qu'il s'agisse de photos, de courriers échangés lors de leur retour en France avec leur famille et d'anciens déportés, de leurs écrits sur leur expérience de la déportation ou encore d'objets rapportés de leurs “ pèlerinages ”

    Expression employée par les anciens déportés et leur famille

    à Mauthausen.

    Les fonds de documentaristes comprennent les notes, les rushs d'entretiens et parfois la documentation rassemblée au cours de leur enquête. Le fonds de Mariannick Bellot comprend ainsi une importante documentation, constituée dans le cadre du reportage Les Travailleurs forcés du Mur de l'Atlantique

    Radiodiffusé en juin 2003 sur France Culture, dans l'émission “ La fabrique de l'histoire ”

    . Cette enquête a pour origine l'expérience de la journaliste dont le grand-père, Juan Somarriba, a été interné dans un camp Todt. Ses interrogations sur les difficultés rencontrées par son grand-père lors de ses demandes de réparation pour son internement dans des prisons et camps de punition de l'organisation Todt (OT) ont été à l'origine de ce travail. Patrick Coupechoux, journaliste également, a publié en 2003 Mémoires de déportés : histoires singulières de la déportation

    Editions La Découverte, 2003.

    . Au cours de ses recherches, il a rencontré deux Espagnols déportés (Vicente Torres Ruiz déporté à Buchenwald, Mariano Constante à Mauthausen). Il a déposé dans les locaux de Génériques les enregistrements, synthèses et notes des entretiens qu'il a réalisés.

    Il nous a paru nécessaire d'offrir aux chercheurs la possibilité de consulter un fonds documentaire dédié à la question de la déportation des Espagnols. C'est pourquoi nous avons inventorié les archives de Llibert Tarrago, fils de déporté et initiateur de Triangle bleu. Ce fonds présente un double intérêt, car il ne s'agit pas uniquement d'un fonds documentaire, mais également du fonds d'un fils de déporté, comportant ses souvenirs, ses interrogations sur son héritage.

    Archives orales

    “ Bien qu'il n'existe pas de définition légale, les chercheurs en sciences sociales s'accordent à constater que l'appellation “ archives orales ” désigne les témoignages recueillis dans un but de documentation scientifique et/ou dans un souci patrimonial ”

    Les “ archives orales ” : rôle et statut, Georgette Elgey, avis et rapports du Conseil économique et social, éditions des Journaux officiels, Paris, 2001.

    . Afin de répondre à cette exigence de rigueur scientifique dans la constitution d'un fonds d'archives orales, nous avons défini une problématique, puis sélectionné un échantillon de témoins.

    Nous avons souhaité les interroger sur le retour en France des déportés espagnols, leur intégration dans la société française, leurs itinéraires familiaux, le lien qu'ils conservent ou non avec le pays d'origine et la transmission de cette histoire. Nous avons préféré ces thématiques à un simple récit de leur déportation, car si certains ont déjà livré le récit de leur déportation dans différents ouvrages et reportages

    Cf. bibliographie

    , aucune étude n'avait été entreprise jusque là sur leur parcours global, de la guerre d'Espagne à leur installation en France.

    Cet angle de recherche a étonné, parfois même déconcerté, les témoins. Pourquoi interroger les épouses ? Pourquoi se pencher sur leur vie en France ? Si nous ne nous sommes pas limités à leur déportation, c'est que nous pensons que faire le contraire reviendrait à estimer que “ toute l'expérience de l'individu se trouve ainsi nouée autour des années de sa vie qu'il passa en camp ou dans les ghettos, en vertu d'un pur postulat : que cette expérience a été l'expérience décisive d'une vie ”

    Annette Wiervorka, op.cit, p.174

    . Or, nous ne pouvons pas préjuger de cela. Ce sera aux historiens justement de débattre de cette question.

    Ici, c'est à la globalité de leur itinéraire que nous nous intéressons, ne serait-ce qu'en raison de l'impossibilité de comprendre leur déportation si les épisodes précédents sont occultés. Citons pour exemple les luttes communes menées avant la déportation, les liens tissés lors de congrès politiques et qui ont facilité l'organisation de la résistance espagnole à Mauthausen.

    L'essentiel de nos entretiens (excepté celui de Neus Catala) porte sur d'anciens déportés à Mauthausen, ayant fait partie de l'organisation de solidarité et de résistance du camp. Cela donne une cohérence indéniable aux témoignages oraux que nous avons recueillies, mais en constitue également une limite, car nous ne pouvons pas déterminer à ce stade si leur parcours est représentatif de celui de la majorité des déportés espagnols. Il serait donc judicieux de poursuivre ce travail en élargissant notre échantillon, aussi bien pour les témoignages oraux que les archives privées.

    Nous avons recueilli dix témoignages oraux :

    • Neus Catala et Mariano Constante, déportés espagnols, respectivement à Ravensbrück et Mauthausen.
    • Pierre Daix, déporté français à Mauthausen en 1944, qui a fait parti de l'organisation de résistance, aux côtés des Espagnols. Il a préfacé le livre Triangle bleu, écrit par Constante et Razola et édité en 1969.
    • Henriette Razola, Marie-Thérèse Constante et Louise Serra, épouses de déportés espagnols.
    • Maggie Perlado, Llibert Tarrago, Yves et Nathalie Serra, enfants de déportés espagnols.

    Les archives du projet conservées à Génériques

    Sauvegardes effectuées sur CD :

    Entretiens audios : seuls 5 sur 10 sont conservés ici (ceux de N. Catala, H. Razola, M-T. Constante, L. Serra et N. Serra) en format wav.

    Retranscriptions écrites : les 10 témoignages sont conservés en formats odt et pdf.

    Rapport de Linda Amiri sur les archives orales : seule la version provisoire existe en version électronique.

    Guide thématique sur les archives privées sous formats doc et pdf.

    Présentation du projet et état sommaire du fonds en format odt et pdf.

    Tableau de synthèse pour la gestion et la communication des fonds.

    Pistes de recherche

    Certains des fonds privés que nous avons inventoriés ont déjà été exploités en partie pour des expositions

    Par exemple pour l'exposition La Part visible des camps, Paris, 2005.

    , des reportages ou des livres, mais leur utilisation est restée pour le moment partielle, se limitant à la mise en valeur de certaines photos et de certains aspects de la déportation. Jamais un inventaire n'avait été réalisé. Très peu d'historiens français et espagnols se sont intéressés à la déportation des Espagnols et nous espérons que le présent guide suscitera des vocations, car comme l'a démontré l'affaire Marco, il est nécessaire qu'un véritable travail scientifique, synonyme de confrontation entre différents travaux et sources, se fasse.

    Certains points particuliers du parcours des déportés espagnols mériteraient à eux seuls des monographies : le convoi d'Angoulême

    Le 20 août 1940, 927 Espagnols réfugiés à Angoulême sont arrêtés et envoyés par train à Mauthausen. Les hommes restent dans le camp, tandis que les personnes non sélectionnées sont renvoyées en France avant d'être livrées à Irun à la police franquiste. Les plus jeunes hommes de ce convoi ont formé à Mauthausen “ le commando Poschacher ” du nom de l'entreprise qui les exploitait. Grâce à eux, les clichés volés au laboratoire des SS par les membres de la résistance espagnole du camp ont pu être cachés jusqu'à la libération dans la maison de Madame Poitner, résistante autrichienne.

    , les itinéraires familiaux des déportés, le lien avec le pays d'origine, .…

    Les historiens pourraient également se pencher sur l'organisation Todt en tant que partie intégrante du système concentrationnaire nazi, ainsi que sur l'histoire de l'élaboration, de la parution et de l'impact des livres Triangle bleu

    Au travers notamment du témoignages de Mariano Constante et de la correspondance conservée dans les archives de Joan Tarrago et Manuel Razola.

    et Els Catalans als camps nazis, tandis que les sociologues et les historiens pourraient étudier la problématique de la transmission de la mémoire au sein des familles de déportés, mais également au sein des sociétés françaises et espagnoles (au travers des monuments commémoratifs, par exemple).

