Holdos, Ladislav (Laszlo) dit Pedro alias Pierre Kaliarik

  • Date :

    1911-1988

  • Notice historique :

    Holdos, Ladislav (Laszlo) dit Pedro alias Pierre Kaliarik (Ruzomberok, Tchécoslovaquie, 1911-Bratislava, Tchécoslovaquie, 1988). Membre du Parti communiste tchèque, Ladislav Holdos combat en Espagne dans les rangs des Brigades Internationales. Après la victoire des Franquistes, il se réfugie en Algérie. En décembre 1939, il s'engage dans l'armée tchécoslovaque constituée sur le territoire français. Il y est le responsable des engagés communistes. Après l'armistice, il les incite à se faire démobiliser rapidement pour éviter un éventuel internement puis, en liaison avec Artur London, organise le retour de militants communistes en Tchécoslovaquie, en utilisant des filières légales ou clandestines. Au début de l'année 1941, Ladislav Holdos, membre de la direction du groupe de langue tchèque de la Main-d'œuvre immigrée (MOI), participe à la constitution d'un Comité National Antifasciste qui réunit des communistes et des socialistes tchécoslovaques. Ladislav Holdos fait ensuite partie de l'Organisation Spéciale (OS), la première à s'engager dans la lutte armée contre les Allemands à partir de l'été 1941. Il rejoint au printemps 1942 les Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) qui viennent de se constituer à Paris. Il est également chargé de recruter des combattants pour cette organisation parmi les militants tchèques demeurés en France. A la fin de l'année 1942, on lui confie la responsabilité du service des cadres de la MOI qui contrôle notamment les candidats pour la lutte armée. Le 4 février 1943, Ladislav Holdos est arrêté avec son adjoint Ion Calin. Tous deux sont déportés en Allemagne. Seul des deux à survivre aux camps de concentration, Holdos rentre en Tchécoslovaquie à la fin de la guerre. Comme Artur London, il est victime des purges en Tchécoslovaquie au début des années 50 et échappe de peu à la peine de mort.

  • Références :

    OUVRAGES ET ARTICLES

    Courtois Stéphane, Peschanski Denis, Rayski Adam, Le sang de l'étranger. Les immigrés de la MOI dans la Résistance, Paris, Fayard, 1989

    Holban Boris, Testament, après quarante-cinq ans de silence, le chef militaire des FTP-MOI de Paris parle, Paris, Calmann-Lévy, 1989

    London Arthur, L'Aveu, Paris, Gallimard, 1968

  • Légende/crédits :

    Auteur de la notice

    Grégoire GEORGES-PICOT

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