Samuelian, Hrand

  • Date :

    1891-1977

  • Notice historique :

    Samuelian, Hrand. Journaliste et homme politique arménien (Marache, Cilicie, 1891-Paris, 1977). Orphelin de père à quatre ans, Hrand Samuelian fréquente le collège Marache avant de se rendre à Sis, puis à Tarse où il reste jusqu'à l'âge de dix-huit ans et apprends les langues orientales (le persan, l'osmanli, l'arabe), l'anglais et le français. Après les massacres anti-arméniens de Cilicie en 1909, il achève ses études secondaires à Constantinople où il poursuit des études supérieures de droit et assure la responsabilité de la rédaction du journal Jamanak. Sous le pseudo de Yervant Odian, un article attaquant le turcophile Pierre Loti lui vaut un séjour dans les prisons ottomanes. Officier de réserve dans l'armée ottomane en 1915, il est envoyé sur le front de Palestine où il est fait prisonnier par l'armée anglaise. Libéré, il retourne à Constantinople achever ses études de droit. En 1920, il est à Paris où il présente sa thèse consacrée au «Commerce international de la Cilicie au XIIIe et au XIVe siècle et le début des capitulations». A partir de 1925, il collabore au journal Haratch[En avant] dirigé par Schavarch Missakian. C'est en 1930 qu'il ouvre dans le Quartier Latin la «Librairie Orientale», sise rue Monsieur-le-Prince, établissement à réputation mondiale. En 1935, il est avec Schavarch Missakian l'un des membres fondateurs de la Maison de la culture arménienne à Paris: Samuelian s'y occupe d'enseignement et même de chant. Après la mort de Schavarch Missakian en 1957, il devient l'éditorialiste de Haratch. Hrand Samuelian mène parallèlement une activité politique importante au sein de la Fédération révolutionnaire arménienne (FRA, ou parti dachnak) en tant que membre du Comité central pour l'Europe occidentale, puis du bureau mondial; ceci tout en participant activement comme militant de base aux activités de sa section d'Issy-les-Moulineaux. A partir de 1945, il assume également la présidence de la Délégation de la République Arménienne en exil, instance anti-soviétique prônant l'indépendance et la réunification de l'Arménie. En 1965, lors du cinquantenaire du génocide, la Délégation de la République en exil est supprimée, remplacée par le Comité de Défense de la cause Arménienne (CDCA) dont Samuelian devient le premier président. On lui doit la publication de plusieurs memorandums. Il décède à Paris en 1977.

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  • Références :

    OUVRAGES ET ARTICLES

    Kunth Anouche , «Portrait d'Alice Aslanian en sa librairie», in Anouche Kunth et Claire Mouradian, Les Arméniens en France, du chaos à la reconnaissance, Toulouse, L'Attribut, 2010, pp. 157-166

    Mouradian Claire in Presse et Mémoire, catalogue de l'exposition «France des étrangers, France des Libertés», éditions Mémoire Génériques, 1990

  • Légende/crédits :

    Auteur de la notice

    Anouche KUNTH

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