    Conservation

    Le recensement des fonds d'archives doit s'accompagner d'une réflexion sur leurs conditions de conservation et d'accessibilité. Ainsi, le fonds de Neus Catala a été déposé en novembre 2004 à la BDIC et un tiers des dépositaires des autres fonds envisage également de les déposer dans ce centre. Une convention est en cours de finalisation entre cet organisme et Triangle bleu. La majorité des familles préfèrent pour le moment conserver leurs archives afin de les transmettre à leurs enfants, mais une convention a été signée entre les témoins, Génériques et Triangle bleu afin de les rendre accessibles aux chercheurs.

  • Sources complémentaires :

    Sources externes

    Nous indiquons les sources portant sur les Espagnols en France de 1935 à l'immédiat après guerre, en mettant en exergue quelques notices à titre d'exemple. Les sources sur les camps nazis comptent des témoignages recueillis depuis les années 1980 et des fonds d'associations toujours en activité.

    Les pistes de recherche sont données à titre indicatif et ne se veulent pas exhaustives. Pour une recherche plus approfondie, il est recommandé de recourir aux tomes des Etrangers en France, guides des sources d'archives publiques et privées, XIXe-XXe siècles

    Tomes I, II, III et IV, publiés en co-édition par Génériques et la Direction des Archives de France, 1998-2005. Les trois premiers tomes sont consultables sur la base de données de Génériques : http://www.generiques.org/archives_immigration.html

    , ainsi qu'à La Seconde guerre mondiale, guide des sources conservées en France, 1939-1945

    Direction des archives de France, 1994

    .

    Il est à noter que certains organismes interviennent auprès des réfugiés espagnols ou que certaines notices font référence aux activités de réfugiés espagnols, notamment dans les camps.

    Centre historique des archives nationales

    Série F - Versements des ministères et des administration qui en dépendent

    F7- Police générale

    La majorité des sous-séries sont à consulter avec profit, nous en citons quelques-unes à titre d'exemple.

    Sûreté nationale (1885-1944). Etrangers. Espagnols

    F7 14720 Dossiers personnels et notices individuelles d'anarchistes espagnols et de membres de la Fédération anarchiste ibérique (FAI). 1911-1940

    F7 14721 Associations et groupements espagnols en France (1927-1940) : ?…? dossiers personnels donnant ?…? des indications sur le passage clandestin de la frontière d'Espagne en France (1935), de Elvize Muñoz alias "Greta Bravo", secrétaire du président Azaña (1935) ; circulaire du contrôle général des services de police administrative au sujet de réfugiés espagnols expulsés, recherchés, partis en URSS (1935).

    F7 14722 Dossiers conservés pour les renseignements qu'ils peuvent contenir sur la guerre civile espagnole : […] dossiers personnels, notes de renseignements, notices individuelles concernant des Espagnols ou des étrangers exerçant en France une activité suspecte en faveur des républicains ou des nationalistes espagnols (1936-1939) ; lettres adressées au ministère de l'Intérieur par le Comité français de coordination pour l'aide aux populations civiles de l'Espagne républicaine, demandes de regroupement ou d'emploi (1939) ; dossiers personnels ou dossiers d'affaires se rapportant à des tentatives pour amener des bateaux espagnols, stationnés dans des ports français, jusqu'à des ports espagnols occupés par les nationalistes (1937-1938). 1936-1939

    F7 14723 Dossiers personnels ou notices individuelles : miliciens des Brigades internationales recherchés, arrêtés, ou internés en France (1936-1940) ; individus suspectés de fournir des armes, des munitions, des renseignements aux nationalistes, ou d'enrôler des volontaires (1937-1940) ; individus collectant des fonds pour le Comité nationaliste espagnol Pro movimiento nacional (1937-1940). 1936-1940

    F7 14736 Renseignements relatifs aux agissements des membres de l'équipage du vapeur Imerethie II chargé du transport des réfugiés d'Espagne (1937) ; dossier d'enquête sur la création d'une coopérative agricole de réfugiés espagnols dans la commune du Vigan (Lot) (1939-1940) ; correspondance, listes et notices individuelles de réfugiés espagnols considérés comme dangereux et suspects, internés au camp spécial de Collioure, aux camps de Gurs, de Septfonds, de Saint-Cyprien (1939-1940) ; circulaires de l'Inspection générale des services de police criminelle et correspondance relative à la recherche des Espagnols évadés des camps d'hébergement (1938-1939) ; avis de recherches, notices individuelles, mandats d'arrêts concernant des Espagnols évadés des camps de travailleurs (1939-1940) ; enquête sur un organisme travaillant, contre rétribution, à faire sortir des internés espagnols des camps de concentration (1939-1940) ; circulaire du directeur de la Police du territoire et des étrangers concernant des groupes organisés de miliciens gouvernementaux espagnols qui auraient reçu des ordres pour créer une agitation communiste et anti-italienne (28 février 1939) ; correspondance relative à des propagandistes espagnols communistes ou anarchistes (1939-1940). 1937-1940

    F7 14738 Dossiers divers se rapportant à la guerre civile espagnole : […] projet d'enlèvement du consul d'Espagne à Hendaye (1937) ; copie d'une lettre du comte de la Granja, agent de liaison entre la Croix-Rouge nationaliste et le Comité international de Genève, sur l'attitude des services de police français à la frontière franco-espagnole (1937) ; arrestation d'aviateurs espagnols ayant atterri en territoire français (1937) ; arrestation d'un groupe de réfugiés espagnols suspectés de détournement de fonds au préjudice de leur gouvernement (1937) ; découverte de quinze cadavres, vraisemblablement des sujets espagnols, rejetés par la mer sur les côtes des départements de la Vendée, des Landes, de la Gironde, des Basses-Pyrénées, de la Charente-Inférieure (1937) ; interdiction de la mise en vente en France du journal Voz de Madrid (1939) ; vol d'une automobile de l'ex-président du conseil espagnol Largo Caballero (1939) ; explosion survenue au Boucau dans un logement occupé par des Espagnols détenteurs d'engins explosifs (1939) ; brochures du Service d'information du Comité franco-espagnol (1938). 1937-1939

    [Voir aussi F7 14739 : document provenant de Domingo Goitta y Gonzalez, relatifs à ses activités et sur les membres du gouvernement basque en exil à Barcelone (1936-1938).]

    F7 14741 Brochures et tracts de propagande, en provenance des républicains espagnols ou en leur faveur. 1937-1938

    F7 14742 […] papiers ayant appartenu à Camille Companys (probablement frère de Lluis Companys, président de la généralité de Catalogne), réfugié à Montpellier vers janvier 1939, puis à Paris à partir du 9 janvier 1940, lettres de janvier 1939 à fin mai 1940. - Documents provenant de Gustave Regler, écrivain, commissaire de police dans les Brigades internationales pendant la Guerre d'Espagne : […] papiers sur les bataillons franco-belges et polonais. 1936-1937

    Voir également les sous-séries :

    Cabinet du secrétariat général à la police (1941-1943), sûreté nationale (1939-1946), sous-direction des étrangers et de la circulation transfrontière (1917-1949), archives du fichier central et séjour des étrangers.?

    série AP- Archives personnelles et familiales

    457 AP- Fonds Bidault

    Ministère des affaires étrangères(1944-1948 et 1953-1954). Dossiers classés par pays ou zones géographiques

    457 AP 100 Espagne. Espagnols en France, rapports du gouvernement français avec les républicains espagnols : notes ; rapports ; télégrammes ; correspondance ; manifestes ; pétitions et interventions en faveur de républicains espagnols condamnés à mort. 1944-1947 et 1952

    [Voir aussi 468 AP- Fonds Jean Coutrot (1929-1979) et 484 AP- Fonds Jules Moch (20e siècle)]

    Centre des archives contemporaines

    Intérieur

    Direction centrale de la police judiciaire

    Sous-direction de la police technique et scientifique

    Service central de documentation et de diffusion, fichier central

    19890158 Enquêtes sur des affaires politico-judiciaires pendant la Seconde Guerre mondiale, enquêtes judiciaires diverses jusqu'en 1973 : notes et rapports de police, rapports de préfets, tracts, documentation et presse. Art 2 à 6. Activistes des organisations de réfugiés espagnols en France (1939-1952).

