Campolonghi, Luigi

  • Date :

    1876-1944

  • Notice historique :

    Né en Toscane, à Pontremoli, Luigi Campolonghi s'engage très tôt dans un groupe local de militants socialistes, avec Alceste De Ambris, et lance le journal La Terra en direction des populations rurales de la province. En 1897, les sections socialistes sont dissoutes et les chefs emprisonnés. Campolonghi se réfugie à Marseille (1898-1901). Poursuivant son action politique, le journaliste fonde L'Emigrante, collabore au Petit Provençal et à divers journaux italiens. Il rencontre Jean Jaurès et Frédéric Mistral. Considéré comme subversif, il est expulsé de France pour avoir défendu les organisations syndicales de dockers. Après un bref séjour en Espagne, il regagne l'Italie où, à côté de son métier de journaliste, il écrit romans et nouvelles.

    Correspondant de différents journaux italiens, il est envoyé sur le front belge en 1914. Longtemps il voyage entre France et Italie et se fixe définitivement à Paris en 1915. Campolonghi ne cesse de s'investir dans des actions qui rapprochent l'Italie et la France.

    Déçu par le traité de Versailles, il est tenté par les projets de D'Annunzio. Mais en 1922, il se sépare de certains de ses amis intellectuels italiens et adopte une position nettement antifasciste. A Paris, il rencontre Clémenceau, Briand, Léon Blum. C'est à cette époque qu'il fonde la LIDU, ligue italienne des Droits de l'Homme, avec Alceste De Ambris, ligue dont il deviendra président après le décès de son ami.

    En 1923, Luigi Campolonghi rentre en Italie pour démissionner des journaux italiens auxquels il collaborait et qui étaient passés sous le contrôle du régime mussolinien. De retour en France, il s'installe près de Nérac (Lot-et-Garonne) d'où il poursuit son action antifasciste et où il reçoit de nombreux visiteurs. C'est à Nérac qu'est créée la Concentrazione di azione antifascista qui rassemble les exilés italiens dans la lutte contre le fascisme.

    Luigi Campolonghi rentre en Italie en 1943 où il meurt dans le Val d'Aoste fin décembre 1944.

    Josiane Guillet.

  • Sources complémentaires :

    COLLECTIONS DES BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES

    Campolonghi Luigi, Archives de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC): http://www.calames.abes.fr/pub/.xml#details?id=FileId-565

  • Références :

    OUVRAGES ET ARTICLES

    Delpont Hubert, Luigi et Ernesta Campolonghi, immigration italienne et antifascisme en Albret, Nérac, 1994.

    Iannitti Piromallo Angela, L'Italia in esilio – l'Emigrazione italiana in Francia tra le due guerre. L'Italie en exil – l'Emigration italienne en France entre les deux guerres, Presidenza del Consiglio dei Ministri. Dipartimento per l'informazione e l'editoria, 1990.

    Maltone Carmela, Exil et identité. Les antifascistes italiens dans le sud-ouest. 1924-1940, Presses universitaires de Bordeaux, 2006.

    Vegliante Jean-Charles, Luigi Campolonghi: une vie d'exil (1876-1944), Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 1989.

    Teulières Laure (dir.), Italiens. 150 d'émigration en France et ailleurs, Editalie Editions, 2011, 500p.

    Vial Eric, «Campolonghi Luigi», in Pascal Ory (dir.), Marie-Claude Blanc-Chaléard (avec la collaboration), Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, Paris, Robert Laffont, 2013, pp.187-188.

    WEBOGRAPHIE

    Campolonghi Luigi, Le Maitron, dictionnaire biographique

    http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article18513

    Campolonghi Luigi, IDREF

    http://www.idref.fr/030123925

    Campolonghi Luigi, it.wikipédia

    http://it.wikipedia.org/wiki/Luigi_Campolonghi

    Enciclopedia Treccani. Dizionario Biografico degli Italiani

    http://www.treccani.it/enciclopedia/luigi-campolonghi_%28Dizionario-Biografico%29/

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