Zimmermann, Hersch

  • Date :

    1910-1942

  • Notice historique :

    Zimmermann, Hersch (Pologne, 1910-Paris, 1942). Hersch Zimmermann émigre en Belgique aux débuts des années 30 pour y entreprendre des études de chimie. Militant communiste, il est arrêté et condamné à six mois d'emprisonnement. A sa sortie de prison, il est expulsé de Belgique. Il se rend alors à Paris. A l'automne 1936, il est parmi les premiers volontaires qui s'engagent dans les Brigades Internationales. Blessé puis malade, il demeure cependant en Espagne et ne rentre en France qu'après la défaite des Républicains. D'après David Diamant, il est interné successivement dans les camps de Saint-Cyprien et d'Argelès-sur-Mer puis au camp disciplinaire du Vernet en Ariège. Pour avoir protesté contre les conditions faites aux internés, il est incarcéré pour deux mois à la prison de Foix. Il s'évade lors d'un transfert et gagne Paris. A Paris, il entre dans l'Organisation Spéciale (OS) du Parti communiste qui réalise les premières actions armées contre l'occupant dans l'été 1941. Au printemps 1942, les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) prennent la relève de l'OS. Hersch Zimmermann compte parmi les tous premiers combattants FTP de la Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI). Il fait partie du deuxième détachement qui réunit des Juifs d'origine polonaise. Le détachement prévoit d'entrer en action le jour du 1er mai en attaquant une caserne réquisitionnée par les Allemands. Ingénieur chimiste, Hersch Zimmermann est chargé de préparer la bombe qui doit être lancée. Le 25 avril 1942, dans une chambre, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, il entreprend la fabrication de cette bombe avec Saul Bot, un combattant du deuxième détachement. La bombe explose, tuant sur le coup Hersch Zimmermann. Grièvement blessé, Saul Bot meurt peu après à l'hôpital où il a été transporté. Paula Dzierzgowska, la femme d'Hersch Zimmermann, milite alors au sein de la section juive de la MOI où elle participe à l'impression et à la diffusion de la presse clandestine. Arrêtée en mars 1943, elle est internée à Paris à la caserne des Tourelles qui a été tranformée en prison. Là, elle parvient à s'évader et continue la résistance comme agent de liaison de la MOI jusqu'à la Libération.

  • Références :

    OUVRAGES ET ARTICLES

    Courtois Stéphane, Peschanski Denis, Rayski Adam, Le sang de l'étranger. Les immigrés de la MOI dans la Résistance, Paris, Fayard, 1989

    Diamant David, Combattants, héros et martyrs de la Résistance, Paris, Renouveau, 1984

    Lisnner Abraham, Un franc-tireur juif raconte..., Paris, L'Auteur, 1977

    Wieviorka Annette, Ils étaient juifs, résistants, communistes, Paris, Denoël, 1986

  • Légende/crédits :

    Auteur de la notice

    Grégoire GEORGES-PICOT

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