    Archives restituées par la Russie

    Ministère de l'intérieur, direction de la sûreté nationale (1887-1942)

    Surveillance des partis et organisations politiques

    Surveillance des communistes

    19940500 Art 177 et 178 Dr 3117. Circulaire aux préfets pour la recherche en France d'émigrés politiques espagnols et autres membres du parti communiste espagnol (1935).

    20010216 Art 6 Dr 87. […] Correspondance au sujet des activités en France des communistes espagnols (1939).

    Art 12 Dr 196. Renseignements au sujet des activités des organisations à tendance communiste en France : […] fédération des comités d'actions antifascistes espagnoles en France (1939-1940). Dr 197. Rapport du préfet des Hautes-Pyrénées au sujet d'organisations communistes à Toulouse et Bordeaux et au sujet de communistes espagnols à Lourdes (1939-1940).

    Surveillance des organisations de soutien aux républicains espagnols et aux réfugiés

    19940496 Art 11 Dr 266. Réunions, meetings et conférences organisés dans le but de recueillir des fonds pour l'aide aux combattants d'Espagne et à l'accueil des réfugiés espagnols en France (1937-1939). Dr 267. Existence éventuelle à Marseille d'une organisation de recrutement de volontaires pour l'Armée républicaine espagnole (1937). Dr 268. Rapport du commissaire spécial de Toulouse concernant la réunion organisée à Toulouse par la section du Comité national des émigrés espagnols et la situation financière de ce comité (1937). Dr 269. Rapports de préfets concernant l'aide à l'Espagne républicaine faite par le Secours populaire, le Comité d'aide aux républicains espagnols, etc. (1938). Dr 270. Rapport du préfet des Basses-Alpes concernant la réunion organisée par la Fédération des émigrés espagnols de France dans le but de rassembler les émigrés espagnols et d'entériner les statuts de la Fédération (1938).

    19940500 Art 260 Dr 4325. Brochures envoyées en France et destinées aux réfugiés espagnols (juin-août 1939).

    200100221 Comité d'aide aux enfants espagnols réfugiés en France. Art 1 à 9. Dossiers du Comité (1922-1940).

    20010222 Art 1 à 4. Dossiers du Comité pour l'étude de l'intégration des réfugiés espagnols dans l'agriculture française (1939-1940).

    20010228 Art 1. Dossiers du Comité national de secours aux réfugiés politiques (1936-1940).

    Surveillance des partis, organisations et associations divers

    20010216 Art 142 Dr 4652. Note d'information relative aux activités et à la direction de l'association "Comité indépendant de secours aux victimes de la guerre d'Espagne", fondée à Paris pour aider les émigrés espagnols (1938).

    Surveillance de la propagande

    19940498 Art 7 Dr 263. […] circulaire du 16 mars 1939 concernant la recherche et la mise sous surveillance de membres de la Fédération anarchiste ibérique.

    Centre des archives d'Outre-Mer

    Fonds rapatriés

    Algérie

    Présence espagnole en Algérie :

    FR ALG oran 3363 Affaires espagnoles : chambre de commerce espagnole, main-d'œuvre agricole espagnole, activité espagnole (conférences, groupements, enseignement, sermons religieux, incidents relatifs à des drapeaux espagnols, guerre civile espagnole, guerre de 1939-1945).

    Archives départementales

    Nous indiquons ici à titre d'exemple quelques centres d'archives départementales, conservant des archives sur les camps français où étaient internés des Espagnols, et dont les séries M (personnel et administration générales avant 1940) et W (archives administratives depuis 1940) sont les plus riches.

    Les principaux départements ayant eu des camps d'internement pour Espagnols sur leur territoire sont les suivants : Pyrénées-Atlantiques (camp de Gurs), Pyrénées-Orientales (camps d'Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, Rivesaltes, Prats-de-Mollo, Bacarès, Collioure et du Boulou), Aude (camp de Bram), Ariège (camp du Vernet), Hérault (camp d'Agde), Tarn-et-Garonne (camp de Septfonds), Rhône (camp de Saint-Fons).

    Centre historique des archives nationales

    série AP- Archives personnelles et familiales

    457 AP- Fonds Bidault

    Ministère des affaires étrangères (1944-1948 et 1953-1954). Dossiers classés par pays ou zones géographiques

    457 AP 100 Espagne. Espagnols en France, rapports du gouvernement français avec les républicains espagnols : notes ; rapports ; télégrammes ; correspondance ; manifestes ; pétitions et interventions en faveur de républicains espagnols condamnés à mort. 1944-1947 et 1952

    Série AG- Papiers des chefs d'Etat

    2AG- Fonds du Maréchal Pétain (1939-1944)

    2 AG 11 PP10. Papiers relatifs à l'ambassade du maréchal Pétain en Espagne : établissement des relations politiques et commerciales entre la France et l'Espagne : […] questions des réfugiés, mission du général Vauthier en France (avril et août) et entretien Pétain-Franco (2 août) […]. 1939

    2 AG 12 PP11. Idem, documentation diverse : […] rapport d'Albert Bausil sur l'exode espagnol en France (février) ; conférence du chef d'escadron Vigie aux officiers de réserve du train de la 16e région sur les problèmes techniques posés par l'exode espagnol en France, à Montpellier (28 mars) et à Carcassonne (1er avril) ; rapport adressé au maréchal Pétain par le général Moyrand sur la manifestation franco-espagnole de Saint-Étienne-de-Baïgorry (9 octobre) ; copie du rapport adressé par le commissaire divisionnaire d'Hendaye au sous-préfet de Bayonne sur des incidents provoqués au passage de la frontière par des réfugiés rapatriés en Espagne (6 novembre), pièces relatives aux effectifs de réfugiés espagnols en France. 1939

    3AG- Fonds Charles de Gaulle (avant 1959)

    La France libre et la France combattante

    3 AG 1/255 Affaires étrangères, relations franco-espagnoles. 476 à 481. Notes et correspondance relatives notamment à un message de félicitation de Juan Negrín, républicain espagnol, au général de Gaulle et à l'attitude du gouvernement espagnol à l'égard du CFLN et du GPRF (1943-1944). 512 à 527. Notes et correspondance sur les républicains espagnols réfugiés à l'étranger (1944-1946).

    Série F- Versement des ministères et des administrations qui en dépendent

    F1- Ministère de l'intérieur, administration générale

    F1a-Objets généraux, notamment l'inspection générale des services administratifs :

    Rapports classés par départements :

    F1a 4568 […] Pyrénées-Orientales (1920-1939). Police : tournée au commissariat spécial de Cerbère à la suite du refoulement à la frontière d'un Espagnol distribuant des tracts révolutionnaires (1924). Enquêtes diverses : camps d'Argelès-sur-Mer, de Saint-Cyprien et de la vallée du Tech pour les évacués espagnols (1939) ; formations hospitalières auxiliaires pour miliciens (1939). - Idem (1940-1943). Camp d'internement et d'hébergement : Argelès-sur-Mer et Rivesaltes (1941-1943). Services et personnel de la préfecture et des sous-préfectures : révision des naturalisations (1941).

    F1c- Esprit public élections, conseils généraux, conseils d'arrondissement

    Monuments commémoratifs

    F1c I 222 […] Gers. 1. Castelnau-sur-l'Auvignon, monument aux Espagnols tués au cours de la destruction du village (septembre-octobre 1946).

