Kneler, Leo dit Marcel alias Léon Basmadjian

  • Date :

    1901-[après 1980]

  • Notice historique :

    Kneler, Leo dit Marcel alias Lûon Basmadjian (Allemagne, 1901-). Leo Kneler est charpentier à Berlin dans les années 20. Militant communiste, recherché par la police, il est contraint de quitter l'Allemagne en 1929 pour échapper à l'arrestation. Il vit alors successivement à Anvers, Paris, Zürich et rentre dans son pays en 1932 à la faveur d'une amnistie. Trois mois plus tard, il est arrêté. Relâché puis à nouveau emprisonné, il s'exile en France dès sa libération. A Paris, en 1936, il s'engage dans les Brigades Internationales. Il rejoint la XIe Brigade et combat en Espagne jusqu'au début de l'année 1939. Réfugié en France, il est interné à Saint-Cyprien puis à Gurs et enfin au Vernet en Ariège, camp duquel il s'évade en mars 1941 sur instruction du Parti communiste allemand avec mission de s'engager comme travailleur volontaire pour l'Allemagne. Dans la Ruhr, il organise un réseau de résistance avec l'aide d'Henri Karayan, un militant communiste interné comme lui au Vernet. Repérés par la Gestapo, ils s'enfuient en France. De retour à Paris, il rejoint les Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI) et devient, à partir de juin 1943, membre de « l'équipe spéciale » chargée des opérations les plus audacieuses. Leo Kneler est notamment l'un des auteurs de l'attentat qui coûte la vie au generalbevollmächtigter Julius Ritter : ce général SS supervisait les réquisitions d'ouvriers français pour l'industrie allemande par le biais du STO, le Service du Travail Obligatoire. Leo Kneler échappe à la vague d'arrestations qui s'abat sur l'organisation FTP-MOI à Paris en novembre 1943. Il est envoyé en Normandie où il entre dans le Corps Franc du mouvement de résistance gaulliste Libération Nord. Il participe aux combats de la libération en Normandie puis à Paris. Après la guerre, Leo Kneler rentre à Berlin. Il vit en Allemagne de l'Est jusqu'à sa mort dans les années 80.

  • Références :

    OUVRAGES ET ARTICLES

    Bonté Florimond, Les antifascistes allemands dans la Résistance, Paris, Editions sociales, 1969

    Courtois Stéphane, Peschanski Denis, Rayski Adam, Le sang de l'étranger. Les immigrés de la MOI dans la Résistance, Paris, Fayard, 1989

    Holban Boris, Testament, après quarante-cinq ans de silence, le chef militaire des FTP-MOI de Paris parle, Paris, Calmann-Lévy, 1989

    Robrieux Philippe, L' Affaire Manouchian, vie et mort d'un héros communiste, Paris, Fayard, 1986

    Resistance. Erinnerungen deutscher Antifaschisten, Berlin, Editions Dietz Verlag, 1973

  • Légende/crédits :

    Auteur de la notice

    Grégoire GEORGES-PICOT

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