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Bancic, Golda dite Olga

  • Date :

    1912-1944

  • Notice historique :

    Bancic, Golda dite Olga (Kichinev, Bessarabie, 1912-Stuttgart, Allemagne, 1944). Couturière en Roumanie, Olga Bancic est arrêtée à plusieurs reprises dans les années 30 en raison de ses activités de militante communiste. En 1938, elle s'exile en France avec son compagnon Alexandre Jar, militant communiste comme elle. En 1939, elle donne naissance à une fille qu'ils appellent Dolorès en hommage à l'Espagnole Dolorès Ibarruri, la Pasionaria. Après avoir confié leur fille à une famille française, ils rejoignent les Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d'Suvre immigrée (FTP-MOI) au début de l'année 1943. Par mesure de sécurité, ils décident de vivre séparément. Agent de liaison au sein du premier détachement des FTP-MOI de la région parisienne, elle se voit confier par la suite la responsabilité du dépôt d'armes qu'elle est chargée de distribuer aux combattants au moment des actions puis de récupérer et de cacher une fois celles-ci accomplies. Olga Bancic est arrêtée le 16 novembre 1943 à la suite d'une longue filature de la Brigade Spéciale de la police parisienne qui démantèle les groupes FTP-MOI à Paris. Elle est la seule femme parmi les combattants FTP-MOI déférés devant la cour martiale du tribunal allemand auprès du commandant du Grand Paris le 15 février 1944. Condamnée à mort, l'exécution du jugement, selon David Diamant, est suspendue pour «supplément d'enquête»: transférée à Stuttgart, elle y est à nouveau condamnée à mort et décapitée à la hache le 10 mai 1944, le jour de ses trente deux ans. Son compagnon, Alexandre Jar, ayant échappé aux arrestations de novembre, quitte les FTP-MOI. Après la libération, il retourne en Roumanie.

  • Références :

    OUVRAGES ET ARTICLES

    Diamant David, Combattants, héros et martyrs de la Résistance, Paris, Renouveau, 1984

    Holban Boris, Testament, après quarante-cinq ans de silence, le chef militaire des FTP-MOI de Paris parle, Paris, Calmann-Lévy, 1989.

    Pages de gloire des 23, Paris, Comité français pour la défense des immigrés, 1951

  • Auteur de la notice :

    Grégoire GEORGES-PICOT

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