    ?Un maquis s'était formé le 6 juin 1944 Castelnau-sur-l'Auvignon, composé notamment d'un contingent de guerilleros espagnols, commandés par Tomas Guerrero Ortega (dit Camilo).

    Le 21 juin 1944, une colonne allemande attaqua le maquis et les combats détruisirent presque entièrement le village. Les Espagnols et le corps franc ont été les derniers à quitter le village.?

    F7- Police générale

    Sûreté nationale (1885-1944). Etrangers. Espagnols

    F7 14725 à 14735 Dossiers émanant du 4e Bureau concernant les réfugiés espagnols en France par suite de la guerre civile : listes nominatives envoyées par les préfectures des départements d'hébergement ; correspondance des préfets relatives aux recherches, déplacements et rapatriements d'Espagnols (classement par département d'hébergement). 1936-1940

    F7 14737 […] dossiers de personnalités espagnoles réfugiées en France : Alvarez del Vayo, ancien ministre des Affaires étrangères d'Espagne, Aurelio Lerroux, Enrique Lister (ex-colonel des Brigades internationales), José Lopez-Ruiz (général de l'armée républicaine, ex-commandant de la place de Barcelone), Valerio Mas-Casas (ex-ministre de l'Économie et de la Santé en Catalogne), Francisco Mendez-Aspe (ex-ministre des Finances du gouvernement républicain), Negrín (ancien chef du gouvernement espagnol), Alexandre Viana-Esperon (ex-député du Cortès), Enrique Pelayo (ex-gouverneur de Puigcerdá), différents diplomates espagnols, etc. (1937-1940) ; notes de renseignements et dossiers personnels concernant des réfugiés catalans (1938-1940) ; notices individuelles (UGT de España) d'Espagnols embarqués sur le Winnipeg à destination du Chili (août 1939). 1937-1940

    Série BB- Ministère de la Justice

    BB18- Correspondance générale de la division criminelle

    Sous-série très riche sur la période 1940-1942. A titre d'exemple :

    BB18 3183 458A39. […] réfugiés espagnols : mesures prises par le ministre de l'Intérieur en raison de l'afflux de réfugiés à la fin janvier 1939 ; étude de la question posée par le procureur général de Montpellier sur la juridiction compétente pour juger les infractions pénales qui pourraient être commises par les miliciens de l'armée républicaine espagnole internés en France ; délits commis par des réfugiés ; trafics d'œuvres d'art venant d'Espagne ; découvertes d'armes et de documents sur le Parti communiste espagnol ; incidents dans les camps d'Argelès et de Prats-de-Mollo ; évasion des camps ; protestation contre les traitements infligés à des Espagnols de l'armée républicaine internés au fort de Collioure qui relève de l'armée. 1939-1944

    BB18 3199 1300 à 1349A39. […] arrivée à Brest de deux chalutiers espagnols transportant des réfugiés ; incident de frontière au col de Banyuls au cours duquel on a essayé d'entraîner en Espagne un réfugié espagnol installé en France. 1939

    BB18 3271 1351 à 1421A40. […] surveillance des camps d'internement, mesures pour réprimer les tentatives d'évasion ; procédure du chef d'infraction à la loi sur les associations étrangères contre les dirigeants du Service d'évacuation des réfugiés espagnols (SERE). 1940

    Serie W- Juridictions extraordinaires

    3W- Haute cour de Justice(1944-1964)

    Nombreux fonds à consulter, dont les fonds René Bousquet, François Lehideux, Adrien Marquet, etc.

    René Bousquet, secrétaire général à la Police (18 avril 1941-décembre 1943).

    3 W 89 682. Photos de trois pièces concernant la communication de la liste des " Espagnols rouges " au chef de police allemand de Limoges (26 et 30 décembre 1942, 28 janvier 1943).

    Série AJ- Fonds divers remis aux archives nationales

    AJ 40- Archives allemandes (1940-1944)

    AJ 41- Organismes issus de l'armistice de 1940

    AJ 43- Organisation internationale pour les réfugiés (OIR)

    72 AJ- Papiers du comité d'histoire de la Seconde Guerre mondiale et fonds privés relatifs à la période 1939-1945

    Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Déportation

    72 AJ 315 Fiches signalétiques de républicains espagnols réfugiés en France, mobilisés dans les Compagnies de travailleurs étrangers (CTE), faits prisonniers et transférés en camp de concentration, généralement Mauthausen (enquête statistique du Comité). Sd3

    Série AB XIX- Documents isolés et papiers d'érudits

    AB XIX 3367 […] aide de la franc-maçonnerie française aux francs-maçons espagnols au moment de la guerre civile : liste des réfugiés, rapports et correspondance au sujet de l'aide aux réfugiés, de leur évacuation ou de leur rapatriement. 1934-1940

    Série AP- Archives personnelles et familiales

    552 AP- Fonds Auriol (1884-1965)

    Député de la Haute-Garonne et militant socialiste (1914-juin 1936)

    552 AP 13 […] mission de Vincent Auriol en Espagne. Les réfugiés politiques espagnols : mémoires, lettres reçues par Vincent Auriol, listes de réfugiés politiques espagnols en France, extraits de presse. Janvier-février 1935

    Ministre des Finances dans le premier gouvernement du Front Populaire (4 juin 1936-21 juin 1937)

    552 AP22 […] position de la France face à la guerre d'Espagne : correspondance manuscrite sur les relations franco-espagnoles et les réfugiés espagnols. 1936-1939

    Série AR- Archives de la presse

    11 AR- Fonds du journal " Le Petit parisien " (1979-1957)

    11 AR 843 à 847 Réfugiés espagnols en France ; Comité central des réfugiés espagnols. 1936-1940

    Centre des archives contemporaines

    Fonds privés

    Archives d'associations

    Institut français d'histoire sociale (IFHS)

    Art 253. Dossiers concernant la guerre d'Espagne. […] Photographies de réfugiés espagnols.

    Archives restituées par la Russie

    Ministère de l'intérieur, direction de la sûreté nationale (1887-1942)

    Organisation et activités

    19940502 Art 2 Dr 21. Lettres circulaires du ministre de l'Intérieur relatives à l'emprisonnement au Vernet d'émigrants espagnols pour avoir abandonné leurs bataillons de travail (26 février-14 mai 1940).

    Surveillance des personnes

    Réfugiés espagnols

    19940496 Art 54 Dr 1441. Courrier des émigrés espagnols en France (1937). Dr 1442. Demande par un couple d'Espagnols, du rapatriement en France de leurs enfants résidant en Belgique (1937). Dr 1443. Copie de la lettre du Comité pour l'évacuation des émigrés espagnols adressée à un émigré espagnol, au sujet des avantages accordés aux émigrés espagnols qui accepteraient de rentrer dans les territoires occupés par l'armée républicaine espagnole (1937). Dr 1444. Arrivée à Nantes de treize émigrés espagnols (1937). Dr 1445. Expulsion, par la police française, d'Espagnols arrivés en France pour déserter l'armée franquiste espagnols (1938). Dr 1446. Expulsion de huit émigrés espagnols (1938). Art 62 Dr 1747 à 1754. Instructions, correspondance et rapports. 1935-1939

