Schönhaar, Karl

  • Date :

    1924-1942

  • Notice historique :

    Fils d'Odette Pisler et du député communiste allemand Eugen Schönhaar, Karl Schönhaar naît le 20 novembre 1924 à Hedelflingen en Allemagne. L'assassinat de son père en 1934 par les nazis le conduit à se réfugier dans un premier temps en Suisse pour ensuite rejoindre Paris. Dès les débuts de l'Occupation, Karl Schönhaar s'engage dans la Résistance. Il participe notamment le 1er février 1942 à une opération de sabotage de véhicules allemands (Paris, place de la Concorde) puis le 1er mars 1942 à un attentat contre le bataillon de la Wehrmacht aux côtés des membres des Bataillons de la jeunesse. Il est arrêté le 8 mars 1942 et sera jugé lors duprocès de la Maison de la Chimie aux côté de vingt-six autres combattants des Bataillons de la jeunesse et de l'Organisation spéciale (OS), deux organisations de résistance créées par le Parti communiste français (PCF) sous l'Occupation. Il sera fusillé le 17 avril 1942.

  • Références :

    Berlière Jean-Marc, Le sang des communistes : les Bataillons de la jeunesse dans la lutte armée, Paris: Fayard, 2004.

    Koehn Barbara, La résistance allemande contre Hitler 1933-1945, Paris, Presses universitaires de France, 2003.

    Knopper Françoise ; Ruiz Alain, Les résistants au IIIe Reich en Allemagne et dans l'exil, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 1997.

    Marcot François, « Les étrangers dans la Résistance en France » in : Vingtième Siècle, revue d'histoire, n°38, avril-juin 1993. Consultable en ligne sur Persée : www.persee.fr/doc/xxs_0294-1759_1993_num_38_1_2691

    Ouzoulias Albert, Les Bataillons de la jeunesse, Paris, Éditions sociales, 1967.

    Peschanski Denis, Des étrangers dans la Résistance, Paris, les Ed. De l'Atelier, 2002.

    Rossel Kirschen André, Le procès de la Maison de la chimie : 7 au 14 avril 1942 : contribution à l'histoire des débuts de la résistance armée en France, Paris, l'Harmattan, 2002.

  • Mots-clés