Gedulgig, Jonas

  • Date :

    1918-1944

  • Notice historique :

    Geguldig, Jonas (Wlodzimierz, 1918-Mont-Valérien, Suresnes, 1944). A seize ans, Jonas Geduldig rejoint son frère en Palestine et y travaille comme ouvrier dans la métallurgie. En 1937, il part en Espagne combattre dans les rangs des Brigades Internationales: il est affecté à l'unité d'artillerie Ana Pauker. Après la défaite des Républicains, réfugié en France, il est interné au camp de Gurs puis à celui d'Argelès-sur-Mer dont il s'évade en 1940. A Paris, il trouve du travail comme ouvrier gantier. Durant l'automne 1941, à la suite de l'invasion de l'Union Soviétique par la Wehrmacht, il organise des opérations de sabotage dans les ateliers de ganterie qui fournissent l'armée allemande. En 1942, il devient Franc-Tireur et Partisan de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI). Il fait d'abord partie du «détachement juif», surnommé ainsi parce que les combattants de ce détachement viennent de la section juive de la MOI. A la suite des arrestations réalisées par la police française au sein de ce détachement aux mois de juin et juillet 1943, Jonas Geduldig est affecté au «détachement des dérailleurs». Jonas Gedldig est arrêté en novembre 1943 par la police française avec la plupart de ses compagnons d'armes du quatrième détachement. Livré aux Allemands, il est condamné à mort par la cour martiale du tribunal allemand auprès du commandant du Grand Paris en février 1944 et fusillé le 21 février au Mont-Valérien.

  • Références :

    OUVRAGES ET ARTICLES

    Courtois Stéphane, Peschanski Denis, Rayski Adam, Le sang de l'étranger. Les immigrés de la MOI dans la Résistance, Paris, Fayard, 1989

    Diamant David, Combattants, héros et martyrs de la Résistance, Paris, Renouveau, 1984

    Holban Boris, Testament, après quarante-cinq ans de silence, le chef militaire des FTP-MOI de Paris parle, Paris, Calmann-Lévy, 1989

    Pages de gloire des 23, Paris, Comité français pour la défense des immigrés, 1951

  • Légende/crédits :

    Auteur de la notice

    Grégoire GEORGES-PICOT

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