    19940500 Art 74 Dr 1421. Circulaire adressée aux préfets concernant l'utilisation des crédits accordés par le Parlement français pour l'organisation des sociétés de bienfaisance au profit des réfugiés espagnols en France (14 septembre 1936). Art 79 et 80 Dr 1510 à 1529. Circulaires aux préfets concernant l'accueil des réfugiés espagnols (1936-1937) ; correspondance des préfets sur la situation des réfugiés espagnols dans leur département, sur le transport des réfugiés, les conditions sanitaires, etc. (1936-1938). Dr 1545. Rapports du préfet de la Dordogne, du commissaire spécial de Tarbes concernant l'interdiction de diffusion de tracts et journaux dans les camps d'internement pour Espagnols (1937-septembre 1939). Art 138 et 139 Dr 2465 à 2474. Circulaires et ordonnances, procès-verbaux, comptes-rendus et informations. 1939-1940 Art 139 à 149 Dr 2475 à 2538. Fiches concernant des réfugiés espagnols. 1939-1940 [Fiches établies par les préfectures ; fiches des commissaires politiques de l'armée républicaine espagnole internés à Agde ; fiches des internés de Gurs ; etc.] Art 149 Dr 2539. Liste des départements français accordant le droit d'asile aux émigrés espagnols (1939). Dr 2540. Liste des réfugiés espagnols internés au camp de Gurs (1940). Dr 2541 à 2547. Données statistiques. 1939-1940 Art 149 et 150 Dr 2548 à 2566. Correspondance et rapports. 1939-1940 [Par exemple : moral des Espagnols travaillant aux usines Bréguet à Toulouse ; activités du Service d'évacuation des réfugiés espagnols (SERE) ; lettre du général Rojo, président du conseil des ministres de la République d'Espagne, sollicitant une aide en faveur des Espagnols ayant émigré en France. Etc.]

    19940503 Art 5 Dr 39. […] extrait de l'arrêté de la municipalité de Paris autorisant la libération du camp d'internement pour anciens combattants des brigades internationales ayant la possibilité de rentrer au pays ; […] listes d'émigrés espagnols repartis en Espagne (1939), etc.

    Fonds dits " préfectures "

    Préfectures des départements

    Préfecture des Pyrénées-Orientales

    Directives

    20000414 Art 7. Circulaires du ministre de l'Intérieur au sujet des conditions de régularisation des Espagnols. Art 8. Instruction relative aux conditions du déménagement des archives du commissariat spécial des camps de concentration des réfugiés espagnols ; communication du contrôleur général Sallet sur l'état de ces camps et autres problèmes liés à leur fermeture. Art 9. Instruction relative à l'organisation de la surveillance du camp de concentration de Saint-Cyprien. Art 10. Instruction adressée aux commissaires spéciaux des camps de Barcarès, de Saint- Cyprien, d'Argelès-sur-Mer au sujet de l'organisation de la surveillance des camps, de l'envoi des renseignements relatifs aux résultats de la surveillance des humeurs politiques des internés, etc. Art 11. […] instruction relative à l'octroi des congés aux employés des camps pour réfugiés espagnols. Art 12. Instruction relative à l'organisation du camp de réfugiés espagnols à Argelès-sur-Mer ; rapports du commissaire spécial de police de ce camp au sujet des personnes qui s'étaient évadées de ce lieu. 1939 Art 62. Listes des Espagnols ayant obtenu le droit d'asile en France. Sd

    Barcarès

    20000414 Art 18. Dossier relatif à l'organisation de la garde et aux résultats de la surveillance des humeurs politiques des personnes internées dans le camp pour réfugiés espagnols de Barcarès ; liste des personnels de surveillance du camp. 1938-1939

    Le Vernet

    20000414 Art 19. Correspondance avec l'inspecteur de la police mobile Roux au sujet des résultats de la recherche de l'identité exacte des personnes internées dans le camp de concentration pour réfugiés espagnols du Vernet. 1939

    Gurs

    20000414 Art 20. Dossier relatif à l'organisation de la garde et aux résultats de la surveillance des humeurs politiques des personnes internées dans le camp pour réfugiés espagnols de Gurs ; liste des personnels de surveillance du camp. 1939

    Collioure

    20000414 Art 21. Rapports de l'inspecteur de police Jean Thomas au sujet des humeurs politiques des personnes internées dans le camp pour réfugiés espagnols de Collioure ; listes des internés. 1939

    Saint-Cyprien

    20000414 Art 22. Dossier relatif à l'organisation de la garde et aux résultats de la surveillance des humeurs politiques des personnes internées dans le camp pour réfugiés espagnols de Saint-Cyprien ; liste des personnels de surveillance du camp. 1939

    Saint-Fons

    20000414 Art 23. Dossier relatif à l'organisation de la garde et aux résultats de la surveillance des humeurs politiques des personnes internées dans le camp pour réfugiés espagnols de Saint-Fons ; liste des personnels de surveillance du camp. Art 24. Correspondance avec l'inspecteur de la police mobile Roux au sujet de l'envoi de la liste des réfugiés espagnols internés dans le camp de Saint-Fons ; liste des émigrés espagnols. 1939

    Villes diverses

    20000414 Art 25. Rapports des commissaires spéciaux de police au sujet des résultats de la surveillance policière autour des personnes internées dans les camp de concentration pour réfugiés espagnols. Art 26. Rapport des commissaires spéciaux de police des camps de concentration pour réfugiés espagnols au sujet des résultats de la surveillance des humeurs politiques des internés, de l'expulsion d'anarchistes. Art 27. Correspondance avec les commissaires de police au sujet de l'enregistrement des automobiles, des motocyclettes, etc. qui se trouvaient mis à la disposition des camps de concentration pour réfugiés espagnols de Saint-Cyprien et du Barcarès ; renseignements statistiques au sujet de ces véhicules. Art 28. Communication du contrôleur général au sujet de la découverte et de la confiscation des armes et des bijoux que possédaient des personnes internées dans les camps de concentration d'Argelès-sur-Mer et de Saint-Cyprien. Art 29. […] listes des camps de concentration situés dans le département des Pyrénées-Orientales ; listes des personnes libérées des camps. Art 30. Rapports des commissaires de police au sujet de la réquisition des biens des Espagnols internés dans les camps de concentration de Saint-Fons, du Vernet, d'Argelès-sur-Mer. Art 31. Données statistiques au sujet des personnes internées dans des camps de concentration pour réfugiés espagnols et du déplacement des internés. 1939

    Centre des archives d'Outre-Mer

    Fonds ministériels

    Direction des affaires politiques

    FM affpol 3410 à 3412 AOF (affaires internationales) : ?…? réfugiés espagnols en AEF ?…?. 1948-1955

    Fonds privés

    Fonds non inventoriés

    Les bulletins des différentes amicales et associations sont à consulter avec profit, car ils contiennent souvent des articles écrits par d'anciens déportés espagnols.

    Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes (FNDIRP, Paris)

    Une commission espagnole a été quelques années en activité à la FNDIRP et elle éditait un supplément en espagnol à la revue de l'association, Le Patriote résistant.

    Amicale de Ravensbrück (Paris)

    Amicale de Mauthausen (Paris).

    Inventaire analytique des archives historiques et de la collection des photographies SS, par Marion Veyssière, conservatrice du Patrimoine, Direction des Archives de France, octobre 2002 :

    L'association détient dans ses locaux sis boulevard Saint-Germain à Paris un certain nombre d'archives relatives non seulement à son propre fonctionnement mais aussi à l'histoire du camp de concentration de Mauthausen et de ses camps annexes.

    Parmi ces derniers, il convient de citer quelques documents datant de la période d'activité du camp. Un rapport sur l'intendance du camp central de Mauthausen entre les mois d'octobre 1941 et de décembre 1944 intitulé Tätigkeitsberichte n°2 est ainsi conservé, de même que plusieurs bordereaux de primes touchées par les déportés employés dans les différents ateliers du camp central de Mauthausen ou du camp annexe de Gusen. Des plans cadastraux de Mauthausen et de ses environs mais aussi des camps de détention eux-mêmes et de leurs bâtiments (Mauthausen, Ebensee, Gusen et Melk) datant de la guerre ou de l'immédiate après-guerre ont aussi été sauvegardés.

    A ce premier ensemble d'archives historiques, s'ajoute un corpus de témoignages de déportés du camp central de Mauthausen ou des camps annexes d'Ebensee, de Gusen, de Linz, de Loibl Pass et de Melk. Ces témoignages portent sur des sujets souvent extrêmement précis qui éclairent certains épisodes de l'histoire du réseau concentrationnaire de Mauthausen. Enfin, l'Amicale de Mauthausen a réuni une documentation très riche et variée sur les différents camps.

    Amical de Mauthausen y otros campos (Barcelone)

    Fonds inventoriés

    Centre de documentation juive contemporaine (Paris)

    CCXLV 344 : Photographie représentant Himmler et Rudolf Hess visitant le camp de Mauthausen en compagnie de Ziereis.

    CCXLV 350 : Photographie représentant l'escalier de la carrière du Wiener Graben.

    CD 158 : Photographie représentant la cour des garages lors de la désinfection du camp de Mauthausen.

    C159 : Photographie représentant l'orchestre accompagnant le condamné à mort Hans Bonarewitz.

    Le CDJC détient par ailleurs un tirage des négatifs originaux du camp de concentration de Mauthausen en possession de Mariano Constante.

    Associations de secours aux étrangers et réfugiés

    Les fonds d'associations telles que la Cimade

    A l'origine “ Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués ”, formellement constitué le 3 avril 1940, la Cimade est une association œcuménique d'entraide. Créée par des responsables de mouvements de jeunesse protestants pour venir en aide aux Alsaciens et Lorrains “ évacués ” et aux personnes regroupées et internées dans les premiers camps du sud de la France, elle s'est ensuite lancée dans la Résistance et l'organisation de filières d'évasion des Juifs d'Europe, pourchassés et déportés durant la Seconde Guerre mondiale. A la Libération, elle a travaillé à la réconciliation, notamment en Allemagne. Par la suite, à la fin des années 50, elle a eu une présence forte auprès des Algériens en France et en Algérie. Dans les années 70, des réfugiés d'Amérique Latine et du Sud-Est asiatique sont venus en grand nombre. Aujourd'hui, elle travaille en collaboration avec d'autres organismes, catholiques et laïcs, à la défense des étrangers en France (réfugiés et demandeurs d'asile) et poursuit ses actions de développement solidaire avec des pays du Sud et de l'Est.

    et le SSAE

    Les membres de la Young women's christian association (YWCA) s'intéressaient aux problèmes posés aux femmes rejoignant leur famille aux USA. Dans les années 1920, devant l'aggravation de la situation au niveau international, elles se rendent compte de la nécessité de rassembler des éléments d'information et d'initier une action internationale. En réaction à la volonté de restriction des flux migratoires, qui concerne un large public, la YWCA décide en 1921 de créer un service pour la famille et non pour les femmes seules, consciente que ce service ne serait efficace qu'avec une envergure internationale. Les services sociaux des migrants déjà existants sont alors réorganisés en branches du service social international (SSI). La branche française du SSI, nommée le SSAE, s'occupe dès 1921 de l'installation en France des migrants qui n'ont pas réussi à rejoindre les USA. Par la suite, avec la baisse du flot de “ transmigrants ”, le SSAE se penche sur la question des travailleurs étrangers recrutés par la France et, en 1939, il est chargé d'organiser le Service social de la main d'œuvre étrangère (SSMOE), afin d'étendre son action aux départements. Le SSMOE devient une section du SSAE, il facilite localement l'adaptation et l'implantation des immigrés.

    Pendant la Deuxième guerre mondiale, les actions du SSI se maintiennent difficilement, les relations entre les pays sont parfois rompues. Au lendemain du conflit, il se consacre aux problèmes des déplacés et des réfugiés, en ayant toujours comme principal rôle, celui d'expert.

    comportent des dossiers sur les réfugiés espagnols. Il convient de se reporter aux instruments de recherche édités par Génériques.

    Archives municipales (Barcelone)

    Fonds Neus Catala, bandes magnétiques des témoignages recueillis.

    International institute of social history (IISG, Amsterdam).

    Fonds José Ester Borras, déporté à Mauthausen et co-fondateur de la Federacion Espanola de Deportados e Internados Politicos (FEDIP). Inventaire réalisé en 2002 par Tiny de Boer.

    Centre historique des Archives nationales

    Michel Fabréguet auteur de la thèse Mauthausen. Camp de concentration national-socialiste en Autriche rattachée (1938-1945), a déposé les enregistrements des témoignages qu'il a recueillis, notamment MM. De Diego (Paris, 1983), Constante (Montpellier, 1983), Razola (Hendaye, 1986), Ginesta (Paris, 1987).

    Fonds de l'Amicale nationale des déportés et familles de disparus de Mauthausen et de ses Kommandos

    Fonds de l'Amicale nationale des déportés et familles de disparus de Mauthausen et de ses Kommandos, Inventaire analytique des archives historiques et de la collection des photographies SS, par Marion Veyssière, conservatrice du Patrimoine, Direction des Archives de France, octobre 2002

    Conservé sous la cote 88AJ, ce fonds est composé de 2,5 ml d'archives, de 2 fichiers, 4 planches de contact, 514 photographies et 4 cartes postales.

    Ministère de la Défense

    Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives.

    Sous-direction des archives et des bibliothèques. Bureau des archives du monde combattant (Caen)

    Fonds concernant Mauthausen : registres d'immatriculation, registre de femmes, listes de transfert de Mauthausen vers les commandos extérieurs de janvier à septembre 1944, fiches individuelles d'entrée, registres des décès, listes nominatives de transferts ou de décès, témoignages.

    Archives du Ministère des anciens combattants et victimes de guerre

    Notices tirées de La Seconde guerre mondiale, guide des sources conservées en France, 1939-1945, Direction des archives de France, 1994.

    Déportés, internés et travailleurs

    Il existe pour ces trois catégories de ressortissants un fichier alphabétique de position comprenant plus de 1.500.000 fiches de différents formats constituées après la Libération par le ministère des Prisonniers, Déportés et Réfugiés au vu des renseignements communiqués par les familles, puis complété d'après des documents récupérés de sources diverses.

    Déportation dans les camps de concentration

    Bien que très variable tant par son contenu que par son volume selon les camps, le ministère détient un fonds d'archives important et riche d'informations concernant la déportation dans les camps de concentration. Les origines des documents sont très diverses et peuvent être : des originaux ou copies d'originaux, des essais de reconstitution, des témoignages, etc.

    Mauthausen

    Fonds important de témoignages, listes nominatives de transferts ou de décès de sources diverses et également de documents originaux : trois registres d'immatriculation et un registre de femmes ; listes de transferts de Mauthausen vers les commandos extérieurs de janvier à septembre 1944 ; fiches individuelles d'entrée ; registre des décès. Une documentation existe également concernant les Espagnols le plus souvent internés en stalags et déportés dans ce camp, puis pour la plupart à Gusen. Dix-sept commandos sont inscrits à l'inventaire dont les quatre registres originaux de décédés à Linz et une documentation assez importante en ce qui concerne Ebensee et Gusen.

    Ravensbrück

    En ce qui concerne ce camp essentiellement de femmes, à part quelques fiches ou listes originales, les documents sont constitués de témoignages y compris pour les listes de décédé(e)s. Il en est de même pour les commandos.

    Nous avons mis en exergue les fonds concernant les Espagnols dans l'OT. Pour plus de détails sur la main d'œuvre étrangère dans l'OT, il convient de se reporter aux tomes des Etrangers en France, guides des sources d'archives publiques et privées, XIXe-XXe siècles.

    Archives départementales

    Ariège

    SERIE W Folio N° 5

    PREFECTURE

    Service du travail obligatoire

    17 W 517 à 519 Organisation Todt : recensement et "prélèvement" de la main-d'oeuvre espagnole et italienne ; compagnies de travailleurs étrangers ; réclamations du consul d'Espagne ; demandes de retour ; "défaillants" internés à Noé et au Vernet (il s'agit de personnes ayant cherché à se soustraire au recrutement pour l'organisation Todt). 1943-1944

    Gironde

    SERIE CONTINUE

    2E DIVISION, 2E BUREAU SERVICE DES ETRANGERS

    Versement 13, 9 novembre 1949

    ?…? Recherches d'Espagnols enfuis de l'organisation Todt, 1942. ?…?. Étrangers évadés de l'organisation Todt (Espagnols), 1942. ?…?.

    ?Ce dossier contient de nombreuses autres références sur les réfugiés espagnols en Gironde.?

    Ille-et-Vilaine

    SERIE W

    PREFECTURE - CABINET DU PREFET

    Correspondance avec la Feldkommandantur

    134 W 24 à 27 Etrangers. Organisation Todt : gardes des communications ; travaux prévus dans les communes. 1943-1944

    [À noter : dès juillet 1941, l'Organisation Todt (créée en 1938) emploie à Lorient, et dans sa région, 21000 ouvriers (dont de nombreux Espagnols républicains et des Hollandais) dans les chantiers défensifs, mis en oeuvre dès 1940 (agrandissement de terrains d'aviation, construction de ponts et, à partir de 1942, édification du Mur de l'Atlantique). L'embauche dans cette organisation permet aussi d'éviter le S.T.O. en Allemagne.]

    Lot-et-Garonne

    SERIE W Préfecture Folio N° 2

    PREFECTURE - DIRECTIONS

    2 W 21 Réfugiés d'Espagne : instructions, correspondance, accord entre les gouvernements français et espagnols sur la réquisition pour l'organisation Todt (février 1944); états par catégories ; liste des réfugiés désirant être rapatriés en Espagne (1941) ; rapports sur les suspects, refoulés de la zone occupée par les Allemands. 1940- 1944

    Morbihan

    BIBLIOTHEQUE

    E 657 "Situation des étrangers dans le Morbihan" in S.A.M. Actualités, n° 83, octobre 1990, 2 p.

    Non coté "L'exode espagnol à Quiberon en 1937" in Le lien de la presqu'île, ...

    [À noter des renseignements sur la résistance espagnole. En 1941, les travailleurs espagnols sont nombreux sur les chantiers de l'Organisation Todt. Parmi eux, on trouve des hommes venus "librement" chercher du travail, des requis et des engagés volontaires en 1939 dans l'armée française. Ces derniers sont traités comme des prisonniers et conduits à Lorient, notamment au quartier Frébault (contrairement aux requis belges et hollandais qui ne sont pas surveillés et côtoient sur les lieux de travail leurs compatriotes libres). En 1942, des mouvements de résistance s'organisent. Le Mouvement ouvrier immigré (MOI), créé en 1935 pour obtenir un statut juridique pour les ouvriers étrangers se reconstitue au sein du mouvement communiste (qui préfère nommé cette organisation "Main d'œuvre immigrée"). En 1942, le groupe constitué à Lorient commet un attentat et les Allemands arrêtent une vingtaine d'Espagnols hébergés à Lanester. En 1943-1944, un ouvrier peintre espagnol se rend tous les mois à Paris pour recueillir des consignes. Un autre mouvement de résistants a pour responsable régional un Espagnol domicilié à Rennes et pour responsable local un Espagnol qui travaille à Lorient et habite Quimperlé. Des tracts (en espagnol, français et allemand) y sont distribués, des explosifs sont volés aux Allemands et remis à Rennes à des groupes chargés d'opérations de sabotage. En 1944, cette organisation est détruite ; 6 Espagnols sont arrêtés et fusillés, le septième est déporté à Dachau. Les Espagnols résistants de la région lorientaise et de Quimperlé se groupent en une compagnie qui opère dans la région de Plouay et rejoint peu après le 3è bataillon des F.T.P.]

    Pas-de-Calais

    SERIE M Folio N° 7

    M 6874/2 Espagnols évadés des centres de l'organisation Todt.

    Puy-de-Dôme

    SERIE M CONTINUE Folio N° 4

    M 10475 Ramassage des travailleurs étrangers : israélites (24 février 1943) ; Espagnols (22 décembre 1943) ; intervention en faveur des T.E. ramassés ; Espagnols (mars, avril, août 1943) ; envoi des T.E. à l'organisation Todt (juillet-août 1943) ; réfugiés espagnols (situation administrative à vérifier). 1943

    Centre historique des archives nationales

    Série F - Versements des ministères et des administration qui en dépendent

    F37 Commissions financières

    Délégation générale aux relations économiques franco-allemandes (1927-1943)

    Travail, questions sociales et main-d'œuvre (1940-1943)

    F37 49 Main-d'œuvre pour l'Allemagne : […] main-d'œuvre étrangère recrutée pour l'Allemagne (Espagnols, Italiens, Nord-Africains, Russes blancs, etc.). […] avril 1941-juillet 1942

    Série W- Juridictions extraordinaires

    3 W Haute cour de justice (1944-1964)

    René Bousquet

    Secrétaire général à la Police (18 avril 1941-décembre 1943).

    3 W 92 1122. Rôle et activité de Bousquet et de ses services dans la recherche et l'arrestation de réfugiés de diverses nationalités, documents relatifs à la relève, au STO, à l'organisation Todt, à la lutte contre le maquis. 1941-1943

    [Ce dossier très volumineux est composé de documents concernant notamment le contrôle et le recensement des ressortissants étrangers ; l'arrestation de réfugiés de diverses nationalités ; le dénombrement des ressortissants allemands en France ; la remise aux autorités allemandes de détenus étrangers ; les états numériques des ressortissants britanniques et américains, notamment dans la région de Lyon ; les visites aux camps du Vernet et de Rivesaltes ; les poursuites contre les Nord-Africains ; l'embarquement de travailleurs indigènes ; les convois de travailleurs étrangers pour l'organisation Todt et le STO ; des listes d'Espagnols " rouges " remis aux autorités allemandes ; le placement dans les usines de ressortissants espagnols ; etc.]

    Série AJ- Fonds divers remis aux archives nationales

    Der Militärbefehlshaber in Frankreich (Commandement militaire allemand en France)

    Verwaltungsstab (État-major administratif)

    Verwaltungsabteilung (Division administrative)

    AJ40 552 Affaires diverses : […] Situation des espagnols, extradition, envoi dans l'Organisation Todt (novembre 1940-novembre 1942) […]

    Fonds Jean-Jacques Heilmann

    Directeur des services pour la zone occupée du commissariat à la lutte contre le chômage.

    72 AJ 2266 Main-d'œuvre pour les Allemands, Organisation Todt (OT) : notes, comptes rendus de réunions et correspondance relatifs aux travailleurs espagnols envoyés à l'OT (décembre 1940-septembre 1942) […]

  • Bilbiographie :

    Cette bibliographie porte essentiellement sur la déportation des Espagnols, elle indique les principaux ouvrages nécessaires à la compréhension des fonds et ne se veut pas exhaustive sur la question de la déportation. Sauf mention contraire, les ouvrages ont été édités à Paris.

    Les ouvrages fondamentaux en allemand, de l'historien-témoin Hans Marsalek et de l'historien Bertrand Perz, sont en cours de traduction en français par Ernest Vinurel.

    • Laborie, Pierre, Les Français des années troubles. De la guerre d'Espagne à la Libération, Desclée de Brouwer, 2001.
    • Laborie, Pierre, L'opinion française sous Vichy, Seuil, 1990, réédité en 2001.
    • Domergue, Lucienne, L'exil républicain espagnol à Toulouse : 1939-1999, Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 1999.
    • Dreyfus-Armand Geneviève, L'exil des Républicains espagnols en France : de la guerre civile à la mort de Franco, A. Michel, 1999.
    • Pike, David Wingeate, Jours de goire, jours de honte. Le parti communiste d'Espagne en France depuis son arrivée en 1939 jusqu'à son départ en 1950, SEDES, 1984.
    • Pike, David Wingeate, In the service of Stalin. The spanish communists in exile, 1939-1945, Clarendon Press, Oxford, 1993.
    • Archives départementales de l'Aude, Réfugiés espagnols dans l'Aude, 1939-1940 : actes du colloque international de Carcassonne, 4 juin 2004 , Archives départementales, Carcassonne, 2005.
    • Cohen, Lise, et Malo, Éric (sd), Les camps du Sud-Ouest de la France, 1939-1944 : exclusion, internement et déportation, Privat ,Toulouse, 1993.
    • Dreyfus-Armand, Geneviève, et Temime, Émile, Les camps sur la plage : un exil espagnol, Autrement, 1995.
    • Peschanski, Denis, La France des camps : l'internement, 1938-1946, Gallimard, Paris, 2002.
    • Rafaneau-Boj, Marie-Claude, Odyssée pour la liberté : les camps de prisonniers espagnols, 1939-1945, Denoël, Paris, 1993.
    • Bernadac, Christian, Les 186 marches, Famot, Genève, 1976.
    • Daix, Pierre, Bréviaire pour Mauthausen, Gallimard, 2005.
    • Fabréguet, Michel, “ Les Espagnols rouges à Mauthausen 1940-1945 ”, in Guerres mondiales et conflits contemporains, n°162 pp 77-98, avril 1991.
    • Fabréguet, Michel, “ Les républicains espagnols des camps d'internements français aux camps de concentration nazis ”, Revue d'Histoire de la Deuxième Guerre Mondiale, n°144, octobre 1986.
    • Fabréguet, Michel, Mauthausen. Camp de concentration national-socialiste en Autriche rattachée (1938-1945), Honoré Champion, 1999. Cette thèse comporte une bibliographie importante et un répertoire de sources. Les enregistrements des témoignages effectués par l'auteur ont été déposés aux Archives Nationales de France.
    • Horwitz, Gordon J., Mauthausen, ville d'Autriche, 1938-1945, Seuil, 1992.
    • La part visible des camps, les photographies du camp de concentration de Mauthausen, catalogue de l'exposition, Tirésias, Paris, 2005.
    • Langbein, Hermann, La résistance dans les camps de concentration nationaux-socialistes, 1938-1945, Fayard, 1981.
    • Pike, David Wingeate, Mauthausen : l'enfer nazi en Autriche, Privat, Paris, 2004.
    • Pike, David Wingeate, Spaniards in the Holocaust. Mauthausen, the horror on the Danube, Routledge, Londres et New-York, 2000.
    • Razola, Manuel, Constante, Mariano, Triangle bleu. Les républicains espagnols à Mauthausen. 1940-1945, Gallimard, Paris, 1969, éd. du Félin, Paris, 2002.
    • Saint-Macary, Pierre, Mauthausen, percer l'oubli : Mauthausen, Melk, Ebensee, l'Harmattan, 2004.
    • Stein, Louis, Par-delà l'exil et la mort : les républicains espagnols en France, Mazarine, 1982.
    • Tillion, Germaine, Postel-Vinay, Anise, Choumoff, Pierre Serge, Ravensbrück, Seuil, 1997.
    • Courtois, Stéphane, Peschanski, Denis, Rayski, Adam, Le sang de l'étranger : les immigrés de la MOI dans la Résistance Fayard, 1994.
    • Falguera, Narcisse (sd), Guerilleros en terre de France : Les Républicains espagnols dans la Résistance française, Le Temps des cerises, 2000.
    • Georges-Picot, Grégoire, L'innocence et la ruse : des étrangers dans la Résistance en Provence, 1940-1944, Tirésias, 2000.
    • Joutard, Philippe, Marcot, François (sd), Les étrangers dans la Résistance en France : exposition du Musée de la Résistance et de la déportation, novembre 1992-septembre 1993, actes des Rencontres universitaires du 6 novembre 1992, Université de Franche-Comté, Musée de la Résistance et de la déportation, 1993.
    • Peschanski, Denis, Des étrangers dans la Résistance, l'Atelier, 2002.
    • Rayski, Benoît, L'affiche rouge. 21 février 1944 : ils n'étaient que des enfants..., Le Félin, 2004.
    • Riande, Stéphane, Sujets de l'Empire et volontaires étrangers dans la 2e Division Blindée, du 24 août 1943 au 1er avril 1945, mémoire de maîtrise, sd Andrieu, Marie-Claude, et Ory, Pascal, Panthéon-Sorbonne, 2000. Ce mémoire se fonde en partie sur des témoignages, dont ceux de plusieurs Espagnols : Michel Elias, Luis Royo-Ibanez, Manuel Fernandez, Daniel Hernandez.

    Mariano Constante, Mauthausen

    Le partisan espagnol : 1933-1945, Tirésias, 2004.

    Crónicas de un maestro oscense de antes de la guerra, Instituto de estudios altoaragoneses, 2001.

    Yo fui ordenanza de los SS, Martinez Roca, Barcelone, 1976.

    Los Años rojos : Españoles en los campos nazis, Martínez Roca, 1974.

    Les Années rouges : de Guernica à Mauthausen, Mercure de France, 1971.

    Témoignage dans : Pons Prades, Eduardo, Los Cerdos del Comandante, Argos Vergara, 1979.

    José Borrás, Mauthausen

    Histoire de Mauthausen : Les cinq années de déportation des républicains espagnols, J.Borras, 1989.

    André Rodriguez, Mauthausen

    Propos recueillis par Maria Carrier, De soleil à soleil : de la guerre d'Espagne à l'enfer de Mauthausen : souvenirs, la Lauze, Périgueux, 2004.

    Neus Catala, Ravensbrück

    Ces femmes espagnoles, de la résistance à la déportation, Tirésias, 1998 (publié également en espagnol et en allemand).

    Memorias de los republicanos españoles exiliados en Francia, témoignage filmé, janvier-février 1996 (Sarcelles), réalisé par la FACEEF (Federación de asociaciones y centros de españoles emigrantes en Francia), rushs déposés à la BDIC (Nanterre).

    Jorge Semprún, Buchenwald

    Le mort qu'il faut, Gallimard, 2001.

    L'écriture ou la vie, Gallimard, 1996.

    • Francisco Boix, un fotógrafo en infierno (Francisco Boix, un photographe en enfer) de Lorenzo Soler, 2000 - 1h05 – Espagne, production : Area de Televisión, Canal+, Barcelona.
    • La retirada, le camp : Argelès-sur-Mer se souvient... de Christine Jauson-Quévy, Aquavidéo, Banyuls-sur-Mer, 1999.
    • La maternité d'Elne de Frédéric Goldbronn, Elizabeth Bossero (mus.), ministère de la Culture et de la communication, 2005.
    • Mots de Gurs, de la guerre d'Espagne à la Shoah de Jean-Jacques Mauroy, Cumamovi, Amicale du camp de Gurs, Pau, 2003.
    • La mémoire blessée : hommage aux républicains espagnols de Jean-Paul Therby et Georges Chaluleau, Contact image.
  • Autres données descriptives :

    VOIR AUSSI : le tableau de synthèse pour la gestion et la communication des différents fonds.

    Abréviations et sigles

    Amicale de Barcelone : Amical de Mauthausen y otros campos (Barcelone)

    Amicale : Amicale de Mauthausen et autres camps nazis (Paris)

    CNT : Confédération nationale du travail

    CTE : Compagnies de travailleurs étrangers

    FAI : Fédération anarchiste ibérique

    FNDIRP : Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes

    JSUC : Joventuts socialistas unificades de Catalunya

    PCE : Parti communiste espagnol

    POUM : Parti ouvrier d'unification marxiste

    PSOE : Partido socialista obrero español ( Parti socialiste ouvrier espagnol)

    PSUC : Parti socialiste unifié de Catalogne (intégré au mouvement communiste)

  • Organisme : Association Génériques
  • Mots-clés